« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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samedi 5 mars 2011

Informations sur le site de référencement des résultats de ventes de livres

Amis Bibliophiles bonjour,


Voici quelques nouvelles du projet sans nom de Yohann, à savoir le site référençant les ventes et résultats de livres anciens.

Nous sommes naturellement intéressés par tout stock de catalogues et résultats numérisé ou photographié, puis à terme physique. Nous diffuserons les « archives » des SV nous ayant donné l’autorisation de le faire.

Concernant l’aspect technique :

Nous avons une première maquette de site web fonctionnelle. Simple, peu décorative (pour le moment)
Comme exprimé notre démarche s’articule dans 2 directions :

-          mise à disposition gratuite des archives libres de droits
-          mise à disposition des descriptifs et prix des ventes récentes ( - de 20 ans )

Concernant les archives libres de droit (merci à Bertrand) nous avons retraité l’ensemble du Morgand Fatout, corrigé automatiquement un certain nombre d’erreurs provenant du passage OCR précédent, tout « reOCRisé » avec une version supérieure au logiciel précédemment utilisé, découpé l’ensemble du document en 45000 lot indépendants – le résultat est correct, on peut enfin entreprendre des recherches sur plus d’un mot clef – vous pourrez tester des que la base sera en ligne.

Nous allons nous attaquer au catalogue de la Pompadour pour vérifier si nous avons la capacité d’améliorer l’OCR pour de la typographie du XVIII : peu aisé. Mais si cela fonctionne cela nous ouvrira d’intéressantes perspectives, puisque la totalité des documents deviendra accessible / compréhensible par moteur de recherche.

Concernant les catalogues modernes nous avons été considérablement ralenti par un défaut des fichiers word transmis par certaines SVV : lorsque le pdf est transformé en word, la structure logique du texte ne correspond pas forcement à la structure visuelle, ce qui provoque des mélanges dans les descriptifs, nous sommes donc reparti sur une « reOCRisation » de tous les documents numériques en notre possession. Nous tournons (n’ayant que nos soirées) autour de 500 à 1000 lots par jour traité.

Concernant l’aspect relationnel avec les Maisons de Ventes :

La on trouve de tout :

3 maisons d’importance on voulu rentrer au capital de notre petite structure, dont 2 en apportant de l’argent. Situation difficile puisque nous voulons être libres, nous faire plaisir et que raisonnablement nous ne pensons pas que cette structure soit bien rentable.

La situation s’est bien résolue pour 2 d’entre elles, nous attendons toujours l’accord de la troisième dont l’un des associés vous lit : il se reconnaîtra peut-être, c’est un appel !

D’autres contacts, extrêmement cordiaux, intéressés par le projet et acceptant de nous fournir leurs archives. D’autres enfin, toujours aussi cordiaux, proposant du partage de publicité, et l’un même nous proposant de payer ( si nous nous développons ) pour publier ses ventes puisqu’il paye déjà chez les concurrents.

Pourtant : le message est le même : nous somme gratuits. Ou plutôt, nous serons toujours gratuits pour tout ceux qui ont cru en nous au moment ou nous en avions besoin : à la création (avant le mois de juin pour faire simple). Et par ailleurs, d’autres qui par principe ne souhaitent pas communiquer leurs résultats.
  
D’une manière générale plus la maison est importante, plus son rayonnement est international plus la relation est facile et cordiale: ceux-ci perçoivent très bien le nouveau type de client que nous pourrions attirer par nos réseaux ou même notre démarche « marketing ». Nous vous présenterons des planches dans un prochain post: du marketing pour la promotion du livre ancien – réalisé à travers une communication que nous souhaitons humoristique.

Je pense même que certaines maisons trouvent la démarche « sympa » et au-delà même du profit qu’elles pourront en tirer.

Pour ma part, je vois autour de moi qu’il est finalement assez facile de susciter l’intérêt pour les livres anciens. Finalement, nombreux sont ceux qui souhaitent avoir les grands classiques ou livres de leur enfance dans de belles reliures.

