« Je signale aux bibliophiles du Blog les agissements peu convenables d’une société de vente sur Ebay (Artciboldo / Frédéric Coulier) qui a abusé de ma confiance pendant de longs mois. En effet, après que j'ai transmis à ce monsieur le 6 janvier dernier pour une vente sur Ebay un Androuet du Cerceau de 1576 (Leçons de perspective positive, auquel il manquait deux planches : en voir la copie sur www.e-corpus.org) et que la vente programmée n’a pu se faire (en janvier et février) dans les conditions que je souhaitais (je voulais toucher 1200 €) et qui lui laissait une commission correcte définie entre nous : 1) Je n'ai pu, dans un premier temps, récupérer l’ouvrage pendant les deux mois suivants (mars et avril), malgré de multiples demandes, au point que j’ai dû envoyer une injonction de restitution le 24 avril dernier dans laquelle je m'insurgeais contre ce qui relevait d'un « abus de confiance ». 2) Après avoir lancé un ultimatum pour la mi-mai (j’avais un acheteur de mon côté à 1200 €), M. Coulier m'a informé qu’il venait de vendre, comme par hasard, le jour même, l’ouvrage au prix de 1100 € (sans me demander mon avis sur le prix) et qu'il venait de recevoir la moitié de la somme due. Par mail du 12 mai, il m'informait que « l'autre moitié sera[it] payée le 27 mai suivant ». Je n’ai pu obtenir ladite première moitié de la somme qu’un mois après la vente (soit le 15 juin) et, désormais, malgré d’incessantes réclamations, je n'ai toujours pas reçu toujours l'autre moitié de la somme (donc trois mois et demi après la vente). En résumé, pendant six mois, à partir de février, j'ai été mené en bateau par ce monsieur et, aujourd'hui, je ne sais plus à quel saint me vouer pour que soient payés les 500 € dus. Ces pratiques sont-elles courantes dans le milieu des bouquinistes ? Jean-Bernard Elzière ».
Je crois utile de signaler à M. Elzière que non, de telles pratiques ne sont pas courantes et que le milieu du livre ancien est relativement préservé des entourloupes qui polluent le milieu de la "brocante". Les ventes en ligne ont changé la donne, permettant à une personne sans réseau de vendre facilement. Mais sans les garanties : une fois de plus se rapprocher des libraires connus, installés, sociétaires des syndicats SLAM/LILA. Même si il faut aussi donner leur chance à de jeunes libraires, certes... Pour se défaire d'un bel ouvrage, je ne saurai trop conseiller de se rapprocher des libraires ayant pignon sur rue d'abord. Et puis espérons que cela soit une exception de la part de ce vendeur qui a par ailleurs une bonne réputation sur Ebay (or on ne peut pas conserver longtemps un compte stable si on se comporte mal sur Ebay, contrairement à ce que beaucoup pensent). Il n'en reste pas moins que je partage votre déception ! La prochaine fois, prenez conseil par exemple auprès des "piliers" de ce blog, qui sauront j'en suis sûr vous envoyer vers des gens de confiance... Désolé pour vous, en tout cas.
Qui a tort ? Qui a raison ? Je trouve peu élégant de choisir un blog pour exposer ses problèmes, réels ou non, et encore moins élégant de le faire après l'échec d'une première tentative. PLC
D'accord avec Guillaume... Internet, les blogs, les forums, permettent de signaler les problèmes... Quant au problème en question, je ne me permettrai pas de faire de commentaire... Et Artciboldo est effectivement libre de répondre... L'un des habitués de ce blog est un courtier bien connu, qui travaille aussi sur Ebay (entre autres) et n'hésite jamais à répondre aux critiques ; ce qui a d'ailleurs donné lieu à de très beaux échanges ici... Quoi qu'il en soit, un vendeur s'estimant floué a le droit, je crois, de signaler des soucis, même et surtout sur un blog, tant que tout cela reste dans les limites du correct... A quand la réponse du vendeur Ebay ?
A quand la réponse du vendeur ? Il est censé surveiller les blogues ? Il est prévenu, par qui ? C'est assez incroyable. Je ne connais ce vendeur que par six transactions satisfaisantes, j'ignore en revanche tout de l'inconnu qui vient accuser et attends ses preuves. Je n'aime pas ceux qui font du scandale sur la voie publique et encore moins les justiciers en meute, c'est fort simple. PLC aka horbiger sur eBay
J'ai l'impression qu'Elziere a attendu longtemps avant de s'exprimer ici et tenté plusieurs fois de nouer un dialogue constructif. Sans succès. On attend la réponse d'Arciboldo... Alain
Et PLC, j'ajoute que j'ai prévenu artciboldo, il va donc pouvoir répondre en toute transparence. Il me semble que les transactions que vous avez menées avec lui ne sont pas du même type que celle évoquée aujourd'hui. Et je constate que M. Elzière ne poste pas son commentaire de façon anonyme, mais en donnant son identité. Ce qui pour moi est gage de sérieux. Du reste, son ton n'est pas virulent. Alain
J'observe avec attention les commentaires, sans prendre parti, et j'espère que F. Coulier viendra résoudre ce petit problème de lui même sur le blog. Hugues
Bon s'il y a des nouveaux qui nous lisent, les enchères sur ebay sont souvent ("parce qu'il faut pas déconner quand même") poussées, je cite (à propos d'un ouvrage destiné à être vendu sur ebay) "dans les conditions que je souhaitais (je voulais toucher 1200 €)". J'espère pour ce monsieur que la commission n'excédait pas celle d'une SVV sans quoi cela m'appelle deux réflexions : 1) l'ouvrage (pas vu, pas de souvenir) n'aurait jamais fait 1200 euros en SVV; 2) passer par un courtier pour vendre sur ebay...
Bon après c'est le point de vue de quelqu'un qui n'achète (presque) jamais sur ebay et qui met tout à un euro sans réserve quand il vend certains de ses livres (et des fois ça fait ch... d'aller à la poste...). Olivier
toujours silence radio - un peu assourdissant - de la part d'Artciboldo. La bibliophilie est un petit milieu, et ce blog en est un des centres névralgiques... Pourquoi ne pas s'exprimer ?
c'est extraordinaire !! Oui Extra-ordinaire Internet !!
""escroc !! Silence assourdissant (après une journée...)..enchères poussées : Quand on regarde bien, ce vendeur passe et repasse souvent certains mêmes ouvrages A chaque fois il indique "non payé".??? ..censé surveiller ses blogs ??? ""
C'est grave !! et inquiétant !
je commence à avoir de la sympathie pour Monsieur Woerth et à comprendre sa douleur !!
Une personne M Elziere pour le nommer, attend la deuxième moitié du réglement de son livre dont j'attend également la même chose de l'acheteur ..Cette personne dont je ne jugerais pas la facon de présenter les choses ,je me contenterais des faits: M Elziere ne vous dit pas que ce livre était en très mauvais état sans reliure , très sale et avec plusieurs manques autres que les deux planches manquantes , je ne l'ai vendu qu'en le présentant une seconde fois sur Ebay après un premier échec provoqué par le vendeur qui s'etait permis d'enchérir sur son propre objet !!! ..In fine l'acheteur en venant le chercher en main propre a décliné l'achat !!!! je le comprends !! j'ai fini par trouver alors le second enchérisseur, une Université au Canada pour me l'acheter au prix de 1100 euros avec un versement de 550 euros par virement , ( 1 mois et demi de délai) et avec une promesse de réglement sous 3 autres mois mais avec un bon de cde. J'en avais parlé tres vite à M Elziere qui était d'accord mais m'a alors sorti un client à 1200 euros sans avoir présenté de visu le livre ( pourquoi alors ne pas l'avoir vendu M Elziere ?? ) Mais devant tant de tracas le vendeur n'en a eu cure et parler de sa part de harcelement télephonique et Mail est un mot faible ... j'ai choisi de ne pas prendre de commissions pour arriver à une fin honorable. Voila toute l'histoire !!
Ce Monsieur sera payé de la seconde moitié quand je serais payé et cela malgré ses nombreuses menaces.
Je ne laisserait pas ce Monsieur Elziere perclus permanent de dettes (c'est lui qui me l'a dit mais c'est son problème pas le mien ) ..aller trop loin dans sa diffamation , je pourrais porter l'affaire devant les tribunaux compétents au pénal ..il pourrait alors à loisir deblatérer devant un spécialiste dont c'est le travail ..
et pour ceux qui se trouveront décus qu'ils aillent voir mes évaluations , 1257 avec 3 invendus representés une seconde fois cette année , 5 retours non conforme et un colis perdu intégralement remboursés .( documents à la disposition de la justice)
Conclusion Je ne vendrais plus de livres ne m'appartenant pas.
Merci pour cette mise au point... mais dans ce cas, pourquoi avoir : 1. accepté de vendre le livre si l'état n'était pas satisfaisant à vos yeux? 2. Promis de régler l'acheteur le 27 mai, puis 3 mois plus tard et qu'il n'est toujours pas payé alors que les deux délais sont écoulés? 3. Pour 500 euros, on peut comprendre que le bibliophile vous relance très régulièrement, non?
