« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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lundi 18 février 2008

Portrait de Bibliophile : Olivier.

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Je vous propose ce soir le portrait d'un bibliophile, universitaire et Toulousain, qui intervient régulièrement sur le blog, Olivier.
Bonjour Olivier,

Pourriez-vous nous parler un peu de vous et de votre bibliothèque?

Eh bien je suis universitaire et toulousain depuis 3 ans. A vrai dire ma bibliothèque (de livres anciens) a débuté avec mon arrivée à Toulouse. L'abondance de livres anciens et les prix (souvent) modiques qui y sont pratiqués m'ont incité à "sauter le pas". Etudiant, j'avais dévoré les
livres de Roger Chartier, d'Elisabeth Eisenstein, de Robert Darnton, de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin, etc.
J'étais donc fasciné par ces livres mais (longuement [je parle aux thésards membres actifs de ce blog qui me comprendront]) étudiant et avec un pouvoir d'achat limité je n'en avais jamais acheté qu'un (un volume du théâtre de Thomas Corneille). A Toulouse, j'ai découvert de nombreux libraires mais aussi de nombreux livres (y compris dans des vide-greniers) à des prix très modiques. Aussi (pardonnez moi mon père) j'ai beaucoup pêché et ai acquis (dans un premier temps) de nombreux incomplets qui ont longtemps suffi à mon bonheur.
Aujourd'hui je m'en sépare ce qui me sert à financer mes nouveaux achats. Enfin, pour expliquer la croissance rapide de ma bibliothèque (entre 80 et 100 volumes en moins de deux ans, je n'ai jamais compté...) mon bureau se situe à quelques mètres de deux salles des ventes qui organisent régulièrement des ventes de livres (y compris dans des ventes dîtes "de brocante"). Ce qui tend à confirmer que les livres anciens sont (relativement) abondants à Toulouse (si quelqu'un a une explication?? On m'a parlé des belles bibliothèques protestantes, de l'enclavement de Toulouse pendant longtemps, etc...).

Depuis quand la passion de la bibliophilie s'est-elle emparée de vous?

Comme je l'ai dit elle remonte à mes années d'étudiant, à mon goût pour l'histoire et, plus largement, pour les objets anciens (mobilier, céramique, etc.). Evidemment en étant universitaire, on développe un rapport familier aux livres, une partie du travail consistant à les faire se parler entre eux et à restituer ce "dialogue" aux étudiants. Cette disposition d'esprit me semble propice à la bibliophilie. Surtout, lire un livre ancien c'est se laisser happer par une époque, et ce qui me passionne c'est de tenter de percevoir ce que celui qui écrivait et celui qui lisait ces volumes avaient en tête.
Quels sont vos domaines de prédilection, ou votre approche est-elle éclectique et vous fonctionnez au coup de coeur?

Eclectique elle fût. Elle l'est moins. J'aime les livres historiques et politiques, les pamphlets. J'ai une prédilection pour les ouvrages révolutionnaires mais il me semble difficile de les trouver dans un état correct (la période n'était sans doute pas propice à la qualité des reliures et des impressions). L'entreprise éditoriale que représente l'Encyclopédie me fascine mais, n'ayant pas les moyens de m'acheter (ni la place d'accueillir) l'ensemble de l'Encyclopédie, je me suis néanmoins offert les deux premiers volumes pour bénéficier des frontispices et, par ailleurs, j'ai une jolie édition de "L'Esprit de l'Encyclopédie".
Dans mes achats de livres je me rends compte que je suis influencé par... mes lectures. Je viens de terminer le Peyrousseaux ce qui m'a conduit à acheter un fort in-folio des oeuvres de Saint-Jérôme (saint patron des libraires et des traducteurs...) édité par Christophe Plantin. Le volume, règlé, ne contient que 5 des 10 livres initiaux mais il suffit à mon bonheur d'avoir une impression plantinienne. J'avais déja un Henri Estienne et un Charles Estienne et un Gryphe vient d'arriver, aussi je suis comblé. Le cours de la vie peut aussi influer. Ma compagne est enceinte, aussi j'ai acheté le traité des maladies des femmes grosses et de celles qui sont accouchées de Mauriceau pour le cas où j'aurais (Dieu m'en garde) à prendre "les choses en mains";-)). L'avantage des livres de médecine anciens c'est qu'à la différence des modernes, on peut les comprendre...;-) Enfin, les ouvrages étranges (auxquels ce blog fait une large place ce qui me ravit) ou amusants m'intéressent (Le tableau de l'amour conjugal de Venette, le traité des signes de Costadeau, le traité des superstitions font partie des livres que j'aime feuilleter).

