« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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jeudi 31 juillet 2008

Vacances, débats... logiciel de gestion de bibliothèque

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Comme prévu, j'ouvre ce message pour lancer vos débats et questions en commentaires.

Pour ouvrir le bal, je vous livre une première question de Clovis (qui est fort sympathique au demeurant de dire autant de bien du blog) :

"Je suis un lecteur attentif de votre blog, qui en passant est de loin le plus sérieux que j'ai pu trouver sur le net. Même si le bibliophile que je suis, se consacre exclusivmement aux ouvrages de sa région (la Franche-Comté), je prends beaucoup de plaisir à lire les articles qui m'apprennent toujours beaucoup.
Si je m'adresse à vous aujourd'hui c'est pour une demande spéciale.
Connaissez vous un logiciel, simple, fonctionnel et sur pour la gestion d'une bibliothèque ?"

Avez des idées pour le conseiller, Intaglio, il me semble que vous maitrisez ce domaine, non?

Bonnes vacances à tous. Je vous lirai de mon lieu de vacances.

H

52 commentaires:

François-Xavier a dit…

Pour gérer une bibliothèque perso ou pro, je ne peux que conseiller PMB qui est un logiciel libre qui se rapproche des meilleurs logiciels commerciaux comme Alexandrie, etc. mais il faut un peu se prendre la tête pour le configurer et l'installer en local avec par exemple easyphp... mais vous ne le regretterez pas !
http://www.sigb.net/index.php?page=secteurs&id_rubrique=1&lang=fr

M. Aubergine a dit…

Bonjour mon pote,
Documentaliste de formation, je ne peux que souligner la pertinence de PMB, que j'emploie d'ailleurs pour gérer mes bouquins. L'installation n'est certes pas simple, mais la communauté d'utilisateurs de PMB est suffisamment large et bienveillante pour répondre aux questions de cet ordre. Bon courage !

Benoît a dit…

pierre Bérès est décédé lundi... Ns sommes en deuil les amis.

bertrand a dit…

J'ai signalé au Blog la disparition de Pierre Bérès dès hier soir,
visiblement soit mon commentaire n'a pas été lu, soit la mort du "boss" ne touche personne ici, mais je n'ose y croire.

Amitiés, B.

Anonyme a dit…

Sans conteste "Livrotheque". Logiciel libre, simple à première vue mais qui regorge d'excellentes options pour qui se donne un peu de peine.

http://peepaillard.free.fr/download.html

A.A.A

Clovis a dit…

Merci pour vos réponses. J'espère de débrouiller. Je suis un peu nul en informatique. LOL

Intaglio a dit…

Bonjour aux habitants du pays de la cancoillotte !
Evidemment les bibliothécaires, dont je suis, sont séduits par PMB et ses possibilités de récupération des notices via Z39.50 des catalogues des bibliothèques de son choix et ce, malgré les difficultés de paramétrage signalés.
Autre hic : un formulaire de saisie qui pourrait paraître trop élémentaire pour cataloguer du livre ancien avec des particularités d'exemplaire, etc.
Je signale :
- cette grille d'analyse des logiciels gratuits de gestion de bibliothèque : http://logiciels.bib.free.fr/index.php
- une liste de logiciels : http://www.framasoft.net/rubrique386.html
et aussi :
- Livrothèque : http://peepaillard.free.fr/
- Tellico : http://periapsis.org/tellico/

Citons aussi les outils de gestion de références bibliographiques :
- Zotero : http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2006/11/29/256-des-bravos-pour-zotero
- Biblio-PC : http://www.biblio-pc.univ-rennes1.fr/Accueil.php
- Pybliographer : http://www.pybliographer.org/Welcome
et les nouveaux venus, les sites sociaux web 2.0 : LibraryThing, Shelfari, Babelio, aNobii intéressants mais à la couverture nulle en livre ancien...

bertrand a dit…

J'ai bien peur que les préoccupations des bibliothécaires et du bibliophile soient divergentes sur plus d'un point et que les outils informatisés qui conviennent à l'un ne conviennent pas toujours à l'autre.

B.

Intaglio a dit…

D'accord avec Bertrand. Il ne reste donc plus qu'à faire sa propre base en paramétrant son formulaire personnel de description d'ouvrages avec des gestionnaires de bases de données (SGBD) payants comme Access, Filemaker pro, etc. ou libres comme Base d'Openoffice (Pour en avoir une liste, cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_base_de_donn%C3%A9es)

xavier a dit…

ET pourquoi pas celui d' Abebooks.Fr ???
ici : http://www.abebooks.fr/docs/homebase/

mais est-ce indispensable ?, je ne me suis pas encore décidé à en utiliser un.

Je ne connaissais pas Pibi, mais il nous reste que ses beaux catalogues de ventes..., comme tant d'autres que la mort a rattrapé.
Xavier

Anonyme a dit…

Puisque le boss nous laisse libres et que le dernier post parle d'Homebase...

Que pensez-vous de la récente annonce du rachat d'Abebooks par Amazon ?

En tant que libraire et que client je trouve cela très inquiétant que le site leader de vente en ligne de livres anciens appartiennent à des gens qui vendent des bouquins comme ils vendraient (ou plutôt comme ils vendent déjà) des frigos. Acheter un livre rare, produit de haute culture, sur Abebooks aidera ces ignares - qui tentent déjà depuis des années de remettre en cause la loi Lang sur le livre neuf - à vendre encore plus de téléphones portables et de CD de Carla Bruni...

J'espère pour ma part que les libraires se déplaceront en masse vers les sites alternatifs et à visage humain comme livre-rare-book par exemple et que les clients les suivront...

Pour ma part je n'ai aucune envie d'enrichir une multinationale sans vergogne (rappelons qu'Abebooks prend une commission de 10 à 15 % sur chaque livre vendu sur son site).

Julien

Antoine a dit…

Bonjour à tous,

Je ne partage pas forcément votre avis Julien et le fait qu'abebooks soit racheté par Amazon ne me choque pas plus que cela : 1.abebooks n'a jamais été hypocrite, 2. amazon non plus, 3. nous sommes sur un marché, 4. si cela permet à abebooks de survivre, ma foi, pourquoi pas.
Je n'ai pas acheté de livre sur abebooks depuis au moins 4 ou 5 ans et j'avoue ne m'être servi de ce site que pour effectuer des comparaisons de prix, je privilégie en général addall ou vialibri (et Dieu que ce dernier site est complexe).

Mais il est vrai que ce site était quand même d'un autre niveau que Livre-Rare-Books, qui est vraiment désespérant et que je n'utilise jamais: à mes yeux, ce site incarne tout ce qu'il faut éviter sur internet... Ce n'est pas parce que l'on traite de livre ancien que l'on se doit d'être soi même déjà ancien.

Pour les 10-15% que s'octroyait abebooks, cela me semble également légitime, après tout ils fournissent une prestation, et plutôt bien, il n'y a donc rien de choquant là dedans : ebay prélève aussi une part des transactions et même un organisateur de Salon comme celui du Grand Palais, en fixant un droit d'avoir un stand à quelques milliers d'euros, ce qui doit bien représenter 10 ou 15% du CA des bons vendeurs sur un tel salon. Je n'ai pas l'impression que LRB soit gratuit, en même temps, comme rien ne s'y passe, ce serait à la limite justifié. (soyons sérieux, LRB est tout au plus à abebooks ce que le bouquiniste de livres au poids est à un libraire d'ancien).