Je vous ai acheté plusieurs livres, et je reconnais que cela c'est toujours bien passé au niveau de la livraison mais finalement j'ai arrêté, à cause de votre système de protection de l'identité des enchérisseurs qui comme le soulignent plusieurs personnes, permet de fausser le jeu des enchères et me trouble. Ce d'autant plus qu'ebay a mis en place une nouvelle formule ou l'identité des enchérisseurs est automatiquement protégée, tout en laissant apparaître une partie du pseudo.
Ce manque de transparence (et vous êtes à ma connaissance le seul vendeur professionnel de livres intéressants à l'utiliser encore sur ebay) a fini par me troubler, même si je reconnais que les livraisons se sont toujours bien passées.
Alain PS: pour avoit fait un peu (beaucoup) de droit, il n'y a rien dans le message de M. Elzière qui puisse prêter à de quelconques poursuites en diffamation. Il se contente de parler "agissements peu convenables", et fait part en conclusion de son interrogation.
je ne connais ni l'un, ni l'autre, n'ai jamais acheté à Artciboldo... je peux donc parler en expert ! pour dire que je ne comprends pas non plus ce système d'enchères privées : par méfiance, trop grande sans doute, je n'enchéris JAMAIS dans ces conditions. (de même sur les annonces de professionnels qui mentionnent "retours refusés", ce qui est illégal).
Effectivement la soi-disant protection des acheteurs avec les enchères dites "privées" sont source de méfiance, surtout pour un professionnel.
Comme le rappelle Alain, Ebay permet de vendre sans que l'on connaisse désormais les enchérisseurs. Et de toutes les façons, pour un professionnel qui n'a rien à cacher, où en est l'intérêt?
Je prendrai pour exemple la vente d'un Raynal de 1780. Un exemplaire sans "protection" de l'identité des acheteurs (annonce Ebay 350372676427) et un second avec protection et vendu par M. Coulier avec ce système de "protection" de l'identité des acheteurs (annonce Ebay 120609519768). Dans le premier cas résultat de 363 euros et dans le second 607. Presque deux fois plus de chance donc avec le système opaque...
Très bien. Si j’ai voulu vendre le livre, c’est bien sûr parce que j’avais besoin d’argent (je conduis un projet pour lequel j’ai de nombreuses dépenses à faire). Après deux mois d’attente de restitution du livre (mars et avril qui passèrent sans nouvelles de M. Coulier), à la mi-mai, quand j’ai pu vendre le livre à 1200 € à une personne (qui l’avait vu auparavant), M. Coulier m’a soudainement parlé d’une vente à 1100 €. Je n’ai point voulu le contrer, mais il s’est bien gardé alors de me dire quoi que ce soit sur les conditions de la vente (université, paiement devant se ferait en deux fois... avec une moitié risquant d’arriver plus de trois mois et demi plus tard) : il m’a même informé alors que tout devait être fini à la fin mai. Donc, aujourd’hui, plus de trois mois et demi plus tard, il paraît raisonnable soit qu’il paie maintenant le solde dû (500 €), soit qu’il rende le livre et que je lui restitue la somme qu’il m’a versée (555 € + des frais Ebay qu’il semble souhaiter). Quant à l’état du livre maintenant décrié par Coulier, il semble être dans son jus de l’époque (voir : wwww.e-corpus.org / Androuet, ou l’excellente description faite par Coulier lui-même lors de la mise en vente sur Ebay) et quant à l’enchère faite de ma part lors du premier passage sur Ebay elle a été posée avec son accord : il n’avait pas voulu mettre de prix de réserve et je ne voulais pas que le livre parte trop au dessous d’un certain prix que j’avais fixé au vu d’autres ventes du même type portant sur le même ouvrage (là avec plus de deux illustrations manquantes). Jean-Bernard Elzière NB : encore toutes mes excuses pour le trouble que peut causer cette affaire...
Il n'y a pas de trouble, juste des échanges, dans un milieu un peu épidermique ! Par contre, poser une enchère sur un bien qui vous appartient, et que vous avez confié à un vendeur... ?!!! Cela commençait bien mal à mes yeux... Si vous voulez, je propose des initiations à la vente sur Ebay... Quand on a un produit valable, pas besoin d'être expert pour le vendre ; et ce même avec un profil de débutant... Et que M. Coulier m'excuse d'avoir parlé de silence "assourdissant", c'est effectivement un peu un effet de manche et effectivement un peu rapide comme réaction... Mais comme sur Ebay, une communication très rapide est la solution à 99% des problèmes dans le domaine commercial, particulièrement dans la V.A.D. et encore plus dans le microcosme bibliophile... Voilà, excuses si vous m'avez jugé un peu véhément, je l'ai été c'est vrai ! Bon dimanche, de mon côté je vais chiner, ou plutôt j'y retourne (un Dictionnaire abrégé de la Fable EO 1727 à 5 Euros ce matin, plein veau à peine épidermé, ça met de bonne humeur un dimanche matin, même si ce n'est certes pas le merle blanc !)
Bonjour à tous, Tout le monde se perd dans les détails, la réalité est qu'il y a eu une vente et qu'il y aurait du y avoir un règlement, or ce dernier est, à ce jour partiel, ce qui est absolument anormal compte tenu des différents éléments fournis par les intéressés.
Dans le cas commercial qui nous occupe - un vendeur privé de bonne foi et un courtier vendeur de bonne réputation - le vendeur privé ne devrait jamais avoir à subir les conséquences d'un éventuel échelonnement du règlement de l'acheteur : livre vendu = livre payé. Malgré toute la bonne volonté des uns et des autres, il y a toujours un moment où, pour des raisons variées, la machine peut se bloquer, nous en voyons la démonstration ici. Messieurs les libraires et courtiers, réglez intégralement aux vendeurs les ouvrages négociés avec vos clients, nonobstant les échéanciers que vous avez avec ces derniers. Tout le monde s'en trouvera mieux et les contestations, légitimes ou non, les excès, durables ou non, seront évités.
L'ouvrage vendu - quand même assez peu fréquent - semble de bonne venue, les deux planches manquantes étaient signalées - quant à la reliure, un velin d'époque et à quelques faiblesses de coutures et salisures, tout cela était signalé dans la bonne notice de M. Coulier : rien, donc, à redire sur l'ouvrage, forme ou contenu.
Une remarque : les amateurs n'auront pas manqué d'aller voir la belle exposition qui s'est tenue à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, du 10 février au 9 mai 2010 "Androuet du Cerceau (1520-1586) - L'inventeur de l'architecture à la française"....il est dommage de n'avoir pas profité de cette occasion inespérée pour placer le bel ouvrage d'Androuet à quelque amateur éclairé recherchant ce livre.
Cette affaire aura au moins eu le mérite de me faire découvrir le lien : www.e-corpus.org que je ne connaissais pas et où entre autres merveilles, on trouve une version numérisée du catalogue manuscrit de la bibliothèque de Peiresc... Philippem
A - Philippem a raison de s'émerveiller de la base documentaire http://www.e-corpus.org/, c'est en effet un outil d'une grande richesse qui réunit depuis août/septembre 2009, trois bases documentaires initialement séparées : Internum, Bibliothèque virtuelle de la Méditerranée et Eurindia. Ces projets (Europe et Région) sont coordonnés depuis 1999 par le Centre de Conservation du Livre, à Arles.
Les amateurs de Peiresc, trouveront non seulement le catalogue (Méjanes, Aix-en-Provence) signalé par Philippem [encore est-il nécessaire de préciser qu'il convient d'en comparer le texte avec le ms 640 de la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras et de considérer que ces catalogues ne reflètent qu'un aspect de la bibliothèque de Peiresc (qui, soit dit en passant, accueillait avec un égal bonheur et une vraie joie documentaire, les exemplaires manuscrits et imprimés tant parfaits que boiteux)], mais aussi l'intégralité de la copie de sa correspondance conservée dans le même établissement, un ensemble de documents de Gassendi, de Tamizey de Larroque, des inédits de Haitze, des textes de Fauris de Saint-Vincent, l'ouvrage de Guibert sur le cabinet de Peiresc, etc. Le catalogue et les lettres, en ligne depuis quatre ans, d'abord sur Internum et désormais sur e-corpus, ont été consultés des centaines de fois par des chercheurs du monde entier. Tous ces documents, et encore beaucoup d'autres à venir, font partie d'un vaste projet en cours de réalisation de "bibliothèque virtuelle Peiresc", dont tous les amateurs -éclairés ou non - doivent se réjouir. Mais limiter e-corpus à Peiresc serait bien réducteur...le mieux est d'aller faire un tour dans ses rayonnages "sans murs".
B- sauf erreur de ma part, il ne semble pas que l'objet initial de ce petit échange, à savoir le règlement du solde de l'ouvrage d'Androuet du Cerceau à Mr Elzière ait été effectué. Il ne s'agit quand même pas d'une somme pharaonique, 500 euros ne mettront pas le marchand concerné dans une situation financière périlleuse (enfin, souhaitons-le), et on a, somme toute, un peu de mal à comprendre pourquoi cette affaire traîne tant en longueur.
