« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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vendredi 12 mars 2010

Ebayana

Amis Bibliophiles bonsoir,

Voici l'ebayana du week-end. J'ai lu les derniers commentaires. A mon sens on peut considérer ebay comme une sorte de Marché Brassens numérique, il est clair que l'offre est aussi aléatoire que pléthorique, moi j'aime bien. J'y trouve parfois quelque chose, le plus souvent rien, mais c'est amusant et cela permet de "voir" beaucoup de livres, au moins numériquement, et donc de compléter un peu sa culture.

















Bonne chasse,
H

23 commentaires:

martin a dit…

"premier plat ne tenant qu'à un fil, néanmoins reliure solide et homogène..." Adorable.

Hugues a dit…

Amusant, je ne l'avais même pas vu, comme quoi on lit moins attentivement les descriptions d'ebay que celles de catalogues.
H

Anonyme a dit…

Hugues,

Si c'est pour ce N° de " Playboy " de 1953 qui manquait à votre collection et que j'ai acheté quand nous étions à Londres, la semaine dernière, n'en parlons plus ; c'était pour moi… Le bonjour à votre charmante épouse ;-))

Philippe Gandillet

Anonyme a dit…

Sur le Philibert de l'Orme, comment traduisez vous "manque la page 215 et 216" ?
Je pensais que c'était "manquent les feuillets 215 et 216", mais le vendeur vient de rajouter dans son annonce que l'ouvrage est complet...
Il n'y a pas que le premier plat qui ne tient qu'à un fil...
Philippem

Anonyme a dit…

"Au sujet de la plaque d'ex-libris, il ne s'agit en fait que de galvanoplastie pour des clichés typo, donc pas de cuivre, donc pas rare. annonce mensongère!"

Olivier Brin.

Lauverjat a dit…

Galvano ou cliché zinc? En tous cas rien de gravé et un seul usage: imprimer.

Lauverjat

Anonyme a dit…

Philippem,

Le vendeur a répondu à quelqu'un qui lui demandait s'il y avait les feuillets d'épître et de table. Il énumère les feuillets existants avant ceux numérotés, et par conséquent lorsqu'il dit que l'ouvrage est complet, c'est POUR LA PARTIE CONCERNEE PAR LA QUESTION.

Ne feignez pas de ne pas comprendre quand il est tout à fait aisé de remédier à ces petites ambiguïtés apparentes.

François.

Anonyme a dit…

Cher François,
Je ne feins pas, je m'étonne juste qu'à la question "l'ouvrage est-il complet", la réponse "Donc complet." puisse signifier manque deux feuillets.
Pour un ouvrage à plusieurs centaines d'euro (pour l'instant) je trouve l'imprécision génante.
Bien cordialement
Philippem

Ugo a dit…

Histoire de tenir mes promesses je suis en train de transpirer sur le sujet : comment faire fortune en librairie. Cela bien sur en plaidoyer pro domo; convaincre de ma fréquentabilité les distingués bibliophiles qui auront la patience de me lire. Le sujet est vaste et il me faudra des part nine et twelve pour en venir à bout.
Quant à la manière d'aborder le sujet je ne suis que le fruit de mon passé et ayant fait sciences-po (Strasbourg) je me sens bien de le développer en thèse, antithèse, synthèse.
Quant à la thèse, et puisque c'est par lui que je suis arrivé là, j'évoquerai Rossignol mais aussi le vil Clouzot à qui l'on doit de soporifiques bibliographies et qui n'a rien à voir avec le trés actif librairie qui officie de nos jours sous une enseigne qui porte ce nom. Pour l'antithèse je distinguerai deux races de libraire la première en m'appuyant sur la carrière de trois libraires à savoir Beres, V. et JP dont le point commun me parait ètre pour les deux premiers une intelligence formidable et pour les trois ensemble un monstrueux culot. La deuxième race me permettra de ne pas décourager les jeunes ou apprentis libraires puisque elle regroupe des acteurs qui doivent leur progression à certes un peu de chance mais surtout un énorme capacité de travail. Si je laisse la synthèse de tout cela au lecteur paterne et bienveillant; je vous renvoie quant à la mise en bouche à la lecture sur ce blog de la seconde partie du post en date du 7 septembre 2008 dans la rubrique "Escrocs et autres filous" intitulé "Le scientifique, le bibliophile et les truands...".
Et pour aller plus loin, je vous dirai qu'au sous-sol d'une certaine librairie parisienne se trouve un lieu appelé "hôpital" ou des dépareillés côtoient des atlas orphelins qui attendent d'une génération de libraire à l'autre de trouver l'âme sœur.
A ce titre je vous conseille, le jour ou vous baguenauderez dans les allées du Grand Palais, un examen scrupuleux des livres habillés de ces fins maroquins à recouvrement que produit à l'heure actuelle la maison Laurenchet; si dans la plupart des cas il remplacent une reliure absente ou délabrée, il arrive quelquefois qu'ils réunissent des éléments de provenance différents d'un même ouvrage.
Quant à moi je tiens à préciser que je n'ai pas vraiment fait fortune en librairie. Je n'ai pas l'intelligence nécessaire et ayant eu une vie aventureuse , je n'ai que rarement été le "right man in the right place".