Au démarrage, nous avions identifié 133 maisons de ventes réalisant des ventes de livres en France, mais en y regardant de plus près, 30% de ces maisons font des ventes qui ne correspondent pas aux exigences des bibliophiles, nous ne les contacterons finalement pas dans un premier temps.

20% des maisons de ventes représentent 85% du stock de ventes intéressantes (en quantité et valeur),  nous observons entre la première prise de contact et un accord signé, un espace de temps moyen de 2 mois, cela nous freine malheureusement.

A l’exception d’un expert, tous les experts, qu’ils soient libraires ou expert libraires nous ont apporté leur soutien, pour certains, nous ont arrangés des réunions avec les associés de maisons de ventes, ou mis à disposition certains des catalogues dont nous ne disposions pas. C’était d’heureuses rencontres, passionnantes pour certaines.

Et là encore un appel, si vous connaissez des commissaires priseurs réalisant des ventes de qualité (plutôt en province ou nos contacts sont restreints, n’hésitez pas à leur parler de notre démarche)

Concernant la diffusion :

Plusieurs vecteurs d’informations ciblés et moins ciblés :

-          le blog du bibliophile : ca y est vous avez été informé !
-          une news lettre américaine touchant 4500 professionnels et amateurs
-          nos réseaux d’anciens des écoles d’ingénieurs (30000 inscrits aux associations) – peu ciblé, mais population intéressante en terme de formation intellectuelle + solvabilité.
-          Nos réseaux personnels (nous nous sommes amusés à calculer le nombre de personnes que nous pouvons atteindre sur la base de ce que nous dit linkedin.com de nos réseaux de réseaux en considérant des taux de perte de 50% puis  de 95% -> ca fait tout de même 40000 autres individus (peu ciblé, mais beaucoup de jeunes cadres à nouveau)
-          A terme « l’échange de publicité » : nous en numérique, certaines maisons sur support papier pour atteindre les réfractaires au web (mon indicateur le plus parfait sera le jour ou je verrai mon père (72 ans)  s’inscrire au site, alors qu’il ne connaît pas ma démarche à ce jour ;-) et qu’il n’utilise que très peu le web.

Nos prochaines étapes vont être:
1. Déposer nos statuts : il semblerait qu’il y a assez de répondant dans les maisons de ventes pour justifier cette création.
2. Avoir une maquette de site accessible à un réseau restreint pour premiers essais.
3. Création des petites maquettes de publicité humoristique.
4. Continuer le démarchage des SVV, ainsi que la création des fiches à mettre en ligne.
5. Travailler un peu l’esthétique du site.

Je vous souhaite à tous, de bons achats, pour ma part je suis un peu en reste sur les quelques ventes qui sortent actuellement. Depuis, que je relis des milliers de fiches sur 15 ans, je me demande si la qualité des ouvrages ne faiblit pas un peu depuis 5 ans?

A bientôt, pour un autre post.
Yohann 
(pour me contacter contactlivres@gmail.com)

26 commentaires:

Anonyme a dit…

La saison des ventes n'a pas encore commencée, la collection Weiller qui arrive dans 1 mois ne me parait pas anodine..., a moins qu'en dessous d'un million d'euro vous ne dédaigniez les livres.
- je plaisante naturellement;.

Concernant votre site, j'attends impatiemment la parution officielle, l'esprit de votre démarche me parait intelligente, l'accès gratuit aux maisons de ventes devrait en effet vous permettre de couvrir une majorité des ventes.

Vous parlez de la France, quid de la Belgique ?

Bien à vous.

JLP

Pierre a dit…

Impressionné par tant de compétences informatiques qui vont faire passer certains adeptes du commerce des livres anciens pour des dinosaures !

Il est heureux que ces ingénieurs se soient rapprochés des Sociétés de Vente Volontaire, dont le personnel choisi est bien en avance, par rapport à un boutiquier, quant à l'utilisation de l'outil informatique.

