« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

mercredi 26 novembre 2014

Le bibliophile et écrivain Jérôme Doucet (1865 - 1957) et ses pseudonymes.

Amis Bibliophiles bonsoir,
 
Jérôme Doucet est un acteur important du monde de l’édition au début du XXe siècle; grâce à ses relations privilégiées avec de nombreux artistes, occupant des postes importants auprès de plusieurs éditeurs, il intervient dans des revues littéraires et artistiques de luxe. A ce titre, il est amené à publier souvent, et son nom revient au sommaire de nombreuses publications, comme secrétaire de rédaction, directeur de la publication, préfacier, auteur.
 
Il joue ainsi un rôle important dans les publications d’art de ce temps: la Revue Illustrée, de la famille Baschet, le Gil Blas Illustré, la société «Le Livre et l’Estampe», puis «l’Art et les Artistes».
 
Dans ces différentes fonctions il est amené à publier, à publier beaucoup. Ses contributions régulières dans les périodiques en question regroupent des articles journalistiques (critiques d’art, revues de presse, comptes-rendus d’évènements plus ou moins mondains) et des publications plus littéraires, généralement illustrées, qui sont ensuite regroupées et éditées luxueusement, par la Revue ou par le biais d’un éditeur traditionnel, Ferroud notamment.
 
Les annonces de la Revue Illustrée pour l’année 1899 sont assez parlantes :
 
- les Princesses de Jean Lorrain, contes illustrés par Manuel Orazi,
 
- les contes de Doucet, illustrés par Alfred Garth-Jones,
 
- notre ami Pierrot, de Doucet, pantomimes illustrées par Louis Morin,
 
- le Rire de la Grande Armée, illustré par Carrey,
 
- la Chanson des Mois, de Doucet, illustré par Leloir.
 
Même si ce programme ne sera finalement pas respecté, il illustre bien la place prépondérante de Doucet: «notre ami Pierrot» et «la Chanson des Mois» comprennent chacun 12 contes, Garth Jones a illustré 13 histoires de Doucet.
 
Dans l’ «Almanach du Bibliophile pour 1901» de Pelletan, Clément-Janin chronique (assez férocement pour certains d’entre eux) 21 livres de luxe parus en 1900 et 1901. Parmi eux, trois livres de Doucet: les «Contes de la Fileuse», les «Contes de Haute-Lisse», tous deux illustrés par Alfred Garth-Jones, et «Trois Légendes, d’Or, d’Argent et de cuivre», illustré par Rochegrosse. Ces trois livres ont fait l’objet de prépublications dans la Revue Illustrée, sur 21 livraisons, de 1895 à 1905 (pour le dernier conte, l’«âme du Samovar», illustré par Rochegrosse).
 
Parallèlement à ces occupations «sérieuses», Jérôme Doucet s’adonne à une passion: l’écriture pour les enfants. Très tôt il donne de petites histoires, qui tiennent sur quelques pages. Elles sont illustrées, bien sûr, et éditées par les maisons spécialisées, Juven en particulier.
 
Ces différentes activités sont menées en parallèle, et un petit recensement, sans doute non exhaustif, donne une idée de son rythme de travail:
 
- de 1900 à 1909, 30 ouvrages portent la signature de Doucet, soit comme auteur, soit comme préfacier (4 fois).
 
Cette production importante ne regroupe pourtant pas la totalité de ses contributions.
 
En effet, très tôt Doucet a utilisé un pseudonyme, qu’il n’a pas eu beaucoup de mal à imaginer.
 
Jérôme Doucet est le fils de Théophile Doucet, «professeur de l’enseignement supérieur», qui s’adonnait aux plaisirs de la poésie, et publiait ses productions (souvent des sonnets, très à la mode à cette époque) dans les revues littéraires lyonnaises, où il avait commencé sa carrière, soit sous son nom, soit en utilisant le nom de sa ferme de Beaumont-le-Roger, où il était né: Montfrileux.
 
La première signature «Jérôme Doucet» dans un livre figure dans le recueil publié en hommage à Joséphin Soulary, imprimé en 1891 par Storck, à Lyon. Il s’agit d’un sonnet pastiche du plus célèbre sonnet de Joséphin Soulary, qui est dédié «A P. POUR SES ETRENNES », P. ici désignant son père, et moquant gentiment sa passion du sonnet.
 
Et ce n’est sans doute pas un hasard si la première «vraie» publication de Jérôme Doucet, en 1892, toujours chez Storck, deux années après la mort de son père, porte comme auteur «Jérôme DOUCET / de Montfrileux». Il ne faut sans doute pas y voir une fausse particule, mais plutôt un rappel discret de ce père admiré, un rappel de ses origines. La dédicace porte d’ailleurs «à la mémoire de mon père».
 
 
Jérôme Doucet, «Cure d’Amour», petit in-8, 42pages, imp. Storck, 1892.
 
 
Toujours est-il que Doucet se souviendra de ce pseudonyme, quand il augmentera son rythme de publication.
 
Doucet l’utilise pour la première fois en 1896, pour signer «Guerriers et Soldats», illustré par Caran d’Ache, publié par la «Société d’édition et de publications» (Juven).
 
 
Montfrilleux, «Guerriers et Soldats», illustré par Caran d’Ache, in4, 18 pages, librairie Félix Juven, sans date (1896).
 
Il le réutilisera alors régulièrement, notamment dans la Revue Illustrée, dont il est devenu le «Secrétaire de la Rédaction», ce qui lui permet de donner plusieurs contributions dans le même numéro…
 
Ce pseudonyme de Montfrileux connaîtra plusieurs variantes: Montfrileux seul, Jérôme de Montfrileux, F. de Montfrileux, ou encore J. de Montfrilleux.
 