Anonyme a dit…

"je n'ai que rarement été le right man in the right place"

Ca me plait bien un gars comme ça moi !

Pas vous ?

Mr. T

Anonyme a dit…

Merci Ego. Vous êtes notre Ange Bastiani de la librairie.


Vivement la suite!


De Gubernatis

Ugo a dit…

Monsieur De Gubernatis.

Merci pour ce gentil message croyez bien qu'il me touche.
Je suppose que mes origines corse vous ont fait me comparer à Ange Bastiani.
Je me sentirais flatté s'il n'y avait le coté noir du personnage que je suppose vous ignorez. Pendant l'occupation, Bastiani de son vrai nom Victor Marie Lepage était membre du 101° bataillon de réserve officiant au 93 de la rue Lauriston. Ses mains ont la même couleur que celles de Bonny et Lafont, le rouge du sang des innocents.

Merci cependant de vos encouragements.

Bien cordialement

Benoît a dit…

Entre corses, cher Ugo, vous renseignerez bien un béotien. Je connais bien P.B. aka "The Prince" ; mais quid de V et de J.P. ?

Ugo a dit…

Cher compatriote.

Vous comprendrez que je ne peux citer des noms à part celui de Beres qui appartient à l'histoire. Et si, sans état d'âme, je nomme des aigrefins, je ne pense pas être autorisé à le faire pour des gens respectables qui ne s'attendent pas à ce que je parle d'eux. Quant à V il tient un stand à cette foire parisienne qui est au Salon du Slam, ce que les vieux papiers sont au Grand Palais. Si je vous ajoute que tout son talent est malheureusement compromis par un crabe contre lequel il lutte, vous devriez pouvoir deviner. Pour ce qui est de JP, je crains que vous ne le connaissiez pas. Il s'agit d'une anecdote pour montrer qu'on peut avec de la chance et du culot faire fortune en deux coups de cuillère à pot.

Bien cordialement.

PS. Je cherche un renseignement que je ne trouve pas. Je connais deux résidences à Louis-Philippe. Neuilly et le Palais-Royal. Ma question est : a-t-il aussi utilisé un immeuble de la rue des Saussaies ?
Merci au lecteur charitable qui pourra m'aider.

Ugo a dit…

Voici donc quelques anecdotes sur la manière de faire vilainement fortune en librairie. Pour la plupart, elles sont connues du plus grand nombre et je m'excuse par avance auprès de ceux auxquels je n'apprends rien. Surtout je rappelle à votre bénignité que tout cela n'a qu'un but, prouver à Ali-Baba que je ne suis pas le pire des quarante.

