« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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dimanche 19 décembre 2010

Identification désespérée: j'ai besoin de vous...

Amis Bibliophiles bonsoir,

Je sèche complètement. J'ai récemment acquis un très beau livre, superbement relié, mais je ne parviens pas à identifier le chiffre qui figure dans l'angle du contreplat, et dont j'imagine qu'il me permettrait d'identifier le relieur.
Et d'ailleurs, qu'en pensez-vous? Là où est placé ce chiffre, je ne peux imaginer qu'il s'agisse d'une marque d'identification d'un bibliophile.

Avez-vous déjà croisé ce chiffre, avez-vous une idée? Etes-vous d'accord pour y reconnaître la marque d'un relieur?

Cela me serait vraiment très utile pour compléter la fiche d'un ouvrage qui le mérite vraiment.

Hugues

10 commentaires:

frédérick a dit…

Je possède un exemplaire d'Agrippa, "Sur la noblesse et excellence du sexe féminin... Avec le traité sur l'incertitude, aussi bien que la vanité des sciences et des arts". Leyde, Théodore Haak, 1726. 3 volumes in-12, maroquin vert (Derôme). Il provient des bibiothèques Max, O. Sullivan (ex- libris). Mais il possède surtout ce petit chiffre doré frappé à l'angle d'un feuillet de garde, celui de E. Solacrou. En voyant le chiffre de ton exemplaire, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait du même. La taille, le style, probablement deux lettres entrelacées ? Mais un examen sommaire a balayé l'espoir de pouvoir t'éclairer car ce n'est pas le même. Je crois qu'il s'agit d'un ex-libris et non d'une marque de relieur, très élégant et si discret.

Hugues a dit…

Bonjour Frédérick,
J'ai également pensé à un ex-libris, mais l'endroit où il est placé me semble incongru et correspond plus à celui d'une marque de relieur.
Du reste, l'ouvrage est très rare, et c'est un in-4: on peut imaginer que le bibliophile qui l'a fait relier (au 19ème selon moi) avec goût s'il avait un ex-libris, l'aurait mis là où il y a de la place, au centre, etc...
Hugues

Gonzalo a dit…

>> on peut imaginer que le bibliophile qui l'a fait relier (au 19ème selon moi) avec goût s'il avait un ex-libris, l'aurait mis là où il y a de la place, au centre, etc...

Pas forcément : j'imagine bien un bibliophile complexé, et qui ne veut pas passer pour mégalomane.
Quant à l'endroit où il est placé: si ledit possesseur n'a pas d'ex-libris sur papier à coller, et qu'il emploie ce fer à la place, on l'imagine mal apposer cette dorure au centre d'un contreplat. Au coin ça n'est pas mal.

A mon avis, un relieur n'emploierait pas un tel chiffre, qui n'est pas assez facilement identifiable.
Donc je penche du côté du bibliophile discret et distingué.

Je lis "D.E.", mais n'ai aucun nom à mettre sur ces initiales.

Hugues a dit…

Hum, bien vu Gonzalo. Il est plus discret que la reliure qu'il a commandée alors :)
H

frédérick a dit…

Si tu voyais le chiffre de Solacrou qui était bibliophile - le catalogue de sa vente est de 1925 - tu serais frappé par le ressemblance. Je suis d'accord avec toi, tout porte à croire que ce chiffre est celui d'un relieur, mais l'existence d'un chiffre similaire (taille, emplacement en haut à gauche...) identifié à la marque d'un bibliophile remet en cause la probable attribution à un relieur. J'ai moi-même du mal à concevoir qu'un bibliophile puisse être dépourvu à ce point de vanité pour choisir une marque si modeste quasiment impossible à identifier.

frédérick a dit…

Bonne déduction Gonzalo

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Ce chiffre et cet emplacement ne sont pas dans les habitudes bien "réglementées" au XIXe siècle des relieurs, mais sont bien de celles des bibliophiles du même siècle, témoin celles d'au moins deux grands bibliophiles rémois : le sénateur Victor Diancourt (1825-1910) et Louis de Chevigné (1793-1876).

Anonyme a dit…

Belle vente pour les amateurs qui ont suivi concernant l'édition des fermiers généraux.
Au dessus de 5200 Euros.
Beau Noël pour l'heureux enchérisseur

Pierre a dit…

S'il est peu probable qu'un bibliophile puisse être dépourvu à ce point de vanité, on pourrait peut-être l'imaginer pour le libraire qui a vendu l'ouvrage ? ;-))

Existe t-il des ex-libris discrets de libraire ?

Relieur ou bibliophile, ce DE a de la classe... Pierre

Laurent a dit…

Je m'étonne du prix de l'édition des Fermiers généraux référencée par Hugues. Est-ce dû au nombre de planches "découvertes" ? Merci d'avance.

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