« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

Trois coups de coeur à suivre

lundi 30 avril 2007

Bibliopathe toi même!

Bibliophile, bibliomane, bibliolâtre, bibliopathe mais aussi les moins connus bibliotaphes, biblioclastes, bibliolètes.... sans parler des bibliophages... Les dénominations ne manquent pas pour qualifier les rapports entre les humains et les livres....

Les connaissez-vous toutes?


Voici un petit tour d'horizon... Si vous vous reconnaissez dans plus de trois de ces termes, il est temps de consulter! Sourire.

Bibliophile : le plus simple et le plus courant, c'est l'amoureux des livres. Le mot est forgé à partir des mots grecs biblion (livre) et philia (amour) vers la fin du Moyen Âge, c'est-à-dire dans la période d'épanouissement des études classiques. Richard de Bury, érudit anglais du XVIe siècle, appela Philobiblon son traité de bibliophilie. Le mot bibliophile n'entre véritablement dans l'usage qu'au XVIIe siècle.

Bibliomane : bibliophile à sa manière, c'est le chercheur passionné de toutes sortes de livres et sans logique établie (cf l'auteur de ce blog, quand il ne parvient plus à se maîtriser).

Bibliopathe : se dit d'une personne atteinte d'une maladie névrotique qui se caractérise par un excès de bibliomanie.

Bibliolâtre : un bibliophile qui achète des livres sans toujours avoir l'intention de les lire (je plaide encore coupable...)...

Bibliotaphe : curieuse manie, on désigne ainsi celui qui cache ses livres et ne veut ni les montrer, ni les prêter.

Bibliophobe : se dit des personnes et des peuples destructeurs de bibliothèques, non parce qu'ils n'aiment pas les livres, mais plutôt pour empêcher les idées contenues dans les livres de se propager.

Bibliolète : s'applique à celui qui a une riche bibliothèque et qui a oublié ce qu'il a lu, voire ce qu'il possède (synonyme : heureux homme).

Moins drôle....

Biblioclaste : se dit de quelqu'un qui prend plaisir à détruire les livres.

Bibliophage : Animaux dévoreurs de livres. On raconte que des personnes auraient dévoré des livres, espérant en acquérir ainsi toute la science. Voir aussi ma petite fille de 2 ans, que j'ai découverte un jour en train de mâchonner les fables de La Fontaine, une petite édition fin 18ème... que je ne parvins pas à sauver...

Biblioblogophile : se dit de quelqu'un aimant Le Blog du Bibliophile!

Alors, où vous situez-vous?

H
P.S. : j'essaie d'écrire dans ce blog ce que j'aimerais lire... je peux parfois être à côté du sujet, ou barbant.. Si c'est le cas, ou si vous avez des idées de messages, n'hésitez pas à me le faire savoir : blog.bibliophile@gmail.com

Ouvrage présenté : La Démonomanie des Sorciers, qu'on ne présente plus, un petit volume in-16, chez Prevosteau, 1598.

dimanche 29 avril 2007

La Vente FORTSAS, ou le canular bibliophilique du siècle!

A l'approche du 10 août 1840, alors que l'Europe toute entière souffre de la chaleur, c'est une véritable fièvre qui va s'emparer des bibliophiles de l'époque.


Dans les journaux, mais également grâce aux catalogues qu'une centaine d'amateurs choisis reçurent personnellement, tout le petit monde des amateurs de livres anciens et rares se passionne pour la proche vente d'une très riche mais peu nombreuse collection d'ouvrages, tous uniques, ayant appartenu à feu M. le Comte de Fortsas.

Ainsi, le libraire Hoyois, chargé de regrouper les commissions avant la vente reçoit il dès la mi-juillet un nombre croissant de sollicitations : demandes d'information, demande de catalogues supplémentaires (mais il est hélas épuisé répondra-t-il), commissions.

Rapidement, on constate que l'enthousiasme généré par la vente dépasse tous les espoirs, et des ordres parviennent de Belgique, mais aussi de Paris et Londres. Certains portent les mots magiques "à tout prix", et demandent à Hoyois d'enchérir en leur nom à n'importe quel prix, pourvu que les donneurs d'ordres se voient adjuger le lot. Pour d'autres lots, ce sont simplement des sommes astronomiques qui sont proposées par les acheteurs potentiels, parmi lesquels se trouvent érudits, aristocrates, et certains libraires, dont Techener à Paris.

Le propre conservateur de la bibliothèque Royale de Belgique a sollicité ses administrateurs afin de réunir les fonds nécessaires à ces acquisitions sans précédent.

Il faut dire que les livres du défunt Comte sont en tous points fabuleux, alliant unicité et reliures toutes plus sublimes les unes que les autres.

Petit à petit, la pression monte en Europe, on retrouve des articles sur la vente à venir dans de nombreux journaux du continent. On annonce que des acheteurs de Marseille, Paris, Londres, Copenhague, Berlin, Vienne, Lisbonne, Saint-Pétersbourg et même des Etats-Unis vont faire le déplacement pour venir enchérir.

