« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

dimanche 5 juillet 2009

La Nouvelle Revue des Livres Anciens, un bulletin paroissial?

Amis Bibliophiles Bonjour,

Quelques nouvelles de La Nouvelle Revue des Livres Anciens: nous commençons à travailler sur le numéro 2. La liste des auteurs se précise, et nous tenons bien sûr compte des remarques et critiques diverses que vous avez formulées, d'autant plus (je pense aux erreurs typographiques par exemple), que nous en étions hélas déjà conscients à la livraison.

En ce qui concerne le cahier central et les illustrations en couleurs, si nos finances nous le permettent, nous passerons de l'un à l'autre. Pour ce qui est des illustrations en noir et blanc au fil du texte, c'est également noté. J'ajoute que je trouve le sommaire un peu difficile à lire, ce qui sera également résolu.

Globalement, vos commentaires et vos critiques sont très positives et encourageantes, et nous vous en remercions. Nous avons reçu de très nombreux témoignages de satisfaction de votre part, via les commentaires du blog, par email ou même par courrier.

La fête ne serait pas totale sans deux réserves, l'une de la part d'esprits chagrins qui n'ont pas souscrit à la Revue mais s'autorisent à en sourire, l'autre de la part d'un original, ex-libraire, que sa retraite récente semble aigrir, et qui nous a fait le plaisir de nous adresser un charmant email. Nous le remercions chaleureusement parce que sa lecture nous a beaucoup fait rire. Je crois que c'est le lot de tout périodique de recevoir des courriers de la part de ce genre particulier de lecteurs... et encore, je dis "lecteurs" alors que ce sympathique correspondant débute son email en confessant ne pas avoir lu la revue.... Sourire.

Voici donc quelques extraits de ce bêtisier très personnel, qui aurait pu avoir un sens s'il avait été constructif et argumenté:

"présentation digne d'un bulletin paroissial de province désargenté.... maquette d'une ringardise affligeante... portraits de "notables" rigolards par le "photographe professionnel du département..." et j'en passe. La lecture me fait encore sourire. Surtout quand on connaît le correspondant, qui a laissé dans l'histoire de la librairie une trace inversement proportionnelle au temps qu'il nous fait perdre, et qui est hélas immense.

Enfin bref, nous sommes toujours preneurs de vos commentaires et critiques, qui vont nous aider à professionnaliser un peu cet amateurisme que nous assumons!

H

22 commentaires:

Pierre a dit…

La NRLA est le fruit d'un blog rondement mené et d'amitiés nouées autour de l'amour du livre. Alors, les esprits chagrins et les ex-libraires atrabilaires, on s'en tape le coquillard comme dirait la Marquise Du Plessis Bagneux !
A la fin d'un ouvrage de Léon Bloy (catholique prosélyte tout à la fois irritant mais sincère), il était écrit : On demande des prêtres !
Et vous, pour alimenter ce blog et soutenir la NLRA, Que demander vous ?

Anonyme a dit…

Personnellement je me passerais très bien des photos en couleur, (en particulier celles des "notables" rigolards, ou pas, de notre époque) si cela doit permettre d'enrichir la revue en textes et en photos noir et blanc.
Mais il ne s'agit que de mon avis, et comme dit l'autre, je le partage!

Bien cordialement
Patrick C

Anonyme a dit…

Vous avez été très avisé en ne révélant pas le nom de cet ex-libraire afin qu'il n'émerge point du légitime anonymat où doit le maintenir son indigence ... la critique est aisée.
Je préfère citer ces quelques mots de Peguy : "Il y a dans ce qui commence une source, une race qui ne revient pas, une enfance que l’on ne retrouve jamais plus."

René

Vincent P. a dit…
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A. a dit…
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Jacques L. a dit…

J'y vais également de mon petit commentaire: j'ai beaucoup apprécié la revue. Elle est pour moi, déjà, ce qui se fait de mieux en France sur le sujet.
Beaucoup de choses ont été dites, remarques, commentaires, critiques, etc., et je rejoinds certains d'entre les lecteurs.

Il y a néanmoins un point qui me surprend sur l'interview de M. Sourget. Moi, elle m'a beaucoup intéressé. Je ne suis pas client de ce libraire, mais je ne connaissais pas M. Sourget (si ce n'est de nom), et je trouve que cet article lève le voile sur une grande figure du livre ancien en France, que l'on adhère ou pas à ses théories. C'est aussi cela que j'aime dans la revue.