Je suis étonné, vous êtes libraire et donc, ce qui est logique, vous vous rémunérez sur un service que vous ajoutez à votre statut d'intermédiaire lorsque vous vendez un livre, mais vous refusez ce service à d'autres. Croyez-moi, si abebooks ne rendait pas plus service aux libraires qu'il ne leur fait de tort, ce site aurait depuis longtemps disparu.

Or ce n'est pas le cas. Il est toujours là, je ne l'utilise pas, mais je respecte leur existence, il est vrai peu mise en danger par des "blagues" comme LRB.
Antoine

Anonyme a dit…

Cher Antoine,

Je suis en un sens heureux de cette réaction plutôt virulente qui va me contraindre à vous répondre point par point.

Tout d'abord, la question n'est pas la survie d'Abebooks, qui n'est en aucune façon menacée : l'entreprise ne cesse de se développer, compte déjà 140 employés et regroupe l'essentiel des vendeurs de livres (je dis vendeurs et non libraires car nombre d'entre eux ne sont ni professionnels ni déclarés). C'est une question purement financière, je crois, d'un investisseur qui revend sa participation. Le problème étant qu'il la revend au loup : une entreprise cynique qui ne sait pas du tout ce qu'est un livre ancien et il est légitime de s'inquiéter quand on sait le mal qu'Amazon fait au livre neuf en France (contournements divers de la loi Lang, lobbying intensif contre ladite loi...) et au livre d'occasion en général (poussée massive à la baisse de livres de déjà peu de valeur, bradés à 1 centime !).

Qu'Abebooks se rémunère pour son service, c'est légitime. Qu'il se rémunère outre mesure en profitant de sa position dominante afin de mieux se vendre à Amazon c'est autre chose (les tarifs ont fortement augmenté ces derniers mois, juste avant la vente). D'ailleurs, au départ, ces commissions sur le prix de vente n'existaient pas, ce qui n'a pas empêché l'entreprise de prospérer.

Le problème est que de nombreux libraires se sont placés dans une position de dépendance par rapport à Abebooks et que l'entreprise peut leur imposer tout et n'importe quoi.

La raison ? Les clients, pour une obscure raison, préfèrent souvent acheter sur Abebooks malgré des prix plus élevés (je sais de quoi je parle : je vends, comme de nombreux confrères, mes livres 10 % moins cher sur livre-rare-book !).

Quant à votre position sur ce dernier site, je ne la partage qu'à moitié, voire au quart... En effet, on peut reprocher à ce site son design vieillot, son interface peu pratique et l'absence de solution de paiement en ligne. Mais 1) l'équipe de livre-rare-book est consciente du problème et prépare une refonte totale de l'ensemble ; 2) ce sont souvent les même libraires qui sont sur LRB et Abebooks (avec des prix plus bas et... plus de photos de leurs ouvrages) ; 3) ceux-ci sont plus sérieux en général (ils sont en tout cas tous professionnels, ce qui est une garantie essentielle quand on est client) ; 4) LRB est à l'origine de Marelibri.com, excellent metamoteur regroupant d'autres sites européens sérieux, à l'interface un peu plus pratique ; 5) c'est un vrai libraire qui dirige LRB et il ne traite pas les gens qui le font vivre (je pense d'ailleurs assez chichement, vus les tarifs pratiqués : un forfait très bas dépendant du nombre de livres catalogués et... c'est tout : pas de commission) comme quotité négligeable ; 6) en gros LRB respecte la liberté de chacun et s'inscrit dans la philosophie libertaire et communautaire de l'internet des débuts, tout en étant un site marchand, et je trouve cela remarquable, malgré tous les défauts qu'on peut lui trouver.

Une chose d'ailleurs m'inrigue : vous défendez Abebooks mais... n'achetez rien par son intermédiaire, précisément depuis que celui-ci a été revendu une première fois (vers 2002). N'est-ce pas le signe d'un problème ?

Bien cordialement,

Julien

Antoine a dit…

Cher Julien,
Votre passion vous emporte et au final je constate que plusieurs problèmes s'entrechoquent dans votre message :
1. "Qu'Abebooks se rémunère pour son service, c'est légitime. Qu'il se rémunère outre mesure en profitant de sa position dominante afin de mieux se vendre à Amazon c'est autre chose" : bon, alors là, je vous arrête tout de suite, d'autant plus que vous êtes libraire : qui êtes-vous pour définir la rémunération juste d'un confrère? Et vous, la pratiquez vous? Quand vous achetez 50 euros un livre qui en vaut 5000, le revndez-vous 150? Non, pourtant ce serait une rémunération juste... et pourtant je mets ma main à couper que vous préférerez, comme l'intégralité de vos confrères, le vendre 5000 euros, et vous aurez bien raison. Laissons à chacun le soin de fixer sa "marge" et balayons devant notre porte avant de parler. Il me semble que les libraires ne sont pas les mieux placés pour ce genre de remarque. Attention, qu'on ne se méprenne pas, je donnerai toujours raison au libraire qui fera 50 fois la culbute, c'est son gagne-pain, mais qu'il ne vienne pas faire sa mijaurée en me parlant des 15% d'abebooks, par pitié.
2. Soyons clairs : si abebooks ne vous convient pas, rien ne vous y oblige à y aller, c'est quand même énorme d'accuser le site de créer une dépendance que les libraires sont eux-mêmes venue chercher. Les libraires ont des cerveaux, et s'ils se sont trompés, et bien ils s'en remettront, ou alors je leur conseille de lire plus souvent La Fontaine, plutôt que de ne faire que le vendre...
3. Le problème du loup, justement... amazon serait le loup. Qui êtes-vous pour dire cela quand d'autres au même moment disent que le site relance la lecture dans les campagnes, et permet à tous, même les plus isolés, d'acheter des livres? Je ne défends pas amazon, loin s'en faut (et sur la loi Lang, vous avez mille fois raison), mais encore une fois, nos pauvres petits libraires français, etc, etc. Je crois que vous confondez livre rare et librairie, d'ailleurs, de manière générale.
4. vos livres sont moins chers sur LRB que sur abebooks et les gens continuent d'acheter sur abebooks : ne vous êtes vous jamais dit que l'acheteur pouvait avoir raison.
LRB est un fatras sans aucun sens, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'inspire pas confiance. La recherche y est erratique, avec des résultats différents selon les jours, la navigation improbable, etc.
5. Les libraires (les pauvres) se sont placés sous la dépendance d'abebooks et nous devrions les plaindre? Nous, amateurs, les y avons-nous poussés? On fait quoi alors, on met tous les libraires sous tutelle financière pour éviter que ces garnements ne fassent d'autres petites bétises? Ou on met en prison les grands méchants qui ont abusé de ces oies blanches? Je connais de nombreux libraires qui vendent sur abebooks sans en être dépendants, vous savez...
6. "La raison ? Les clients, pour une obscure raison, préfèrent souvent acheter sur Abebooks malgré des prix plus élevés (je sais de quoi je parle : je vends, comme de nombreux confrères, mes livres 10 % moins cher sur livre-rare-book !)" -> ne devriez-vous pas vous poser vraiment la question vous? La raison est limpide, comme dit plus haut, entre un vrai site et un LRB, le choix de l'amateur est vite fait au moment de s'engager pour quelques centaines d'euros. Un tuyau? Enlevez vos livres d'abebooks, la part de vos livres vendus sur LRB, s'ils se vendent, va s'envoler.
7. Il ne faut pas confondre la pseudo malice d'abebooks et le vide sidéral que représente LRB.
8. Entre nous, marelibri, que je n'étais pas allé voir depuis un moment : même combat. A croire que ces gens oublient que les sites sont destinés aux clients.
9. Je n'achète plus rien sur abebooks parce que je cherche mon livre sur le site, et que je contacte ensuite directement le libraire, le plus souvent charmant, pour un achat en direct, qui le ravi. Ne tirez donc pas de conclusion hâtive.
Et pour être plus direct : en tant que client, que le site prenne 10, 20 ou 30% au libraire m'importe peu du moment que le prix me convient... que je sache personne ne met un pistolet sur la tempe du libraire pour qu'il vende sur abebooks.