La fébrilité s'empare de tous à mesure que la vente se profile et que l'on interroge quelques connaissances du Comte (qui ne le connaissent que de loin) sur Binche (lieu de résidence du Comte de Fortsas), la personnalité du bibliophile et toutes autres informations pouvant donner un avantage sur les autres enchérisseurs.

On note même un enchérisseur souhaitant acheter un exemplaire mis en vente pour remplacer celui qui est en sa possession... alors que tous les lots sont annoncés comme uniques... Et autre affirmant posséder son propre exemplaire de la moitié des lots annoncés... Vanité bibliophilique, quand tu nous tient! :)

Le 8 août on annonce que la vente n'aura pas lieu et que la bibliothèque de Binche a acquis tous les volumes... Trop tard, en diligence (dont Brunet et Nodier, qui vinrent de Paris spécialement) ou à cheval, de nombreuses personnes errent déjà dans Binche à la recherche d'informations sur les livres ou le Comte de Fortsas... se jetant le regard hostile que deux enchérisseurs ennemis se lancent encore aujourd'hui à Drouot...

Oui mais voilà, vous vous en doutez maintenant, ce catalogue d'unica fût entièrement inventé par un groupe de bibliophiles belges et facétieux... et de vente il n'y eut point... il n'en fût d'ailleurs jamais question...

Le Cerveau du canular, un certain Rénier Chalon, avait particulièrement bien préparé son coup, piègeant les meilleurs bibliophiles, experts ou libraires divers en jouant de leur susceptibilité : il avait parié qu'ils ne pourraient laisser passer cette ocassion d'acquérir un ouvrage manquant à leur collection (il avait spécialement ciblé certains des destinataires du catalogue avec des ouvrages inventés entièrement pour eux), ou un ouvrage remettant en cause leur travail d'expert ou de bibliographe émérite.

Le canular fit grand bruit, mais finalement les enchérisseurs leurrés protestèrent peu, parce que Chalon fît constater par huissier l'identité des personnes présentes le jour de la vente... et celles-ci préférèrent taire leur rancoeur plutôt que de s'attirer la moquerie générale.


Je résume tout ceci de mémoire, mais vous pouvez retrouver cet événement unique de l'histoire de la bibliophilie dans deux excellents ouvrages parus aux Editions des Cendres, l'un présentant le catalogue, l'autre résumant l'affaire. J'avais acheté les miens sur abebooks je crois, mais vous pouvez les trouver auprès de l'éditeur.

Je trouve que c'est une belle histoire... à méditer sans nul doute... puisque je ne peux jurer pour ma part que je n'aurais pas essayé d'enchérir dans pareilles circonstances.

Ce canular est je crois unique. Il en existe d'autres dans l'univers du livre, notamment autour de livres inventés par des auteurs, et dont on a tellement parlé, que bien des gens pensent qu'ils existent réellement, tels que le Necronomicon, de Lovecraft.


Voici pour la petite histoire!

H.
Ouvrage présenté : les oeuvres complètes de Platon, chez Froben, 1546, un grand volume in-folio.

samedi 28 avril 2007

Petit débat sur le Salon

Je vous livre le petit débat entre Raphael et Thibault sur le Salon du Livre Ancien qui se tient actuellement au Grand Palais... (en passant, ça me fait vraiment plaisir de voir ce type d'échange sur le blog).

Thibault:
"Je suis aussi allé au salon (merci à ce blog pour l'invitation) un peu en touriste car il est axé sur l'excellence et les ouvrages d'exception (certaines gravures sont tout bonnement hallucinantes, sans parler des reliures etc). Car attention ! budget modeste s'abstenir. Et, à vrai dire, même les gros budgets ont intérêt à savoir ce qu'ils font, les prix étant (de ce que je peux en dire à mon très humble niveau de connaissance) artificiellement dopés jusqu'à confiner sans vergogne au ridicule. Je ne puis juger des livres qui valent 10 à 20 000 euros et je ne puis non plus dénicher la "perle" d'un salon sans doute trop pointu pour moi mais je suis rentré bredouille malgré plusieurs touches dont les prix m'ont d'abord alarmé, puis amusé avant de me lasser. Cela vaut sans doute le détour pour le coup d'oeil de quelques pièces fabuleuses mais je me demande tout de même l'intérêt de pratiquer de tels tarifs ? Les charges ? L'emplacement ? Ou une " entente " tacite entre libraires pour maintenir artificiellement haut le prix des vieux livres (tout en pleurant sur la mort du papier) ? La sensation diffuse d'être pris sinon pour un imbécile du moins pour un pigeon finit tout de même par vous gagner. TE Quelques exemples de prix rencontrés :- Oexmelin (édition 17ème) : 5000euros- Oexmelin (édition 18ème) : 4200 euros- Histoire du Pérou (avec reliure pastiche !) : 3400 euros- Histoire du Paraguay : 4500 euros- Histoire des Voyages : 5000 euros- Vie de Cook, un volume isolé (maroquin) : presque 3000 euros...Vive Ebay ?