Où achetez vous vos livres? Internet, salons, libraires?

Mes lieux d'achat sont principalement les libraires, les ventes, les salons (même s'ils sont peu nombreux). J'achète peu sur Ebay. D'abord parce que j'ai du mal à acheter un livre que je n'ai pas vu, soupesé, feuilleté. Ensuite parce que les descriptions sont souvent... peu satisfaisantes ou fantaisistes (je pèse mes mots). Enfin parce que j'ai tendance à les acheter moins cher ailleurs. Je ne suis pas radin mais j'avoue aimer "faire un bon coup", dénicher un livre, profiter de l'incompétence d'un libraire (il en est). Bref le côté "chasse" me plaît. Alors quand le bois est giboyeux...

Quel est le ou les livres qui vous font rêver? Et les livres que vous possédez déjà et qui vous sont particulièrement chers?

Hugues le sait je "veux" un Paré. J'ai eu l'occasion d'en feuilleter lors de ventes et cela n'a fait qu'accroître mon désir. Malheureusement, pour le moment les prix atteints sont restés dissuasifs (de peu certaines fois). Le livre que j'aime le plus dans ma bibliothèque est L'Epithome du Thresor des Antiquitez c'est à dire pourtraits des vrayes médailles des emp. tant d'Orient que d'occident, 1553, de Jacques de Strada, traduit par Jean Louveau d'Orléans. D'abord parce que c'était mon premier "16ème". Pour ses 270 bois ensuite (reproduction des monnaies romaines suivies de notices biographiques). Enfin, parce que c'est un livre que j'ai littéralement "déniché" dans un carton, aux puces chez un vendeur d'affiches qui en demandait 180 euros en croyant qu'il s'agissait d'un, je cite, "début 17ème" et a fini par me le vendre... 40 euros. Alors il n'est pas exempt de défauts (quelques feuillets manquants) mais tant son contenu que les conditions de son achat (et un ex-libris d'un bibliophile normand [ma patrie d'origine] du 19ème siècle), en font un livre cher à "ma" bibliophilie.
Vous savez que les lecteurs du blog aiment les histoires, auriez-vous une anecdote à nous raconter, sur une trouvaille, un livre, autre chose qui touche à la bibliophilie?

Alors je ne sais pas si l'on reste dans le domaine de la bibliophilie mais j'ai acheté dans un vide-grenier un parchemin daté de 1475. A l'origine je l'ai acheté pour un faux (et au prix d'un faux, une dizaine d'euros) pour ses très jolis sceaux. Le temps de rentrer chez moi et d'examiner le papier de plus près et je me rends compte que le papier est probablement d'époque (le passage des fils de laiton). Ce que me confirme un libraire. Quelques mois plus tard je relisais L'apparition du livre de Febvre et Martin qui mentionnent un papetier de Saint-Quentin (si ma mémoire est bonne) nommé Le Bé qui officiait entre 1470 et 1490 et qui filigranait son papier... d'un B. Je reprends le
document, l'approche de la lampe et (vous l'aurez deviné) le papier est filigrané d'un B... Les personnages nommés sont eux aussi concordants avec la date. Pour le moment et en attente d'être détrompé je le prends désormais pour un vrai.
Last but not least, le document est un petit morceau d'histoire de France. Un rattachement d'un territoire (du Sieur de Montossé, Montossez, l'orthographe varie) à la couronne de France et la création, dans la foulée d'un nouveau pays des "quatre vallées". Je n'ai pas identifié le lieu mais je compte sur un médiéviste lecteur du blog pour m'aider. Le plus amusant est au dos du parchemin. On y trouve un plan et un petit texte (du 18ème ou du 19ème siècle). Le plan est celui du chateau de Montossé et le texte dit en substance : "la légende de Montossé résolue. Il n'y a point de trésort à Montossé". Indiana Jones quoi (le trésor en moins)! Je fournis une photo haute définition à qui veut m'aider.