Je vois se mettre en place, dans l'avenir, deux générations de bibliophiles et deux types de bibliophiles, séparés par un écran informatique. J'ai connu ceci quand les cliniciens ont été remplacés par les techniciens en médecine.

Pouvez-nous nous rappeler en deux mots, ce que cet outil va apporter, au final, à l'acheteur ?

Une évaluation du cours du livre ancien ? Pierre

J'ai oublié de vous féliciter pour votre travail. Chapeau !

Anonyme a dit…

Super, c'est vraiment l'outil que j'attendais. Bravo!

Sylvain

Olivier a dit…

En tant que brontosaure (de 35 ans) de l'internet (pas de compte facebook, pas de compte twitter, rien en fait) j'ai hâte voir ça!
J'ai une flopée de catalogues de ventes, de libraires si ça vous intéresse.
Bonne soirée,
Olivier

Textor a dit…

Bravo ! Persévérez.
Cet outil nous sera très utile, j'en suis sur.
T

Anonyme a dit…

Bonsoir Olivier,

Votre proposition concernant les catalogues de ventes peut tout a fait nous intéresser, c'est pour cela que j'ai laissé une adresse mail pour nous joindre : alors n'hesitez pas.

J'espère que nous ne décevrons pas vos attentes, et parlez en autour de vous, notre site fonctionnera comme une auberge espagnole : les maisons de ventes publierons leurs ventes gratuitement si elles nous laissent publier leur vieux catalogues+résultats sur le moteur de recherche.

a bientôt

Yohann

JL a dit…

... projet fort inquiétant du point de vue du libraire qui n'a plus qu'à espérer que les amateurs et les particuliers comprendront qu'il doit bien vivre et pratiquer des marges honnêtes.

En effet, il y a fort à parier que cette transparence (dont on ne peut que se réjouir), si elle n'est pas entourée de certaines précautions, rende la vie des professionnels encore plus difficile au moment où ils disparaissent les uns après les autres.

Les ventes aux enchères sont en effet un lieu habituel où nous nous fournissons en livres. Un livre acheté 1 euro est souvent revendu 3 (1 euro d'achat, 1 euro de charges, 1 euro de marge). En donnant de façon brute cet historique, je prends le pari que certains amateurs compareront chaque livre présenté dans un catalogue, soit avec son cousin fort semblable, voir même avec lui-même et son prix lors de son adjudication.

Je crains fort que cela ne fasse que détruire encore un peu plus le lien entre bibliophiles et libraire, déjà fort distendu.

Un progrès sans doute (l'outil sera d'ailleurs utile aux professionnels également), mais dont j'ai bien peur qu'il ne soit que très partiellement partagé par tous. Chers confrères, préparez-vous à devoir justifier chaque prix....

Un libraire.

Pierre a dit…

Ce sera un des aspects négatifs de cet outil. Il en aura des positifs, bien entendu !

C'est un peu ce que j'appréhende, cher confrère, et je crois que la disparition de la "librairie physique" y sera associée. Mais on ne va pas contre le progrès... La race des "nouveaux bibliophiles" n'a plus besoin de l'intermédiaire du libraire, c'est un fait. Il y aura un cours "de la bourse" du livre ancien qui va s'installer qui verra les SVV devenir l'interlocuteur privilégié de ces nouveaux bibliophiles.

Le plus amusant dans cette histoire, c'est que les libraires qui résisteront seront amenés à évaluer le prix d'achat de leurs achats en fonction de ce "cours moyen" et qu'on verra forcement le particulier qui veut vendre sa bibliothèque être la dernière et vraie victime du système qui sera mis en place.

