« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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vendredi 29 février 2008

Conseils à un jeune bibliophile

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Je reçois une dizaine d'emails ayant trait au blog chaque jour, et je n'ai pas toujours le temps de vous répondre rapidement, néanmoins, une question est récurrente parmi vos courriers : quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui se lance dans la bibliophilie?

J'avais commencé à réfléchir de mon côté pour répondre, j'ai relu le Janin... et puis finalement je me suis dit qu'il serait aussi bien de vous mettre à contribution, puisque chacun a sans doute des conseils particuliers à donner, fruits de sa propore expérience.

La question est donc : quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui débute en bibliophilie, qu'il ait 11 ans, comme Pibi, ou 50, comme d'autres?

Merci à vous!

H

21 commentaires:

bertrand a dit…

Ce ne sont pas des conseils que je donnerais ce soir à nos amis bibliophiles en herbe ou en passe de le devenir, car de conseils je crois qu'il n'a guère besoin.

C'est plutôt une liste non exhaustive mais "utile et nécessaire" de qualités que je demanderais au "jeune" bibliophile de posséder :

Tout d'abord la curiosité sans quoi dans ce domaines il n'est rien de possible, ensuite la patience ingrédient indispensable pour ne pas "lâcher l'affaire", et finalement, et peut-être le plus important la passion, ce grand sentiment qui mêle plaisir et souffrance autour d'un unique objet de désir, ici : le livre.

Grandes joies à toutes et à tous,

Amitiés, Bertrand

Gonzalo a dit…

Je ne me permettrai de donner qu'un seul et unique conseil, mais il a été et est toujours fort utile au bibliophile/bibliographe (hé oui! chacun ses défauts!) de 22 ans que je suis:

ENTOUREZ VOUS BIEN!

Parlez aux universitaires compétents (si vous y avez accès), aux bibliothécaires, aux libraires... Tissez des liens d'estime mutuelle. Et pour les jeunes (dont je suis), si vous pouvez vous attirer la bienveillance d'un ancien compétent, qui saura vous pardonner vos méprises et vos confusions tout en appréciant vos efforts et votre curiosité, profitez-en!

Tous, fréquentez les fonds anciens des bibliothèques municipales (si vous habitez prêt d'une des 52 bibliothèques classées de France). En général, l'ambiance n'y est pas mauvaise et les bibliothécaires heureux de vous servir. Vous pourrez y voir de beaux livres, et c'est important, mais surtout vous pourrez avoir des conversations passionnantes avec des conservateurs et des bibliothécaires qui connaissent leur sujet et son heureux de partager leurs compétences.

Ne méprisez ni les libraires (trop marchants!), ni les universitaires (trop austères!), ni les bibliothécaires (trop flics!), ni vos camarades bibliophiles (trop riches, ou trop pauvres, ou sans goût)... La France est malheureusement le seul pays où ces différentes catégories d'amoureux du livre vivent isolés les uns des autres... le libraire suspecte le le bibliothécaire d'être paranoïaque, le bibliothécaire suspecte l'universitaire d'être méprisant, l'universitaire suspecte le bibliophile d'être incompétent, et le bibliophile suspecte le libraire d'être malhonnête... Heureusement, certains individus ne correspondent pas à mes préjugés, mais globalement, c'est comme cela que je sens "l'ambiance". C'est catastrophiques! Les universitaires anglo-saxons savent laisser la parole aux libraires ou aux bibliothécaires, et les savoirs s'échangent!

Bref, je répète le seul conseil que j'ai à transmettre: ne vivez pas cachés (le collectionneur se cache toujours un peu, de peur de n'être pas compris des "incultes" et d'être jalousé de ses semblables), et profitez des meilleures ressources possibles: les vivants.