Enfin, vous êtes un visteur fidèle du blog... qu'en attendez-vous?

Qu'il continue! J'apprécie ce rendez-vous quotidien avec la bibliophilie (évidemment un mensuel ne peut rivaliser). J'apprécie l'intelligence collective que permet internet (cette soirée sur les claies m'avait impressionnée). Bref ce blog est devenu mon second quotidien (un le matin et un le soir). Bravo et merci!!

Merci Olivier

Hugues

25 commentaires:

Pilou a dit…

Les Quatre Vallées sont situées dans les Pyrénées (Armagnac ou Béarn, non?)

Olivier a dit…

Bonsoir Pilou,
Oui nous sommes en Armagnac...
Demandez moi une photo via Hugues, je me ferai un plaisir de vous la faire passer.
Olivier

Pilou a dit…

Bien volontier! Il faudrait que j'essaie de retrouver le coin, mais ça me dit quelque chose. N'y a-t-il pas une affaire aragonaise ou navarraise également en jeu derrière ce texte?

bertrand a dit…

Je vais vous sembler bien suspicieux mais les cachets de cire rouge ne me disent rien qui vaille... en parfait état alors que le document est fortement tâché, plié, et que l'on peut supposer qu'il a été malmené pendant des siècles...

Peut-être suis-je dans l'erreur mais aussi la cire me semble trop rouge vif, de même que la ficelle bleue que l'on voit prise dedans qui ne ma parait pas très ancienne.

Encore une fois je ne veux pas vous décourager dans votre quête ni émettre un trop gros doute sur l'authenticité de ce document... mais j'ai déjà eu en mains des documents du XVè siècle qui ne ressemblaient pas vraiment à cela.

J'aimerais me tromper.
A suivre...

Votre Pucelle en plein maroquin olive à dentelle sur les plats est exquise. Des pucelles comme cela on en voudrait tous les jours...

Amitiés, Bertrand

Pilou a dit…

J'ai trouvé, il me semble, le château en question. Je suis tombé sur une ville du nom de Montoussé en Bigorre près Lannemezan. En "Google Earthisant" la chose, j'ai découvert une forme plus ou moins approchante à flan de colline du dessin inscrit au dos du parchemin. Si vous voulez vérifier, coordonnées spatiales 43°03'44"N. 0°24'52"E. Je pense qu'il s'agit de ça. Mais je peux me tromper.

Pilou a dit…

Et tant qu'on y est, un site qui ne laisse plus la moindre erreur sur la chose, étant donné que le plan est le même que celui du papier.

http://www.ot-neste-baronnies.com/chateaumontousse.html

Je suis tout à fait de ton avis Bertrand, en ce qui concerne la cire. Bien trop en bon état à mon goût, surtout pour un papier qui a autant souffert, et le cachet même (le R) ne ressemble absolument pas à un cachet d'époque.

Gonzalo a dit…

A mon avis aussi les cachets sont des faux (mais je peux me tromper).

Il est tout à fait possible que le document soit un vrai, sur lequel de faux cachets ont été apposés.

bertrand a dit…

Effectivement Pilou, le R est totalement de style XVIIè et pas du tout XVè, quant à la fleur de lis elle est trop belle pour être vraie de l'époque.