Raphael :
La trés trés bonne drogue a un prix... et voyez-vous ce matin, après visite également, je me sens dans un cruel état de manque et ce n'est pas E-bay (si on excepte parfois quelques jolies choses sur le marché US) avec ces exemplaires "sans titre avec cahier a à c manquants, un plat détaché mais en trés bon état pour son âge et rarissime, tome II seul" qui va calmer ma fringale......enfin pas aujourd'hui !Raphael

Thibault :
Cher Raphael,je comprends parfaitement votre état de manque (ça va, quand même ?). Je ne dis pas que la rareté et la beauté n'ont pas de prix - je dis justement tout le contraire. Mais mon humeur est peut-être à mettre sur le compte de ma frustration... Vive les libraires et les Cook à 3000 ?Respectueusement"

Je suis d'accord avec vous deux, et avec Jean-Luc qui (sur son groupe : http://groups.google.fr/group/livrancien?hl=fr) explique qu'il a comme moi, et sans doute comme les livres... terriblement souffert de la chaleur...

Je connais bien ce salon, qui se tenait avant à la Mutualité, il est assez clair que le standing de la manifestation et le fait que les grands bibliophiles se déplacent, poussent les marchands à afficher des prix élevés, dans l'espoir d'accrocher un de ses visiteurs, et finalement, c'est assez normal, puisque c'est avec cette activité qu'ils nourrissent leur familles....

Je ne vais jamais à ce salon dans l'optique d'acheter un ouvrage ou un autre, j'y vais et je me laisse tenter ou pas... Je sais aussi qu'il est possible de négocier dans une certaine mesure, et surtout d'établir des contacts avec des libraires, de façon à pouvoir les rencontrer après le salon, à un moment où les prix seront un peu retombés.

Reste qu'en dehors des incunables, manuscrits, grands textes et ouvrages rarissimes, le Salon propose aussi des livres entre 50 (pour le moins cher) et 500 euros qui peuvent être de bonnes affaires... parfois même moins cher que sur ebay, avec la certitude d'avoir acheté un ouvrage de qualité, bien décrit... et le plaisir très doux de quitter le Grand Palais avec une nouvelle acquisition.

Je comprends Thibault, et je suis d'accord sur le fait qu'il y a ait des exagérations assez évidentes dans les prix qu'il a cités, mais je l'invite aussi à retourner voir ces libraires dimanche soir, moment où les prix s'assouplissent, voire à les contacter après le Salon.

J'utilise ebay et je l'apprécie pour certains livres, je suis d'ailleurs intervenu dans une conférence au salon hier, pour défendre ebay et internet en général. Mais ebay n'est pas forcément moins cher sur des ouvrages milieu de gamme : ainsi hier au Salon j'ai vu les voyages de Gulliver, 18ème, complet, à 250 euros (sans doute négociables), alors que je les avais ratés sur ebay pour 500 euros il y a quelques mois (l'état était le même).
Je ne peux pas vous quitter sans vous dévoiler l'un de mes deux achats.... l'autre étant trop indécent pour en parler...


Vous connaissez à peu près mes goûts, mais là, j'ai craqué pour un petit manuscrit du début du 19ème, bien relié, qui est en fait un recueil de de poésies, textes, et chansons galantes qu'un amoureux transi a rassemblé, écrit et relié pour son Adèle.... Vraiment charmant et très délicat : 200 euros.

Bonne journée.
H
Ouvrage présenté : Adèle, le petit manuscrit en question.

vendredi 27 avril 2007

Salon du Livre Ancien ou "Tongs et Bermuda..."

J'ai passé quelques heures au Salon du Livre Ancien et de la Bibliophilie qui se tient actuellement au Grand Palais, à Paris.

Je prie à tous ceux qui n'habitent pas la région parisienne de bien vouloir m'excuser pour ce bref compte-rendu, mais ce salon est devenu la plus grande manifestation de ce type dans le monde, il est donc normal d'en dire quelques mots.


Voici quelques impressions... Après sa restauration, et celle de sa grande verrière, le lieu est vraiment impressionnant et plus que digne de ce type de manifestation. Entrée majestueuse, triple tapis rouge, et l'on pénètre dans la grande salle...


Sur votre droite, vous trouverez le salon de l'estampe et le village presse, ainsi que la salle de conférence. Immédiatement en face de vous et sur votre gauche... le saint des saints, où les stands de 150 libraires français et internationaux vous attendent pour des heures de "chine".

L'ambiance est feutrée mais reste détendue, et j'ai apprécié l'accueil simple et
amical des libraires. Vous pouvez sans problème manipuler la plupart des livres, dont les prix vont d'une centaine d'euros pour le moins cher que j'ai eu entre les mains, jusque quelques dizaines milliers d'euros... que je n'ai pas pris entre mes mains! Dans tous les cas, ce qui est appréciable, c'est que même pour les livres les moins chers, ils sont tous dans un très bon état.

Vous le comprendrez, difficile de ne pas se laisser tenter... et j'ai d'ailleurs succombé deux fois.