Personnellement, je n'achète jamais d'ouvrages dans les SVV car l'activité est incompatible avec la présence en librairie. Mais je serai de ceux qui n'ignoreront pas le site. Pierre

Anonyme a dit…

L'existence de cours est dejà aujourd'hui une réalité pour les livres moyens.
Et aura un effet bénéfique : en effet les experts pratiquant quasi systématiquement la sous évaluation, le particulier en voyant un catalogue va découvrir un livre acheté 1000 être estimé 250 ( et finalement faire 500 a 600 ) - ce qui est plus acceptable.
Les grands libraires auront peut-etre plus de mal à refourguer un ouvrage unique et parfaitement identifié avec 50000€ de plus value pour un investissement de 30000€...

Anonyme a dit…

Ca m'a l'air bien parti cette affaire!
Bravo pour le travail accompli!
Je relisais les anciens catalogues de vente numérisés (Firmin Didot, La Bédoyere...) : c'est dingue comme cela a été mal réalisé. Il manque certaines pages, d'autres pages sont illisibles, ...
Bref, il y a du travail pour avoir une source 100% utilisable!
Bon courage!

Wolfi

Anonyme a dit…

Bonjour,
Ne pensez vous pas que c'est aussi une question de comportement d'achat?

Combien de personnes vont sur ces sites et font reellement confiance au point de sauter le pas et d'acheter... Au final, c'est l'acheteur qui paie et qui parfois ne sait plus à quel saint se vouer.

Vous avez reflechi en tant qu'acheteur potentiel voulant faire des affaires, je pense.
Les libraires ont des connaissances qui enrichissent un patrimoine culturel indissociable de leurs métiers; le contact humain, une grande valeur; Quand tout le monde en aura marre de se contenter d'un systéme réducteur.. Trop d'informations nuisent et perdent souvent les gens, qui retournent voir leur petit libraire, pas si mal finalement de discuter et de faire confiance.
Il faut bien que tout le monde vive... cette manie de vouloir tout contrôler en maître du monde!

Ce n'est surement pas le même niveau que les marchands d'Art et commisseurs priseurs devenus des stars... de la finance.
Mais tenter de faire le tri dans tout ça n'est pas mal, si cela sert vraiment le livre ancien.

Mais n'oubliez pas: la relation humaine, parce que discuter avec un ecran à multiples visages anonymes... Cela a ses limites aussi.

Entité Vivante.

Futur ancien libraire d'anciens a dit…

Cet outil qui semble intéressant à court-terme est en réalité une très mauvaise nouvelle, et n'est qu'une étape supplémentaire vers la mort programmée des libraires, et ce pour deux raisons:

- c'en est fini des bons ouvrages vendus 500 euros parce qu'achetés 200 en salles des ventes. Les amateurs qui auront glâné une cote sur internet souhaiteront les négocier en oubliant que le libraire doit lui aussi vivre. Et en même temps c'est compréhensible, pourquoi payer 2 fois plus cher un livre chez un libraire plutôt qu'en salle?
- A terme, c'en est également fini des libraires qui sont aujourd'hui des intermédiaires entre salle des ventes et bibliophile....

Et les SVV ne s'y trompent pas: en favorisant l'émergence de tels outils (QUI N'ONT UN INTERET QUE POUR LES SVVs ET LES BIBLIOPHILES, mais pas pour le libraire qui connaît son travail), elles souhaitent développer un contact direct avec les particuliers pour schinter les intermédiaires.

L'intérêt est évident: les particuliers paient sans délai, et les particuliers paient plus chers.

Pris dans cet étau, je ne vois pas comment les libraires que nous sommes peuvent s'en sortir.

Pierre, souvent d'accord avec vous, je ne le suis plus quand vous dites que les particuliers qui veulent vendre leur bibliothèque seront les grands perdants. Ils seront aussi gagnants, parce que bien informés, ils se présenteront dans les librairies avec des listes de prix glanés sur internet, oubliant qu'un prix de vente n'est pas une cote... Et j'en ai encore eu la confirmation il y a peu avec un visiteur qui souhaitait me vendre la bibliothèque d'un aieul au prix constaté sur abebooks...

Et je ne parle même pas de la notion complètement idiote de cote... qui est parfaitement ridicule dans l'univers des livres anciens.