Hugues a dit…

Bons conseils.
J'ai commencé seul, sans mentor et franchement, j'aurais apprécié en avoir.
Sans être exhaustif, mais en étant beaucoup plus pragmatique, j'ai envie de dire (mais ça reste très personnel) :
- Soyez patient, la bibliophilie, il me semble, est une passion qui prend son temps.
- Soyez exigeant, en particulier sur la qualité: mieux vaut peu de bons livres que beaucoup de livres dont vous ne saurez un jour que faire (je parle en connaissance de cause, même si cette erreur finalement est formatrice)... et en plus vous ferez des économies!
- Le choix d'un domaine particulier est souvent conseillé, il permet au démarrage de restreindre un peu le champ des possibles, je temps d'acquérir les fondamentaux de la connaissance du livre. Ensuite, il est fréquent que le domaine change, ou s'élargisse, ou devienne un domaine parmi les autres.
- Manipulez, touchez beaucoup de livres, on apprend énormément ainsi, les formats, les peaux, les papiers, etc. : dans les salles des ventes, chez les libraires sympathiques (il y en a), sur les marchés aux livres, dans les bibliothèques quand c'est possible.
- Lisez! Un livre, c'est quand même avant tout un texte. Et au final, je crois que retourne toujours vers le texte.
- Informez-vous! Avant toute chose, lisez le blog (sourire), entrouvrez les ouvrages sur la bibliophilie, puis les catalogues, enfin les bibliographies.
- Faites vous plaisir! Tout doit s'effacer devant ce dernier conseil.
H

Pierre a dit…

Quel type de bibliophile voulez-vous être ?
De deux choses l'une (formule qui augure bien d'un laïus paternaliste):

Ou bien vous êtes passionné par la littérature en ce qu'elle présente une suite de tournures ou d'idées qui vous touchent et vous deviendrez un bibliophile généraliste. De celui qui s'attache à posséder, par exemple, certains ouvrages dans des collections plus séduisantes, mieux illustrées ou à tirage limité.

Ou vous êtes passionné par un seul sujet à la fois (le copépode d'Amérique du sud en est un) et vous serez un spécialiste (attention aux diners en ville !).Il vous faudra posséder alors un flair et une patience extraordinaires pour dénicher l'unique objet qui manquera de toute façon à votre collection.

Le premier aura une bibliothèque très fournie en attente du rangement idéal. Les livres viendront phagocyter l'espace vital de ses proches sous forme de cartons de livres qui rempliront les linéaires de la librairie qu'il ouvrira plus tard quand il sera à la retraite...

Le deuxième aura des étagères ordonnées. Ses collections seront complètes et dans des reliures qui feront rêver tous ceux de la catégorie 1...

Si par hasard, vous ne faites pas partie d'une de ces deux catégories, pas de panique ! Vous faites partie des 99% des bibliophiles qui sont un peu de tout ça.

Ah oui! un conseil. Essayez l'apprentissage par "essai/erreur" dans vos achats. J'ai tout essayé (Emmaüs, vide grenier, brocante, bouquinistes, libraires d'anciens, salon, salle des ventes , catalogue, internet, vol avec effraction...) et à chaque fois j'ai appris. Ce forum est, pour l'heure, la meilleur école qui soit.
Cordialement. Pierre

Frédérick a dit…

Bonsoir.
Pour apporter ma modeste contribution, je suis assez d'accord sur les termes patiences et passion qui doivent rythmer la vie du bibliophile.
Je rajouterais qui, si certains ne peuvent avoir de "mentor" l'ytilisation des grandes et classiques bibliographies bibliophiliques comme Brunet ou Querard, permettent, avant d'acheter un ouvrage de limiter les mauvaises surprises quant aux bonnes éditions et aux collations.

Le tout est de pouvoir trouver ces ouvrages de références qui se font de plus en plus rare aujourd'hui (je crois que la dernière réedition du Querard date de 1964 si je ne me trompe pas)

Gonzalo a dit…

sérieusement, Hugues, tu as reçu un message d'un bibliophile de 11 ans? Chapeau! Une longue carrière en perspective!

Jean-Paul a dit…

Frederick,

Toutes (ou presque) les "grandes" (les "petites" servent aussi) biblios sont en ligne et en DVD.

Jean-Paul a dit…

Nombreux sont ceux qui ont écrit sur le sujet : on y trouve à boire et à manger...je n'y ajouterai pas un grain de sel.
Mais, puisqu'il semble qu'il y ait de nombreux débutants, il faut leur rappeler que la bibliophilie nécessite en premier lieu une culture générale la plus étendue possible, sur tous les sujets, seul moyen de maîtriser l'objet, car on ne peut pas se promener avec le Brunet en bandoulière...
Puis-je rappeler en outre que depuis quarante ans, à chaque fois que j'ai cherché quelque chose dans le Brunet, je n'ai rien trouvé : il y a longtemps que je ne le consulte plus.