Mais pourquoi "Tongs et Bermuda"? Je suis resté quelques heures au Salon, visitant la moitié des stands environ... avant de succomber en raison de la chaleur... En effet, l'effet du soleil sur la verrière est terrifiant... un effet de serre grandeur nature...

Je vais y retourner ce week-end pour terminer la visite mais en attendant, pour ceux d'entre vous qui comptent s'y rendre, ne vous couvrez pas trop...

Quelques mots pour conclure, merci pour vos visites, voici une répartition des visites sur le blog par pays....


H

jeudi 26 avril 2007

Reliure Antiquae ou tranches guillochées?

Petit débat sémantique... Au fil d'un sympathique débat par email avec un ami de ce blog (Jean Guy, pour ne pas le nommer), une petite différence est apparue entre deux termes.


Ces deux termes sont "livre antiquae" et "tranches guillochées"?

Je vous livre la définition de Jean Guy : "un livre antiquae est un livre qui après reliure est doré à la feuille sur ses 3 tranches, puis serré fortement entre 2 planches, elles même serrées entre les jambes de l'artisan. Celui-ci prend alors un poinçon en bois qu'il frappe a l'aide d'un maillet et dessine grâce à cette suite de points en creux des fleurs, des arabesques, voire des paysages pour les plus adroits. Cet art est difficile, en effet, il faut frapper assez fort pour avoir une marque franche mais sans taper trop fort, ce qui romprai la pellicule d'or déposée par le doreur."

Oui mais voilà, moi j'appelle ça des tranches guillochées!

A l'heure où les français se préparent à un choix "crucial", le Blog du Bibliophile ne peut être en reste et devient lui aussi terre de débats! Nous aussi avons droit à notre débat! Et les français aussi! (je suis sûr que ça les intéresse...).

A temps de parole égal, ni Jean Guy, ni moi n'avons en effet réussi à nous départager, et je doute qu'il veuille bien reporter ses votes sur moi, le fourbe!

J'en appelle donc à vous, à un référendum sur le sujet!
Alors, "tranches guillochées" ou "livre antiquae"? A vous de voter!

Aux urnes bibliophiles!

Vous pouvez répondre dans un commentaire ou à : blog.bibliophile@gmail.com

H

Ouvrage présenté : ça tombe plutôt bien, j'ai un charmant Cicéron du milieu du 16ème qui peut illustrer le débat. Un petit maroquin rouge au décor de rocaille sur les plats et aux jolies tranches... regardez les bien... Vous ne trouvez pas qu'elles sont GUIL-LO-CHEES?

mercredi 25 avril 2007

Une Vente UNIQUE, à ne pas manquer!

J'ai déjà évoqué les divers moyens à la disposition du bibliophile pour nourrir sa passion et les rayonnages de bibliothèque : libraires, salons, internet et ventes aux enchères...


Je viens de recevoir un catalogue exceptionnel par la poste et je ne peux pas manquer cette occasion de vous en parler.


En effet, se tiendra bientôt en Belgique, la vente d'une partie de la bibliothèque du Comte de FORTSAS, exceptionnelle en tout point mais principalement du fait que ce bibliophile réputé était d'une exigence extrême : le comte de Fortsas ne recherchait que des ouvrages uniques, ou UNICA, ce qui donne un caractère unique à cette vente à venir.



Le catalogue est trop long et je suis trop paresseux pour le reprendre entièrement mais voici quelques exemples tout simplement incroyables:



Lot 3 : Brief discours d'un esprit, lequel, sous la forme d'un cerf, espouvanta moult la citez de Toloze. A Toloze, chez la veuve Colomier, 1619, pet. in-8, 77 pages, maroquin rouge de Thouvenin.
Ce petit livre est du fameux démonographe Michaelis. Il en parle plusieurs fois dans son Histoire admirable de la possession et conversion d'une pénitente, etc.

Lot 4 : Relacion d'un voyage fait en Artois, Flandres et Brabant, en 1625, par Henry de Tocquaillen gentilhomme poitevin. Orléans, 1627, in-12, 292 p, maroquin violet.

Lot 8 : Honestes voluptez des plaisirs de la table démonstrées péremptoirement, par Maistre Brusile, escuier, avocat au Présidial d'Angers. troyes, 1639, in-12, 149 pages, maroquin brun.

Lot 36 : Evangile du citoyen Jésus, purgé des idées aristocrates et royalistes, et ramené aux vrais principes de la raison, par un bon sans-culotte. Arras, an 3 de la République. in-12 de 163 p.

Lot 43 : Les suites du plaisir, ou desconfiture du Grand Roi dans les Païs Bas. Au Ponent, 1686, in-12 de 152 p. maroquin noir.
Libelle d'un cynisme dégoûtant à l'occasion de la fistule de Louis XIV. Une des figures représente le derrière royal sous la forme d'un soleil entouré de rayons, avec la fameuse devise.


