« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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jeudi 18 octobre 2007

Débat : un Bibliophile doit-il savoir lire?

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Je vous propose un petit débat, qui finalement me semble moins trivial qu'il n'y paraît de prime abord...

Selon vous, un Bibliophile doit-il savoir lire, ou en d'autres termes, n'est-il de bon bibliophile que celui qui lit les livres qui constituent sa bibliothèque...?

On pourrait répondre rapidement, "oui, absolument", mais finalement, en y réfléchissant plus longuement, est-ce bien nécessaire?

Et s'il les lit, doit-il tous les lire, et entièrement?

Rien dans l'étymologie du mot ne suppose en effet que le bibliophile doit être un lecteur, et nous savons tous que l'on peut aimer un livre pour bien d'autres raisons que le texte... Alors quoi?

Votre avis?

H

25 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ouvre le bal... et je vais peut-être vous surprendre...
J'ai toujours pensé que les gens qui soutiennent qu'un bibliophile devait lire tous ses livres, sont en fait des détracteurs insidieux de la bibliophilie.
Fondamentalement, leur position c'est "Peuh, regardez ces gens qui accumulent les livres sans les lire"... et finalement, c'est toujours pour ridiculiser les bibliophiles.
Mais au fond, c'est plutôt leur ignorance crasse qu'ils étalent ainsi, puisqu'ils ne peuvent imaginer que ce sont parfois une type, une gravure ou une reliure qui nous mettent dans tous nos états...
Finalement, lire un livre, c'est l'utiliser... Et "utiliser", est-ce réellement le but d'une collection, le but de la bibliophilie?
A mon sens, non. Je lis certains des livres anciens que j'achète, parfois non, et je cela ne me gêne absolument pas. Et je ne vois pas pourquoi je ne serai pas bibliophilie, alors que je ressens cette passion au plus profond de moi.
Max

A.A.A a dit…

Tout d'abord, je pense que l'on ne peut dégager la passion du livre de l'énorme poids symbolique qui y est attaché. Le livre est un objet adoré depuis des millénaires, toute une civilisation s’est bâtie sur un objet incarnant le savoir et la mémoire. Je ne crois donc pas que la bibliophilie soit neutre, on n’attache pas le même statut aux livres qu'aux timbres, la bibliophilie à une dimension différente de la philatélie. Qu'un bibliophile lise ou non ces livres, il ne peut s'affranchir de la force de ce symbole.
En ce qui me concerne, c'est même un rapport assez pervers à la connaissance, une certaine façon de détourner ma soif. Donc, ma bibliophilie n'est pas détachée de la lecture, tout cela est intimement emmêlé.

Anonyme a dit…

D'accord AAA, mais vous ne répondez pas complètement... Nous sommes tous des lecteurs, et pour nous tous la lecture est intimement liée à notre passion.
La vraie question est : lisez vous vos livres ancies, tous?
Moi, non.
Tristan.

Intaglio a dit…

Dans l'histoire de la bibliophilie, y eut-il un jour un véritable et total analphabète ? Un collectionneur ne se fiant qu'au plaisir des yeux pour constituer sa bibliothèque en admirant uniquement les gravures, reliures, mises en pages et polices de caractères (sans en déchiffrer le sens) ? L'idée est séduisante. Ne peut-on en effet admirer les caractères chinois, tibétains, arabes, etc. sans y comprendre goutte.
Plus concrètement, s'il est certainement des bibliophiles qui ne lisent pas leur ouvrages (ou qui lisent le texte de leurs ouvrages dans des éditions courantes pour ne pas altérer leurs belles éditions), je ne crois pas qu'il en est qui ne lisent pas les catalogues de libraires...

bertrand a dit…

ces avis sont tous intéressants et se complètent parfaitement.

Je suis d'accord avec Max lorsqu'il dit qu'on ne lit pas tous les livres anciens que l'on possède.

D'ailleurs cela me fait penser à une question récurrente que me posent certains "passagers clandestins" de ma librairie aux beaux jours, tourisme de masse aidant, la voici :

"Monsieur, vous avez une très belle librairie, que de beaux livres, vous les avez tous lus ?"