Un libraire triste, devant un outil empoisonné.

Futue ancien libraire d'anciens

Anonyme a dit…

Je ne sais si jouer sur l'ignorance de l'acheteur est vraiment un bon argument pour justifier l'existence d'une librairie.

Je n'achète presque pas en salles des ventes, car achetant des petits ouvrages, déposer un congé pour monter à la capitale me reviendrait trop cher.

Donc j'achète chez des libraires avec lesquels la relation de confiance s'est nouée, ils sont beaucoup plus effrayés par le phénomène ebay pour les livres que par les salles des ventes.

Ils me disent ne plus s'approvisionner en SVV car les prix y sont trop élevés, ils se concentrent sur les successions, les amateurs vendant leur bibliothèque et font plutôt du depot vente, ce qui leur permet de vendre au prix de la salle des ventes, un peu au haut dessus, mais sans avancer d'argent, et en se payant sur l'équivalent des frais acheteurs & vendeurs.

Dans peu de temps un changement législatif devrait autoriser tout officier ministériel à réaliser des ventes.
Lorsque les notaires en ayant accès en premier aux successions s'y mettront, ca générera tellement d'offre dans tous les sens, qu'il est certains que les libraires, s'ils se coordonnent un peu en mettant des marques en places tireront peu être leur épingle du jeu.

Au dela de cela, si ce site internet a pour objet de diffuser le "virus" de la bibliophilie aux nouvelles génération, alors ce sera positif pour tout le monde, car finalement, des jeunes, je n'en voit pas beaucoup ni au grand palais, ni en SVV, et encore moins en librairie.

alors bon courage pour votre site web !

Anonyme a dit…

oui, c'est un peu ça que je pense... Si c'est pour la bonne cause, pourquoi pas? Sinon on connait les magouilles des notaires dans les successions, même si tout le monde prône la transparence... Mot à la mode avec Assenge... On voit ou cela nous méne...
Sinon, pour ceux qui veulent se defouler en face de cette tentative de maître de monde , il y a ce sie:

http://www.viedemerde.fr/

Autre libraire en colére et cie.

Anonyme a dit…

Aujourd'hui, je vois sur eBay toute une saga de livres à un prix ridiculement bas. Je demande au vendeur s'ils ont des défauts pour être si peu chers par rapport au prix normal. Après s'être renseigné, il m'a remercié pour l'information et a remis son annonce en ligne en multipliant le prix par trois. VDM

PEL a dit…

1 - Si on veut employer le verbe qui traduit une communication anormale entre 2 parties, c'est shunter, terme utilisé notamment en médecine (n'est-ce pas Bibliophile Rhemus ?).

2 - Je voyais plutôt le futur site de Yohann comme une base de recherche bibliophilique pour trouver des renseignements sur tel ou tel ouvrage. Intéressant pour les différentes éditions, le collationnement, l'histoire éventuelle d'un exemplaire qu'on retrouve de vente en vente. L'adjudication est certes intéressante, mais finalement l'acheteur ne mettra que les euros qu'il veut bien débourser pour satisfaire sa quête (sans fin, bien entendu).

Pierre a dit…

Il faut, en effet, laisser ce site se mettre en place avant d'en tirer des conclusions alarmantes...

Et c'est vrai que si c'est un site capable de diffuser de l'information et de faire de nouveaux adeptes des livres anciens, il faut même l'aider ! Je pense que, n'envisager que son volet financier, est réducteur.

Il ne faudrait pas que la peur de l'avenir dissuade les bibliophiles qui rêvent de tenir une librairie ancienne, de s'installer ;-)) Pierre

Ugo Paolantonacci a dit…

Moi ce qui m'inquiète c'est que suite à notre entretien vous avez oublié votre parapluie (so british, il irait très bien avec les chaussettes de Hugues) et que vous ne vous en êtes pas rendu compte... En tout cas il vous attend :-)

Pierre a dit…

Je ne sais si ce dernier message me concerne, cher Ugo, car j'oublie uniquement les parapluies de ma belle-mère quand je vais à Paris, l'accessoire étant notoirement inutile dans notre région.