Ce qui me gêne dans votre message en fait, c'est qu'on y parle encadrement des marges (ce que vous même êtes à mille lieues de pratiquer), grand ogre américain (et pourtant, je ne suis pas américanophile..), en général, tout cela se termine en défilant au pas de l'oie sous des immeubles aux toits en forme de chou à la crême...

Vous savez Julien, ce sont les libraires, vous, vos confrères, qui avez fait le succès d'abebboks. Nous, en tant qu'acheteur, nous avons adoubé ce marché. Faire de vous de gentils moutons victimes du grand loup est un peu fort de café. Je ne reviendrai même pas sur votre diatribe concernant le paracommercialisme tant on sait que :
1. il ne dérange pas les vrais libraires.
2. il ne vous dérangeait pas quand un gentil monsieur timoré osait franchir le seuil de votre librairie pour vous vendre ses ouvrages, faux débat, donc.

Antoine, qui ne nous y trompons pas, aime les libraires passionnément, mais pas les libraires qui pensent que s'ils vont mal, c'est toujours la faute de l'autre, le voisin, ou pire, l'étranger.

Jean-Luc a dit…

Cher Antoine,

Êtes-vous certain d’avoir bien envisagé les conséquences de ce rachat ?

[Remarque préliminaire : contrairement aux sites comme Livre Rare Book qui n'accueille que les professionnels, n'importe qui peut s'inscrire sur abebooks et, à fortiori, sur Abezon. Du coup, les erreurs de descriptions sont plus fréquentes sur abebooks que sur LRB, à l’instar d’eBay. Et si abebooks attire plus de monde, c'est simplement parce que les investissements techniques et publicitaires sont énormes.]

Mais tout ceci est de la fiente de goupil, comparé à ce qui nous attend. Car, ce qui n’a pas été dit, c’est que eBay, abebooks et Amazon reposent sur un système de nivellement par le haut. J’ai démontré arithmétiquement ailleurs comment n’importe quel libraire se ruine en trois années si il vend ses livres à prix modeste sur n’importe laquelle de ces plateformes.

Pour faire court, le système économique de ces plateformes oblige à vendre cher et à émarger grassement et n’est pas viable longtemps pour celui qui veut vendre beaucoup et peu cher.

[Les premières conséquences de ce système économique sont visible sur eBay.com où la proportion d’enchères à dramatiquement chutée au profit des offres en achat immédiat. eBay tente de soigner cette nécrose par l’option de la meilleure offre négociée, mais ce ne sera pas suffisant.]

Que va-t-il se passer cinq ans après l’achat d’abebooks par Amazon ? 80% de la vente des livres anciens passera par cette plateforme et par eBay mais seulement 10 à 30% des ouvrages intéressant la bibliophilie y seront présentés (les plus convoités). Né du mythe de la longue traine, le modèle économique qui se dessine en est en vérité l’antithèse : seul un type de pratique rentabilise l’utilisation du site. Adieu donc libraires modestes, au revoir aussi libraires avec boutiques dans la rue, adieu diversité de l’offre bibliophile… Bonjour annonces ambigües visant à « exceptionnaliser » les ouvrages, bonjour pratiques de découpages et remboitages, bonjour nivellement des prix par le haut…

Bertrand a dit…

On nage en plein libéralisme alors autant l'assumer...

Ca va finir par faire rire les oiseaux...

Et pendant ce temps, Pierre Bérès nous a quitté ... en silence...

PS : Antoine me semble juste mais excessif dans son propos. Jean-luc me semble avoir une énorme boule de cristal pour voir si loin... et Julien me semble vouloir légitimement défendre son "petit" métier, et c'est tout à son honneur.

M'est avis que dans 5 ans ou à peine plus, il ne restera plus qu'un seul méta-moteur base de donnée des libraires en ligne. Ebay ? Amazon ? Orange (saviez-vous que Galaxidion est déjà depuis longtemps la propriété de Wanadoo France Telecom Services...), qui sait ?

B.

Anonyme a dit…

Antoine,

Il me semble que vous me faites un procès d'intention. Ai-je critiqué, par exemple, le paracommercialisme, parce qu'il me nuirait personnellement ? Il nuit simplement à certains bibliophiles mal avertis, victimes de descriptions douteuses. Croyez-vous que tous les libraires sont des bêtes assoiffées d'argent ? Faire 50 (et même 5) fois la culbute, comme vous dîtes, n'arrive hélas pas tous les jours. On travaille souvent avec un coefficient de deux à peine pour le simple plaisir d'étoffer et de rendre un catalogue cohérent, et là vous conviendrez qu'en sus des charges diverses, une commission démesurée pose problème. Je ne me plains pas pour mes propres affaires, elles ne vont pas si mal, merci.

Mais le fond du problème n'est pas là, et vous le pointez justement, bien malgré vous, en disant que vous préférez téléphoner au libraire. Tout libraire qui se respecte préfère un coup de téléphone à une commande passée anonymement, et justement ce rapprochement d'Amazon et d'Abe risque de tendre vers un rapport anonyme, sans humanité, sans réalité physique, entre le vendeur et l'acheteur. Essayez de trouver le numéro de téléphone d'un vendeur sur Amazon... C'est tout simplement impossible ! Et de plus en plus, déjà, les gens ont l'impression de passer une commande directement à Abebooks quand ils commandent sur un livre sur leur site, tant le phénomène de "marque" est important.

Je crains simplement qu'Amazon ne vole aux libraires leur identité, et cela doit vous inquiéter.

Pour le reste, il est tard, je répondrai une autre fois. Bonne nuit,

Julien

Antoine a dit…

Jean-Luc,
Je suis souvent du même avis que vous. Pour autant, avant de voir les méfaits du marketing partout, ne pourrait-on simplement imaginer qu'abebooks fonctionne mieux que LRB, simplement parce que le site est mieux fait, plus clair, en un mot meilleur?
Ceci étant posé, quelques remarques : 48 ans et quelques années de bibliophilie derrière moi (une trentaine) m'ont permis de constater que le professionnel ne décrit pas forcément mieux son livre que l'amateur, et que c'est plutôt une question de personne que de statut juridique. D'ailleurs, qui n'a jamais fait son miel d'un livre mal décrit, par un professionnel ou un amateur.
Je suis désolé, mais il me semble qu'on un peu trop souvent tendance à assimiler professionnel à "infaillible", comme si les libraires à eux seuls concentraient la connaissance, ce qui encore une fois est très loin d'être la vérité.
Ce que je soulignais, c'est l'incroyable propension des libraires français à dire "c'est leur faute", sans jamais ou rarement se remettre en question.
Cette semaine, deux libraires américains ont proposé un outil informatique permettant à un libraire de déposer son livre sur les principaux sites marchands en 1 clic, sur la base de la même fiche...
En France, on en est encore à se dire "internet va nous tuer, etc, etc.", sans comprendre que c'est la peur qui tue. Ne serait-il pas plus intelligent, ou au moins plus profitable de se demander : "comment vais-je adapter ma librairie au monde de demain, quel va être mon modèle économique avec ce formidable outil qu'est internet, comment en tirer parti, etc?".
Non, on ne lît que grandes séances de panique qui se succèdent... Allons, allons, messieurs les libraires, le livre et son marché ont connu des moments plus durs, pas la peine de "pétocher" ainsi, ou alors prenez les choses de façon plus darwinienne, et vous verrez, tout ira mieux.
Je me demande pourquoi un bon libraire, avec de bons livres et des prix normaux serait demain affaibli par internet alors que cela lui ouvre un marché mondial... Pour 10-15%?
Soyons sérieux.
Et puis, avant 100% des livres passaient par les mains des libraires, et vous savez, les bibliophiles ont survécu!! Comme quoi! N'est-il pas temps de se dire que la librairie à la papa (marges pantagruéliques, clientèle captive) a vécu?
Antoine.
PS : point particulièrement intéressant de votre message (aucune ironie de ma part), je crois que c'est la première fois que je lis un libraire écrire qu'internet/ebay et consors vont produire un nivellement des prix par le haut. Position originale de votre part... Vos confrères crient en général le contraire de toutes leurs forces. Ou le chantent, mais alors c'est le chant du cygne.

