« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

frise2

samedi 15 mai 2010

La Reliure: l'écureuil de Nicolas Fouquet, les armes "animalières" parlantes des bibliophiles II

Amis Bibliophiles bonjour,

Poursuivons, si vous le voulez bien, notre petite découverte des armes utilisant les animaux symboles de leurs propriétaires, et que ces derniers employèrent sur leurs reliures.

Après le porc-épic du Chancelier Maupéou, remontons le temps pour retrouver l'une des grandes figures du siècle de Louis XIV, le très distingué Nicolas Fouquet, vicomte de Melun et de Vaux, marquis de Belle-Isle... et son écureuil.
Armes des Fouquet - Ex-libris de Fouquet

Nicolas Fouquet, né à Paris, baptisé le 27 janvier 1615, mort à Pignerol le 3 avril 1680, était un homme d'État français. Il est le second fils de François IV Fouquet, conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes de l'hôtel du roi puis conseiller d'État, et associé de la Compagnie des îles d'Amérique, et de Marie de Maupéou.... aïeule du chancelier. Procureur général du parlement de Paris, surintendant des finances de Louis XIV pendant la minorité de ce dernier, il devient fabuleusement riche et protège de nombreux écrivains, artistes et courtisans. 
Le soupçonnant de malversations, le jeune roi, conseillé par Colbert, donne ordre de l'arrêter en 1661 (c'est D'Artagnan qui s'en charge). Au terme d'un procès qui dura trois ans devant une cour spéciale composées de membres des parlements, il est condamné à la confiscation de ses biens et au bannissement du royaume. Sa peine sera commuée par le roi en prison à perpétuité, dans la sinistre forteresse de Pignerol.

Eminent bibliophile et protecteur des lettres, Nicolas Fouquet avait réuni l'une des plus belles bibliothèques de l'époque, et finançait également par ailleurs la bibliothèque du collège des Jésuites de Paris.
A ma connaissance, on peut croiser plusieurs types de reliures portant les marques de Fouquet: les livres de sa bibliothèque personnelle d'une part et les livres dont il fît don aux Jésuites. Dans les deux cas, on retrouvait le plus souvent son animal symbole, l'écureuil (rampant à senestre) sur les plats et sur le dos alternant avec son chiffre de bibliophile, la lettre grecque Phi, doublée. Les ouvrages des jésuites, quant à eux, portaient également les initiales de l'ordre, IHS.
Les armes des Fouquet sont D'argent à l'écureuil rampant de gueules. Les ouvrages de cette provenance sont évidemment très recherchés. Pourquoi l'écureuil? Et bien parce qu'en breton semble-t-il fouquet signifie écureuil.

H

2 commentaires:

Lauverjat a dit…

Sa devise "quo non ascendet" (jusqu'où ne montera-t-il pas)...
plus dure fut la chute!

Lauverjat

Olivier a dit…

Je comprends mieux pourquoi nos écureuils contemporains se retrouvent aux Fouquet's pour s'assurer de mettre leurs noisettes à l'abri... :-)
Olivier

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...