Et là, je prends sur moi en répétant que "non" évidemment je ne lis pas tous les livres que je vends. Que non, ce ne serait ni possible, ni utile, ni agréable.

Je choisis. C'est cela mon privilège si j'en ai un.

Par ailleurs, vos réflexions me font également penser au célèbre (enfin presque) bibliophile Boulard (1754-1825), mort sous ses livres, on dit qu'il en aurait eu près de 600.000 !!!! Les a-t-il tous lus ? Il est vrai que Boulard fut taxé de bibliomanie voire de bibliofolie...

Pour ma part, je dirais que lire un livre ancien n'est pas indispensable pour être bibliophile. Par contre, pour le devenir et le rester je pense qu'il faut 1. ne pas détacher le contenu du contenant (en clair je suis toujours plus ému par un texte de La Fontaine en reliure de Boyet au XVIIè siècle que par un missel en mauvais état au fond d'une manette), et 2. la compréhension de la langue pour un exemplaire donné décuple le plaisir du bibliophile, donc j'en déduis qu'il faut s'imprégner un minimum du texte pour jouir de l'exemplaire. Je rejoins A.A.A. sur ce point,

à vous lire,

Amitiés bibliophiliques, Bertrand

Anonyme a dit…

Quand j'essaye de dresser une typologie simple du bibliophile pour m'aider à savoir où je me positionne, me viennent en tête au moins trois groupes:
- ceux qui achètent des livres anciens et ne les lisent pas (je ne sais pas si ce groupe existe réellement..);
- ceux qui les achètent sur des critères physiques et les lisent ensuite partiellement ou totalement. Leur goût de bibliophile alimente leur curiosité-on peut s'attendre chez eux à trouver une abondante bibliothèque trés variée, sans réelle thématique dominante;
- ceux qui n'achètent que ce qu'ils savent ne pouvoir ou vouloir lire; dans ce cas-là c'est plutôt l'inverse qui se produit, la bibliophilie est à pour sublimer leur choix de lecture et leur bibliothèque plus restreinte est le strict reflet de leur culture et évolue à son rythme.

Existe-t-il d'autres types?

Le Dilettante

Pilou a dit…

Je ne suis pas d'accord avec Intaglio. Personnellement, je me ressens comme bibliophile, et en tout cas, j'aime les livres (ce qui fait de moi au sens propre du terme un bibliophile), mais je ne lis absolument pas de catalogues de librairies, et je n'en ai jamais lu. En quoi cela ferait de moi un non-bibliophile? Est-ce parce qu'on lit un catalogue que l'on aime forcément plus les livres? Non, je ne pense pas.
De même, est-ce parce que je lis le texte du livre que j'achète que je suis bibliophile ou parce que j'aime le livre en lui-même, pour tout ce qu'il est, pour l'objet et la symbolique que cet objet représente?
J'aime beaucoup lire les livres anciens, voir les caractères, les polices, les gravures qui accompagnent le texte, dans un écrin antique. Pourtant, est-ce que je ne suis qu'une moitié de bibliophile si je ne lis pas un texte en latin (langue dans laquelle je ne comprends goutte, malheureusement...) dans un superbe petit maroquin cerise mosaïqué et aux gravures somptueuses?
De même, je ne lis pas forcément tous les livres que j'achète, mais je les ai sous la main et si un jour, je décide de lire un livre, je n'aurai qu'à piocher dans ma bibliothèque celui qui m'accompagnera pour un petit moment.

A.A.A a dit…

Pour répondre à Tristan, je lis mes livres anciens comme tous mes livres: à ma façon. Parfois, je les parcoure en 20mn puis je les range en attendant de les rouvrir, parfois je prends des pages de notes. Que ce soit très complet ou parcellaire j'estime "lire" tous mes livres, dans le sens ou je lis selon mon gout et mon humeur.

Sur cette question de la définition de la bibliophilie, je crois qu'il faudrait adopter une règle pragmatique à la manière dont les américains font des statistiques ethniques: aucun critère objectif mais un auto-positionnement. C'est à la personne concerné de se définir comme elle l'entend.

Jean-Paul a dit…

A tous,

Question 1 : écrire un livre, c'est pour quoi faire si ce n'est être lu pour partager avec le lecteur ?
Question 2 : qui a dit que vous étiez bibliophile ? ça veut-dire quoi être bibliophile ?
Sourires ....