Antoine a dit…

Julien, il existe un moyen assez simple d'échapper à ce cauchemar : ne vendez plus sur abebooks, ni sur LRB, et encore moins sur abezon...
Antoine

Martin a dit…

abebooks fonctionne mieux que LRB, simplement parce que le site est mieux fait, plus clair, en un mot meilleur?

Pas du tout d'accord.

Hugues a dit…

Bonjour à tous, je ne suis jamais très loin du blog, comme vous le constatez.
Martin, ton argumentation est un peu légère! :)

Mais surtout, vous semblez oublier (Martin, Julien) que LRB et abebooks sont des outils destinés aux clients et non aux libraires, et il semble bien que les clients aient massivement fait leur choix. Et alors de deux choses l'une : soit tous les acheteurs sur abebooks sont des idiots et les quelques libraires en face des génies, ou bien il est nécessaire de se remettre un peu en question côté libraires.

Je suis basique et un peu simple d'esprit, mais quand je cherche un ouvrage ma démarche est la suivante : je rentre la référence dans le moteur de recherche et ensuite je compare les résultats, les éditions et les prix. Procédons par l'exemple:
1. Je veux acheter un livre traitant de démonologie, je tape ce mot dans les zones "titre" de LRB et abebooks : 37 résultats sur LRB, 620 sur abebooks. Vous pouvez me répondre tout ce que vous voulez, me parler de doublons, etc, etc. La messe est dite : abebooks est bien plus performant que LRB du point de vue de ceux qui comptent, les acheteurs.
(au passage on comprendra que le vendeur peu sûr de lui préfère être en concurrence avec 37 confrères que LRB, que 620 sur abebooks, je schématise, mais c'est l'idée).
LRB, à l'heure d'un marché de livres anciens mondial, c'est un peu comme si vous alliez sur votre marché préféré pour acheter des légumes et qu'on vous disait "désolé Monsieur, mais vous n'avez accès qu'à 5% du marché, débrouillez pour faire vos achats et comparer vos prix dans ce petit périmètre".

Le plus gênant, du point de vue de l'acheteur est que souvent quand on cherche un livre, on ne le trouve pas sur LRB alors qu'il est sur abebooks.

Exemple le plus frais : je me suis offert la Démonologie de Perreaud, EO, maroquin, on m'a proposé directement un exemplaire. Je manquais d'information sur le livre et son prix éventuel. Première action basique, je vais sur les moteurs de recherches de LRB et abebooks : rien sur LRB, un ex sur abebooks.

Personnellement, malgré l'immense respect que j'ai pour LRB et l'effort que cela constitue, je ne consulte quasiment jamais ce site (dont la navigation est effectivement complexe), je n'y ai jamais acheté, et je sais déjà que je n'y achèterai jamais, tout ce qui se trouve sur LRB se trouvant ailleurs.

Cruelle loi de l'évolution, ou cruelle loi du marché, selon que l'on s'appelle en effet Darwin, ou Bertrand, ou Sourget.

Hugues

Jean-Luc a dit…

Bonjour Hugues,

Je constate que l'on peut maintenant se procurer des ordinateurs étanches que l'on peut connecter au web en faisant la planche sur une eau à 26°. Intéressant.

Un regard dans mon énorme boule de cristal me suffit pour voir que le problème de la qualité des résultats est lié à la disponibilité de l'accès aux banques de données.

En bref, votre analyse est pertinente aujourd'hui mais il y a de grandes chances qu'elle soit rendue obsolète demain par le développement des métamoteurs (type vialibri ou maxichoice) et de ceux qui vont apparaître dans deux ans, spécialisés par domaines bibliophiliques.

Tous les résultats seront agrégés sur un seul écran, l'outil de recherche bibliophile aura atteint son apogée paroxystique. Le rêve des Techener et autres bibliomanes sera enfin réalisé, nous aurons l'illusion de l'exhaustivité de l'offre. Exit la "bonne surprise", le "Chopin", la "trouvaille" dans la virtualité.

Trois débats animeront alors ce blog en août 2012 :

Que penser du rachat des métamoteurs par Amazon et de leur indépendance par rapport au tri des résultats ?

Qui alimente ces bases de données ? Pourquoi tel livre est-il devenu subitement introuvable ?

Et la plus amusante des questions : Comment trouver des livres anciens ailleurs que sur internet ?

Anonyme a dit…

Chers tous,

Mes messages peuvent peut-être sembler corporatistes, mais je crois qu'ils sont surtout idéalistes. L'idée d'engraisser le NASDAQ en vendant du Fourrier m'a subitement énervée, mais bon, ça ne me prend qu'une fois de temps en temps. Après tout, si je suis libraire c'est aussi pour pouvoir vendre et lire mes bouquins dans mon coin et emmerder le monde, ce que je retourne faire dare-dare, tant qu'Abezon me le permet :-p

Saviez-vous que le regretté Pierre Berès (parlons de lui pour faire plaisir à Bertrand), tout en vendant des livres hors de prix, avait enfanté une socialiste patentée, députée européenne et répondant au nom de Pervenche ?

Julien

Eric a dit…

Les moteurs de recherches sont une bénédiction pour le bibliophile qui recherche un livre en particulier.

Honnêtement, et sans vouloir vexer les libraires, sur l'ensemble de mes achats, la fiabilité des descriptions est dans l'ordre décroissant : particuliers, libraires et bon dernier : expert de ventes aux enchères. Le fait que les bases de données intègrent les livres des particuliers ne me dérange donc pas.

Je pense par contre que ces bases de données doivent évoluer pour permettre au marché de se développer pleinement.
En effet, les critères de recherche actuels amène à comparer les livres sur le critère du prix. Le problème c'est que pour le même livre, l'état peut justifier un écart de prix important.
Au final on achète pas le livre annoncé en mauvais état ni l'autre ne pouvant vérifier de visu que son prix est réellement justifié par son bel état==> tout le monde est perdant.


Je pense qu'il faut donc que tous les livres voient leurs descriptions agrémentées de photos.

En gros un mix ebay pour les photos et la possibilité de se voir proposer des livres que l'on ne connait pas et abebooks pour la quantité de livres proposée à la vente.