Mais ce qui me surprend le plus, c'est que certains d'entre vous confondent l'analyse de la revue et le contenu d'un article, qui plus est une interview. Ce sont deux choses totalement différentes. On ne critique pas un magazine parce qu'il rapporte une opinion différente de la nôtre...La revue donne la possibilité de rencontrer et de mieux connaître une personnalité du marché, celle-ci exprime son propre point de vue. Mais il n'est dit nulle part que la rédaction de la revue adhère à ces thèses, ou n'y adhère pas d'ailleurs. C'est un peu comme si vous ne lisiez plus Le Monde parce que la tribune d'une personnalité ne vous sied pas.

Il y a confusion. Ce qui est intéressant, c'est que la revue ouvre un accès à ce type de personnalité, et nous aide à mieux le connaître. Le problème n'est pas de savoir si nous sommes d'accords ou pas.

A mon sens, il ne faut pas confondre critique de la revue et contenu d'une interview, justement parce qu'il s'agît de positions personnelles, et non pas d'analyses bibliographiques par exemple. D'ailleurs, comme l'a justement souligné un autre lecteur, on peut aussi ne pas être d'accord avec C. Galantaris quand il fixe un âge minimal pour la bibliophilie. Cette "hérésie" à mon sens ne dénature pas la qualité intrinsèque de la revue.

Ne confondons pas contenu et contenant, quand il s'agît de tribunes en tout cas. Et d'ailleurs, si j'étais un peu chafouin, je souspçonnerais les deux fondateurs d'avoir à dessein convoqué ces deux grandes figures, aux visions différentes, pour nous amener à réagir, ce qui semble être parfaitement réussi, puisque cette interview suscite des commentaires.

Du point de vue stylistique, je trouve cela assez élégant d'encadrer la revue par deux prises de paroles aux avis divers, qui illustrent bien que l'amour et/ou le commerce des livres ne sont pas indivisibles. Et ces deux parties donnent une modernité à la revue, en l'ancrant dans le réel, dans le quotidien, plutôt que de l'ancrer uniquement dans la bibliographie. Et elles aussi ont le mérite d'ouvrir des débats et de nous faire réfléchir à notre propre vision.

Un regret? Je préfèrerai plus d'images, même en noir et blanc, plutôt qu'un cahier central en couleurs qui sépare trop les articles des images qui s'y rapportent.

Jacques

Anonyme a dit…
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Mike a dit…

C'est toujours triste d'avancer masqué, surtout pour diffamer... Quel courage!

Je ne suis pas libraire, simple bibliophile et cette interview m'a intéressé, notamment le parcours de M. Sourget, que j'ignorais, et qui a au moins le mérite de ne pas simplement être le fils de son père.
Peut-être que cette histoire est connue de tous les libraires, mais je doute que beaucoup de bibliophiles la connaissent.
Et puis, la tribune de C. Galantaris reprend aussi ses thèses déjà déployées ailleurs, et pourtant l'article est toujours aussi intéressant.
Les critiques sur la librairie chartraine viennent presque toujours de libraires, c'est pour le moins singulier. Je me demande souvent si les autres libraires parleraient autant de M. Sourget s'il était bouquiniste... Et s'ils en disent autant de mal quand il leur achète un livre.
Sourire. Ah, il vaut mieux faire envie que pitié.
Mike

Mike a dit…

J'ajoute: Jacques, votre analyse est très juste... il ne faut pas confondre contenu et contenant.
Mike

Martin a dit…

"C'est toujours triste d'avancer masqué, surtout pour diffamer... Quel courage!"

Bien dit, Mike. Pas du tout masqué, le bon Mike.

Mike a dit…

Martin, je poste des commentaires depuis plus d'un an sur le blog. Je suis bibliophile, franco-anglais. J'habite Londres et Paris. Hugues a mon adresse email et je ne suis donc pas un bibliophile masqué.
Je peux signer avec mon nom et mon adresse, mais cela ne changera rien.
Hugues, pouvez-vous confirmer?
Mike

Anonyme a dit…
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Hugues a dit…

Ah quel plaisir de découvrir ceci sur le blog en rentrant après une dure journée de labeur. :)
Mike: oui, je confirme, Mike m'écrit de temps en temps.
Libraire masqué: j'aime moins, surtout votre dernier message. Pouvez-vous me contacter svp? blog.bibliophile@gmail.com
Cela m'évitera de couper votre commentaire, comme j'ai déjà dû en couper beaucoup hélas.
Merci
Hugues
Quelqu'un sait quel temps il fait en Normandie, du côté de Moulineaux? Je prépare mon week-end?