Ce que je puis répondre, ne connaissant bien que moi-même, est que j'ai développé par ma bibliophilie une sorte de névrose qui fait que je ressens un malaise physique, allant jusqu'au troubles du sommeil, si par mégarde un boiteux s'introduit dans ma bibliothèque. La thériaque qui consiste à dire, ce n'est pas gênant car il est très rare, ne parvient jamais à calmer le feu de la morsure. Elle l'aviverait même.
Ma pratique est entièrement hédoniste. J'essaye d'éviter tout ce qui pourrait enrayer mon plaisir de possession du livre. Et il n'y a pas d'arrière-pensée financière derrière cela.
Comme disait Lao-Tseu : "Mieux vaut que tu te sentes frustré du coup que tu n'as pas tiré plutôt que de souffrir du chancre qu'il t'auras laissé".
Merci Montag pour ces derniers mots apaisés. Je suis en déplacement a l'étranger et si je peux suivre les commentaires, je ne peux hélas pas intervenir simplement ou administrer/gérer les commentaires abusifs. Puis-je vous inviter une nouvelle fois a la mesure? Merci.
Montag, je n'aurais pu exprimer mieux que vous ce que je ressens face aux incomplets.
Envoyé avec espoir (marchera? Marchera pas?) via blackberry.
Merci Montag. Sachez que personnellement je n'ai pas non plus d'incomplets dans ma bibliothèque, et que ces "boiteux" m'étonnent toujours lorsqu'ils font des prix de folie. D'où la question posée. Lao-Tseu et le chancre? Comique non? Guillaume
Oui, vendus au prix du platine et en se gardant bien de parler du remontage des feuillets qui manquaient...Parlons nous ici de ceux reliés aux armes du duc de Valois? Guillaume
Échange enrichissant. Merci à Guillaume d'avoir élevé le débat à un tel niveau.
Rappelons tout de même que le seul tort de Jean Paul était d'avoir répondu "bien d'accord avec vous, Montag" au message de Montag expliquant que "les amateurs éclairés n'aiment pas les livres boiteux". Cela méritait bien, effectivement, le goudron, les plumes, et l'insulte.
Quant à la question posé, Guillaume, même si elle ne m'était pas adressée, et si j'ai dans ma bibliothèque quelques incomplets, la réponse était simple, et je ne comprends pas pourquoi vous feignez de l'ignorer. Il existe deux types de clients pour les incomplets de luxe: les institutions à vocation de conservation (la rareté justifie le prix ; et certaines universités sont prêtes à le payer) ; et les gens blindés de tunes qui cherchent le prestige de la bibliothèque, sans avoir envie de se donner la peine de comprendre que ce qui fait le plaisir du bibliophile ce n'est pas la possession, mais la recherche (de l'exemplaire parfait, évidemment).
Je ne condamne aucun de ces deux achats. J'achète moi-même des incomplets, lorsqu'ils sont rares et selon mes propres. Mais ce n'est pas là bibliophilie (disons que c'est de la documentation), et je ne les paie pas au prix de l'or.
Votre définition de l'incomplet intéressant les universités et les riches me semble un peu limitée.
En effet, sachant que par exemple les exemplaires du Don Quichotte sont si rares qu'on ne peut en trouver, pourquoi refuser de leur appliquer la notion de bibliophilie sous prétexte qu'ils présentent des défauts: c'est faux et très réducteur d'en décider ainsi, et si la bibliophilie se définissait par la recherche de la perfection absolue rien ne trouverait grâce à cette définition.
C'est la rentrée... Sur les incomplets il y a ceux qui en ont, ceux qui en ont eu, ceux qui n'ont que ça. Quant à ebay et les exemplaires qui y sont en vente, il ne doit pas y avoir que des canards cul-de-jatte certains libraires s'y approvisionnant largement. Ou alors ils font payer leurs notices au prix (au poids) de... (j'ai cherché) la météorite : http://www.espace-meteorite.com/detailsmet.php3?id=DORBIGNY_0006
Une verveine ou une camomille (je n'ai pas de religion en la matière) pour tout le monde? Olivier
C'est juste qu'en poussant à l'absurde la recherche de l'exemplaire parfait (dixit Gonzalo) on arrive à ne plus rien acheter, ou alors à baver devant les reproductions sur papier glacé des catalogues Sourget... C'est idiot, et comme c'est mon avis je suis bien d'accord avec moi-même! Guillaume
>> "C'est juste qu'en poussant à l'absurde la recherche de l'exemplaire parfait (dixit Gonzalo) on arrive à ne plus rien acheter, ou alors à baver devant les reproductions sur papier glacé des catalogues Sourget..."
L'intérêt de la (ma) bibliophilie, c'est la recherche et (éventuellement) l'attente. La possession, l'achat me procure moins de jouissance.
J'aime chercher les livres que je sais rares, me renseigner sur telle édition avant de passer une enchère, vérifier son état sur les photographies.
C'est ce qui fait tout l'intérêt intellectuel de la bibliophilie. C'est ce qui fait que je peux être bibliophile à ma manière en n'accumulant pas les livres : j'achète et je vends, à part à peu près égale et ma bibliothèque ne grandit pas tellement.
Le plaisir du propriétaire, c'est un peu le plaisir confortable du bourgeois, rassuré de savoir que sa propriété est à portée de main. Mon plaisir est ailleurs, lorsque mon esprit est aiguillonné par une question, une trouvaille.Ma bibliophilie est une quête, pas un acquis.
Quand au plaisir que je prends à feuilleter les catalogues d'expositions (plus que les catalogues Sourget, trop froids et aux notices trop monotones dans leurs éloges), plaisir que vous semblez ne pas partager, je le revendique aussi comme un plaisir de bibliophile. Qui d'autre que des bibliophiles, des historiens du livre ou des bibliographes (qui sont à leurs manières bibliophiles) peut partager le plaisir d'une notice (bien faite) d'incunable?
Il n'y a qu'à voir les réactions de mes amis, qui feuillettent des catalogues de libraires lors de leurs courts passages dans mes toilettes: ils se focalisent sur les photos, ou sur les prix... Sans posséder, je me sens, infiniment, plus bibliophile qu'eux...
Votre bibliophilie est tout à fait respectable Gonzalo, et quelques aspects se rapprochent de la mienne.
C'est pour cela que je ne critique jamais la bibliophilie d'un autre: chacun fait comme il veut, avec ses moyens et ses connaissances, et l'ouvrage boiteux peut faire le bonheur d'un autre que moi.
D'où mon côté à fleur de peau quand je lis des éloges au parfait.
J'aime beaucoup les catalogues Sourget, pour les photos, car comme vous le soulignez si justement la superposition de superlatifs et d'éloges finit par élogner du sujet principal de la fiche, à savoir le livre.
Certains, comme Montag ou Jean-Paul, considère que le plaisir est plus intense lorsque le jeu est difficile. Mais ne leur reprochez pas de vouloir ériger des règles: tout jeu doit avoir ses règles. Ils ne font que vous expliquer les leurs.
Cela étant dit, rien ne vous oblige à jouer ensemble.
Je vous lis avec un rictus non dissimulé depuis hier, le bibliophile est volontiers belliqueux, preuve s'il en était besoin que la bibliophilie est bel et bien une passion. Et comme toute passion elle engendre d'énormes plaisirs et d'énormes souffrances. Et comme les plaisirs des uns peuvent être les souffrances des autres... ce n'est pas simple. Tout ceci est intéressant. Vraiment.
Restons courtois et polis cependant, la violence verbale par clavier interposé ne règle rien. Argumentez plutôt.
Avec un peu de retard, je réponds à la personne anonyme qui a signé J. : je suis à Sens, dans l'Yonne (110 km sud de Paris, où je me rends une fois par semaine).
Allez pour la bonne bouche, un vieux papier qui a bien dû être ramassé par une auguste main et réapparaîtra sous peu (ou pas si un bibliophile l'a obtenu au second rang): http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=110575892752&ssPageName=STRK:MEWAX:IT
Pas mon genre de beauté (Gruel décidément...) mais je l'aurai bien vu chez moi quand même ;-) Olivier
"Le vendeur a terminé sa vente prématurément et a annulé toutes les enchères faites sur son objet." 8 euros, c'était effectivement peu... toujours mettre un prix de réserve ! ce que ce vendeur n'a pas l'air de faire, vu le nombre d'annonces terminées de cette façon.
et alors... Mettre un objet aux enchères en restant ouvert aux offres directes, et donc interrompre les enchères... Cela fait partie du jeu... De mon côté, je laisse toujours les enchères aller à leur terme, je trouve cela plus fair-play. Mais j'admets qu'une enchère sur ebay, c'est aussi une façon de faire une publicité à son produit, et tant qu'on paie les frais de mise en vente... Ce n'est pas ma politique, mais ma foi...