Eric

PS. concernant Pierre Bérès, je crois que le portrait qu'en avait fait Hugues était assez éloquant. Une vie consacrée au livres anciens, il a pu assisté de son vivant à la vente de ses livre qui restera dans l'histoire de la bibliophilie et est mort peu de temps après. Peut-on rêver mieux ?
Pour lui rendre un homage à ma manière, j'ai récemment acheté l'un de ses premiers catalogue de vente aux enchères de sa première librairie "Incidences", en tant qu'expert ==> jeunes libraires tous vos rêves sont encore réalisables ! Les livres auxquels il se consacrait n'avait alors rien d'exceptionnel. Je pense qu'à notre époque il les aurait vendu sur ebay et non à Drouot.

Hugues a dit…

Bien vu Eric, j'ai déjà souligné cette question des images, c'est l'un des plus grands apports d'internet. Personnellement je n'achète plus rien, même sur catalogue, sans avoir vu ou plusieurs images d'un livre convoité (je sais, je suis embêtant).
Bérès sur ebay? C'est polémique!
H

Bertrand a dit…

Deux remarques :

1. Pas un mot sur chapitre.com site qui nie totalement le lien qui doit exister entre libraire et bibliophile. Chapitre.com est sans doute le pire site que l'on puisse trouver dans le domaine.

2. C'est amusant de constater que parallèlement à cette discussion sur le blog entre LRB / Abezon etc... il se déroule actuellement la même discussion au sein de la liste "libraires" sur Livre Rare Book. Hasards ou Coïncidences comme dirait l'ami Lelouch ??

Voici quelques brèves de comptoir (on ne peut pas appeler cela autrement) de cette disccussion :

(je précise que ce n'est pas moi qui parle, ce ne sont que des propos rapportés via cette liste de diffusion) :

"Bonjour à tous

Je partage entièrement l'opinion de certains confrères.

Je travaille uniquement avec LRB et ce depuis 7 ans, donc également sur MARELIBRI. Merci à M. Chartier d'avoir oeuvré pour inclure LRB à MARELIBRI qui rassemble 5 sites indépendants uniquement réservés aux libraires professionnels.

En ce qui concerne ABEBOOK, j'ai eu la surprise de constater que, dans mon département, un "confrère" dont j'ignore qu'il existe, exerce sur ce site. Sachez que ABEBOOKS accueille des particuliers sous la dénomination "Librairie", ce qui est trompeur pour la clientèle et dangereux pour la probité de notre métier (amalgame).

A plusieurs reprises j'ai été sollicité par AMAZONE, PRICEMINISTERE ABEBOOKS et autres consorts afin d'exercer chez eux, ce que j'ai toujours refusé en leur soulignant que, professionnel inscrit au RCS, il était pas question de rejoindre un site favorisant le commerce au "Noir" en accueillant des particuliers.

Dernièrement je me suis aperçu que, sur EBAY, un particulier se servait de mes descriptions par "Copier-Coller", je suis intervenu en insistant, après une semaine d'échange de courriers électroniques EBAY a retirer les annonces.

Chers confrères les temps sont difficiles et le deviendront d'avantage si nous restons fatalistes face à toute cette concurrence déloyale et main-mise de ces dinosaures sans éthique. A chacun de nous d'agir en fonction de ses possibilités.

Heureusement il existe des sites comme LRB et MARELIBRI, à nous de les faire connaître d'avantage en continuant à travailler avec eux.

Bonne journée à tous
LA BOUQUINERIE
Jacques CHENAL
VERDUN"

"Bonjour,
Lors d'une crise quelle qu'elle soit tous le monde cherche un coupable...
Mais lorsque tout va bien et que chacun gagne de l'argent, c'est le grand
silence, un égoïsme rare et franco-français.
Les solutions sont a trouver en période faste et non dans l'urgence.
Ces solutions permettrons sans doute de mieux gérer les crises.
Je vends sur LRB (moins cher qu'ailleurs) sur E-bay et sur Amazon.fr
J'ai aussi et surtout une clientèle que j'ai su fidéliser par des tarifs
raisonnables (et non ceux que certains pratiquent - désolé d'être abrupte)
avec des services personnalisés.
Quand certains parlent de système de notation, j'aime bien celui de E-bay à
double sens il donne une bonne vision du vendeur et de l'acheteur. Il est
certainement à parfaire, rien n'étant parfait.
Bonne journée
LD Bayle
Les Editions du Piat (Editeur et libraire spécialisé)"

"Toute reaction a chaud , meme si elle fait du bien sur le
coup , est souvent excessive et doit etre temperee .
D' abord , toutes mes excuses a Julien Mannoni . C 'est
une inclination generale du metier vers une facilite
immediate qui etait visee et non lui meme .
Les moteurs de recherche generalistes permettent de se
rendre compte qu' effectivement plusieurs marchands
multisites vendent un peu moins cher sur LRB . C' est
une des solutions pour amener des clients vers un site qui
nous coute moins cher .
Le probleme de l' interface tristounette est reel . La
refonte annoncee reglera t elle la question ?
Dieu soit loue , la hausse vertigineuse du pouvoir d' achat
qui se profile a l' automne va nous tirer de ce mauvais
pas .
Cordialement .
Aldo . Librairie Aldebert ."

"ABEBOOK et les autres m'ont démarché plusieurs fois et montrés leur incompétence...
je n'ai pas aimé du tout leur approche du marché du livre ancien.
Leur façon d'aborder le marché est pour moi du rackett.

Pour le site de livrerarebook, le site de M. Chartier aurait bien besoin de lifting (ca fait 4 ans que je le leur dit, mais sans être entendu)
je me suis donc tourné vers un site personnel qui marche très bien !
Rien ne vaut d'être son propre animateur des ventes !
http://www.autographes-enligne.com/"

etc etc...

Comme vous le voyez... ça fume !

B.

Anonyme a dit…

Le hasard et la coïncidence ont un nom : je suis à l'origine des deux discussions. Il est très amusant de voir à quel point les réactions sont semblables dans leur violence (avec quand même beaucoup plus de courtoisie chez les bibliophiles que chez les libraires) tout en étant totalement opposées sur le fond ! Le problème sur livre-rare est que c'est toujours la question du travail au noir qui revient, qui est à mon avis surtout une question éthique qui regarde ceux qui le pratiquent. Quoique le principe du travail au noir est qu'il doit se pratiquer dans l'ombre et qu'avec ces sites il change de nature et d'ampleur...

En ce qui concerne Chapitre, il est vrai que leur façon de fonctionner est la pire des abominations, mais je crois qu'ils n'ont que peu d'avenir en ce qui concerne le livre ancien.

Julien

Olivier a dit…

Bonjour à tous,
Ebay qui tire les prix vers le haut? Cela semble peu crédible... Et pourtant, un exemple tout frais :
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&rd=1&item=160265584703&ssPageName=STRK:MEWA:IT&ih=006
Cet exemplaire était en vente sur le site du libraire... 480 euros...!
Amicalement,
Olivier

Hugues a dit…

Cet espace de discussion entre libraires, s'il était plus commode, est peut-être aujourd'hui le seul argument intéressant de LRB, dommage qu'il ne soit pas plus mis en avant, et dommage que, comme dans tant d'autres démarches de libraires, le bibliophile n'y soit pas associé.
C'est d'ailleurs assez intéressant de constater que si le libraire est très important dans l'imaginaire du bibliophile (et à tous les niveaux : amitié, rivalité, mépris, envie, complicité, etc.), le bibliophile, lui ne semble vraiment n'être qu'accessoire dans la vie du libraire.
Vous connaissez à peu près ma formation et ce que je fais dans la vie, et c'est un point qui ne cesse de me surprendre tant il est tous les jours démontré, et sur tous types de marchés, que la réussite vient en placant son client/consommateur au centre de sa démarche, plus d'ailleurs qu'en s'inquiètant de ce que fait son voisin/concurrent (en général, quand on en est à ce stade, c'est qu'on est déjà dépassé).
La réussite d'Amazon, qui a frôlé l'échec il y a quelques années, est venue de là, une attitude centrée sur le client, avec une approche innovante très pointue (qu'ils qualifient d'"itérationnelle"), et perpétuellement remise en question.

