« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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lundi 4 juin 2007

Questions pour des champignons!

Attention... Mains sur le buzzer.

Qui suis-je, que suis-je?

Top chro-no-mè-tre :

Parue au début du 18ème siècle, je figure parmi les relations de voyage les plus estimées à la fois pour la qualité de mon texte et la richesse de mon iconographie.

Publiée à l'origine en 8 volumes in-12, je ne suis pas la première oeuvre de mon auteur, missionnaire dominicain sachant apprécier la bonne chère et donne au fil des lignes une description particulièrement précise de la région visitée, sur le plan géographique, zoologique, botanique et même sociologique, puisque je couvre l'une des périodes les plus noires connues par l'humanité...

Mon auteur n'hésitera d'ailleurs pas à retrousser les manches de sa robe de bure pour participer activement au refoulement des anglais qui tentèrent de débarquer nuitamment sur ses terres.

Après son retour, il continua de voyager, notamment en Espagne et en Italie.

Je contiens au total 17 cartes et plans et 86 planches, mon auteur restera dans l'histoire pour avoir inventé une eau de vie destinée à soigner les fièvres et qui est aujourd'hui consommée dans le monde entier!

Je suis, je suis, je suis?


Allez, toux ceux qui ont la réponse peuvent répondre en ajoutant un commentaire!

H

Indices : ces quelques images.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonsoir Hugues,
ne serais-je pas "le nouveau voyage aux isles de l'Amérique" et mon auteur est Jean-Baptiste Labat (1663-1738) ?

Le 10 octobre 1705, à neuf heures du matin, Jean-Baptiste Labat arrive au port de Cadix après un long voyage, à bord d’un bateau procédant des Antilles. Pourtant, il ne débarquera que quelques heures plus tard, à cause des longues démarches sanitaires
et bureaucratiques de la douane. Et il devra retourner au bateau la nuit, froidement reçu
par le prieur de son ordre à Cadix qui ne veut pas l’héberger dans son couvent.
C’est le début du récit du séjour du père Labat en Espagne, tel qu’il apparaît
dans le premier volume des huit qui comprennent ses Voyages du P. Labat, de l’ordre
des frères Prêcheurs, en Espagne et en Italie. Ce premier volume contient les
expériences de Labat en Espagne; le deuxième volume correspond à son premier voyage
en Italie et les six autres, son deuxième voyage en Italie où l’auteur affirme, dans la
préface, avoir vécu encore sept ans de plus.
Jean-Baptiste Labat était un missionnaire de l’ordre des Dominicains qui vécut
aux Antilles pendant quelques années, devenant Procureur général de toutes les
missions de son ordre. Né à Paris en 16631, il entra dans l’ordre des Dominicains et
jusqu’à trente ans il enseigna philosophie, mathématiques et théologie dans les couvents
de Paris et de Nancy. En 1693, après une épidémie qui avait réduit considérablement le
nombre de missionnaires dans les colonies françaises en Amérique, il eut l’occasion de
partir en mission aux Antilles. Là, le père Labat révéla son tempérament d’homme
d’action. Il participa à la défense des îles de l’attaque des Anglais commandant une
compagnie de natifs (Bennassar, 1998 : 1222-1223). Il fonda le village de Basse-Terre
en Guadeloupe (García-Romeral, 2000 : 132-134). Il devint Supérieur de la Mission de
la Martinique et en 1705, il reçut l’ordre de revenir à Rome afin de recruter plus de
missionnaires pour les îles. Sa grande aventure américaine dura donc douze ans, mais
revenu en Europe il ne reviendrait jamais, malgré lui, aux colonies.
Cadix fut le port d’arrivée de Labat en Europe, où il dut rester quelque temps,
plus du temps prévu au moins, à cause du blocus de l’étroit de Gibraltar, « con sus
dominicos engreídos, sus procesiones primitivas, y un exceso de anteojos, instrumento
de vanidad para todos los hombres de pluma » (Batllori, 1987 : XII), avant de pouvoir
retourner en France, puis en Italie. Selon García Mercadal, après quelques années en
Italie où il s’est occupé des affaires de son ordre, il est revenu à Paris en 1716. C’est
alors qu’il ordonna ses notes de voyage et il écrivit, jusqu’à sa mort en 1738.