C'est vrai que vendre un exemplaire de dédicace aux armes et à la devise de Sarah Bernhardt au prix d'un canard boiteux cela aurait été dommage... La comédienne unijambiste (sur la fin) mérite mieux que cela...
Bon moi ça me fait rire.
Je retourne regarder la course des Galantaris (le moteur avait-il été poussé la dernière fois?).
A propos de toujours mettre un prix de réserve, la politique tarifaire d'ebay ne le permet pas 2 euros le prix de réserve et 2 % du prix de réserve que l'objet soit vendu ou non ! Les vendeurs Ebay ne font que reproduire ce qui se passe en salle des ventes depuis des décennies sans que cela ne choque personne, la plus part des commissaires priseur font monter le prix jusqu'au prix de réserve qu'eux seul et le vendeur connaisse, si la réserve n'est pas atteinte ils ravalent l'objet en faisant souvent mine d'avoir un ordre ! Sur ebay la plus part font monter l'enchère jusqu'a leur prix de vente mini et si il n'est pas atteint ravale l'objet avant les 12 heures fatidiques, si il le laisse jusqu'à la fin, cela fait également les bonnes affaires d'ebay puisque le vendeur paye dans ce cas les frais ! Une dernière réflexion sur les ordres en salle des ventes, plusieurs Blogger semblent en laisser, qu'ils le fassent uniquement avec des commissaires priseur ami de confiance, combien de fois n'ai je entendu cette phrase "suite à plusieurs ordre nous démarrons à... au max!" ou "nous avons preneur à" quelques euros en dessous de l'ordre" et l'enchère démarre à 10 fois le prix de départ qu'elle aurait eu sans ordre !...En résumé la toile, ebay, et la vente sur le net ne font que reproduire ce qui existe depuis des années !... en salle des ventes.
Du complet et de l'incomplet, modérato cantabile, je pensais que lire des livres apportait une certaine sagesse et tolérance, et suis fort surpris...bibliophile depuis plus de 30 ans,voir bibliopathe comme disent certains proches, les incomplets fréquentent les plus beaux maroquins parfaits sur mes étagères, ils se querellent parfois pour trouver la meilleure place ou une place dans la bibliothèque! mais ils finissent toujours par trouver l'accord parfait et former une unité satisfaisante. L'incomplet a l'avantage d'ouvrir l'accès au livre au plus grand nombre, et si il était quasi impossible il y a 20 ans de trouver l'âme soeur, c'est maintenant avec les veilles programmables devenue beaucoup plus courant de trouver le manquant dans la même édition XVIIe ou XVIIIe cela est même assez piquant d'un point de vue sauvegarde du patrimoine imprimé. Quand à disperser ou non les collections, ce sont les mêmes professionnels qui défendent le beau livre fleur de coin et qui dispersent par exemple l'histoire des voyages de Prevost acheté au marteau à Auxerre en 20 volumes in4 parfaitement complet des planches et en reliure d'époque uniforme (je les avais vu à l'expo) qui ont été dispersés un par un, plus facile 20 clients à 600 en moyenne que 1 à 12000 !...J'en étais devenu vert, mais je ne lui jette pas la pierre pour autant, ce libraire doit nourrir sa famille et payer ses charges... et le métier n'est pas forcément facile...alors complet ou incomplet la question reste ouverte,pour ma part je continuerai à acheter des incomplets pour ma documentation ou des reliures intéressantes et des complets en état irréprochable, pour le plaisir de la perfection. Pour sourire je dirai même qu'une Ferrari garé au milieu de voitures ordinaires en plus ou moins bon état n'en est que plus regardé, mettez là au milieu de 20 Bentley Jaguar et autre elle en devient banale, alors l'incomplet pour valoriser vos beaux livres une idée à suivre !...qui mettra tout le monde d'accord!là je frise Utopia...
Ce matin je viens de recevoir un incomplet : Répertoire Universel de Bibliographie par Léon Téchener ou Catalogue général, méthodique et raisonné de livres anciens, rares et curieux, composant la librairie de Léon Téchener fils, successeur de son père, avec les prix de vente marqués à chaque article. Tome premier. Paris, Téchener, 1869. 1 fort volume in-8, broché, parfait état. Exemplaire de dédicace offert par Léon Téchener à l'imprimeur Charles Lahure "souvenir de son bien dévoué serviteur".
Un drôle d'incomplet en réalité, puisque de tome deuxième... il n'y eut jamais ! Évidemment, cela demandait de faire quelques petites recherches. De ne pas croire bêtement ce que disent les simples mots d'un descriptif succint. Il faut parfois savoir lire entre les lignes.
Ah oui, le prix. En 1869 ce livre était vendu 10 francs or. Belle somme pour l'époque. Avec 10 francs or en 1869 vous pouviez vous acheter une belle EO décrite dans le Brunet.
En 2010 ? Acheté 9,99 euros. Évidemment, vous l'aurez compris, on parle plus facilement de ses victoires que de ses défaites. Cet exemplaire fera l'objet d'un prochain billet sur le Bibliomane moderne.
Sauf qu'un incomplet peut être dépareillé et qu'un dépareillé peut être incomplet...
Concernant les dépareillés, à moins d'arriver (O miracle !), à retrouver la reliure strictement identique (pour les livres reliés quelque soit l'époque), même si vous avez un Raynal complet de tous ses volumes, mais présenté sous trois types de reliures différentes (fussent-elles très légèrement différentes), vous n'en n'aurez pas moins un exemplaire incomplet. Car complet du texte mais amputé des volumes reliés ensemble à l'origine.
Evidemment, des exceptions existent et permettent de tricher : - les livres brochés (vous pouvez acheter aujourd'hui le tome I du Lys dans la vallée de Balzac en EO, broché, comme neuf avec ses couvertures. Et acheter le tome II, broché également, impeccable, peut-être demain... ou pas. Dans ce cas patience et longueur de temps... enfin vous voyez. - il y a aussi le cas (plus rare) des éditions sur plusieurs années voire plusieurs décennies (du style le premier tome parait en 1754 et le second en 1780), dans ce cas, aucun problème notoire à ce que les reliures diffèrent. Vous pouvez donc les payer à vil prix "séparément".
Tout ceci montre bien une chose et une seule. La bibliophilie, par quelque bout qu'on la prenne, doit se mériter, et on apprend rien sans rien, et les efforts faits pour apprendre tout cela font que le bibliophile devient de jours en jours meilleur... ou pas !
- Incomplet (pages, frontispice, gravures): sans intérêt. - Tome manquant dans une série: sans intérêt, ça devient vite du bricolage. - Dépareillé pour des raisons de date de parution: je peux être intéressé.
Je me souviens d'un débat sur le blog il y a longtemps qui faisait l'analogie entre livre et cinéma. Le livre à mes yeux est d'abord un texte, donc une version incomplète est une hérésie. Iriez-vous voir 90% d'un film en ôtant des passages au hasard?
Votre incomplet, complet! ou dépareillé mais en fait complet me donne une idée, nous pourrions profiter du blog pour dresser une liste des livres dépareillés en fait complet! Je ne sais si cela existe, deux exemples me viennent, Histoire de la révolution de France par Moleville 14 volumes a partir de 1801, les derniers ne furent jamais publiés,Histoire religieuse de St Rambert en Forez en 1900 marqué Tom1 le deux n'est jamais paru...On doit pouvoir en identifier un très grand nombre...Si un bibliographe c'est penché sur le sujet je serais très intéressé, bien à vous...
80 commentaires:
« Je signale aux bibliophiles du Blog les agissements peu convenables d’une société de vente sur Ebay (Artciboldo / Frédéric Coulier) qui a abusé de ma confiance pendant de longs mois. En effet, après que j'ai transmis à ce monsieur le 6 janvier dernier pour une vente sur Ebay un Androuet du Cerceau de 1576 (Leçons de perspective positive, auquel il manquait deux planches : en voir la copie sur www.e-corpus.org) et que la vente programmée n’a pu se faire (en janvier et février) dans les conditions que je souhaitais (je voulais toucher 1200 €) et qui lui laissait une commission correcte définie entre nous :
1) Je n'ai pu, dans un premier temps, récupérer l’ouvrage pendant les deux mois suivants (mars et avril), malgré de multiples demandes, au point que j’ai dû envoyer une injonction de restitution le 24 avril dernier dans laquelle je m'insurgeais contre ce qui relevait d'un « abus de confiance ».
2) Après avoir lancé un ultimatum pour la mi-mai (j’avais un acheteur de mon côté à 1200 €), M. Coulier m'a informé qu’il venait de vendre, comme par hasard, le jour même, l’ouvrage au prix de 1100 € (sans me demander mon avis sur le prix) et qu'il venait de recevoir la moitié de la somme due. Par mail du 12 mai, il m'informait que « l'autre moitié sera[it] payée le 27 mai suivant ».
Je n’ai pu obtenir ladite première moitié de la somme qu’un mois après la vente (soit le 15 juin) et, désormais, malgré d’incessantes réclamations, je n'ai toujours pas reçu toujours l'autre moitié de la somme (donc trois mois et demi après la vente).