Tous les libraires ne veulent pas devenir amazon, et ils ont bien raison. Mais tous sont des commerçants, très spéciaux il est vrai, dont le succès passe par la relation avec leur client, e les amis libraires du blog le souligne souvent : fidélité et complicité à long terme avec le client sont des éléments clefs du succès.

Bon, je ne sais plus pourquoi je disais tout ça! Ah si! Communiquons! Clients, amateurs et libraires, et pas seulement à travers des catalogues ou des questionnaires distribués par des syndicats lors de grands salons. Le SLAM devrait proposer cela, des mini-états généraux de la bibliophilie, à défaut de déboucher sur quelque chose, on se sera parlés, ce sera sympa!

H

Anonyme a dit…

Hugues, Antoine, et les autres,

Je me suis permis de transmettre l'intégralité de cette discussion sur ladite liste de LRB. Ainsi vos critiques et appels au dialogue seront-elles peut-être entendues...

Avec Bertrand (et Jean-Luc ?), le blog dispose ainsi d'un nouveau go-between.

Julien

Bertrand a dit…

Merci Julien pour m'avoir obligé à chercher sur Google ce qu'était un "go-between"... je n'en savais rien... la locution d'outre manche n'était pas parvenue jusqu'aux portes de ma Bourgogne racinée (comme le cuir)...

Maintenant je sais.

Merci.

B.

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je travail chez LRB, mes propos vallent donc ce qu'ils vallent, mais je suis allé simplement effectuer les différentes recherches de hugues, et les résultats sont assez loin de correspondre à ceux annoncés.

Ainsi, la recherche par titre 'démonologie' donne bien 37 résultats sur LRB, mais seulement 58 sur Abebooks.com ou fr et non pas les 620 annoncés.

Je suis également aller faire la recherche sur marelibri.com, titre "démonologie" donc, qui donne 83 résultats. J'ai alors cliqué sur le lien [Démonologie] sur les thèmes liés en haut à gauche, qui donne alors 1142 résultats. Pas si mal (adresse: http://www.marelibri.com/topic/4702-main/demonologie/books/0)

La recherche "Démonologie de Perreaud" en titre, qui, il est vrai, ne donne effectivement pas de résultat sur LRB, en donne toutefois un sur marelibri.
(http://www.marelibri.com/search/current?maximumPrice=0&keywords=&firstResult=0&ISBN=&selectedDatasources=127&quicksearch=&matchTypeList=ALL&author=&title=D%C3%A9monologie+de+Perreaud&description=&minimumPrice=0&sorting=RELEVANCE&booksellerName=&keycodes=&cid=63763)

Enfin voila. Loin de moi l'idée de rentrer dans votre débat qui me dépasse un peu, mais je voulais juste vous faire part de ces constatations.

Adrien.

Hugues a dit…

Merci pour votre message Adrien.
Piqué au vif j'ai délaissé mon transat.. pour aller constater mon erreur :
1. en effet, j'avais pris en compte les résultats pour demonology (et non démonologie) sur abebooks. Pour Démonologie, il y en a effet 58 résultats sur abebooks, pour 37 sur LRB, soit quand même environ 40% de résultats en plus.
J'ai voulu aller un peu plus loin :
2. J'ai donc tapé "poliphile" dans les mots clefs : 65 résultats sur abebooks, 9 sur LRB.
3. Pour auteur : "buffon" : 1352 résulats sur abebooks, 649 sur LRB.
4. pour "bussy-rabutin' : 179 sur abebooks, 133 sur LRB.
etc.
Dans chaque cas, abebooks est meilleur, il n'y a pas de dilemme.
Quand à la comparaison avec marelibri, elle ne sert pas LRB, bien au contraire. Ou alors autant supprimer l'un pour ne faire subsister que l'autre.

Reste que chacun, au delà des performances du site, est libre d'utiliser le moteur de son choix. Le choix des bibliophiles semble se porter sur abebooks.

Cela m'aura donné une idée : je proposerai bientôt un nouveau comparatif des moteurs de recherche, à la rentrée. Sur des critères factuels.
H
P.S. : encore désolé pour mon erreur, ce n'est pas dans les habitudes du blog, et vous le savez.

Martin a dit…

Bien sûr qu’il n’y a nulle part plus de livres que sur Abebooks, mais pourquoi restreindre la recherche?
Je cherche toujours sur Adall (attention aux accents) et/ou vialibri (un peu imprécis les derniers temps) et dans 99 % des cas, c’est suffisant.

Martin a dit…

Juste pour le plaisir: Recherchez dans „titre“ les mots „sujets ossian chenavard“ sur Abebooks et sur livre-rare-book. Vous préférez tous la description chez ABE? Moi non. Et pour contacter le vendeur, c’est plus facile sur ABE?

Jean-Luc a dit…

Hugues a écrit : "le bibliophile, lui ne semble vraiment n'être qu'accessoire dans la vie du libraire."

Pure provocation pour nous faire bondir, n'est-ce-pas ? Sinon, si la remarque est sincère, il y a vraiment un malaise qu'il sera important de dissiper ici ou ailleurs.

bertrand a dit…

Hugues a écrit : "le bibliophile, lui ne semble vraiment n'être qu'accessoire dans la vie du libraire."

C'est toujours dangereux de lancer des affirmations aussi péremptoires.
Je ne garderais bien de vouloir retourner cette proposition dans l'autre sens, et pourtant...

B.

Hugues a dit…

Bonjour,
Martin : je n'avais pas introduit addall dans la discussion, dans la mesure où le "site" est gratuit pour les libraires, et parce que c'est un métamoteur. Mais c'est aussi l'outil que j'utilise le plus.

Jean-Luc: ce n'était pas vraiment de la provocation. Je suis de près les débats entre libraires, ainsi que ceux parallèlement, entre bibliophiles : les bibliophiles évoquent le plus souvent tous les sujets, et le sujet des libraires en particulier. En revanche, les libraires parlent peu (voire jamais pour ce que j'ai pu constater) des bibliophiles, voire de la bibliophilie (nuance : ils parlent aux bibliophiles, et encore pas tous, et/ou ils parlent de livres, mais pas de "bibliophile").

Vous me direz que le sujet des bibliophiles n'est pas le plus intéressant, mais en même temps, en dehors des prises de parole de libraires sur le blog, on n'entend jamais les libraires évoquer la bibliophilie, le bibliophile d'aujourd'hui, comment il évolue, les modes, etc. : soit ce débat n'est pas public et chaque libraire garde ses avis et ses recettes magiques pour lui, sans les partager.

Soit, et c'est plutôt mon avis : le libraire est focalisé sur son activité (ce qui est bien normal, c'est son gagne-pain) et les thêmes récurrents (cf les discussions LRB par exemple, qui ont ceci d'intéressant qu'elles se déroulent entre libraires, et permettent bien de prendre le pouls) qu'il aborde avec ses confrères sont : les charges, les dangers d'internet, le paracommercialisme, la crise du secteur, etc. mais de bibliophile ou de bibliophilie, je ne vois point.

Entendons-nous bien : je ne dis pas que les libraires se désintéressent de la bibliophilie ou qu'ils ne sont pas bibliophiles, mais ce ne sont ue très très rarement des sujets qu'ils abordent.