Pierre a dit…

L'atmosphère semble orageuse. Le capitaine ne va quand même pas partir pendant la tempête, j'espère ?
Bon ! Je file sur l'article de Bernard...

Vincent P. a dit…
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Vincent P. a dit…
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Hugues a dit…

Bonjour,
Pour répondre rapidement: le choix du nom de la Revue s'est fait difficilement, mais les seuls mots que nous souhaitions éviter étaient Bibliophile et Bibliophilie dans le titre, pour ne pas gêner nos amis du Magazine du Bibliophile, qui ont d'ailleurs parlé de la revue dans un de leur dernier numéro, et pour ne pas être lié au blog.
En aucun cas, nous n'avons évité ces mots pour les raisons que vous avancé, Vincent.
Au final, l'allusion à la revue de Pierre Louÿs nous a beaucoup plu, et nous sommes partis dans cette direction. Tout simplement, n'allez pas chercher plus loin.
La Revue et le blog sont deux aventures distinctes, même si elles ont une origine commune et même si le blog en a parlé pour aider au lancement, et continue de le faire parce que nous n'avons ni les reins ni l'énergie pour lancer un site spécifique à la Revue.
En tant que rédacteurs en chef, nous n'avons pas la volonté d'amener ou d'éviter des débats dans la revue.
Ce sont majoritairement des libraires qui réagissent à l'interview de M. Sourget et nous avons en parallèle des commentaires très satisfaits des amateurs, qui s'ils ne partagent pas forcément ses opinions, sont très heureux d'en savoir plus sur ce personnage mystérieux pour bien des bibliophiles, qui n'ont pas toujours les moyens de le fréquenter au quotidien.
Il est très intéressant en tout cas de constater que cette interview focalise les réactions des libraires.
Enfin, j'ajouterai une chose: de nombreux libraires ou autres spécialistes du livre ont été contactés pour participer au 1er numéro. Ce premier numéro était plus une promesse qu'une réalité quand nous les avons contactés. La plupart ont refusé, principalement par peur du ridicule, l'immense majorité même: messieurs Galantaris et Sourget ont courageusement fait le choix contraire, étant clair qu'ils avaient forcément plus à y perdre en cas de bérézina, qu'à y gagner. Merci et bravo à eux, ils ont permis à eux deux à la revue d'exister. Je pense que chaque lecteur satisfait de sa souscription pourrait également les en remercier.

H
PS.: point personnel, sur lequel je parle en mon nom et non au nom de la Revue; je suis toujours étonné par le refus systématique du débat et des idées contradictoires dans le petit monde de la bibliophilie, et plus particulièrement de la librairie. Sur le blog, le format du support fait que les débats s'emportent parfois, et je le regrette parfois. Mais dans le cas d'une revue, j'avoue avoir du mal à lire encore et toujours les mêmes remarques, la même non acceptation de la pensée différente et contradictoire. C'est assez étonnant. Je renvoie au commentaire très juste de Jacques sur la confusion entre contenu et contenant. J'ai l'impression que certains d'entre vous souhaiteraient simplement que la parole ne soit pas donnée à tel ou untel parce ses théories "énervent". Ce n'est pas ma conception.
H

Vincent P. a dit…
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Anonyme a dit…

"ne pas gêner nos amis du Magazine du Bibliophile"???
Avez-vous des nouvelles justement ? avez-vous reçu le numéro 82? Le 81 était déjà un numéro double sur mars/avril assez inattendu.
Merci,
Lauverjat

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Merci à tous pour vos commentaires.

Toutefois,une dizaine d'auteurs sur des centaines de souscripteurs ...
Nous avons besoin des avis de la majorité silencieuse (a priori satisfaite ?) pour décider des orientations à prendre dès le N°2, dont la mise en page devra se faire impérativement du 15 au 30 octobre, c'est-à-dire ... "demain".

Donc, merci au nom de tous de ne pas tarder à donner votre avis, quel qu'il soit (certains avis hors blog nous ont déjà endurcis).

Benoît a dit…

Je reprends la question de Lauverjat : qqun a des nouvelles du Mag du bibliophile ? Ils sont difficiles à joindre, même pour qqun qui souhaite prendre un abonnement, ce qui est le cas d'un de mes amis, ainsi que d'une bibliothèque que je fréquente. J'ajoute que j'apprécie beaucoup cette revue.
A bientôt et bonnes vacances à tous.

andré a dit…

Benoît, Lauverjat, sans citer mes sources, je pense que vous pouvez vous dire, contrairement à l'adage "pas de nouvelles, très mauvaises nouvelles".
André

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