Rossignol n'aimait qu'une seule race de clients. Les gens riches (cela va de soi) et de préférence occasionnels, c'est à dire peu formés aux subtiles arcanes de la bibliophilie. Des amateurs de belles choses tout simplement. Ainsi un lecteur scrupuleux et éclairé de ce blog (et dieu sait qu'ils le sont tous) n'aurait pas du tout fait l'affaire de Rossignol. Son rêve aurait pu être ce personnage fortuné qui acheta à la dernière biennale pour une très forte somme ce qu'il croyait être un cendrier et fut ravi quand on lui expliqua qu'il s'agissait d'un bronze animalier de Bugatti dernière période, aux influences cubistes marquées; tout simplement parce qu'une Bugatti il comptait justement s'en payer une.
La devanture de la rue Bonaparte s'encombrait d'objets dorés ou argentés; des serres-livres, des marques pages, des mains qui servent à pincer les pages (Je ne sais pas comment ça s'appelle) Autant de trucs et de bidules dont on ne pouvait imaginer qu'ils servaient à consolider le chiffre d'affaire de la maison mais qui attiraient le regard du chaland. Pour le reste des reliures armoriées flamboyaient sous vitrine. Sans parler d'une vendeuse genre andalouse au teint bruni qui fit que je n'entrais qu'une seule fois dans cette maison et n'y remit jamais les pieds de peur d'y égarer cette chasteté morale que je pensais devoir à l'exercice de mon métier.

Ugo a dit…

Il y eut donc une première vente Rossignol, aussitôt annoncée, aussitôt annulée. L'expert certainement impressionné par cette succession, s'étant laissé abuser par tous les ors qu'il devait décrire. Une chose aurait du pourtant lui mettre la puce à l'oreille. Quand le commissaire-priseur, vieux routier de l'exercice de son métier, fit l'inventaire, il avisa des espacements au niveau d'une cloison. Sondant la surface, il comprit qu'elle était creuse. On la força et apparut un Fichet-Bauche de forte taille. La maison fichet envoya un employé qui après une bonne heure à jouer les Spaggiari réussit à forcer la bête. Le commissaire découvrit une pile de manuscrits enluminés dont l'un en directe provenance de la bibliothèque nationale. Le conservateur du département concerné se rendit sur les lieu, parut surpris, mais convint qu'il devait bien y avoir une erreur dans ses recollements. Quant il remercia le commissaire-priseur celui-ci s'étonna à son tour et lui répondit : "mais que vouliez-vous que j'en fasse ?".
Pour en revenir à cette vente (et il y aura une suite... de manuscrits) notre expert décida qu'il s'était déjà assez fait ch... et plutôt que de trier le bon du mauvais conclut chacune de ses fiches par la formule "armes apposées faussement". Pourtant tout n'était pas faux, mais autant laisser l'amateur qui s’aventurait à penser différemment, assumer ses propres risques. Du bon il y en avait aussi; tout simplement parce que les livres attirent les livres et que toutes ces dorures en boutique ne pouvaient manquer d'inviter des vendeurs à proposer au libraire des ouvrages similaires qu'ils tenaient de l'héritage du tonton bibliophile.

D'autant que les armes "faussement apposées" n'étaient pas au prix des vraies et je suppose que ce sont ces exemplaires que le finaud Rossignol montrait à l'héritier pour lui faire son offre.

Ugo a dit…

Reste que la vente fut un vrai récital. La légende veut que ce soit l'empaqueteur de la librairie qui se chargeait des dorures. Et il était visible qu'il avait apprit son métier sur le tas. Pour certaines reliures l'or trop chargé noyait les détails, pour d'autre son insuffisance donnait l'impression qu'une partie des armes était frappées à froid.

Visiblement le cuir de Russie ne lui réussissait pas et l'or s'épanchait dans les reliefs de la matière. D'autant plus dommage pour lui que ce cuir était particulièrement en vogue à cette époque. Enfin restait il me semble le problème de se fournir en maroquins. Avec des dos et un décor d'encadrement des plats suffisamment riches pour que l'on admette un livre aux armes. Notre libraire s'orienta donc vers des matières moins nobles, mais là aussi autre problème, la basane commençait à régner à l'époque. Imaginer ces grandes armes impériales avec spectre de gloire, entourage d'hermine et couronne genre maitre-du-monde sur les pauvres basanes du temps... Restait le veau mais le veau renvoie au 18°, aussi Napoléon devint soudainement le plus grand bibliophage de son temps puisque apparemment il collectionnait des ouvrages de toutes époques sur lesquels il faisait apposer ses armes les plus prestigieuses.