Lot 47 : Disputatio philosophica, qua anonylus probare, etc. Coloniae. 1607, in-4 de 48 pages.
Cet ouvrage a appartenu à Leibnitz, dont il porte la signature et plusieurs notes autographes.

Lot 109 : Aventures galantes du capitaine Blainville pendant son séjour à Bruxelles. Sl, 1746, petit in-12 de 369 p., maroquin bleu.


Lot 153 : Traité de l'écriture sacrée des Egyptiens, dite écriture hiéroglyphique, suivi d'une dissertation physiologico-historique sur l'emblème mystique dit Phallus. Orléans, Dubois, an XII, in-4 avec figures!!



Désolé, je dois m'arrêter là... mais si vous êtes intéressé par cette vente et les nombreux autres ouvrages curieux et uniques, n'hésitez pas à me contacter, je vous donnerai les informations nécessaires.

Après tout, point n'est forcément besoin de vous rendre en Belgique en voiture à cheval..., vous pourrez sans doute placer des ordres à distance.

H
Ouvrage présenté : Johannus Jonstonus, Amsterdam, 1657, un beau volume in-folio avec d'innombrables gravures d'animaux, réels ou mythiques, oiseaux, mollusques, insectes.

mardi 24 avril 2007

Flash - Invitations au Salon du Livre Ancien uniquement pour vous!

Vous le savez, le Salon du Livre Ancien débute vendredi au Grand Palais et se tiendra du 26 au 29 avril (voir mon message du 6 avril).


C'est une manifestation majeure, et probablement la plus importante qui soit dédiée au livre ancien et à la bibliophilie dans le monde.

J'ai pris contact avec l'organisation du Salon, qui après avoir consulté le blog, a bien voulu me faire parvenir des invitations pour les membres/lecteurs du blog.

Si vous êtes parisien (ou pas, d'ailleurs), et que vous avez décidé de vous rendre au Salon, merci de m'envoyer votre adresse postale à : blog.bibliophile@gmail.com

Je vous ferai parvenir au plus vite une invitation par la poste... Je n'en ai pas un nombre infini, mais grâce à la gentillesse du Slam, je serai heureux de vous en faire profiter.

Donc... les premiers à se manifester seront les premiers servis!
Je laisserai un message sur le blog dès que mon stock (que je n'ai pas encore au moment où j'écris ces lignes) sera épuisé.
A priori je posterai les invitations au plus tard jeudi matin, vous devriez donc les recevoir au plus tard samedi matin, voire vendredi, ce qui vous laissera le temps d'aller faire des folies pendant tout le week-end.


Merci encore au SLAM et aux organisateurs du Salon.


H

Les Formats des livres : in-folio, in-4, etc.

Plusieurs d'entre vous ont évoqué la question de l'appellation du format des livres.

Voici quelques éclaircissements, même si ce sont au final la pratique et l'expérience qui permettent de nommer rapidement le format d'un livre. Après quelques
hésitations, on prend vite l'habitude.

En fait, le format est déterminé par le nombre de fois où les feuilles d'un livre ont été pliées pour le constituer :

- In-folio pour les feuillles pliées en 2 et formant donc 4 pages (recto-verso)
- In-quarto pour les feuillles pliées en 4 et formant donc 8 pages (recto-verso)
- In-octavo pour les feuilles pliées en 8 et formant donc 16 pages (recto-verso)
et ainsi de suite.

Voilà pour la théorie. En pratique c'est quelque peu différent. En effet dans la mesure où la feuille n'est pas toujours de la même dimension au départ, que seul l'imprimeur en connaît la taille, il faudrait quasiment dérelier un livre pour compter les pliures. La tâche peut donc s'avérer parfois délicate pour un bibliophile ou même un libraire

Pour simplifier et codifier les formats, on utilise depuis le 19ème une côte moyenne appelée "format bibliographique", et qui est la suivante, pour les principaux formats:

(la dimension est celle de la hauteur du livre)
Grand in-folio : plus de 40 cm
In-folio : moins de 40 cm
In-4 : moins de 30 cm
In-8 : moins de 25 cm
In-12 : moins de 20 cm
In-16 : moins de 16 cm
In-18 : moins de 14 cm
In-32 : moins de 10 cm.


Avec l'habitude, il n'est plus nécessaire de regarder ce tableau, on sait immédiatement à quel format on a affaire.

H
P.S. : Source partielle "Histoire et Commerce du Livre", par Henri Desmars, GIPPE.

Ouvrages présentés : j'ai essayé de faire deux photos pour vous donner une idée, sur la 1ère, les 3 plus grands formats, sur la suivante les 4 plus petits (sauf l'in-32, je ne pense pas en avoir dans ma bibliothèque).

lundi 23 avril 2007

Les Moteurs de Recherche (marchands) sur Internet

Bon.... ça ne bouscule pas au portillon pour identifier mon beau manuscrit...!

Il ne me reste plus qu'à essayer de tenter la chance sur le internet, via un moteur de recherche....