En résumé, pendant six mois, à partir de février, j'ai été mené en bateau par ce monsieur et, aujourd'hui, je ne sais plus à quel saint me vouer pour que soient payés les 500 € dus.
Ces pratiques sont-elles courantes dans le milieu des bouquinistes ? Jean-Bernard Elzière ».
Ne pouvez-vous récupérer votre livre en attendant le solde?
Antoine
Reste plus qu'à aller chercher les 500€ 5 rue Goscinny dans le XIII e.
Je crois utile de signaler à M. Elzière que non, de telles pratiques ne sont pas courantes et que le milieu du livre ancien est relativement préservé des entourloupes qui polluent le milieu de la "brocante". Les ventes en ligne ont changé la donne, permettant à une personne sans réseau de vendre facilement. Mais sans les garanties : une fois de plus se rapprocher des libraires connus, installés, sociétaires des syndicats SLAM/LILA. Même si il faut aussi donner leur chance à de jeunes libraires, certes... Pour se défaire d'un bel ouvrage, je ne saurai trop conseiller de se rapprocher des libraires ayant pignon sur rue d'abord. Et puis espérons que cela soit une exception de la part de ce vendeur qui a par ailleurs une bonne réputation sur Ebay (or on ne peut pas conserver longtemps un compte stable si on se comporte mal sur Ebay, contrairement à ce que beaucoup pensent). Il n'en reste pas moins que je partage votre déception ! La prochaine fois, prenez conseil par exemple auprès des "piliers" de ce blog, qui sauront j'en suis sûr vous envoyer vers des gens de confiance... Désolé pour vous, en tout cas.
Qui a tort ? Qui a raison ?
Je trouve peu élégant de choisir un blog pour exposer ses problèmes, réels ou non, et encore moins élégant de le faire après l'échec d'une première tentative.
PLC
D'accord avec Guillaume... Internet, les blogs, les forums, permettent de signaler les problèmes... Quant au problème en question, je ne me permettrai pas de faire de commentaire... Et Artciboldo est effectivement libre de répondre... L'un des habitués de ce blog est un courtier bien connu, qui travaille aussi sur Ebay (entre autres) et n'hésite jamais à répondre aux critiques ; ce qui a d'ailleurs donné lieu à de très beaux échanges ici... Quoi qu'il en soit, un vendeur s'estimant floué a le droit, je crois, de signaler des soucis, même et surtout sur un blog, tant que tout cela reste dans les limites du correct... A quand la réponse du vendeur Ebay ?
A quand la réponse du vendeur ?
Il est censé surveiller les blogues ? Il est prévenu, par qui ?
C'est assez incroyable.
Je ne connais ce vendeur que par six transactions satisfaisantes, j'ignore en revanche tout de l'inconnu qui vient accuser et attends ses preuves.
Je n'aime pas ceux qui font du scandale sur la voie publique et encore moins les justiciers en meute, c'est fort simple.
PLC aka horbiger sur eBay
J'ai l'impression qu'Elziere a attendu longtemps avant de s'exprimer ici et tenté plusieurs fois de nouer un dialogue constructif. Sans succès. On attend la réponse d'Arciboldo...
Alain
Et PLC, j'ajoute que j'ai prévenu artciboldo, il va donc pouvoir répondre en toute transparence. Il me semble que les transactions que vous avez menées avec lui ne sont pas du même type que celle évoquée aujourd'hui. Et je constate que M. Elzière ne poste pas son commentaire de façon anonyme, mais en donnant son identité. Ce qui pour moi est gage de sérieux. Du reste, son ton n'est pas virulent.
Alain
J'observe avec attention les commentaires, sans prendre parti, et j'espère que F. Coulier viendra résoudre ce petit problème de lui même sur le blog.
Hugues
Très sage commentaire Hugues.
Guillaume
Bon s'il y a des nouveaux qui nous lisent, les enchères sur ebay sont souvent ("parce qu'il faut pas déconner quand même") poussées, je cite (à propos d'un ouvrage destiné à être vendu sur ebay) "dans les conditions que je souhaitais (je voulais toucher 1200 €)".
J'espère pour ce monsieur que la commission n'excédait pas celle d'une SVV sans quoi cela m'appelle deux réflexions : 1) l'ouvrage (pas vu, pas de souvenir) n'aurait jamais fait 1200 euros en SVV; 2) passer par un courtier pour vendre sur ebay...
Bon après c'est le point de vue de quelqu'un qui n'achète (presque) jamais sur ebay et qui met tout à un euro sans réserve quand il vend certains de ses livres (et des fois ça fait ch... d'aller à la poste...).
Olivier
toujours silence radio - un peu assourdissant - de la part d'Artciboldo. La bibliophilie est un petit milieu, et ce blog en est un des centres névralgiques... Pourquoi ne pas s'exprimer ?
c'est extraordinaire !! Oui Extra-ordinaire Internet !!
""escroc !! Silence assourdissant (après une journée...)..enchères poussées : Quand on regarde bien, ce vendeur passe et repasse souvent certains mêmes ouvrages A chaque fois il indique "non payé".???
..censé surveiller ses blogs ??? ""
C'est grave !! et inquiétant !
je commence à avoir de la sympathie pour Monsieur Woerth et à comprendre sa douleur !!
Une personne M Elziere pour le nommer, attend la deuxième moitié du réglement de son livre dont j'attend également la même chose de l'acheteur ..Cette personne dont je ne jugerais pas la facon de présenter les choses ,je me contenterais des faits:
M Elziere ne vous dit pas que ce livre était en très mauvais état sans reliure , très sale et avec plusieurs manques autres que les deux planches manquantes , je ne l'ai vendu qu'en le présentant une seconde fois sur Ebay après un premier échec provoqué par le vendeur qui s'etait permis d'enchérir sur son propre objet !!! ..In fine l'acheteur en venant le chercher en main propre a décliné l'achat !!!! je le comprends !! j'ai fini par trouver alors le second enchérisseur, une Université au Canada pour me l'acheter au prix de 1100 euros avec un versement de 550 euros par virement , ( 1 mois et demi de délai) et avec une promesse de réglement sous 3 autres mois mais avec un bon de cde. J'en avais parlé tres vite à M Elziere qui était d'accord mais m'a alors sorti un client à 1200 euros sans avoir présenté de visu le livre ( pourquoi alors ne pas l'avoir vendu M Elziere ?? )
Mais devant tant de tracas le vendeur n'en a eu cure et parler de sa part de harcelement télephonique et Mail est un mot faible ... j'ai choisi de ne pas prendre de commissions pour arriver à une fin honorable.
Voila toute l'histoire !!
Ce Monsieur sera payé de la seconde moitié quand je serais payé et cela malgré ses nombreuses menaces.
Je ne laisserait pas ce Monsieur Elziere perclus permanent de dettes (c'est lui qui me l'a dit mais c'est son problème pas le mien ) ..aller trop loin dans sa diffamation , je pourrais porter l'affaire devant les tribunaux compétents au pénal ..il pourrait alors à loisir deblatérer devant un spécialiste dont c'est le travail ..
et pour ceux qui se trouveront décus qu'ils aillent voir mes évaluations , 1257 avec 3 invendus representés une seconde fois cette année , 5 retours non conforme et un colis perdu intégralement remboursés .( documents à la disposition de la justice)
Conclusion Je ne vendrais plus de livres ne m'appartenant pas.
Amitié Bibliophile et Bonjour chez vous .
Merci pour cette mise au point... mais dans ce cas, pourquoi avoir :
1. accepté de vendre le livre si l'état n'était pas satisfaisant à vos yeux?
2. Promis de régler l'acheteur le 27 mai, puis 3 mois plus tard et qu'il n'est toujours pas payé alors que les deux délais sont écoulés?
3. Pour 500 euros, on peut comprendre que le bibliophile vous relance très régulièrement, non?
Je vous ai acheté plusieurs livres, et je reconnais que cela c'est toujours bien passé au niveau de la livraison mais finalement j'ai arrêté, à cause de votre système de protection de l'identité des enchérisseurs qui comme le soulignent plusieurs personnes, permet de fausser le jeu des enchères et me trouble. Ce d'autant plus qu'ebay a mis en place une nouvelle formule ou l'identité des enchérisseurs est automatiquement protégée, tout en laissant apparaître une partie du pseudo.
Ce manque de transparence (et vous êtes à ma connaissance le seul vendeur professionnel de livres intéressants à l'utiliser encore sur ebay) a fini par me troubler, même si je reconnais que les livraisons se sont toujours bien passées.
Alain
PS: pour avoit fait un peu (beaucoup) de droit, il n'y a rien dans le message de M. Elzière qui puisse prêter à de quelconques poursuites en diffamation. Il se contente de parler "agissements peu convenables", et fait part en conclusion de son interrogation.
je ne connais ni l'un, ni l'autre, n'ai jamais acheté à Artciboldo... je peux donc parler en expert !
pour dire que je ne comprends pas non plus ce système d'enchères privées : par méfiance, trop grande sans doute, je n'enchéris JAMAIS dans ces conditions.