Mais croyez bien que si nous nous étions vus, j'aurais eu plaisir à oublier mon parapluie dans votre boutique. Pierre

Ugo Paolantonacci a dit…

Mais non Pierre. Le parapluie est celui de Yohann notre savant informaticien. Il l'a oublié quand il est venu présenter son site à une étude pour laquelle je joue à l'expert.

Ugo

PS. Mes hommages à votre belle-mere, la mienne m'aurait tuée si je lui avait perdu son parapluie.
PS bis. Je n'ai pas de boutique, je ne suis pas assez sérieux pour cela.

Anonyme a dit…

ah Ugo

Je vous remercie
C 'était le parapluie de mon grand père, je désespérais de le retrouver !!
Est-il a l'étude ?
Car je passerai dans les parages cette semaine.
Comme vous voyez : il n y a pas que les livres que nous nous transmettons de génération en génération.

ps : pour répondre à la question de l'un des lecteur du blog: nous ne comptons pas publier les catalogues des libraires car de nombreux outils existent,
liberlibri par ex, et pour les autres vous les connaissez.

Par contre, et par retour de politesse nous ferons une page de lien vers les libraires nous ayant aidé, et sur cette page nous publierons gratuitement leur catalogue pdf.
s ils le souhaitent.

a bientôt

Yohann

ps : de nombreuses précisions à venir dans les prochains post.

Anonyme a dit…

Certains de nos amis libraires s'inquiètent. En réalité cette information que le site de Yohann se propose de réunir existe déjà, pour qui sait la chercher, sur la toile en partie me semble-t-il. La réunir est une gageur méritoire et certainement fort utile pour tout le monde. Je ne pense pas que la cause de la mauvaise santé de la librairie ancienne soit due à une surabondance d'informations ou à une meilleure information mais plutôt le contraire. Brunet, Barbier et bien d'autres n'ont-ils pas avec érudition tracé la voie?
Il est vrai que je ne suis pas libraire et que je manque probablement de critères pour évaluer la situation de manière objective. Cependant, moi qui achète partout et qui essaye à cause de ma grande ignorance de m'informer au mieux, les meilleurs conseils que j'ai reçu, ce sont des libraires qui me les ont donnés.

Sylvain

Ugo Paolantonacci a dit…

@ Yohann.
Le parapluie est bien à l'étude; mais dépêchez-vous il y a un affreux chien (Ebène allias Benouille la fripouille) que j'aime beaucoup qui mange tout ce qui traîne.
PS. Merci de citer liberlibri.com...

@ Sylvain.
Effectivement ce genre de site existe déjà, mais ils sont totalement orientés anglo-saxons ou germains. L’intérêt de celui-ci serait, à mon avis, d'être axé sur les ventes françaises et de se substituer au poussif Promodis. Par contre ce qui me gène, c'est le coté statistique de l'approche. Comment dire que des SVV ne satisfont pas les critères des bibliophiles ? Quels sont ces critères ? Le jour ou les études en question sortiront de belles ventes je me jetterai dessus. C'est beaucoup plus intéressant que ces études qui se targuent d'avoir des départements livres anciens et programment des ventes régulières tous les trimestre. Ventes forcement montées , avec 2 ou 3 pièces à fort prix de réserve et un océan de drouille. Moi je crois que ce n'est pas les études qu'il faut considérer mais les ventes. Vous pouvez par exemple écarter l'étude Th. de Maigret parce que le livre, c'est pas vraiment son truc; mais c'est eux qui ont fait la plus belle vente à Drouot en 2008.
PS. Bravo Sylvain pour votre dernière phrase; les libraires (dont je ne suis pas) restent et resteront toujours le meilleur instrument de l'amateur de livres.

Ugo a dit…
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Ugo Paolantonacci a dit…
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Ugo a dit…
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