Ce qui fait également un assez bon sujet du jour.
Internet est devenu central dans la bibliophilie moderne. Grâce à lui on peut partager sa passion et rencontrer d'autres passionnés via des blogs ex-tra-or-di-nai-res (si vous voyez ce que je veux dire.... sourire), on peut s'informer sur les grands événements du monde du livre (salons, ventes en salles), on peut acheter aux enchères (ebay), on peut nouer des contacts avce des libraires du monde entier, et sutout, on peut avoir accès à une quantité d'informations inégalable, que ce soit pour identifier un livre, son auteur, ou pour en acheter un.

A côté du "meta-moteur" www.google.fr, qui est trop exhaustif pour être réellement efficace, un certains nombres de sites marchands dédiés au livre ont fait leur apparition ces dernières années, ils proposent tous leur moteur de recherche spécialisé.

Ces moteurs de recherches spécialisés sont en effet toujours proposés par des sites de vente en ligne regroupant des catalogues de libraires, pour autant ils sont très utiles sur le plan documentaire...

Vous entrez le nom ou l'auteur d'un ouvrage et l'on vous propose tous les exemplaires mis en vente par les libraires affiliés au site. Vous pouvez alors faire votre choix, mais aussi comparer les différents exemplaires et découvrir de nombreuses informations. En effet, les fiches des libraires sont souvent très riches en enseignements et c'est pour cela que ces professionnels sont absoluments vitaux pour le monde du livre... ce sont principalement eux qui détiennent la connaissance.
Une fiche bien faite est un moyen pour un amateur de vérifier que son exemplaire est bien complet, ou de découvrir des différences entre des éditions, etc. Accessoirement, il peut également se faire une idée de la valeur marchande de son livre... même si cette notion reste très subjective... nous le savons tous.

Voici quelques uns des moteurs les plus connus :
- addall : peut-être le plus complet, le "google" de livre, mais qui présente l'inconvénient de ne pas être en français, mais uniquement en anglais. Il regroupe les plus grands moteurs de recherche spécialisés dans le livre.
- bookfinder : même principe, également en anglais. Je n'aime pas trop son interface, qui devient délicate à manier dès qu'un grand nombre de réponses se présente.
- Abebooks : que vous prouvez retrouver sur ce blog, et qui présente l'immense avantage d'être en français et de regrouper un très grand nombre des libraires français. J'aime l'interface, simple, et qui permet d'avoir également accès aux livres mis en vente par des libraires étrangers, tout en maintenant une interface en français. Vous pouvez d'ailleurs utiliser le cartouche ci-dessous pour le tester.


- Chapitre : un site de vente franco-français, assez semblable à abebooks, mais qui se limite au marché français. A noter pour ce site, un grand nombre de livres neufs.
www.franceantiq.fr, qui regroupe libraires et antiquaires.

Un petit test pour finir?
Effectuons une recherche sur un classique : l'Histoire de la Jamaïque, de Sloane.

Voici le nombre de résultats proposés par chacun des grands moteurs.
abebooks.fr : 3 réponses différentes
addall : 4 réponses différentes
bookfinder : 4 réponses (mais difficiles à trier)
franceantiq : 0 réponse...
chapitre : 1 réponse.

Chacun se fera son propre avis, en clair je vous conseille plutôt addall ou abebooks si vous préférez le français.


Bon surf!
H

dimanche 22 avril 2007

Besoin de votre aide!

J'ai depuis longtemps dans ma bibliothèque un ouvrage que je ne parviens pas à identifier. C'est un ouvrage composite, contenant pour moitié des pages manuscrites, et pour moitié de gravures présentant des scènes de tortures religieuses.



Pour moi, l'ensemble date soit du 17ème soit du 16ème siècle, et le contexte est celui des guerres de religion. Je pense qu'un bibliophile plus expérimenté que moi, voire un historien, devrait être capable de l'identifier. Aidez-moi!





L'ouvrage est en trois parties.

La première partie est intitulée : "Description particulière des aurible cruautés que les hérétiques d'Angleter on fait soufrir aux catholiques sous le règne du roy Henri huitième l'an 15.". Elle se compose de 34 pages, sur chaque double page on trouve une page manuscrite sur la page de gauche et une planche contre-collée sur la page de droite. Ce qui est intéressant c'est que sur la gravure, diverses personnes sont soumises à des tortures et signalées par des lettres de l'alphabet. Ces lettres sont reprises dans le texte de la page de gauche et les victimes sont alors identifiées par leur nom, on décrit également les supplices qu'elles ont subies. Parmi les victimes, j'ai noté Thomas More (exécuté par Henry VIII en 1535, le livre est donc postérieur à cette date).

La seconde partie s'intitule : "Particulier de quelques actions cruelles faite en Flandre des Rebelles sous l'autorité de Guillaume de Nasseau, prince d'Orange... envers l'église catholique et rebelle de son prince naturel". Selon le même principe, on trouve lignes manuscrites sur la page de droite et gravure sur la page de droite. Le tout sur 10 pages.