(de même sur les annonces de professionnels qui mentionnent "retours refusés", ce qui est illégal).
Effectivement la soi-disant protection des acheteurs avec les enchères dites "privées" sont source de méfiance, surtout pour un professionnel.
Comme le rappelle Alain, Ebay permet de vendre sans que l'on connaisse désormais les enchérisseurs. Et de toutes les façons, pour un professionnel qui n'a rien à cacher, où en est l'intérêt?
Je prendrai pour exemple la vente d'un Raynal de 1780.
Un exemplaire sans "protection" de l'identité des acheteurs (annonce Ebay 350372676427) et un second avec protection et vendu par M. Coulier avec ce système de "protection" de l'identité des acheteurs (annonce Ebay 120609519768).
Dans le premier cas résultat de 363 euros et dans le second 607. Presque deux fois plus de chance donc avec le système opaque...
Guillaume
Très bien. Si j’ai voulu vendre le livre, c’est bien sûr parce que j’avais besoin d’argent (je conduis un projet pour lequel j’ai de nombreuses dépenses à faire). Après deux mois d’attente de restitution du livre (mars et avril qui passèrent sans nouvelles de M. Coulier), à la mi-mai, quand j’ai pu vendre le livre à 1200 € à une personne (qui l’avait vu auparavant), M. Coulier m’a soudainement parlé d’une vente à 1100 €. Je n’ai point voulu le contrer, mais il s’est bien gardé alors de me dire quoi que ce soit sur les conditions de la vente (université, paiement devant se ferait en deux fois... avec une moitié risquant d’arriver plus de trois mois et demi plus tard) : il m’a même informé alors que tout devait être fini à la fin mai. Donc, aujourd’hui, plus de trois mois et demi plus tard, il paraît raisonnable soit qu’il paie maintenant le solde dû (500 €), soit qu’il rende le livre et que je lui restitue la somme qu’il m’a versée (555 € + des frais Ebay qu’il semble souhaiter). Quant à l’état du livre maintenant décrié par Coulier, il semble être dans son jus de l’époque (voir : wwww.e-corpus.org / Androuet, ou l’excellente description faite par Coulier lui-même lors de la mise en vente sur Ebay) et quant à l’enchère faite de ma part lors du premier passage sur Ebay elle a été posée avec son accord : il n’avait pas voulu mettre de prix de réserve et je ne voulais pas que le livre parte trop au dessous d’un certain prix que j’avais fixé au vu d’autres ventes du même type portant sur le même ouvrage (là avec plus de deux illustrations manquantes).
Jean-Bernard Elzière
NB : encore toutes mes excuses pour le trouble que peut causer cette affaire...
Il n'y a pas de trouble, juste des échanges, dans un milieu un peu épidermique ! Par contre, poser une enchère sur un bien qui vous appartient, et que vous avez confié à un vendeur... ?!!! Cela commençait bien mal à mes yeux... Si vous voulez, je propose des initiations à la vente sur Ebay... Quand on a un produit valable, pas besoin d'être expert pour le vendre ; et ce même avec un profil de débutant... Et que M. Coulier m'excuse d'avoir parlé de silence "assourdissant", c'est effectivement un peu un effet de manche et effectivement un peu rapide comme réaction... Mais comme sur Ebay, une communication très rapide est la solution à 99% des problèmes dans le domaine commercial, particulièrement dans la V.A.D. et encore plus dans le microcosme bibliophile... Voilà, excuses si vous m'avez jugé un peu véhément, je l'ai été c'est vrai ! Bon dimanche, de mon côté je vais chiner, ou plutôt j'y retourne (un Dictionnaire abrégé de la Fable EO 1727 à 5 Euros ce matin, plein veau à peine épidermé, ça met de bonne humeur un dimanche matin, même si ce n'est certes pas le merle blanc !)
On s'en fout de ces querelles d'épicier. beurk !
Des bouquins, foutre Dieu !
Montag
On s'en moquerait si les livres (bouquin bof bof) étaient gratuits, ce qui malheureusement n'est pas encore le cas...
Guillaume
Benoît, dans quelle ville êtes-vous si ce n'est indiscret?
J.
Bonjour à tous,
Tout le monde se perd dans les détails, la réalité est qu'il y a eu une vente et qu'il y aurait du y avoir un règlement, or ce dernier est, à ce jour partiel, ce qui est absolument anormal compte tenu des différents éléments fournis par les intéressés.
Dans le cas commercial qui nous occupe - un vendeur privé de bonne foi et un courtier vendeur de bonne réputation - le vendeur privé ne devrait jamais avoir à subir les conséquences d'un éventuel échelonnement du règlement de l'acheteur : livre vendu = livre payé. Malgré toute la bonne volonté des uns et des autres, il y a toujours un moment où, pour des raisons variées, la machine peut se bloquer, nous en voyons la démonstration ici.
Messieurs les libraires et courtiers, réglez intégralement aux vendeurs les ouvrages négociés avec vos clients, nonobstant les échéanciers que vous avez avec ces derniers. Tout le monde s'en trouvera mieux et les contestations, légitimes ou non, les excès, durables ou non, seront évités.
L'ouvrage vendu - quand même assez peu fréquent - semble de bonne venue, les deux planches manquantes étaient signalées - quant à la reliure, un velin d'époque et à quelques faiblesses de coutures et salisures, tout cela était signalé dans la bonne notice de M. Coulier : rien, donc, à redire sur l'ouvrage, forme ou contenu.
Une remarque : les amateurs n'auront pas manqué d'aller voir la belle exposition qui s'est tenue à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, du 10 février au 9 mai 2010 "Androuet du Cerceau (1520-1586) - L'inventeur de l'architecture à la française"....il est dommage de n'avoir pas profité de cette occasion inespérée pour placer le bel ouvrage d'Androuet à quelque amateur éclairé recherchant ce livre.
Les amateurs éclairés n'aiment pas les livres boiteux.
Montag
Bien d'accord avec vous, Montag.
Cette affaire aura au moins eu le mérite de me faire découvrir le lien :
www.e-corpus.org
que je ne connaissais pas et où entre autres merveilles, on trouve une version numérisée du catalogue manuscrit de la bibliothèque de Peiresc...
Philippem
On pourrait même dire plus, tous les amateurs éclairés ne sont pas des lumières.
Etienne G.
"Que dire alors des livres boiteux incomplets de plusieurs feuillets mais connus à très peu d'exemplaires?"
- Vous ne m'aurez pas comme concurrent, heureux homme !
"vendus ... pour des dizaines voire des centaines de milliers d'euros."
- Euh, définitivement, non...
Montag
A - Philippem a raison de s'émerveiller de la base documentaire http://www.e-corpus.org/, c'est en effet un outil d'une grande richesse qui réunit depuis août/septembre 2009, trois bases documentaires initialement séparées : Internum, Bibliothèque virtuelle de la Méditerranée et Eurindia. Ces projets (Europe et Région) sont coordonnés depuis 1999 par le Centre de Conservation du Livre, à Arles.
Les amateurs de Peiresc, trouveront non seulement le catalogue (Méjanes, Aix-en-Provence) signalé par Philippem [encore est-il nécessaire de préciser qu'il convient d'en comparer le texte avec le ms 640 de la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras et de considérer que ces catalogues ne reflètent qu'un aspect de la bibliothèque de Peiresc (qui, soit dit en passant, accueillait avec un égal bonheur et une vraie joie documentaire, les exemplaires manuscrits et imprimés tant parfaits que boiteux)], mais aussi l'intégralité de la copie de sa correspondance conservée dans le même établissement, un ensemble de documents de Gassendi, de Tamizey de Larroque, des inédits de Haitze, des textes de Fauris de Saint-Vincent, l'ouvrage de Guibert sur le cabinet de Peiresc, etc.
Le catalogue et les lettres, en ligne depuis quatre ans, d'abord sur Internum et désormais sur e-corpus, ont été consultés des centaines de fois par des chercheurs du monde entier. Tous ces documents, et encore beaucoup d'autres à venir, font partie d'un vaste projet en cours de réalisation de "bibliothèque virtuelle Peiresc", dont tous les amateurs -éclairés ou non - doivent se réjouir.
Mais limiter e-corpus à Peiresc serait bien réducteur...le mieux est d'aller faire un tour dans ses rayonnages "sans murs".
B- sauf erreur de ma part, il ne semble pas que l'objet initial de ce petit échange, à savoir le règlement du solde de l'ouvrage d'Androuet du Cerceau à Mr Elzière ait été effectué. Il ne s'agit quand même pas d'une somme pharaonique, 500 euros ne mettront pas le marchand concerné dans une situation financière périlleuse (enfin, souhaitons-le), et on a, somme toute, un peu de mal à comprendre pourquoi cette affaire traîne tant en longueur.
