« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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mercredi 6 janvier 2010

Rouen la bibliophile et ses librairies anciennes

Amis Bibliophiles bonsoir,

Répondant à mon appel d'il y a quelques temps, notre ami Lauverjeat vous invite ce soir à découvrir Rouen avec les yeux d'un bibliophile.

Je continue de mon côté à travailler à l'amélioration du blog et vous proposerai d'autres modifications ce week-end.

"Rouen est une ville meurtrie par la guerre et miraculée. Elle possède des monuments splendides et rares : Cathédrale et sa cour des libraires, rues anciennes, maisons à pans de bois, aître, palais de justice, nombreux musées et patrie des Corneille et de Fontenelle (j’arrive aux livres !).
Le manoir des Corneille

Ma visite bibliophile a inclu la maison de campagne des Corneille à Petit-Couronne riche de quelques E.O., et le pèlerinage sur les lieux de naissance de nos trois écrivains.

Côté libraires commençons par la librairie d’Elisabeth Brunet, 70, rue de la Ganterie. Les brochés modernes sont les plus nombreux. On y trouve un riche fond d’ouvrages de littérature en particulier, beaucoup de livres sur la Normandie (de toutes époques) et ailleurs et quelques très beaux livres reliés, notamment, lors de mon passage, par le relieur Smeers.
La librairie Metais

La librairie Metais, 2, place Barthélémy, devant l’église Saint-Maclou s’ouvre dans un superbe magasin d’antiquités. Les livres exclusivement anciens sont cantonnés à deux petites pièces. Les amateurs de régionalisme normand les plus exigeants trouveront à coup sûr leur bonheur ; j’ai remarqué quelques éditions du XVIe siècle et quelques éphémères.
La librairie Bertran

Au chevet de Saint-Maclou légèrement en contre-bas de la rue dans une maison à colombages, 110, rue Molière perche la librairie Bertran. Cette librairie est bien connue pour la diversité et la richesse de ses livres qu’elle présente assidûment dans les salons de bibliophilie parisiens et ses catalogues. Pour lors, ce 26 décembre la porte était close.
La cour des libraires de la cathédrale ( Bibliothèque du chapitre)

Il faut encore voir la boutique du bouquiniste Trotta 148, rue Beauvoisine où les livres semblent disputer les derniers espaces libres aux clients et sûrement la librairie Magne 20, rue de l’Hôpital.

Pour moi j’ai trouvé un XVIIIe illustré en maroquin rouge chez un des nombreux antiquaires de la rue Damiette, j’ai contemplé un minuscule enluminé et sa reliure d’orfèvrerie au musée des Antiquités et je n’ai pas oublié que la bibliothèque municipale renferme les fameuses collections Leber et Coquebert de Montbret où il n’est pas rare de trouver le merle blanc qu’on cherche vainement à Paris.

Lauverjat

Merci, H

10 commentaires:

Pierre a dit…

Je ne voyais pas Rouen avec encore autant de maisons à Colombages. Une idée fausse que m'a donnée ma fille ainée qui finit son école de commerce au Havre et qui me peint une région déprimante.

Un arrêt s'impose. Et les librairies semblent accueillantes.

Pierre

Anonyme a dit…

Rouennais depuis presque 30ans, Rouen présente un tout autre visage de la Normandie, bien loin de la ville du Havre rasée par les bombardements lors de la dernière grande guerre, puis reconstruite entièrement avec ce tout nouveau matériaux à l'époque, LE BETON ARME.

Je dois avouer que la ville de Caen présente de très belles librairie également.

Ravi de voir la ville ainsi présentée.

Guillaume

Textor a dit…

Merci Lauverjat pour cette belle présentation. Le salon de Rouen est un endroit où je fais souvent de belle découverte. C'est à la librairie Bertran que j'ai trouvé de jolies choses, comme ce roman de chevalerie sur les 4 fils de roy, l'année dernière.

Et merci à Hugues de ce changement de couleur d'écran !! Je dois dire que je trouve votre blog passionnant mais la lecture de lettres blanches sur fond rouge m'était quasiment impossible 'pour mes yeux fatigués)

Textor

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Pour le cas exceptionnel de Rouen, je vous invite à lire Jean-Dominique Mellot : "L'Edition rouennaise et ses marchés (vers 1600-vers 1730)" (Ecole des chartes, 1998), grande leçon d' "histoire totale" du livre, selon l'expression de Yann Sordet.
On aimerait avoir une telle référence pour tous les grands centres d'édition provinciaux d'Ancien Régime.

Laids Livres a dit…

A ne pas manquer aussi à Rouen le fond de "confiscations révolutionnaires" de la bibliothèque municipale avec des pièces remarquables issus de la bibliothèque des avocats au Parlement de Normandie ou de celle des échevins de Rouen.

Benoît a dit…

Tiens, cet article au moment où je suis plongé dans le catalogue de la Bibliothèque de feu M. Charles Lormier, une énorme dispersion au début du siècle ; j'ai trouvé les 6 tomes du catalogue, dont un qui constitue une véritable "bibliographie normande", et surtout un volume de planches, avec des repros de reliures à tomber. Le tout édité par Emile Paul... Des centaines d'illustrations, des bois in-texte... Une plongée dans la bibliophilie normande, passionnant... Sur les conseils du blog je viendrai donc visiter ces librairies bientôt... Bonne année à tous !

Benoît a dit…

Et un bonnet d'âne pour moi ; l'article qui évoque la Bib. Charles Lormier et son catalogue est le seul que je n'avais pas lu dans le numéro 2 de la N.R.L.A. !

Peejay Li a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Christian a dit…

Votre article est charmant et bien illustré, vous avez effectivement déniché de bonnes librairies à commencer par celle d'Élisabeth Brunet.

JR a dit…

Parce qu'elle existe encore la Bibliothèque municipale de Rouen ?

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