La troisième partie s'intitule :"description de la recherche et des cruelles actions faite aux catholiques par les calvinistes d'angleterre sous le règne d'Elisabeth l'an 1566". Sur une vingtaine de pages, on retrouve le même principe de pages manuscrites et de gravures en vis à vis.






Le tout est relié dans un cahier fort modeste, mais l'ensemble constitué est assez fascinant.

L'un d'entre vous aurait-il une idée? Toute information serait bienvenue. Il est certain que les gravures proviennent d'un ouvrage, mais lequel? Est-ce une copie manuscrite, etc?




Je place beaucoup d'espoirs en vous... Sourire.

Merci.
H

samedi 21 avril 2007

Vacances terminées... Vos messages... Ca fait du bien!

Je rentre de vacances après quinze jours en famille passés à la campagne... Avec mes deux filles et (mais?) loin de tout livre ancien, même si j'ai essayé de maintenir une certaine fréquence dans mes messages.

Je vous remercie pour vos encouragements, et vos messages (4 ce matin!), qui contiennent de nombreuses idées de débats à venir.
- L'agencement d'une bibliothèque.
- Le livre de votre bibliothèque qui vous est particulièrement cher.
- Des photos de vos ouvrages.
- etc.

Je retrouve ma bibliothèque, je vous avoue que ça fait du bien, et je vais également pouvoir y puiser de nouveaux sujets d'échange. Néanmoins l'abstinence fût longue et je l'ai soignée dès mon retour, avec quelques achats aujourd'hui: un charmant Gulliver (Swift, 1762, 2 volumes, 4 planches), un Don Quichotte (Cervantès, 1781, 6 volumes, 28 planches), et un superbe ouvrage que je ne connaissais pas et qui est consacré à la reliure : Bouchot, les reliures d'art, 1888, avec 80 planches à pleine page de reliures anciennes. Pour saupoudrer le tout, un étonnant petit journal de voyage manuscrit de 1886, écrit par une voyageuse, tout au long du chemin qui l'a menée de Marseille en Algérie. Un témoignage touchant même si ce n'est pas le type d'ouvrage que j'ai l'habitude d'acheter.

Pas de photos aujourd'hui (je rentre à peine) mais je vais faire un effort pour ajouter plus de photos dans les jours qui viennent, c'est une partie du blog que vous appréciez si j'en crois vos messages.
H

vendredi 20 avril 2007

Quelques données chiffrées, fréquentation du blog.

Je viens de découvrir un outil qui me permet de chiffrer la fréquentation du blog, et donc de répondre à la question que je me pose souvent : suis-je seul ou presque? Sourire.
Sur les 14 derniers jours, du 6 au 20 avril, vous êtes environ 600 à avoir consulté le blog, soit une quarantaine de personnes par jour... avec un pic important autour du week-end du 14-15 avril.
H

mercredi 18 avril 2007

Une question de Thibault, concernant l'évolution du Livre Ancien entre fin 18ème et début 19ème.

Dans un message posté récemment sur le blog, Thibault s'interroge sur le changement assez radical connu par le livre entre la fin du 18ème et le début du 19ème : papier et reliure de moindre qualité, etc.

Je ne suis pas spécialiste, et je ne peux que donner mon propre avis. Si vous avez quelque chose à ajouter, n'hésitez pas à poster un commentaire, même anonyme.

A mon petit niveau, j'aurais tendance à penser que ces changements sont probablement dûs à plusieurs facteurs : un facteur politico-économique, un facteur social, et peut-être un facteur industriel.

Sur le plan industriel, je crois savoir que des évolutions typographiques sont survenues à cette époque, peut-être ont-elles eues des implications sur la qualité du livre, en nécessitant par exemple un papier dont la qualité pouvait être moindre.

Sur le plan politico-économique, on peut imaginer que durant les années qui ont suivi la Révolution et accompagné l'Empire, les ressources de la France étaient mises à contribution dans d'autres projets, et l'édition a pu s'avérer quelque peu futile par rapport aux défis que le pays avait alors à relever; Une richesse moindre, aussi bien au niveau des éditeurs qu'au niveau des lecteurs nécessitant des livres à des prix réduits...; ou encore une pénurie relative des matières premières, ou bien encore la disparition ou l'exil d'une partie des acheteurs traditionnels de la noblesse... voire l'obligation "morale" pour les éditeurs de proposer des livres moins chers pour que chaque citoyen puisse y avoir accès.

Enfin, peut-être peut-on imaginer qu'éditeurs, imprimeurs mais aussi lecteurs (bon gré, mal gré) ont voulu signifier une rupture avec les habitudes des nobles de l'Ancien Régime pour lesquels le livre était aussi un objet de luxe, et une riche bibliothèque une marque de pouvoir... Sans parler des armes sur les reliures (qui furent d'ailleurs souvent "grattées" sur les plats, comme on peut encore parfois en croiser).


J'aurais tendance à penser que c'est la conjonction de ces facteurs qui a abouti à cette évolution : situation économique difficile, concentration des efforts sur d'autres sujets (guerres révolutionnaires, puis premières campagnes napoléoniennes), ceci conjugué à l'exil de la noblesse et à la volonté de se démarquer de l'ancien régime et de faire du livre un objet plus abordable.

