« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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lundi 24 janvier 2011

Au sommet, les dix livres les plus chers de l'Histoire: n°1, Le Codex Leicester

Amis Bibliophiles bonjour,

Les commentaires suscités par mon post sur la bible de Gutenberg et la suggestion de Leah me conduisent à vous présenter à partir d'aujourd'hui les dix livres les plus chers de l'Histoire. Il est bien entendu que l'on peut trouver son bonheur de bibliophile dans un livre sans valeur, et que ces ouvrages appartiennent autant à l'art, à l'histoire qu'à une certaine forme de spéculation.


Le "Codex Leicester" semble être à l'heure actuelle le "livre" le plus "cher" du monde. Il a été acheté en 1994 par Bill Gates pour 30,8 millions de dollars (24 millions d'euros). Cette collection de 72 feuillets d'écrits scientifiques et philosophiques sont dans un état remarquable de conservation. L'ouvrage datant de 1500 a la particularité d'être composé à l'envers, en écriture spéculaire : il faut un miroir pour lire correctement le texte. 

Le Codex Leicester est une collection d'écrits de Léonard de Vinci a caractère essentiellement scientifiques. Il tient son nom du premier Comte de Leicester, Thomas Coke, qui l'acheta en 1717. Le codex se présente sous la forme de 18 feuilles doubles, soit 72 pages de format 21,8 x 29,5 cm. Il donne un aperçu de l'esprit de ce penseur, artiste et scientifique de la Renaissance, notamment par le lien permanent qu'il crée entre l'art et la science.

L'histoire du codex: si la plupart des dessins et des manuscrits de Léonard de Vinci furent conservés par son élève Francesco Melzi jusqu’à sa mort en 1570. Le Codex Leicester fait figure d’exception: le sculpteur Guglielmo della Porta le possédait dès 1537. En 1717, le peintre Giuseppe Ghezzi (qui l'avait trouvé parmi d'autres documents ayant appartenu à Guglielmo delle Porta) le vendit à Thomas Coke, comte de Leicester, d'où il tient son nom.


Le manuscrit resta dans la demeure familiale d’Holkham Hall à Norfolk jusqu’en 1980. Il passa alors en vente chez Christie's le 12 décembre. C’est le milliardaire Armand Hammer, qui gagna les enchères. Hammer fit construire le UCLA Armand Hammer Museum of Art and Culture Center à Los Angeles, pour abriter sa collection de tableaux et de dessins ainsi que le Codex Leicester qui fut rebaptisé Codex Hammer. En 1994, le musée décida de s'en séparer. Cette fois-ci c'est Bill Gates qui s'en porta acquéreur1. Il redonna au manuscrit son nom d'origine, le Codex Leicester.

Daté aux environs de 1508-1510, par comparaison avec d'autres manuscrits de Léonard, le Codex est composé de 18 feuilles de papier, chaque feuille est pliée en deux et chaque côté de la feuille est écrit, le document complet comporte donc 72 pages. Les feuillets du Codex ont été numérotés au xvie, puis reliés au xviie siècle, suivant l'empilement des 18 double feuillets pliés par leur milieu. Cette présentation ne permettait pas la lecture du Codex. La présentation actuelle lui redonne sa configuration initiale sous forme de feuillets séparés tels que Léonard de Vinci l'avait composée. Seule cette présentation pouvait permettre son étude.


Comme évoqué plus haut, le codex a la particularité d'être écrit en écriture spéculaire (ou écriture miroir), c'est-à-dire que le texte est à l'envers et qu'il faut le placer devant un miroir pour pouvoir le lire. Les pages sont ponctuées de très nombreux dessins et diagrammes.

Le Codex ne prend pas la forme d'un livre linéaire, c'est un recueil d'observations dans des domaines très divers, à l'image du génie universel qu'était l'auteur : théories sur l'astronomie ; les propriétés de l'eau, des roches et des fossiles ; l'air ; la lumière céleste.

H

    2 commentaires:

    Anonyme a dit…

    Un fragment du Codex Alanticus de Léonard De Vinci a été découvert en fin d’année dernière par un journaliste dans les archives de la Médiathèque de Nantes. Après lecture d’une biographie du maitre écrite par Serge Bramly (Editions Lattès), ce journaliste avait découvert qu'un des écrits de Leonardo se trouvait à Nantes. Il s’est précipité à la bibliothèque de Nantes et l’a rapidement déniché. Ce fragment de manuscrit avait été donné à la ville de Nantes par Pierre-Antoine Labouchère en 1873. Et complètement oublié depuis… Ce fond Labouchère contient près de 5.000 documents. Ce collectionneur a réuni des manuscrits allant du XVème au XIXème siècle dans les domaines culturels, scientifiques et politiques… En 2007, ce même journaliste avait découvert une partition inédite (et authentifiée depuis) de Mozart. La municipalité nantais envisage (enfin !) d’étudier de près cette donation Labouchère.
    David (lecteur assidu et admiratif de ce merveilleux blog)

    Le Bibliophile Rhemus a dit…

    Ce n'est pas un livre.

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