Ce que je puis répondre, ne connaissant bien que moi-même, est que j'ai développé par ma bibliophilie une sorte de névrose qui fait que je ressens un malaise physique, allant jusqu'au troubles du sommeil, si par mégarde un boiteux s'introduit dans ma bibliothèque. La thériaque qui consiste à dire, ce n'est pas gênant car il est très rare, ne parvient jamais à calmer le feu de la morsure. Elle l'aviverait même.
Ma pratique est entièrement hédoniste. J'essaye d'éviter tout ce qui pourrait enrayer mon plaisir de possession du livre. Et il n'y a pas d'arrière-pensée financière derrière cela.
Comme disait Lao-Tseu : "Mieux vaut que tu te sentes frustré du coup que tu n'as pas tiré plutôt que de souffrir du chancre qu'il t'auras laissé".
Pardon d'avoir abusé de ce divan.
Montag
Merci Montag pour ces derniers mots apaisés. Je suis en déplacement a l'étranger et si je peux suivre les commentaires, je ne peux hélas pas intervenir simplement ou administrer/gérer les commentaires abusifs.
Puis-je vous inviter une nouvelle fois a la mesure? Merci.
Montag, je n'aurais pu exprimer mieux que vous ce que je ressens face aux incomplets.
Envoyé avec espoir (marchera? Marchera pas?) via blackberry.
Hugues
Merci Montag.
Sachez que personnellement je n'ai pas non plus d'incomplets dans ma bibliothèque, et que ces "boiteux" m'étonnent toujours lorsqu'ils font des prix de folie.
D'où la question posée.
Lao-Tseu et le chancre? Comique non?
Guillaume
Par un béotien,
Que faut-il faire des incomplets ?
Les mettre à la poubelle ou bien les faire acheter par des "gogos" ? A moins que vous ayez une autre solution.
Bernardin.
A mediter; les Don quichotte achetes a prix d'or peuvent etre destines a completer d'autres incomplets, finalement vendus au prix du platine.
Benoit
Oui, vendus au prix du platine et en se gardant bien de parler du remontage des feuillets qui manquaient...Parlons nous ici de ceux reliés aux armes du duc de Valois?
Guillaume
Échange enrichissant. Merci à Guillaume d'avoir élevé le débat à un tel niveau.
Rappelons tout de même que le seul tort de Jean Paul était d'avoir répondu "bien d'accord avec vous, Montag" au message de Montag expliquant que "les amateurs éclairés n'aiment pas les livres boiteux". Cela méritait bien, effectivement, le goudron, les plumes, et l'insulte.
Quant à la question posé, Guillaume, même si elle ne m'était pas adressée, et si j'ai dans ma bibliothèque quelques incomplets, la réponse était simple, et je ne comprends pas pourquoi vous feignez de l'ignorer. Il existe deux types de clients pour les incomplets de luxe: les institutions à vocation de conservation (la rareté justifie le prix ; et certaines universités sont prêtes à le payer) ; et les gens blindés de tunes qui cherchent le prestige de la bibliothèque, sans avoir envie de se donner la peine de comprendre que ce qui fait le plaisir du bibliophile ce n'est pas la possession, mais la recherche (de l'exemplaire parfait, évidemment).
Je ne condamne aucun de ces deux achats. J'achète moi-même des incomplets, lorsqu'ils sont rares et selon mes propres. Mais ce n'est pas là bibliophilie (disons que c'est de la documentation), et je ne les paie pas au prix de l'or.
Un bis pour Gonzalo.
Votre définition de l'incomplet intéressant les universités et les riches me semble un peu limitée.
En effet, sachant que par exemple les exemplaires du Don Quichotte sont si rares qu'on ne peut en trouver, pourquoi refuser de leur appliquer la notion de bibliophilie sous prétexte qu'ils présentent des défauts: c'est faux et très réducteur d'en décider ainsi, et si la bibliophilie se définissait par la recherche de la perfection absolue rien ne trouverait grâce à cette définition.
la définition de l'absolu est très relative...
C'est la rentrée...
Sur les incomplets il y a ceux qui en ont, ceux qui en ont eu, ceux qui n'ont que ça.
Quant à ebay et les exemplaires qui y sont en vente, il ne doit pas y avoir que des canards cul-de-jatte certains libraires s'y approvisionnant largement.
Ou alors ils font payer leurs notices au prix (au poids) de... (j'ai cherché) la météorite : http://www.espace-meteorite.com/detailsmet.php3?id=DORBIGNY_0006
Une verveine ou une camomille (je n'ai pas de religion en la matière) pour tout le monde?
Olivier
C'est juste qu'en poussant à l'absurde la recherche de l'exemplaire parfait (dixit Gonzalo) on arrive à ne plus rien acheter, ou alors à baver devant les reproductions sur papier glacé des catalogues Sourget...
C'est idiot, et comme c'est mon avis je suis bien d'accord avec moi-même!
Guillaume
>> "C'est juste qu'en poussant à l'absurde la recherche de l'exemplaire parfait (dixit Gonzalo) on arrive à ne plus rien acheter, ou alors à baver devant les reproductions sur papier glacé des catalogues Sourget..."
L'intérêt de la (ma) bibliophilie, c'est la recherche et (éventuellement) l'attente. La possession, l'achat me procure moins de jouissance.
J'aime chercher les livres que je sais rares, me renseigner sur telle édition avant de passer une enchère, vérifier son état sur les photographies.
C'est ce qui fait tout l'intérêt intellectuel de la bibliophilie. C'est ce qui fait que je peux être bibliophile à ma manière en n'accumulant pas les livres : j'achète et je vends, à part à peu près égale et ma bibliothèque ne grandit pas tellement.
Le plaisir du propriétaire, c'est un peu le plaisir confortable du bourgeois, rassuré de savoir que sa propriété est à portée de main.
Mon plaisir est ailleurs, lorsque mon esprit est aiguillonné par une question, une trouvaille.Ma bibliophilie est une quête, pas un acquis.
Quand au plaisir que je prends à feuilleter les catalogues d'expositions (plus que les catalogues Sourget, trop froids et aux notices trop monotones dans leurs éloges), plaisir que vous semblez ne pas partager, je le revendique aussi comme un plaisir de bibliophile. Qui d'autre que des bibliophiles, des historiens du livre ou des bibliographes (qui sont à leurs manières bibliophiles) peut partager le plaisir d'une notice (bien faite) d'incunable?
Il n'y a qu'à voir les réactions de mes amis, qui feuillettent des catalogues de libraires lors de leurs courts passages dans mes toilettes: ils se focalisent sur les photos, ou sur les prix... Sans posséder, je me sens, infiniment, plus bibliophile qu'eux...
Votre bibliophilie est tout à fait respectable Gonzalo, et quelques aspects se rapprochent de la mienne.
C'est pour cela que je ne critique jamais la bibliophilie d'un autre: chacun fait comme il veut, avec ses moyens et ses connaissances, et l'ouvrage boiteux peut faire le bonheur d'un autre que moi.
D'où mon côté à fleur de peau quand je lis des éloges au parfait.
J'aime beaucoup les catalogues Sourget, pour les photos, car comme vous le soulignez si justement la superposition de superlatifs et d'éloges finit par élogner du sujet principal de la fiche, à savoir le livre.
Guillaume
Il ne s'agit pas d'élitisme : il s'agit d'un jeu.
Certains, comme Montag ou Jean-Paul, considère que le plaisir est plus intense lorsque le jeu est difficile. Mais ne leur reprochez pas de vouloir ériger des règles: tout jeu doit avoir ses règles. Ils ne font que vous expliquer les leurs.
Cela étant dit, rien ne vous oblige à jouer ensemble.
Qui ose parler ici au nom de mon Octave !??
Diantre ! Laissez Octave en paix.
Note : Je rigole...
Je vous lis avec un rictus non dissimulé depuis hier, le bibliophile est volontiers belliqueux, preuve s'il en était besoin que la bibliophilie est bel et bien une passion. Et comme toute passion elle engendre d'énormes plaisirs et d'énormes souffrances. Et comme les plaisirs des uns peuvent être les souffrances des autres... ce n'est pas simple. Tout ceci est intéressant. Vraiment.
Restons courtois et polis cependant, la violence verbale par clavier interposé ne règle rien. Argumentez plutôt.
Bonne journée,
B.
Avec un peu de retard, je réponds à la personne anonyme qui a signé J. : je suis à Sens, dans l'Yonne (110 km sud de Paris, où je me rends une fois par semaine).
Allez pour la bonne bouche, un vieux papier qui a bien dû être ramassé par une auguste main et réapparaîtra sous peu (ou pas si un bibliophile l'a obtenu au second rang):
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=110575892752&ssPageName=STRK:MEWAX:IT
Pas mon genre de beauté (Gruel décidément...) mais je l'aurai bien vu chez moi quand même ;-)
Olivier
"Le vendeur a terminé sa vente prématurément et a annulé toutes les enchères faites sur son objet."