Bonne soirée,
amicalement,

Bertrand de Baskerville

Hugues a dit…

Bravo Bertrand,

J'avais placé, avec raison, de grands espoirs en toi!

Tu as gagné un champignon!

H

librairie-alise a dit…

ce petit jeu est assez divertissant et oblige à la réflexion... je pense qu'il faudra réitérer... je vais essayer de te concocter une ou deux petits énigmes dont INTERNET (source magique en tout et pour tout... AMEN ! ) N'AURA PAS LA REPONSE ! J'y travaille, a+

PS : j'espère que la plongée a été bonne ?

Anonyme a dit…

Un peu pénible à trouver, d'ailleurs, ce Labat !

Sinon, en parlant de voyage, je suis, en ce moment, au beau milieu de la mer du sud à bord de la Résolution de Jacques Cook. Il s'agit du deuxième voyage qui s'avère tout à fait singulier du fait de la présence de M. Forster fils aux commentaires inattendus, glissés entre ceux de notre Capitaine anglais. Un fait notable dès l'introduction, pour tous les bibliophiles : il explique que le voyage dans son entier (achat des deux bateaux, l'équipage, les vivres etc.) n'a pas coûté plus de 25 000 livres sterling. Tandis que faire graver les 65 planches de cette relation a coûté... 20 000 livres sterling ! On note que, dans le même temps, un religieux de Madère semble se contenter de 3 000 livres sterling annuelles.

Côté planche toujours, Forster fustige celle de M. Hodges (dessinateur officiel du voyage) qui représente (avec une emphase prenante) le débarquement de Cook sur l'Ile Middleburgh en constatant que les Naturels sont ici drappés dans des draps antiques (alors qu'ils vont quasiments "nuds") et qu'ils ont tous des physiques de... Grecs !!! Il en conclut que "cet admirable dessinateur" aura sans doute égaré ses croquis de départ. D'ailleurs, quelqu'un sait-il ce que sont devenus ces centaines de croquis qui ont été écartés de la relation ?

Bref, je m'en tiens là par peur de lasser bien que la suite soit croustillante puisqu'il s'agit d'un pan occulté des autres voyages : les relations sexuelles (avec des partouzes géantes sur le pont du bateau !)entre matelots et Naturelles. Que voulez-vous, on est découvreurs de territoirs inconnus ou on ne l'est pas !

TE

PS : auprès de qui faut-il souscrire pour recevoir une relation de votre voyage au fond des mers ?

Anonyme a dit…

Petite précision : il s'agit de la planche 19 du deuxième voyage (page 8 du Volume 2).

Hugues a dit…

Bonjour Anonyme,

Merci pour la précisio, il s'agît en effet du Nouveau Voyage. Néanmoins, vous faites erreur sur les planches.

La planche sur la Tortue se trouve dans le tome 1er, page 310.

La planche du requin et du bateau se trouve également dans le tome 1er, page 45.

La carte, dans le tome 1er, page 1.

H

Anonyme a dit…

Hu ? Je parle de Cook, là. Y a pas de tortue, chez Cook. Non, monsieur, pas de tortue !

TE

Anonyme a dit…

Il suffisait d'en parler... pour le voir apparâitre... sur Ebay !
Et pour les grincheux sachez encore une fois qu'il s'agit en publiant l'annonce ici que de faire plaisir aux lecteurs du blog, aucun intérêt dans l'affaire.

http://cgi.ebay.fr/LABAT-NOUVEAU-VOYAGE-AUX-ISLES-DE-LAMERIQUE-1724_W0QQitemZ170120538711QQihZ007QQcategoryZ89674QQrdZ1QQcmdZViewItem

Pour ceux qui veulent se le payer. Il est vraiment pas beau mais bon...
Sur ce, bonsoir.

Un libraire "un peu" idéaliste aussi...

Amicalement, B.

Hugues a dit…

Juré, je n'en suis pas le vendeur!
Grand sourire.
Hugues

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