« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

frise2

mercredi 11 janvier 2012

Agenda du Bibliophile: "La lettre de civilité, entre le manuscrit et l’imprimé (16e-18e siècle)", Bibliothèque Mazarine, Paris, 17 janvier - 16 mars 2012

Amis Bibliophiles bonjour,

Je crois que Rémi est le premier à avoir laissé un commentaire sur le blog, il y a très très longtemps... et aujourd'hui Rémi est commissaire d'une exposition à la Bibliothèque Mazarine. 

Cette exposition se tiendra du 17 janvier au 16 mars 2012 et il vous y invite tous! :)

"La lettre de civilité, entre le manuscrit et l’imprimé (16e-18e siècle)"


Exposition organisée par la Bibliothèque Mazarine, en partenariat avec le Centre d’études supérieures de la Renaissance et la Bibliothèque de l’Institut de France. 17 janvier-16 mars 2012. Entrée libre du lundi au vendredi de 10h00 à 18h00


L’exposition est inaugurée par une conférence de M. Rémi Jimenes, son commissaire : Le caractère de civilité : typographie et calligraphie sous l'Ancien Régime
Le mardi 17 janvier 2012 à 17h00,
à la Bibliothèque Mazarine,
23 quai de Conti, Paris 6e.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Reproduisant la calligraphie gothique française du milieu du 16e siècle, les caractères de civilité apparaissent à Lyon en 1557. Ils remportent un relatif succès dans les années qui suivent leur création – on les emploie alors dans tout le royaume de France pour l’impression d’œuvres poétiques, d’ouvrages scolaires, de récits de voyage... Malgré ce succès initial, ces caractères cursifs disparaissent rapidement des presses françaises. L’évolution des pratiques calligraphiques, l’adoption des écritures italiennes dans l’imprimé comme dans le manuscrit, font désormais passer la cursive gothique pour une lettre archaïque. Absente de la production imprimée pendant près d’un demi-siècle, elle réapparaît pourtant au début du 18e siècle. On l’utilise jusqu’au milieu du 19e siècle pour  la publication des Règles de la bienséance et pour des manuels de civilité destinés aux élèves des petites écoles. Depuis lors, on désigne cette typographie comme un caractère de civilité.

Souvent embellie par des passes et des entrelacs, la lettre de civilité frappe l’œil. Objet curieux, séduisant pour les uns, illisible pour les autres, la cursive gothique constitue un intéressant objet d’étude, à la rencontre des cultures de l’imprimé et du manuscrit.


H

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je vais y aller un de ces jours!
Pas à la conférence parce que je ne suis pas là, mais à l'exposition.
Merci à Rémi!

cordialement,

Wolfi

Textor a dit…

J’ai eu le privilège d’assister avec plus d’une cinquantaine de participants au brillant exposé de Rémi Jimenez sur les caractères de civilité dans le cadre grandiose de la Bibliothèque Mazarine. Rémi parle comme un livre, c’est dire !

Il a dressé un panorama rapide mais complet de ces lettres singulières, couvrant 4 siècles d’évolution depuis Robert Granjon jusqu’au Royal Couscous de Chateauroux. Il s’est interrogé sur la disparition quasi complète de ce style d’impression à la fin du 16ème siècle, probablement parce que le gothique n’était plus tendance, suivi d’une renaissance spectaculaire au début du 18ème qui s’accentue au 19ème et culmine vers 1825.

Les lettres françaises d’art de la main avait un rôle pédagogique, celui d’apprendre à lire et à écrire aux petits enfants; Par ailleurs, elles étaient l’affirmation d’un certain style français, à distinguer des bâtardes italiennes ou des lettres anglaises. Un art formel, qu’on retrouve parfois dans les privilèges en guise de fac-similé de l’acte original, un art décalé car le style calligraphique qu’on souhaite faire étudier aux élèves correspond souvent à une écriture anachronique.

J’ai appris aussi que mon Virgile avec les caractères de Pierre Moreau n’était pas un exemple de livre aux caractères de civilité mais un ouvrage en lettre ronde. Attention, la différence ne saute qu’aux yeux des experts…

Puis nous nous sommes promenés au milieu des trésors de la Mazarine commentés par le Commissaire de l’exposition. Je vous invite à passer par le quai Conti si le cœur vous en dit ; l’expo va durer 2 mois.

Textor

Anonyme a dit…

Merci à Rémi pour sa conférence très intéressante, et pour le choix des livres exposés, tous étonnants.

Thérèse

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...