8 euros, c'était effectivement peu... toujours mettre un prix de réserve ! ce que ce vendeur n'a pas l'air de faire, vu le nombre d'annonces terminées de cette façon.
et alors... Mettre un objet aux enchères en restant ouvert aux offres directes, et donc interrompre les enchères... Cela fait partie du jeu... De mon côté, je laisse toujours les enchères aller à leur terme, je trouve cela plus fair-play. Mais j'admets qu'une enchère sur ebay, c'est aussi une façon de faire une publicité à son produit, et tant qu'on paie les frais de mise en vente... Ce n'est pas ma politique, mais ma foi...
C'est vrai que vendre un exemplaire de dédicace aux armes et à la devise de Sarah Bernhardt au prix d'un canard boiteux cela aurait été dommage...
La comédienne unijambiste (sur la fin) mérite mieux que cela...
Bon moi ça me fait rire.
Je retourne regarder la course des Galantaris (le moteur avait-il été poussé la dernière fois?).
Olivier
A propos de toujours mettre un prix de réserve, la politique tarifaire d'ebay ne le permet pas 2 euros le prix de réserve et 2 % du prix de réserve que l'objet soit vendu ou non ! Les vendeurs Ebay ne font que reproduire ce qui se passe en salle des ventes depuis des décennies sans que cela ne choque personne, la plus part des commissaires priseur font monter le prix jusqu'au prix de réserve qu'eux seul et le vendeur connaisse, si la réserve n'est pas atteinte ils ravalent l'objet en faisant souvent mine d'avoir un ordre ! Sur ebay la plus part font monter l'enchère jusqu'a leur prix de vente mini et si il n'est pas atteint ravale l'objet avant les 12 heures fatidiques, si il le laisse jusqu'à la fin, cela fait également les bonnes affaires d'ebay puisque le vendeur paye dans ce cas les frais ! Une dernière réflexion sur les ordres en salle des ventes, plusieurs Blogger semblent en laisser, qu'ils le fassent uniquement avec des commissaires priseur ami de confiance, combien de fois n'ai je entendu cette phrase "suite à plusieurs ordre nous démarrons à... au max!" ou "nous avons preneur à" quelques euros en dessous de l'ordre" et l'enchère démarre à 10 fois le prix de départ qu'elle aurait eu sans ordre !...En résumé la toile, ebay, et la vente sur le net ne font que reproduire ce qui existe depuis des années !... en salle des ventes.
Du complet et de l'incomplet, modérato cantabile, je pensais que lire des livres apportait une certaine sagesse et tolérance, et suis fort surpris...bibliophile depuis plus de 30 ans,voir bibliopathe comme disent certains proches, les incomplets fréquentent les plus beaux maroquins parfaits sur mes étagères, ils se querellent parfois pour trouver la meilleure place ou une place dans la bibliothèque! mais ils finissent toujours par trouver l'accord parfait et former une unité satisfaisante. L'incomplet a l'avantage d'ouvrir l'accès au livre au plus grand nombre, et si il était quasi impossible il y a 20 ans de trouver l'âme soeur, c'est maintenant avec les veilles programmables devenue beaucoup plus courant de trouver le manquant dans la même édition XVIIe ou XVIIIe cela est même assez piquant d'un point de vue sauvegarde du patrimoine imprimé. Quand à disperser ou non les collections, ce sont les mêmes professionnels qui défendent le beau livre fleur de coin et qui dispersent par exemple l'histoire des voyages de Prevost acheté au marteau à Auxerre en 20 volumes in4 parfaitement complet des planches et en reliure d'époque uniforme (je les avais vu à l'expo) qui ont été dispersés un par un, plus facile 20 clients à 600 en moyenne que 1 à 12000 !...J'en étais devenu vert, mais je ne lui jette pas la pierre pour autant, ce libraire doit nourrir sa famille et payer ses charges... et le métier n'est pas forcément facile...alors complet ou incomplet la question reste ouverte,pour ma part je continuerai à acheter des incomplets pour ma documentation ou des reliures intéressantes et des complets en état irréprochable, pour le plaisir de la perfection. Pour sourire je dirai même qu'une Ferrari garé au milieu de voitures ordinaires en plus ou moins bon état n'en est que plus regardé, mettez là au milieu de 20 Bentley Jaguar et autre elle en devient banale, alors l'incomplet pour valoriser vos beaux livres une idée à suivre !...qui mettra tout le monde d'accord!là je frise Utopia...
Ce matin je viens de recevoir un incomplet : Répertoire Universel de Bibliographie par Léon Téchener ou Catalogue général, méthodique et raisonné de livres anciens, rares et curieux, composant la librairie de Léon Téchener fils, successeur de son père, avec les prix de vente marqués à chaque article. Tome premier. Paris, Téchener, 1869. 1 fort volume in-8, broché, parfait état. Exemplaire de dédicace offert par Léon Téchener à l'imprimeur Charles Lahure "souvenir de son bien dévoué serviteur".
Un drôle d'incomplet en réalité, puisque de tome deuxième... il n'y eut jamais ! Évidemment, cela demandait de faire quelques petites recherches. De ne pas croire bêtement ce que disent les simples mots d'un descriptif succint. Il faut parfois savoir lire entre les lignes.
Ah oui, le prix. En 1869 ce livre était vendu 10 francs or. Belle somme pour l'époque. Avec 10 francs or en 1869 vous pouviez vous acheter une belle EO décrite dans le Brunet.
En 2010 ? Acheté 9,99 euros. Évidemment, vous l'aurez compris, on parle plus facilement de ses victoires que de ses défaites. Cet exemplaire fera l'objet d'un prochain billet sur le Bibliomane moderne.
Bonne journée,
Bertrand Bibliomane moderne
On confond là encore, comme trop souvent, incomplet et dépareillé.
Jacques
Bien d'accord avec Jacques. Dépareillé et incomplet sont deux sujets radicalement différents. Aucun rapport.
Benoît
Sauf qu'un incomplet peut être dépareillé et qu'un dépareillé peut être incomplet...
Concernant les dépareillés, à moins d'arriver (O miracle !), à retrouver la reliure strictement identique (pour les livres reliés quelque soit l'époque), même si vous avez un Raynal complet de tous ses volumes, mais présenté sous trois types de reliures différentes (fussent-elles très légèrement différentes), vous n'en n'aurez pas moins un exemplaire incomplet. Car complet du texte mais amputé des volumes reliés ensemble à l'origine.
Evidemment, des exceptions existent et permettent de tricher : - les livres brochés (vous pouvez acheter aujourd'hui le tome I du Lys dans la vallée de Balzac en EO, broché, comme neuf avec ses couvertures. Et acheter le tome II, broché également, impeccable, peut-être demain... ou pas. Dans ce cas patience et longueur de temps... enfin vous voyez. - il y a aussi le cas (plus rare) des éditions sur plusieurs années voire plusieurs décennies (du style le premier tome parait en 1754 et le second en 1780), dans ce cas, aucun problème notoire à ce que les reliures diffèrent. Vous pouvez donc les payer à vil prix "séparément".
Tout ceci montre bien une chose et une seule. La bibliophilie, par quelque bout qu'on la prenne, doit se mériter, et on apprend rien sans rien, et les efforts faits pour apprendre tout cela font que le bibliophile devient de jours en jours meilleur... ou pas !
Bertrand Bibliomane moderne
A mes yeux...
- Incomplet (pages, frontispice, gravures): sans intérêt.
- Tome manquant dans une série: sans intérêt, ça devient vite du bricolage.
- Dépareillé pour des raisons de date de parution: je peux être intéressé.
Je me souviens d'un débat sur le blog il y a longtemps qui faisait l'analogie entre livre et cinéma. Le livre à mes yeux est d'abord un texte, donc une version incomplète est une hérésie. Iriez-vous voir 90% d'un film en ôtant des passages au hasard?
Benoît
Quid de ces livres sans texte? Je pense à des recueils de gravures, notamment.
C'est les seuls incomplets dont je m'autorise l'achat, parce que la plupart du temps, les exemplaires complets sont mille fois plus rares.
Votre incomplet, complet! ou dépareillé mais en fait complet me donne une idée, nous pourrions profiter du blog pour dresser une liste des livres dépareillés en fait complet! Je ne sais si cela existe, deux exemples me viennent, Histoire de la révolution de France par Moleville 14 volumes a partir de 1801, les derniers ne furent jamais publiés,Histoire religieuse de St Rambert en Forez en 1900 marqué Tom1 le deux n'est jamais paru...On doit pouvoir en identifier un très grand nombre...Si un bibliographe c'est penché sur le sujet je serais très intéressé, bien à vous...
A propos des achats des ouvrages en dehors d'Ebay je renvoie au Molière que nous avez présenté Hugues ici:
http://bibliophilie.blogspot.com/2010/07/oeuvres-de-moliere-edition-de-1773-avec.html
Et à ce commentaire:
Hugues, 14 juillet 2010 17:06
Bien vu Denis. J'ai tenté ma chance. J'avoue que j'ai été surpris que le vendeur accepte quelques centaines d'euros. :)
Donc si on tente tant mieux pour soi, même si c'est interdit par le réglement Ebay!!
Guillaume
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