Ne nous en voulez pas Olivier mais j'ai bien peur que ce document soit autre chose qu'un document du XVè s.

Je me risque à vous donner mon sentiment. Dans une autre vie (au temps de Cazin et du Président de Thou, n'est-ce pas JP), j'ai été maître de jeu pour AD&D (les connaisseurs reconnaîtront... ça rajeunit pas tout ça !!), bref tout ça pour dire que lorsque l'on faisait une campagne de jeux de rôles avec un nouveau scénario, j'étais chargé de créer un document, un plan, un mystère, bref une énigme qui emmenerait les players dans les limbes du cosmos intergallactique pour voir si des fois Aragorn et Bilblo n'y seraient pas... et dans ces temps anciens, je dois bien l'avouer (à genoux, voir à quatre pattes...), j'ai crée des faux de ce type...

Donc... Warning !!

Amitiés, Bertrand

Olivier a dit…

Bonjour à tous,
Tout à fait d'accord avec l'ensemble des commentaires. N'était le papier (peut-on s'en procurer?) je ne me poserais même pas la question. Lorsque je l'ai acheté, l'encre me semblait bien nette (même si la lettrine rouge est, elle, quasiment effacée) et j'ai pensé à un jeu de piste élaboré. Reste qu'on est parfois surpris par la fraîcheur de l'encre sur des incunables. Pour les sceaux, le flash a eu aussi tendance à les "moderniser"... Bref je n'en sais rien mais cela m'amuse sur certaines choses (hors bibliophilie) de faire le pari de Pascal.
Quant à la jolie pucelle son format minuscule la rend encore plus sympathique (par parenthèse si j'en ai fourni la photo c'était parce qu'il s'agit de mon premier achat en salle des ventes...).
Bien cordialement à tous,
Olivier

Olivier a dit…

Oups,
Je suis allé voir le site et en effet le plan ne laisse guère de doute. Je vais mettre une étiquette (AD&D) pour que dans un siècle personne n'ai de doutes ;-))Je vais contacter la fédération de Haute-Garonne pour qu'ils me disent où il sont récupéré ce papier...
Olivier

Pierre a dit…

Olivier,

Il est facile de déchanter avec de pareils énergumènes! (catégorie Indianna Jones)
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Sourire quand même. Pierre

bertrand a dit…

Pierre, énergumène était-il le terme approprié à définir les Indiana Jones du Blog ?

# (Théologie) Celui qui est possédé du diable.

Exorciser un énergumène.

# (Figuré) Se dit de Celui, de celle qui se livre à des mouvements excessifs d’exaltation, de colère, qui parle et s’agite avec violence.

Quel ton d’énergumène!
Crier, s’agiter comme un énergumène.

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

Cependant on trouve aussi cette définition qui en fait me plairait plutôt bien :

"Personne qu'agite un enthousiasme déréglé ou une vive passion.
Qui est exalté et a un comportement agité."

et pour finir je ne peux m'empêcher de citer le Prince des philosophes franco-suisses :

"L'hypocrite sourit, l'énergumène aboie." (Voltaire).

Sur ce,

Amitiés énergumènatiques, Bertrand

Olivier a dit…

Ultime réflexion qui n'est pas un plaidoyer pro domo (ce n'est pas comme si j'avais payé un exemplaire de Baudelaire des centaines de milliers d'euros qui n'en serait pas un...;-))), s'il s'agit d'une production pour un jeu de rôle, les grands maîtres sont de grands malades (ce qui ne m'étonne pas pour en avoir côtoyé certains). Quelques clics sur google plus loin et je tombe sur une référence aux événements et aux personnages auxquels fait référence le document (en note de bas de page sur le "googlebook" ci-dessous).
http://books.google.com/books?id=-4z2SmqG2cwC&pg=PA141&lpg=PA141&dq=lavedan+1475&source=web&ots=Kz_jy9YfIW&sig=MN2B2bLL8gEYWi7Y9pnFm0NGAFY
Bien à vous tous,
Olivier

