« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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jeudi 26 août 2010

Ebayana: la Grant Nef des Folz, 1530, un ouvrage de sorcellerie, une encyclopédie lilliputienne et autres ouvrages

Amis Bibliophiles bonjour,

Voici une nouvelle sélection d'ouvrages en vente sur ebay en ce moment. Le site sort progressivement de sa torpeur estivale et l'offre est un peu plus riche:


















Bonnes enchères,

H

22 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Nef des fous incomplet
Très rare reliure brodée, mais anglaise et à restaurer (ça fera un peu cher)
Cicéron superbe !
Le Gustave Brunet n'est pas "rarissime" (115 exemplaires) et est au prix en librairie.
Baumé intéressant, mais hélas sans le portrait.
Intéressant Rollin.
Disquisitionum magicarum : va faire cher le feuillet ...

Anonyme a dit…

Moins cher sur Abebooks

Anonyme a dit…

Je voulais parler du Brunet

Benoît a dit…

Incomplet peut-être, mais cette Nef des Folz est quand même diablement séduisante. Je m'en accommoderais parfaitement.
Benoît

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Le problème, est que la Nef incomplète va faire le prix d'une complète ...

Sylvain a dit…

Effectivement, superbe le Ciceron mais combien vz-t-il faire?

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Le problème est que le Cicéron va faire plus de 2000 € ...

calamar a dit…

La seconde photo du Rollin montre 8 tomes reliés à l'identique, les 4 suivants vont-ils faire l'objet d'un autre lot ?

Textor a dit…

Une réedition de la nef des fous incomplète et mangée par les champignons ne devrait pas faire 6000 e si les bibliophiles étaient un tant soit peu raisonnables !!

Emeline a dit…

Bonjour,

Je suis intriguée par la manière dont on fixe le prix de vente des oeuvres en général; comment, par exemple, fixer la valeur d'un livre?

Merci, Emeline

Anonyme a dit…

Comment fixer la valeur d'une oeuvre ? La loi de l'offre et de la demande, exclusivement. Dans une vente publique le même livre (ou le même tableau) peut se situer dans une fourchette de prix de 1 à 10 suivant qu'il y a un ou deux amateurs.
Quant à la valeur intrinsèque, au prix du recyclage des vieux papier on atteindrait difficilement 1 cent.

La collection permet d'assouvir deux instincts primitifs de l'homme : celui de la chasse et celui de la possession.

René de BlC

Anonyme a dit…

PS. Voir aussi sur le Blog, l'article de Mr Galantaris, du 26 mai 2010.

René de BlC

Lauverjat a dit…

Lourde tâche que de vous répondre Emeline, je suis bibliophile et non libraire. Le prix d'un livre dépend du livre bien sûr et de ses acheteurs potentiels. Les facteurs de prix du livre sont sa rareté, son intérêt, son état, son âge, sa provenance, la qualité de sa reliure, la présence ou non de gravures, la présence ou non d'éléments supplémentaires (autographe, lettre, gravure en différents états...). Du côté des acheteurs il y a des phénomènes de mode et de culture. Les livres en latin sont désormais moins prisés mais qui lit encore Pline dans le texte? Les impressions Elzévier ne font plus recette, la mode est passée. Les sermons de Bourdaloue laissent indifférents, savez vous pourquoi? Des auteurs ne sont plus lus, d'autres sont redécouverts. Au final un livre peut être rare mais n'intéresser personne, une édition originale d'un romancier toujours lu, relativement fréquente mais très demandée, sera beaucoup plus cher. La demande fait aussi le prix. Sans compter la folie des bibliophiles entraînés par la folie des enchères qui paient parfois en salle un prix qu'ils regrettent ensuite...

Lauverjat

Anonyme a dit…

Si les bibliophiles regardaient les ventes de livres ils auraient vu le Cicéron, vendu à Nantes par P. Poulain en juin pour moins de 600 euros au marteau. Qui de plus coupé très court, l'ayant eu en mains.
Ce "particulier" semble être un marchand déguisé car il vend plus que tout les vrais professionnels (cf les statistiques de Jean-Luc sur son blog).
Enfin bon, si tout le monde est content...
Quant à la nef des fous, les éditions de 1499 et 1500 chez les libraires parisiens font 100.000 euros. A 6000 si vous en avez une de 1530 je suis preneur, merci.
Guillaume

Hugues a dit…

Assez d'accord avec Guillaume pour la Nef des fous. Pour votre info, le vendeur m'a proposé l'ouvrage avant de le mettre en vente à 9000 euros, qui je crois est son prix de réserve sur ebay.
Hugues

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Pas d'accord du tout.
Nous n'avons, en l'occurence, que les photos qui nous sont données pour une première appréciation, avant de poser éventuellement des questions aux vendeurs.