Bergamote a dit…

A mon (très humble) avis, il faut d'abord se poser la question : "quel bibliophile suis-je ?". Plus précisément : quels sont les livres que j'aime, qu'est-ce qui m'attire dans les livres ? La reliure, les gravures, la typographie, le sujet du livre, son époque...
Ensuite, bien que nous tous, ici présents, partagions la même passion, et même si je suis d'accord avec Gonzalo quant à "bien s'entourer", il me semble que la bibliophilie reste un plaisir solitaire *clin d'oeil* : ce que j'aime, ce sont les reliures contemporaines, les vélins anciens, les veaux séculaires estampés à froid, les ouvrages sur la gastronomie. Chacun son (ses) domaine(s) de prédilection. Je m'étonne toujours que l'on puisse s'extasier devant une reliure napoléonienne...
Chacun ses choix, donc, choix qu'il faut assumer. Peu importe le qu'en dira-t-on, peu importe la passion du voisin, si le sujet qui vous intéresse est la culture des fourmis rouges en Antarctique, foncez, vous savez ce qui vous plaît, tant mieux.
Il faut se fixer quelques règles (cf., sur ce blog, les "6 commandements"), même si ces règles sont parfois transgressées (n'est-ce pas Hugues ? règle numéro 1...). De toute façon, c'est notre banquier qui impose sa règle pour commencer ;-)
Enfin, la bibliophilie, c'est une histoire d'amour, non ? Alors qui suis-je pour donner des conseils en la matière ? *large sourire*

Frédérick a dit…

Je suis en partie d'accord avec toi jean-paul mais ce n'est pas sur ce blog que je vais vous apprendre qu'il n'y a rien de mieux de de parcourir un ouvrage papier plutôt que de consulter sa forme numérique.
De plus, à de nombreuses reprises (dans le Querard surtout), alors que j'étais à la recherches d'informations, je me suis laissé aller à consulter d'autres articles, d'autres collations, d'autres résumés et je dois avouer que cela est vraiment très plaisant.
Maintenant, il est vrai pour que je ne me promène pas avec mon Querard dans ma poche (12 volumes avec les suppléments cela fait beaucoup) mais j'avoue qu'il m'est très utile.

Bonne journée à tous

Frédérick

Guillaumus a dit…

Bonjour à tous, à mon tour de rajouter mes conseils à tous ceux - excellents - qui ont déjà été donnés:
- Privilégier la qualité à la quantité (déjà dit, mais il vaut mieux enfoncer le clou...)
- Pourquoi ne pas consulter un des savoureux livres de conseils existant déjà; "Conseils à un ami bibliophile", de Jean marchand, et bien écrit et vendu à prix très abordable sur livre-rare (Etrennes à un ami bibliophile est moins intéressant dans notre sujet).
- Après avoir fait un achat bibliophilique, chercher tous les renseignements possibles sur ce livre, via Brunet, mais aussi des bibliographies spécialisés; cela n'exclut pas des recherches plus générales sur l'éditeur, l'illustrateur... C'est ainsi que s'affermit une passion. On m'objectera bien sûr qu'il serait plus intelligent de prendre ces renseignements avant d'acheter le livre, mais on n'en sort plus... Il est plus motivant, au début, de faire ces recherches postérieurement à l'achat; après, l'expérience venant, on fera ces recherches avant (j'espère ne pas extrapoler mon cas particulier, mais c'est ainsi que j'ai fait, en particulier pour les premiers livres achetés en salles des ventes, puisque, c'est bien connu, on repart parfois avec ce qu'on n'avait pas prévu d'acheter, précisément parce que personne, dans la salle, n'avait prévu de l'acheter, et que le livre est accessible à la moitié de son estimation).
Quant à la patience, la passion... Elles sont propres à toute collection !
Je conclurai en disant que fréquenter ce blogue est aussi un bon moyen d'entretenir sa flamme, car on y collecte d'intéressantes informations, et on a surtout l'impression de ne pas être un illuminé à côté la plaque (ou, du moins, de ne pas être le seul illuminé !).
Guillaumus

Pierre a dit…

Hugues a raison. Il nous aurait fallu un mentor.
Je viens d'en sortir quelques uns de dessus mes étagères et je vous les présente à la bonne franquette...