Pilou a dit…

Je ne doutais pas de la nature du document, qui me parait ancien effectivement. En effet, Montossey ou Montossé semble être l'ancien nom du seigneur du château, nom modifié après le XVIIIe siècle. Ce sont uniquement les cachets qui me semble plus récents, peut-être XIXe ou XXe siècle.

bertrand a dit…

Je confirme Olivier, les MDJ sont de grands malades... pour en avoir été un. Rescapé d'une période où l'on a tendance à croire que Spiderman est un pote et qu'on peut assaillir la forteresse du Mordor avec 4 fantassins abreuvés à la bière blonde.

Mais qui n'a pas eu 18-25 ans ???

Amitiés, Bertrand.

bertrand a dit…

Ne croyez surtout pas que parce que l'intrigue décrite dans le document a une réelle complexité historique que cela en fait forcément un document authentique.

Ne sous-estimez pas les MDJ au risque d'être condamné à errer dans les cavernes de La Moria pour l'éternité.

Un MDJ c'est justement celui qui est censer se creuser le méninges pour trouver un scénar indétectable...

Mais là, on s'éloigne de la bibliophilie.

Amitiés, Bertrand

Hugues a dit…

Sans rentrer dans le débat, notamment parce que je suis tout un connaisseur sur ce sujet, la piste du "jeu de rôles" ne me semble pas réellement sérieuse.
Le niveau de détail est trop important. Je penche plutôt vers des modifications ou des ajouts successifs au document.
H

Pilou a dit…

En fait, après avoir lu le texte, je pense qu'il s'agit plutôt d'un palimpseste XIXe s. comme j'en ai fait part à Olivier. Mais, encore une fois, ce ne sont que des spéculations, et il est tout à fait possible que ce soit un vrai document XV s!

Jean-Paul a dit…

Pilou,
Je croyais cette affaire classée...
Malheureusement, pas un paléographe ne se serait fait prendre : tout (support, écriture, cire), même sur cette photo, montre un vrai XXe s.

bertrand a dit…

Je suis de l'avis de Jean-Paul,
l'encre, l'écriture même, le papier même, les cachets et les tâches (trop belles pour être vraies) me font pencher pour un faux XXè s. Le papier mériterait d'être regardé de près ainsi que l'encre utilisée (les traces laissées par l'encre suite aux mouillure sont importantes - les encres anciennes ne donnent pas les mêmes coulures qu'une encre moderne "fraîche". En clair il faudrait avoir le document en mains et la chose serait vite débattue.

Amitiés, Bertrand

Montousse a dit…

Cher amis , j'ai l'honneur de vous annoncer que je suis l'authentique auteur et propriétaire de ce faux document que j'ai réaliser en 2003 , sur du vieux papier ...
je l'avais prêter à un amis pour rigoler , domicilié à Lannemezan , dans les Hautes pyrénées .
Je m'aperçoit ce soir avec stupéfaction de son escroquerie !
En effet , ce dernier s'est permis de le vendre à je ne sais qui , ( pour je ne sait quoi ) ... sans me le dire !
Bref , désolé de vous décevoir cher ami .
mais ce document n'a aucune valeur , j'ai fait le tampon avec un porte clef fleur de lys , et les écrit a l'encre de chine . bref , un vulgaire faux ! d'ailleurs , au XVe , on écrivait sur des parchemins ! j'espère retrouver le cour de cette scandaleuse escroquerie !

Gonzalo a dit…

:o)

Hé hé hé

Anonyme a dit…

excellent ! bravo fiston ...

Anonyme a dit…

Signé R, Attaché de recherche à la connerie humaine.

Anonyme a dit…

C MOI KI LA Fé

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