Ugo a dit…

Dans le même genre que Rossignol, il est un personnage que je veux citer, c'est Clouzot. Clouzot dont la réputation première est due à d'insipides biblios qui ne sont que de joyeux copié-collé d'ouvrages plus savants et écrits, eux, par des gens honnêtes. Quant à sa réputation seconde elle est celle d'un falsificateur et bien pire encore. Clouzot était certainement très intelligent et ayant un réel sens du livre, disposait d'une fort belle bibliothèque que sur le tard il dispersa par petits bouts auprès de grands libraires parisiens. Mais voila, Clouzot avait du vice, tellement de vice qu'il en suintait. On lui doit des ex-libris prestigieux "faussement apposés", des exemplaires bricolés qui rassemblent trois Paul et Virginie pour constituer le Curmer qui n'existe pas, des envois gracieusement rajoutés, des réemboitages audacieux et tout ce que vous pouvez imaginer en matière de tromperie concernant la chose imprimée.
Une beau jour sortit à la mutualité un in-folio qui, si je me contente de l'évoquer ainsi : "plein maroquin mosaïqué de rouge et de vert; aux armes de la marquise de Pompadour" ne peut que vous faire rêver. Soyez cependant certains que vous n'avez guère de chance de le trouver dans le "Catalogue des livres de la bibliothèque de feue madame la marquise...". Bien que fils d'un libraire renommé, l'heureux détenteur avait un passé sans rapport avec ce glorieux métier et en était à ses premiers pas en librairie. On l'excusera donc de s'être laissé abuser par le perfide Clouzot qui lui avait confié le livre en question. Au bout de deux jours l'ouvrage fut retiré et renvoyé à son légitime possesseur.


Quelques années plus tard j'achetais à deux libraires de banlieue les 32 volumes d'un Buffon aux armes royales (ce qui n'a rien de rare comme dirait l'ami Martin et je suis bien d'accord avec lui). Comme je m'étonnais qu'ils aient pu trouver un pareil ensemble ils se mirent à me parler de Clouzot. Je faillis annuler l'affaire et ne me résolus à la conclure qu'après avoir passé l'ouvrage au détecteur de mensonges et les armes au carbone 14. Histoire de mieux comprendre, je leur expliquai que la bibliothèque de Clouzot n'était plus censée que contenir des drouilles et que telle les pirates sur César, toute la fine fleur de la librairie parisienne était passée dessus. Ils me répondirent que ceux-ci provenaient non de la bibliothèque mais du grenier et que celui-ci à l'inverse de Jules était vierge de toute pénétration.
J'achetais donc, avec d'autant plus de soulagement, que j'avais déjà pré-vendu l'ouvrage.
15 jour plus tard mes deux Pieds Nickelés me téléphonent pour m'expliquer que c'était vraiment super parce que Clouzot était super content de l'affaire et qu'il leur avait confié un super livre à un prix vraiment super. En l'occurrence un "plein maroquin mosaïqué de rouge et de vert; aux armes de la Pompadour". J'avais oublié l'affaire de la Mutualité, d'ailleurs je n'avais pas vu l'ouvrage, seulement entendu en parler.

