« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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lundi 2 avril 2012

Miscellanées du Monsieur H. : la mort du bibliophile, les salon du Grand Palais, un déjeuner de bibliophiles, des questions sur des cachets...

Amis Bibliophiles bonsoir,

Le salon du Grand Palais approche. Il se tiendra à Paris les 27, 28 et 29 Avril 2012 de 11h à 20h. Une belle occasion de faire de nouvelles acquisitions mais aussi et plus simplement de découvrir des ouvrages uniques, magnifiques, passionnants, d'échanger avec des libraires et d'autres amateurs.

A noter deux expositions pendant cette manifestation: d'une part la bibliothèque de l’Ordre des avocats de Paris sera mise à l'honneur. Elle est bien sûr, riche d'ouvrages de droit mais aussi d'estampes et d'autographes comme les manuscrits d’avocats ayant plaidé la cause de Marie-Antoinette, d’Emile Zola, d’Alfred Dreyfus, mais aussi de Madame Caillaux, de l’assassin de Jaurès ou encore du maréchal Pétain. Située au coeur même du Palais de Justice de Paris, la bibliothèque des avocats n’est pas accessible au public. C'est une magnifique occasion de découvrir ses trésors.

La seconde exposition, « À table ! », présentera une sélection d'oeuvres du département des Estampes et de la Photographie de la BnF consacrées aux arts de la table. 

Vous pourrez également retrouver toutes sortes d'animations et de visites, et notamment un stand un stand d’initiation à la bibliophilie accueille les visiteurs pendant toute la durée du Salon. Des libraires membres du SLAM y répondront à toutes les questions des collectionneurs débutants, les accompagneront pour réaliser un premier achat et partageront avec tous leur expertise et leur passion. Les ouvrages proposés sur cet espace sont sélectionnés par les libraires participant au Salon, ils comportent tous une notice détaillée et grâce à eux chacun pourra s’initier aux plaisirs de la bibliophilie. (Nef Ouest, stand P9-P12.)

Le salon est également comme chaque année une occasion pour les lecteurs du blog qui le souhaitent de se retrouver autour d'un déjeuner bibliophilique. Ce déjeuner se tiendra le samedi 28 avril dans une brasserie proche du Grand Palais. Si vous souhaitez y participer, il suffit de me confirmer votre présence (blog.bibliophile@gmail.com). Les lecteurs du blog ayant déjà participé à ces agapes vous confirmeront que l'ambiance est très simple et détendue, et que pour une trentaine d'euros, vous passerez un moment très agréable à échanger autour du livre, et souvent à découvrir des merveilles que d'autres amateurs viennent d'acquérir. N'hésitez pas à me confirmer votre venue ou à me contacter pour plus d'information.



Du côté des questions posées par les bibliophiles, Nicolas aimerait en savoir plus sur les tampons apposés sur un livre ancien en sa possession: selon vous, ces tampons sont-il plutôt XVIIe ou XVIIIe (ou les deux), et sauriez-vous dans quelles conditions précises on appose le tampon "vendu" sur un exemplaire de la bibliothèque royale, à qui, comment, et pourquoi vendait-on les livres de cette bibliothèque prestigieuse? Ces tampons se trouvent sur un ouvrage du XVIIe aux armes royales.


Pour finir, cette amusante image de la mort d'un bibliophile (Schellenberg - Freund Heins Erscheinungen in Holbeins Manier (Totentanz) 1785)... se méfier des livres, toujours!


H

2 commentaires:

calamar a dit…

je ne sais rien de ces cachets, donc pas la date, mais j'ai une petite idée du motif : sur le second cachet on lit clairement VENDU - DOUBLE. Dans les Mémoires Historiques sur la bibliothèque du Roy, page XXV, on trouve trace d'une telle vente, organisée en 1733 : vente de 18432 volumes (!) vendus à un libraire, le produit de la vente étant consacré à l'achat de... livres : la bibliothèque de M. de Cangé.

claire_h a dit…

Il est assez courant, dans les bibliothèques d'Ancien régime mais encore au 19e siècle, de se débarrasser de doubles, reçus par exemple en don : on gardera celui des deux exemplaires qui est en meilleur état, sans préoccupation de la provenance ni de l'esthétique.
Ces ventes pouvaient financer l'achat de nouveaux titres, ce qui intéressait bien davantage les bibliothécaires que de posséder plusieurs exemplaires (à leurs yeux similaires) du même ouvrage.

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