Il est vrai aussi que peu d'entre eux ont les moyens de s'exprimer (un site, un blog, un catalogue avec un édito...), et que els échanges entre eux semblent relativement limités, mais du coup, l'impression, vue du bibliophile est que le libraire est très centré sur lui.

Peut-être est-ce une des pistes des incompréhensions qui existent parfois. Peut-être aussi l'égo du bibliophile aimerait-il être plus flatté, c'est une piste. Dans tous les cas, ce "vide" participe sans doute au fait que le bibliophile a souvent l'impression de n'être qu'un client, même si ce sont deux choses distinctes.
:)
H
P.S. : je n'ai pas vu depuis longtemps un papier d'un libraire, ou une conférence sur au choix : la "psychologie" du bibliophile, son évolution, la bibliophilie en 2008, ses modes, ses travers, etc. Il me semble que ce serait pourtant là un espace naturel de communication pour les libraires.

Hugues a dit…

Bertrand,
Il y a un grand nombre de mots différents dans la langue française, ce qui permet de les choisir avec soin pour moduler sa pensée.
J'ai choisi précisément les mots "ne semble" pour exprimer mon interrogation sur le sujet.

Si j'avais voulu être "péremptoire", j'aurais écrit "le bibliophile, est évidemment accessoire dans la vie du libraire", ce qui est très très très loin, à la fois de ce que j'ai écrit, et de ce que je voulais dire.

Aussi, avais-je choisi d'autre mots. Mais peut-être n'avais-je pas consience d'aller vers un danger aussi périlleux... auquel cas je serai resté muet. Mais il est vrai qu'il est plus simple de commencer par m'attribuer une pensée qui n'est pas la mienne pour la contredire. :)

Quand à l'inversion de la proposition... Celui qui prétendrait que le libraire ne joue pas un rôle capital dans la vie du bibliophile aurait mal lu les innombrables messages postés sur le blog par des bibliophiles depuis 18 mois : le libraire EST évidemment capital dans la vie du bibliophile. Il le hait, le déteste, le vénère, l'envie, le jalouse, le respecte, l'admire, le consulte, etc, et tout ça change avec les jours et avec les bibliophiles. Il n'y a d'ailleurs qu'à voir le nombre de bibliophiles qui rêvent ou ont rêvé de sauter le pas et de devenir libraire. Le libraire, c'est le fantasme absolu pour le bibliophile.
H

Mitch a dit…

On parlait de Pierre Beres il y a quelques jours, et de son deces. Il incarnait une certaine forme de bibliophilie ou de librairie.
Quand je pense à la bibliophilie du 19eme siecle, de grands noms me viennent à l'esprit, qu'ils soient libraires ou bibliophiles.
Mais aujourd'hui, rien, les grands libraires semblent tournes vers leur activite, les grands salons, il n'y a plus de revue de bibliophilie qui tienne le haut du pave, les bibliophiles sont plus dicrets que jamais.
Finalement, personne ne prend plus la parole sur la Bibliophilie, à un niveau eleve. Y-a-t-il un penseur de la Bibliophilie en ce moment? Je ne crois pas.
C'est aussi la qu'on attend les libraires, non?
Ils ont le savoir, l'experience et depassent la vision "ma bibliotheque" qui est souvent la notre, a nous pauvres bibliophiles. C'est sur, on les ecouterait avec attention.
Mitch (desole pour les accents, j'ai un clavier anglais)

Anonyme a dit…

Martin, moi qui espérais rester incognito sur le blog un peu plus longtemps, c'est raté ! Ou bien cette publicité gratuite n'était pas volontaire ?

Finalement, dans l'exemple que vous avez choisi, ce qui me gène le plus ce n'est pas tant les 50 euros de plus ou les huit photos de moins que l'on trouve sur Abe que cette mention subjective de "bon" état quand "satisfaisant" serait sans doute suffisant (il faut bien s'adapter hélas au soi-disants "standards" du site). Le mieux est quand même une bonne descritpion physique objective avec le plus de photos possible, et LRB permet cela en effet !

Cela dit, intéressant que vous ayez choisi ce livre Martin, il est assez rare, et j'ai eu peur un moment que vous n'en ayez trouvé un autre exemplaire ;-)

Hugues, pour le libraire, n'oubliez pas que bibliophile=client. Il lui est donc délicat de dresser la liste des travers de celui qui le fait vivre, ou alors il lui faudra énormément de tact, d'humour et de talent. Vous vous lancez, Bertrand ? ;-)

(Pour tout vous dire, il nous arrive régulièrement de parler entre nous de tel out tel bibliophile/client quand nous le croisons en salle de vente par exemple : c'est parfois pour souligner la profondeur de son portefeuille, mais il s'agit aussi souvent de pointer les domaines qu'il connaît bien - c'est-à-dire infiniment mieux que nous -, ses lubies, ou... l'originalité de son code vestimentaire. Il est vrai que cela va rarement plus loin.)

Julien

Gonzalo a dit…

Réponse à Mitch : il me semble que le problème vient essentiellement du fait que les universitaires et les bibliothécaires ont monopolisé la parole "sérieuse" sur le sujet du livre ancien, rejetant loin les contribution sd'amateurs ou de libraires (trop intéressées: le libraire cherche à vendre, l'amateur cherche à valoriser sa collection... C'est du moins comme cela que c'est ressenti).

Prenons par exemple cette excellente revue qu'est le bulletin du Bibliophile (pas le "magasine", le "bulletin"): on a là une revue qui vient des libraires, qui est toujours (il me semble mais je peux me tromper) censée être réalisée par un tiers de libraires, un tiers de bibliothécaires et un tiers d'universitaires. Or, cette revue bibliophilique n'est plus qu'une "simple" revue universitaire. Le niveau est très élevé (c'est un touril de grande valeur), mais peu de collectionneurs la lisent. Les libraires qui y publient ne le font plus pour toucher "leur" public (c'est à dire les collectionneurs), mais pour acquérir un statut de chercheur (c'est une démarche bien différente)... Le bibliophile semble avoir été oublié ici. Et le bibliophile semble aussi avoir oublié la revue: je ne crois même pas qu'elle ait déjà été évoquée sur le blog!

La même critique pourrait être faite pour la Revue française d'histoire du livre, devenue désormais surtout une revue universitaire, alors qu'elle est le fruit de l'excellent travail de la Société des bibliophiles de Guyenne.

Je peux me tromper, mais c'est en tous cas l'impression que j'ai: les libraires, trop occupés à leurs affaires, ont déserté le terrain de la publication, les bibliophiles les ont laissé faire, et les universitaires ont pris les choses en main... Séparant du même coup le monde de la recherche de celui de la collection. C'est fort dommage! (et c'est là une critique du milieu dans lequel j'évolue moi-même...)

Existe-t-il encore des revues, même à petit tirage, constituées des contributions d'amateurs et de libraires? Le point de vue de Jean-Paul, animateur du bibliophile Rémois, pourrait peut-être nous éclairer sur ce sujet.
;o)

Bertrand a dit…

Hugues, comme quoi un simple "ne semble" peut sauver du gibet !

Gonzalo je suis entièrement d'accord avec ton analyse. Les revues d'un très haut niveau en matière d'histoire du livre et de bibliophilie sont peu ou pas lues par la majorité des bibliophiles et libraires d'aujourd'hui, ce sont des revues d'universitaires qui n'ont pas du tout la même vision des choses que nous lorsque nous nous trouvons en face d'un maroquin de Trautz ou un envoi de Dumas. C'est ainsi. A vrai dire je ne sais pas si les choses peuvent changer, mais c'est vrai que cela me parait une assez mauvaise chose pour le couple libraire-bibliophile.