Ugo a dit…

Je vis donc débarquer sous triple emballage, un in-folio fait de maroquin rouge et vert avec des armes portant trois tours crénelées. Il s'agissait d'une galerie du Luxembourg appelée aussi galerie de Médicis avec ses 25 planches gravées d'après Rubens. Sur un in-folio, j'aime bien que les armes de la Pompadour, s'accompagnent d'une tour en écoinçon aux quatre angles. Ca me rassure, comme qui dirait. En fait, il y avait peu de chances de les y trouver. J'avais sous les yeux un honnête maroquin tout à fait contemporain de l'ouvrage qu'il habillait et que l'inénarrable Clouzot avait pour ainsi dire customisé.
Je suppose au vu des dimensions qu'il avait prélevé le plat d'un in-octavo, celui-ci en maroquin vert (couleur pourtant inhabituelle chez la marquise) et aux armes de la Pompadour, avait découpé un emplacement correspondant sur cette pauvre galerie et avait imbriqué l'un dans l'autre; masquant le raccord d'une vague roulette au noir de fumée (au noir de fumée faut-y pas être con ?). Sauf que la roulette gondolait tantôt sur le rouge, tantôt sur le vert et que les marques de cutter se prolongeaient sur un bon centimètre au-delà de le frontière des deux maroquins. Tout cela aurait été risible si l'ouvrage ne m’était proposé à 230000 francs TTC; la commission de mes deux artistes étant, et c'était fort gentil de sa part, assurée par l'ami Clouzot. J'expliquais donc à Ribouldingue et Filochard qu'à réception d'un pareil désastre la Pompadour serait directement allée payer de son corps auprès de son royal amant pour qu'il envoie fissa le farceur ramer à vie sur les galères poursuiveuses de barbaresques.


Avec Clouzot et Rossignol voici donc deux personnages qui gardèrent la tête haute tout au long de leur vie (Clouzot est toujours vivant je crois) ; dont la fortune n'est pas peut-être pas gigantesque mais enviable du moins pour beaucoup et si elle n'est pas entièrement due à leurs filouteries, du moins leur doit-elle pas mal et cela est pour le moins injustifiable.

Anonyme a dit…

Cher Ugo, merci pour toutes ces belles historiettes sur les moeurs et coutumes des libraires de ce siècle.
Pour ce qui est de votre question sur Louis-Philippe, je crois qu'il s'agit d'un homonyme, un certain "de Ségur", mort en 1830. Je vous renvoie à la page wikipédia correspondante. Eh oui ! doctus cum interneto !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_des_Saussaies

Bien à vous...


Parrhésios

Anonyme a dit…

Parlez-vous de cette librairie ainsi décrite dans les belles pages du net ?

"Une librairie qui chante.

L’histoire de 100 ans de passion

La Librairie E. Rossignol est fondée par Emile Rossignol (1882-1950) et s’installe après la guerre de 14-18 au 18, rue Bonaparte dans des locaux appartenant à l’Ambassade de Tchécoslovaquie puis au 8.
Reprise par son fils Jean-Paul Emile (1906-1996) puis par son petit-fils Gabriel dont le fils Patrice a rejoint l'équipe, la librairie voit se succéder quatre générations de passionnés de livres et de culture.

Une figure du quartier, d’une époque… un cadre de vieilles bibliothèques

La librairie Rossignol s’inscrit dans l’histoire du quartier : le Saint-Germain-des-Prés de la culture traditionnelle mais aussi d’avant-garde, foisonnant des idées des hommes de lettres, des philosophes et des artistes qui ont laissé de nombreux témoignages de leur passage "chez Rossignol".

Le monde bouge… et vive CœurdeParis.fr

Bien-sûr au fil du temps, les méthodes se sont modernisées et l’ordinateur s’est imposé mais toujours au service de la recherche de manuscrits, incunables, éditions originales, livres illustrés, livres de voyages, livres de sciences et de médecine, reliures exceptionnelles… toujours compatibles avec les exigences de la grande bibliophilie.

Mais la tradition reste… et la librairie E. Rossignol est fière de la défendre !"

Source : http://www.viaeuropa.com/libaririe-rossignol-paris-france-75056-p41397.aspx

Si tel est le cas, comme quoi, tout peut s'enjoliver quand on y met les formes.

N'avez-vous jamais pensé à éditer vos "Mémoires d'un courtier en librairie ancienne" Hugo ? Ce serait fort intéressant pour tous les protagonistes du "Milieu".

Mr. T.

Pierre a dit…

Le contenu est spirituel et mériterait d'être édité. Merci pour cette préfaçon. Pierre

jean-luc a dit…

Ce qui est incroyable avec Ugo, c'est que sa prose nous livre une foule d'informations objectives tandis que son style nous verse une seconde vague d'informations subjectives.

Car vous avez un style Ugo. Et rien qu'à lire à voix haute vos historiettes, c'est tout un milieu qui prend vie sous les mots.

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