Les photos de la nef des fous présentée ici montrent très précisément qu'elle est dans un état déplorable,parasitée profondément et irrémédiablement par les champignons.
Quant au prix, sans pouvoir entrer ici dans des distinctions bibliographiques pourtant obligatoire à un moment donné,je rappellerai que l'exemplaire Berès de ca.1520 a fait 19376 € en 2005 et que Miraglia vend aujourd'hui 55000 € un exemplaire de la première édition française en prose de 1498.
Alors, si vous trouvez que celle présentée sur ebay est une affaire, qu'attendez-vous pour l'acheter ?

Quant au Cicéron, avouez que les seules photos présentées ici ne permettent pas de juger de l'état des marges, comme de tout les cahiers.Mon exclamation n'était qu'un tout premier sentiment avant exame plus précis et prise de décision.

Anonyme a dit…

Je disais 6000 euros pour une édition du début du 16eme, mais complète.

Et puis M. Fontaine, la bonne affaire d'un bibliophile est la mauvaise d'un autre, et vice versa.
Quant au prix de 9000 euros il n'est ni idiot ni raisonnable: quelqu'un qui veut une nef de cette époque à moins de 10.000 euros pourquoi pas.

Par contre comparons ce qui est comparable svp: 55000 pour un exemplaire complet chez Miraglia, 100.000 chez B. Clavreuil et ici 9.000 pour un incomplet. Après chacun voit sa bibliophilie à sa propre pendule.

Et quand aux champignons il n' y a rien d'irrémédiable en soi, et un bon restaurateur sait vous en débarasser.

Guillaume

martin a dit…

L'exemplaire a été adjugé SEK 46.000 (plus 20 %; estimation SEK 50-60.000) le 16 juin 2006 à Stockholm. Le prix demandé actuellement sur le net de EUR 8900 ne semble pas exagéré, mais une affaire?

Bertrand a dit…

Tiens ! Martin est vivant, c'est rassurant !

B.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ah oui !
Bonjour Martin !

Les vacances ont-elles été fructueuses ?

martin a dit…

Un peu hors de sujet, mais bon... Je partirai en vacances dans une semaine environ. Depuis quelques semaines, mon ordinateur est (presque) monopolisé par mes nouvelles voisines, quelques adorables petites Roumaines. Qui me demandent de leur laisser "leur" place maintenant.

elziere a dit…

« Je signale aux bibliophiles du Blog les agissements peu convenables d’une société de vente sur Ebay (Artciboldo / Frédéric Coulier) qui a abusé de ma confiance pendant de longs mois. En effet, après que j'ai transmis à ce monsieur le 6 janvier dernier pour une vente sur Ebay un Androuet du Cerceau de 1576 (Leçons de perspective positive, auquel il manquait deux planches : en voir la copie sur www.e-corpus.org) et que la vente programmée n’a pu se faire (en janvier et février) dans les conditions que je souhaitais (je voulais toucher 1200 €) et qui lui laissait une commission correcte définie entre nous :
1) Je n'ai pu, dans un premier temps, récupérer l’ouvrage pendant les deux mois suivants (mars et avril), malgré de multiples demandes, au point que j’ai dû envoyer une injonction de restitution le 24 avril dernier dans laquelle je m'insurgeais contre ce qui relevait d'un « abus de confiance ».
2) Après avoir lancé un ultimatum pour la mi-mai (j’avais un acheteur de mon côté à 1200 €), M. Coulier m'a informé qu’il venait de vendre, comme par hasard, le jour même, l’ouvrage au prix de 1100 € (sans me demander mon avis sur le prix) et qu'il venait de recevoir la moitié de la somme due. Par mail du 12 mai, il m'informait que « l'autre moitié sera[it] payée le 27 mai suivant ».
Je n’ai pu obtenir ladite première moitié de la somme qu’un mois après la vente (soit le 15 juin) et, désormais, malgré d’incessantes réclamations, je n'ai toujours pas reçu toujours l'autre moitié de la somme (donc trois mois et demi après la vente).
En résumé, pendant six mois, à partir de février, j'ai été mené en bateau par ce monsieur et, aujourd'hui, je ne sais plus à quel saint me vouer pour que soient payés les 500 € dus.
Ces pratiques sont-elles courantes dans le milieu des bouquinistes ? Jean-Bernard Elzière ».

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