Pour ce qui est des portraits de bibliophiles assez cocasses je vous invite à lire deux ouvrages, pas très rares et pas très chers :

- Le journal d'un bouquiniste de Charles Dodeman (Paris, Tancrède, 1922). 189 pages.

- Le long des quais, bouquinistes, bouquineurs et bouquins, par le même Charles Dodeman. Editions Gallus, s.d. (1922).

L'auteur était bouquiniste, les portraits de "bouquineux" et "bibliophiles" sont souvent amusants et instructifs.

B.

Hugues a dit…

Merci pour les références Bertrand, je vais regarder ça de près.
Gonzalo, très intéressant. Connais-tu des sociétés de bibliophiles encore vivantes et qui soient actives? Connais-tu leurs activités et est-il possible de les contacter?
H

Gonzalo a dit…

> "Connais-tu des sociétés de bibliophiles encore vivantes et qui soient actives? Connais-tu leurs activités et est-il possible de les contacter?"

J'évoquais plus haut la Revue française d'histoire du livre, qui est un modèle en la matière, et qui est l'œuvre de la Société des Bibliophiles de Guyenne. Je ne sais pas quelles sont leurs activités mise à part la revue; pendant longtemps la société a organisé des colloques et des expositions (à Bordeaux). Aujourd'hui, la revue semble occuper le principal de leur temps. Mais c'est une excellente publication. Le numéro le plus récent que j'ai est celui de 2003. Frédéric Barbier en était alors rédacteur en chef (un universitaire, donc). J'ignore s'il l'est encore.
La société était alors "logée" par la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Je pense qu'elle l'est encore. 7 rue des Corps Francs Pommiès, 33075 Bordeaux Cedex. Tél. 05 56 98 96 45 (permanences le mercredi de 15 à 18 h).

Le Bulletin du bibliophile est édité par Electre (cercle de la librairie), sous l'égide de l'Association internationale de Bibliophilie. Il a été fondé par Julien Cain (un bibliothécaire), et est aujourd'hui dirigé par Pascal Fouche, avec Annie Charon (une universitaire, donc) comme responsable de la rédaction.

Qu'on ne se méprenne pas: la participation d'universitaires à de telles revues est un bien, une garantie de sérieux (et elle permet sans doute aux revues de continuer à exister). Mais, il serait bon que libraires et collectionneurs ose y participer (il est très simple de soumettre un article à une revue: il suffit d'envoyer le manuscrit à la rédaction).

Tu veux nous préparer un article là-dessus, chef?

Sinon, pour les lecteurs du blog qui seraient intéressés, sachez qu'il existe une foultitude de revues universitaires d'histoire du livre, généralement de bon niveau: le Gutenberg Jahrbuch (une mine d'information pour ceux qui s'intéressent aux incunables et aux éditions du XVIe siècle, mais pas uniquement), the Library (publiée par l'Oxford bibliographical society), Quaerendo (une revue hollandaise, plutôt anglophone), la récente Histoire et civilisation du livre, et j'en oublie...

PS/ En friandise, je viens de découvrir le site de Pascal Fouché, consacré au Flipbook... Il semble en avoir une impressionnante collection (presque 5000). Il y a un blog aussi, mais ne concurrencons pas Hugues!
http://www.flipbook.info/

Bertrand a dit…

Chers amis, aujourd'hui est un jour à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du Blog du Bibliophile.

Cet après-midi, Pierre et Bertrand se sont rencontrés pour le meilleur et pour le meilleur !

Belle rencontre à Pézenas, village d'histoire et du livre par excellence, Molière y laissa sa marque.

Ballade-parlante dans les rues et ruelles du village historique. La rencontre s'est passée devant la libraire Aparté (une belle libraire salon de Thé bien agréable). Après un petit rafraîchissement et quelques propos d'introductions à nos "Histoire" réciproques (et Allah sait si les parcours des bibliophiles et des libraires sont le plus souvent atypiques...)... passage en revue des rayonnages bien classés de ladite librairie.

Après quelques dizaines de minutes, quelques livres humés, palpés, soupesés, quelques questions posées au libraire des lieu qui y répondit avec tact et élégance, une petite trouvaille pour moi...

Le catalogue de la vente de la Bibliothèque de Gabriel Peignot, Téchener, 1852. Quoi de mieux pour finir en "lecture agréable" les quelques jours de vacances qu'il me reste ?!

Ensuite, petite visite des rues et ruelles, bien agréable, discussions autour du bibliophile, du métier de libraire et de bouquiniste, du Blog bien évidemment. Louanges appuyées et sincères à Allah-Hugues en personnage, sans qui rien de tout ceci n'aurait pu avoir lieu.

Bref en un mot : Génial !

Une belle rencontre. De beaux moments.

Merci à Pierre d'avoir eu l'envie et le courage d'affronter un bouchon de plusieurs kilomètres sur la N113 pour parvenir à notre lieu de Rendez-vous.

Merci à Hugues pour avoir rendu ces rencontres possibles.

J'en viens à rêver à des Etats Généraux de la Bibliophile où bibliophiles et libraires consentants se retrouveraient pour un séminaire au centre de la France au centre de la France (pourquoi pas) ?

Bonne soirée, Bertrand.

Hugues a dit…

Merci pour ce commentaire Bertrand, ça me fait très plaisir puisque l'objectif principal du blog a toujours été, de créer et de nouer des liens entre bibliophiles.
Avant le blog, je connaissais 2 autres bibliophiles et personnellement 4 libraires. Aujourd'hui, j'ai bien une centaine de contacts réguliers par email via le blog (ce qui explique le temps que je mets parfois à répondre) avec des bibliophiles, j'en ai rencontré personnellement une petite cinquantaine, et je connais bien plus de libraires qu'avant!
Cela aura au moins servi à celà!
H

Bertrand a dit…

Depuis que le Blog du Bibliophile existe,
Je connais plus de bibliophiles,
Je connais plus de libraires,
ce qui me motive encore plus pour bien faire mon "métier", ma "passion" ou mon "commerce", chacun y mettant l'accent qu'il souhaite.

Merci à tous,

B.

Olivier a dit…

Rien à voir (avec l'envie qui m'a pris de visiter Pézenas), mais dans la rubrique "Tout est bon"... ;
http://cgi.ebay.fr/POTTER-Harry-protection-speciale-des-Esprits-1691_W0QQitemZ180275868725QQihZ008QQcategoryZ34188QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
De quoi de venir aquoiboniste...
Olivier

Gonzalo a dit…

Excellent Olivier!
Voilà un geste commercial!

Bertrand a dit…

Plus sérieusement il y avait ceci de "non négligeable" mais il fallait déjà quelque audace pécuniaire pour aller au devant de cette belle nef des fols en version british reliée à la façon Capé dans la première moitié du XIXè s.

C'est rare et beau. Cela méritait d'être signalé.

Comme quoi, Jean-Paul, Ebay de révèle pas uniquement des livres tarés ou abibliophiliques.

A voir : http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&rd=1&item=160267331331&ssPageName=STRK:MEWA:IT&ih=006

B.

Hugues a dit…

Pas mal, mais pour trois fois moins cher, je préférais quand même ce Lycosthène... cher, mais quasiment donné à ce prix là.
Et quel livre!
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&rd=1&item=120285468777&ssPageName=STRK:MEWA:IT&ih=002
H

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