J'ai d'ailleurs l'impression qu'avec la stabilité relative de l'Empire après 1805, on retrouve des éditions de luxe, des reliures aux armes de la nouvelle noblesse, qui cohabitent avec des éditions plus modestes.

Le deuxième grand saut se fera ensuite avec l'industrialisation croissante de l'imprimerie, et la modification du papier, tout ce qui permettra au livre de devenir un objet de grande consommation.

J'ai connu un libraire qui me disait souvent avec nostalgie ou ironie "chaque époque a les livres qu'elle mérite". Il est en effet troublant de constater qu'à format égal, un volume in-12 de 1750 se tient souvent mieux qu'un livre de poche d'il y a une trentaine d'années!

Voilà quelques très modestes avis, j'aimerais beaucoup que vous les complétiez!

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Ouvrage présenté : Les Oeuvres, Ambroise Paré, un volume in-folio, chez Rigaud, 1652. L'illustration de cet ouvrage est unique...

samedi 14 avril 2007

Un forum dédié au Livre Ancien

Je vous signale l'existence d'un forum sur le livre ancien, que vous prouvez trouver à l'adresse suivante : http://groups.google.com/group/livrancien?hl=fr



Le forum livres anciens se veut un lieu de rencontre entre bibliophiles et bibliographes intéressés par le domaine du livre ancien sous tous ses aspects (papier, reliure, typo, gravure, imprimeurs, libraires, ex-libris ...), depuis la période de transition entre manuscrit et incunable jusqu'à la Révolution.


La démarche n'est pas très éloignée de celle de ce blog.

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Ouvrage présenté : Histoire de la conquête de la Floride, par Garcillasso de la Vega, chez Neaulme, à La Haye, 1735, 2 volumes in-12, bien illustrés.

vendredi 13 avril 2007

Une Histoire de Bibliophile... ou comment trouver le livre impossible

Une petite histoire pour aujourd'hui...

On craque parfois sur un livre sans trop savoir pourquoi. J'essaie de ne jamais acheter de livre incomplet, ou dépareillé, mais cette fois là, il y a déjà quelques années je me suis laissé tenter par le tome 2 des "L'Histoire des imaginations extravagantes de Monsieur Oufle", par Bordelon, parue en 1754 chez Duchesne.



Un bon petit volume in-12, en plein veau, avec des planches hors-texte (4), et comme il était dépareillé, j'ai pu l'obtenir à un prix intéressant.

En plus des relations de voyage, j'aime les ouvrages anciens sur l'ésotérisme. Celui-ci est plutôt rare, et est l'un des plus charmants ouvrages du 18ème sur les sciences occultes. "Oufle" est la version "verlan" de "le fou" et l'on suit les pérégrinations de ce bourgeois, qui fini par être convaincu de l'existence des loups-garous, fantômes et autres revenants à force de lire lui-même des ouvrages occultes.

Selon Dorbon, "le libre de Bordelon, écrit pour livrer une bataille acharnée aux démons et à la superstition, n'en reste pas moins un manuel de démonologie des plus complets où toutes les pratiques magiques et superstitieuses sont amplement décrites."

Enfin, voilà, je n'avais malheureusement que le tome 2... jusqu'à ce que je croise le tome 1 sur ebay. Mais la bonne nouvelle ne s'arrêtait pas là... puisqu'il s'agissait de la même édition que mon tome 2, avec la même reliure, dans le même état (bon), et avec les mêmes fers et la même dorure. Bref... son jumeau.

Je suis la vente... et je rate la fin de l'enchère pour des raisons professionnelles. Mais le vendeur avait affiché un prix moyen (150 euros de mémoire), et non pas un prix de départ faible comme c'est souvent le cas sur ce site, et il n'avait pas vendu le livre.

J'ai pris contact avec lui, et j'ai pu l'acheter à ce prix... Le tome 1 est donc venu rejoindre le tome 2 dans ma bibliothèque, et ils sont en tout point identiques, même le veau a la même patine... L'ensemble vaut souvent autour de 1500 euros.. Et depuis j'en ai acheté un autre exemplaire, curieusement relié, puisque les cinq parties sont reliées séparément, dans un beau veau glacé.

J'évite toujours autant d'acheter des dépareillés, même si je me remémore souvent cette trouvaille... cela montre en tout cas que la bibliophilie est une passion qui a le temps, et qui doit prendre le temps. Finalement, si un ouvrage vous plaît, même dépareillé, vous pouvez tenter de saisir l'opportunité... mais si ce n'est pas le cas... sauf exception, vous finirez toujours par le croiser une nouvelle fois...

Encourageant, non?

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Ouvrage présenté: justement, "L'Histoire des imaginations extravagantes de Monsieur Oufle", par Bordelon, parue en 1754 chez Duchesne. A noter la grande planche dépliante du sabbat... ou assemblée des sorcières, et sur laquelle on identifie clairement quelques sorcières sur leur balai volant!

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