- Marcel Dommergues. Les après-midi du libraire, réflexion à l'usage des... un enchantement littéraire.
- Charles Nodier. L'amateur de livres , précédé du bibliomane... au Castor Astral
- Octave Uzanne. Nos amis les livres, causerie... réédition Echelle de Jacob
- André Dinar. Fortune des livres au Mercure de France.
- Tenant de Latour. Mémoires d'un bibliophile. E Dentu, éditeur
- L'art de soigner les livres reliés, et ne point se tromper en... Chez Michel de l'Ormeraie. Une notice très utile.
- Alain. Propos de littérature. Paul Hartmann, éditeur.
- Charles Nodier. Mélanges tirés d'un petite bibliothèque. Très belle réédition.
- Marcel Clouzot. Guide du bibliophile français chez lui même.
- Bertrand Galimard Flavigny. Etre bibliophile, petit guide pratique. Avec un bémol cependant ! En frontispice est reprise une citation d'Alfred Dinar "Le bibliophile est un mammifère bipède et bigame..." C'est une boulette ! (bien que je le déplore parfois, lisez bimane)
- Jules Richard. L'art de former une bibliothèque. Mon préféré. Texte, papier, typo, lettrines etc ...

Je termine par un fort joli volume que l'on peut trouver sous deux titres différents. J'ai beaucoup d'admiration pour son auteur. Allez-donc savoir pourquoi?

- Jean Paul Fontaine. Le Livre des livres/ L'aventure du livre. Sur ce dernier est apposée une note charmante."En souvenir de Noël 2003, Marie-Paulette". Quel joli prénom !

Cordialement. Pierre

Hugues a dit…

Tout à fait d'accord avec Pierre sur sa sélection, et en particulier du le Livre des Livres qui est un excellent ouvrage pour débuter et progresser. Par rapport aux autres, il possède l'avantage de proposer de très nombreuses images, ce qui est un véritable atout.
En passant, Jean-Paul me demande de diffuser l'errata de l'ouvrage, le voici:
p. 25, légende, 3e ligne : « Glanville »
p. 35, 15e ligne : « qu’on puisse dater »
p. 38, 3e col., 1ère ligne : « en 1462 »
p. 38, 3e col., 2e ligne : « de la Bible de Mayence »
p. 53, 1ère col., 1ère ligne : « originaire de Noyon »
p. 54, légende, 5e ligne : « ils représentent »
p. 102, 1ère col., légende, 2e ligne : « qui date »
p. 103, 1ère col., 26e ligne : « fascé »
p. 109, 2e col., 6e ligne : « (1820-1878) »
p. 121, 29e et 30e lignes : « Amis des livres, en 1874 »
p. 141, 2e col., dernière ligne : « tourner »
p. 151, 3e col., légende, 6e ligne : « XVIe siècle »
p. 156, 1ère col., 13e ligne : « C’est »
p. 191, 8e ligne : « conservateur général »

Voilà qui est fait!
H

Pierre a dit…

J'ai oublié Jules Janin et son "Amour des livres" !

C'est d'autant plus injuste que je viens de terminer son beau portait par Alexandre Piedagnel, 1874, librairie des bibliophiles, envoie à la comtesse de Mirabeau-Martel, ex-libris sur 1er plat conservé et estampé discrètement sur reliure aux armes de la dite comtesse... Cet académicien à la plume légère et féconde écrivait à un laudateur par trop empressé :

" je veux dire que la vie est chose grave et sérieuse, que la vie passe vite et qu'il la faut employer non pas à admirer les écrivains futiles comme moi mais à étudier les maitres de la pensée et de la conscience, les grands orateurs de l'Orient et de l'Occident : Saint Augustin et Saint Jérôme, Saint Grégoire, Saint Jean Chrysostome surtout (sic)"