Jean-Paul

Anonyme a dit…

A un moment il faut savoir faire simple et arrêter de couper les cheveux en douze, tout bibliophile que l'on soit...

Selon le Littré : "Celui qui aime et recherche les livres". Ca me semble bien.

Soyons simple.

Martin.

bertrand a dit…

A Jean-Paul,

à priori, l'auteur d'un livre n'écrit en aucune façon pour le "type" très spécifique du bibliophile.

Bibliophile et auteur sont aussi éloignés l'un de l'autre que deux étoiles dans le ciel, ils sont tous les deux dans le même ciel certes (l'univers du livre), mais à des milliers d'années lumière l'un de l'autre. En tous les cas c'est mon avis.

Par ailleurs, bibliophile, bibliomane, bibliopégimane, tous ces sobriquets dont nous aimons nous affubler sont tous là pour nous rappeler que le monde n'est pas "un" mais "plusieurs" et qu'il n'existe pas de vision manichéenne de la bibliophilie pas plus qu'il y a de bons ou de mauvais bibliophiles.

La seule règle à respecter en la matière étant d'un hédonisme éhonté, se faire plaisir jusqu'à en mourir ! Car c'est bien là que nous allons tous, non ?

Amitiés bibliophiliques, Bertrand

Jean-Paul a dit…

Martin,

Restons simple, en effet : la différence entre un bibliophile et un bibliomane est que le second, au contraire du premier, ne lit pas ses livres. Personne depuis Lucien de Samosate (IIe s.)ne l'a jamais contesté.
Souriez, on vous lit !

Jean-Paul

bertrand a dit…

Un bibliophile peut très bien être bibliomane à ses heures...

Un bibliomane peut très bien être bibliophile à ses heures...

Un bibliopégimane peut très bien être bibliophile ou bibliomane, ou les deux.

Il n'y a pas de cloisons étanches entre ces différents "types" d'amateurs de livres.

et comme le disent si bien nos amis :

Amor librorum nos unit

Je mets au défi qui que ce soit de me prouver le contraire.

Amitiés, Bertrand

Hugues a dit…

Je suis plutôt d'accord avec Bertrand, notamment sur le lien entre le lecteur et l'auteur.
Un écrivain (je parle d'un vrai écrivain) est un artiste, il n'écrit pas pour être lu. Pour en avoir cotoyé plusieurs, il écrit parce qu'il ne peut pas faire autrement, c'est en lui.
Ensuite, que son écrit rencontre un lectorat, c'est encore un sujet très différent.
Il est en de même pour le lien entre l'auteur et le bibliophile. Hors exception, il me semble que l'auteur se contrefiche du bibliophile.
Finalement, j'ai tendance à considérer que la lecture n'est pas nécessaire à la vie d'un livre, c'est l'écriture qui compte.
Dans le cas d'une composition musicale, nous viendrait-il à l'esprit de dire qu'un morceau n'existe pas parce qu'après avoir été composé, personne ne l'a jamais écouté?
Finalement, la lecture, si elle est au coeur des préoccupations d'un homme (ou d'une femme) de goût, d'un lecteur au sens large, a-t-elle un sens pour le livre en tant qu'objet?
Est-il plus utile, plus "livre", plus vivant s'il est lu? Pas sûr, ou alors c'est notre égocentrisme qui aimerait nous le faire penser ("on s'intéresse à moi donc je suis?").
Nous, lecteurs, nous sublimerions l'objet, nous le bénirions et le ferions accéder à la vie en le lisant? Mouais...

Je ne lis pas tous les livres qui garnissent ma bibliothèque, et ce pour plusiuers raisons : il n'y a que 24 heures dans une journée, et je lis aussi, beaucoup de livres "actuels" (en ce moment le Larsson, pour ceux qui connaissent), mais il est vrai que j'acquiers parfois des livres anciens pour d'autres raisons que le texte : l'illustration, la reliure, ou simplement ce petit je ne sais quoi qui fait que lorsque j'ai l'ouvrage dans la main, celle-ci refuse de le reposer.
Finalement, n'acquérir des livres anciens que pour le texte, ne serait pas un peu restrictif? Parce que si c'est la lecture qui prime avant tout pour vous, le texte, alors pourquoi accumuler des livres anciens?
Vous allez me répondre, "parce que lire un texte dans un livre ancien est une sensation différente", et vous avez raison, et je suis d'accord avec vous... mais c'est exactement ce que j'étais en train de dire : vous lisez un texte dans un livre ancien parce que cela va au delà du texte. Pour une autre raison en fait...

Je suis bibliophile (si, si, la preuve? c'est écrit en haut de ce blog, et c'est "mon" blog, sourire), mais je suis aussi bibliomane, et même parfois bibliopégimane... Et finalement, pour parler directement, je m'en fiche. J'aime ces trois mots et je ne comprends pas qu'ils puissent parfois être utilisés de façon péjorative à l'échelle de notre microcosme...

Un bibliophile doit-il lire ses livres? Ma foi, non, il vît sa bibliophilie comme il le veut, c'est ce que je crois. Et je l'ai déjà écrit, et comme le montre ce blog, il y a autant de bibliophilies que de bibliophiles...

Hugues
(C'est un peu votre blog aussi maintenant!)

Anonyme a dit…

Débat très intéressant... Je suis plutôt de l'avis de Bertrand et de Hugues, et de ceux qui estiment qu'il ne faut pas se laisser intimider par les vieilles rengaines (du genre: le bibliophile est le meilleur gardien des livres comme l'eunuque serait le meilleur gardien d'un harem: il ne touche à rien).
J'ai une bibliothèque de consultation, pour mon métier, et une autre de bibliophile, que je consulte rarement.
L'attitude tient aussi à l'objet d"une collection: un collectionneur d'éditions de Cicéron, Molière ou de Céline (au hasard) ne lira, évidemment, pas toutes les éditions originales qu'il possède, ne serait-ce que parce que la meilleure est certainement l'édition folio à 5 euros.
En ce qui concerne les "beaux" livres, je suis assez maniaque, et consulte à la Bibliothèque municipale (ou universitaire) une édition que je viens d'acheter, pour ne pas abîmer celle-ci par la lecture, mais je commence à réviser cette position.
Guillaumus

olivier a dit…

Bonsoir à tous (avec retard)
Pour moi qui suis venu aux livres par d'autres livres (Darnton, Chartier, Eco [sur France 2 à l'heure où j'écris]) il me semble qu'une distinction s'impose :
- il y a le livre-objet (que nous recherchons tous)
- et le livre-oeuvre (celui que nous, au-delà de ce blog, lisons tous)
Mes lectures d'étudiant (Cf. ci-dessus) m'ont, certainement, déformé et, par conséquent, l'éditeur (et l'édition) m'importe plus quand je suis bibliophile que l'oeuvre, quand je suis lecteur.
A suivre ces auteurs (comme je le fais) le destin (contemporain et posthume) d'une oeuvre doit, aussi, aux éditeurs (un nouveau chapitrage, nouveau format, nouvelle traduction...).
Bref, rechercher des éditions n'a rien d'honteux pour l'auteur (qui ne pensais, bien entendu, à la postérité de celles-ci).
Reste le paradoxe : le "bon" livre est celui qui ne serait passé qu'entre les mains de bibliophiles (15, 20, 30 générations?) gantés (et bien chauffés).
Autant dire que les "bons" livres sont des exemplaires de non-lecteurs.
Un exemplaire de travail (avec ses notes en marges, ses usures, ses stigmates), n'est-il pas, pour le lecteur de livres anciens, plus émouvant et intéressant?.
Par conséquent, le lecteur de livres anciens n'est-il pas l'ennemi du bibliophile à venir (même si nous sommes tous gantés (:-)) et bien chauffés et n'aurons plus de dents quand il sera temps de nous faire des reproches....)?

Pour ce qui me concerne, je ne lis pas, du moins intégralement, tous les livres qui sont dans ma (modeste) bibliothèque mais je sais pourquoi ils sont là (et pourrais en parler des heures). Et je paie toutes mes factures de chauffage.
Bien à vous tous,
Olivier

bertrand a dit…

votre commentaire est amusant Olivier, je ne peux m'empêcher de considérer les légions de bibliophiles passées, présentes et à venir, comme cet insaisissable Prieuré de Sion, gardien séculaire hypothétique d'un Graal inviolable et inviolé !