Cela tombe vraiment bien car, ce dernier, je l'ai !
Pierre

Pilou a dit…

Bonjour à tous,
Personnellement, je ne peux pas dire que j'ai une longue expérience de bibliophile derrière moi, mais je peux peut-être faire un premier point sur environ deux ans de bibliophilie (dont la moitié passée en compagnie de ce magnifique blog!).
Dans les premiers temps, j'ai découvert les livres anciens, d'abord grâce à mes études, premiers contacts amoureux avec le livre précieux, sorti tout droit du passé. Cette période a duré quelques mois, au moment de mes premiers achats. Puis vint le moment des acquisitions à un rythme plus ou moins effréné, moment par lequel je pense beaucoup d'entre nous sommes passés. J'achetais alors de tout: ruines, incomplets, livres religieux, littérature, histoire, etc. Bref une multitude de livres que j'ai à peine feuilletés, regardés et puis rangés sur mes étagères, sans plus d'attention parfois. Erreurs de jeunesse. J'en fait toujours beaucoup, bien sûr, mais aujourd'hui, je me sens peut-être plus mûr, ou plus exigeant (mais l'un ne va pas sans l'autre à mon avis). Je me restreint à quelques domaines, comme le théâtre, la littérature, les sciences et quelques autres domaines, plus ou moins variés, ou dans certains formats particuliers (je suis dans une période "brochés" en ce moment... Ca va d'ailleurs de pair avec le théâtre, le plus souvent, même si parfois, on peut tomber sur de très beaux exemplaires de pièces anciennes). J'achète également beaucoup moins (ça ne m'empêche pas de suivre un certain nombre de livres sur Ebay, mais la plupart finissent par être supprimés).
Plus important encore, je lis mes livres! C'est peut-être idiot comme "avancée", mais il est vrai que lire un office du matin, c'est chiant... Alors que lire les pièces de Beaumarchais, c'est quand même beaucoup mieux!
Le temps m'a appris à être plus exigeant, mais peut-être en même temps plus amoureux de mes livres. Et cette seconde étape vient finalement très vite. Et le plus important pour un jeune bibliophile, c'est d'acquérir l'expérience minimum pour passer à ce stade de la passion.

Jean-Paul a dit…

N'oubliez pas d'emporter sur votre ile déserte Le Livre de Cim, très supérieur aux Connaissances de Rouveyre.
Et surtout, pour ne pas rester un bibliophile du XIXe siècle, songez à économiser pour acheter le Dictionnaire encyclopédique du Livre, qui complète l'Histoire de l'Edition française.

PS Merci Pierre pour les compliments...

Hugues a dit…

Tout à fait d'accord avec Jean-Paul, sans oublier le Galantaris... mais pour ces trois ouvrages, malheureusement, éviter de les emporter sur une île déserte, sous peine de la voir s'enfoncer de quelques centimètres supplémentaires sous les flots à cause du poids.
Et si quelqu'un les éditait en CD-Rom ou en DVD-Rom?
H

Jean-Paul a dit…

Quelle horreur Hugues !
C'est quoi ces bestioles ?
Crabe Désossé-Roumain ?
Dindon Velu Déplumé-Roumain ?

PS "LE" Galantaris, c'est LE Livre de chevet !

Pierre a dit…

Je n'ai pas encore trouvé le "Brunet" ou le "Vicaire" à des prix qui me semblent raisonnables. J'imagine que le "Galantaris" (quelle est sa fonction, svp ?) appartient à la même veine !

Alors, une version CD rom ? Je ne dis pas qu'il ne m'arrive pas d'y penser, quelquefois, en me rasant le matin...
Pierre

Jean-Paul a dit…

Non, Pierre, le Galantaris n'est pas une bibliographie type Brunet ou Vicaire, mais un Manuel de Bibliophilie en deux beaux in-8° des Editions des Cendres qui a, d'une certaine façon, remplacé le Rouveyre.

Jean-Marc a dit…

Le Manuel de Bibliophile de Ch. Galantaris est LE livre qui m'a ouvert à la compréhension de la bibliophilie. C'est un très beau texte, très bien écrit, qui fait comprendre sans imposer aucun modèle.
De plus, le dictionnaire est un indispensable outil de travail.

J'ai eu le flair de l'acheter à sa sortie, alors que j'étais encore novice en bibliophilie.

Jean-Marc

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