Les bibliophiles ne seraient donc là que pour transmettre, de générations en générations, "le livre" cet objet précieux, vecteur de la culture moderne de l'homme.

A vrai dire, l'idée me plait assez.

A mon humble niveau, c'est ainsi que j'ai toujours considérer l'objet-livre et l'outil-livre.

D'ailleurs, n'y-a-t-il pas plus de chances de voir transmis aux générations futures un exemplaire des Oeuvres de Corneille dans une reliure du XVIIè s. en maroquin élégante et solide, dont tout le monde aura pris soins, aura préservé les qualités extrinsèques et intrinsèques, plutôt que les oeuvres de Corneille en version Poche (dont l'impression s'efface déjà à peine quelques feuilletages même des plus doux...)

A voir.

Amitiés, Bertrand

Jean-Paul a dit…

Ce débat me travaille encore...

"La bibliophilie vraie ne sépare pas l'oeuvre du livre", telle est l'avis de l'un de nos maîtres à tous, de ceux qui nous ont forgés sans en avoir toujours bien conscience, Guillaume Salden, quand il écrit : "Bibliophilia, sive de scribendis, legendis et aestimandis exercitatio paraenetica" en 1681.

Jean-Paul

Anonyme a dit…

Jean-Paul,
Certes, mais cela ne sous-entend pas qu'un bibliophile doive lire un livre.
- Il peut posséder un Molière du 17ème, mais préférer le lire en poche (pour diverses raisons) : l'oeuvre et le livre sont liés, mais notre bibliophile n'a jamais lu son Molière 17ème...
- Il peut aussi posséder un ouvrage de bibliophilie, dont l'auteur et l'oeuvre le séduisent (par exemple une EO ancienne en latin), mais ne pas le lire (par exemple parce qu'il ne lît pas le latin). L'oeuvre et le livre sont encore liées, mais le livre n'est pas lu.
N'est-il pas pour autant bibliophile?
Je pense que si.
Ne pas distinguer l'oeuvre du livre, nous le faisons tous plus ou moins (sauf les biblipégimanes exclusifs), mais cela ne signifie pas que tous nous lisons les livres que nous possédons... pour autant, il me semble bien que nous sommes tous bibliophiles...
Samuel

Jean-Paul a dit…

Samuel,

Oui, bien sûr, mais...
Les limites du blog s'affichent : il est très difficile d'aller jusqu'au bout d'un débat qui nécessite des échanges de ce type...
Bertrand, Hugues, à quand la réuion parisienne ou alisienne(?) pour poursuivre plus amplement ces débats ?

Jean-Paul

bertrand a dit…

Tout à fait d'accord avec Jean-Paul, il faut désormais montrer les armes "en vrai" !!

Une petite séance d'escrime bibliophilesque pantagruélique s'impose (tout en cholestérol-raison gardant, n'est-ce pas docteur ?)

La prochaine vente Bérès à Paris me semble toute indiquée. A notre ami Hugues d'organiser tout ça.

Pour ceux qui trouvent l'ouvrage de Bertrand Galimard-Flavignyun un peu léger à digérer (à mon goût également), voici un autre ouvrage, plus "select" :

http://cgi.ebay.fr/1929-Bibliographie-Hesse-Societes-de-Bibliophiles_W0QQitemZ140169376054QQihZ004QQcategoryZ77899QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem

Amitiés bibliophiliques, Bertrand

bertrand a dit…

au final et après mûre réflexion sur ce sujet je conclurais par la suivante :

"La bibliophilie : une autre manière de lire."

Amitiés nocturnes, Bertrand

Jean-Paul a dit…

"Avoir des livres sans les lire, c'est avoir des fruits en peinture" (Diogène, IVe s. av JC)

Jean-Paul

Jean-Paul a dit…

"Avoir des livres sans les lire, c'est avoir des fruits en peinture" (Diogène, IVe s. av JC)

Jean-Paul

Isa a dit…

Plus récemment, Victor Hugo écrivait : "Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem."
A méditer...

Isabelle

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