Voici une petite recension de son utilisation :
 
- 1896: «Guerriers et Soldats», signé «Montfrilleux» (avec deux L), illustré par Caran d’Ache, Société d’édition et de Publications.
 
- 1903: «Monsieur Minns. Horace Sparkins», signé «F de Montfrileux» d’après Dickens, illustré par Harry Eliott, publié par «Le Livre et l’Estampe».
 
- 1903: «Le Livre des Masques», signé «Montfrileux», illustré par Jules Fontanez, publié par «Le Livre et l’Estampe».
 
- 1909: «Gentlemen» d’après Dickens, signé «J. de Montfrileux», illustré par Harry Eliott, chez Blaizot.
 
- 1913: «Mossieu Clown», signé «Montfrileux», illustré par Poussin, chez Delagrave.
 
- 1916: «Les deux Cartouche», signé «Montfrileux», illustré par Robida, chez Delagrave.
 

- 1923: «les parodies des grands chefs-d’œuvre», signé «J. de Montfrileux», illustré par Bébin, imprimerie Kapp.
 
 
- Date inconnue (vers 1905): «le Monologue de l’ours», signé «Montfrileux», illustré par Léonce Burret, publié par Boivin.
 
 
 
 
On ne discerne pas vraiment de logique évidente dans cette liste: des livres bon marché pour enfants y côtoient des publications de bibliophilie, à tirage limité. Du reste Doucet ne faisait pas mystère de ce pseudonyme, assez transparent.
 
 
 
Légende: Louis Morin, «la Revue des Quatre Saisons», 1900-1901, p. 158.
 
Mais il se trouve que Jérôme Doucet a utilisé un autre pseudonyme… Il nous donne lui-même des indices à ce sujet. En effet, parmi ses dernières publications, Jérôme Doucet glisse des allusions personnelles.
 
 
En 1936, il publie «Mademoiselle Graindsel», à la Bibliothèque Rose. Les personnages principaux, autour de la fillette, sont ses parents, Jacques de Pierrelée, capitaine de cavalerie, Josette de Montfrileux son épouse, et sa grand-mère, Delphine de Pierrelée.
 
Il faut ici se souvenir que la grand-mère de Jérôme Doucet s’appelait Delphine Baudesson de Richebourg, ainsi qu’il nous le rappelle lui-même dans la dédicace de son premier livre important, la «Chanson des Choses», et que Théophile Doucet était lui-même capitaine de cavalerie, avant de quitter l’armée et de devenir professeur.
 
 
 
Dédicace de «la Chanson des Choses», Henry-May, 1900.
 
 
Ce nom de Pierrelée n’est pas tout à fait inconnu, si on consulte notamment les sommaires de la Revue Illustrée, aux époques où Jérôme Doucet y travaille.
 
On trouve, sous la signature de Simon de Pierrelée, de nombreux articles, en tout point semblables à ceux que Doucet signe Montfrileux.
 
On trouve également des contes, illustrés par Harry Eliott, de la même veine que ceux produits par Doucet.
 
Certaines de ces contributions seront reprises en volume. Voici une liste sans doute non exhaustive des publications signées Pierrelée :
 
- 1903: introduction à «Gaspard de la Nuit», illustré par Jules Fontanez, signé «Simon de Pierrelée», publié par «Le Livre et l’Estampe».
 
- 1904: «Contes d’un loup de mer», illustré par Lubin de Beauvais, signé « Pierrelée », chez Juven.
 
- Non daté: «Le plus malin», illustré par Vimar, signé « Pierrelée », chez Boivin.
 
- Non daté: «L’automobile de Sidi Poussah», illustré par Le Bocain, signé « Pierrelée », chez Boivin.
 
- Non daté: «Chasses extraordinaires», illustré par Harry Eliott, chez Boivin (Société d’édition et de publications).
 
 
 
Pierrelée, «le plus malin», illustré par Vimar, in12, 12 pages, société d’édition et de Publications, 1909.
On retrouve dans cette liste des points communs avec Montfrileux… encore plus frappants si on la rapproche d’un (petit) extrait des publications signées Doucet dans ces années-là :
 
- 1903: «Princesses de Jade et de Jadis», illustré par Lorant-Heilbronn, publié par « Le Livre et l’Estampe »
 
- 1907: «Six belles histoires de chasse», illustré par Harry Eliott, publié par Blaizot
 
- 1908: «Six grosses bouffées de pipe», illustré par Harry Eliott, publié par Blaizot
 
Nb: Ces histoires illustrées par Harry Eliott, avaient été publiées auparavant par la Revue Illustrée, sous la signature de Simon de Pierrelée…
 
 
 
Page de titre de «Princesses de Jade et de Jadis», signé Doucet, illustré par Lorant-Heilbronn, grand in-4, «Le Livre et l’Estampe», 1903. 25 ex. sur japon ancien avec une aquarelle et une suite avant la lettre, 25 ex. sur japon impérial avec une suite avant la lettre, 300 ex. sur vélin d’Arches.
 
 
Doucet a publié la même année, quatre ouvrages, signés de trois noms différents, dans sa propre maison d’édition, «Le Livre et L’estampe». Sa collaboration avec Harry Eliott, sur les années 1903-1908, a produit sept livres, également signés des trois noms…
 
Pierrelée, comme Montfrileux, est un lieu-dit proche de Beaumont-le-Roger. Une branche de la famille Doucet y avait-elle ses origines ?
 
Comme pour Montfrileux, Jérôme Doucet n’a pas eu à chercher bien loin ce nouveau pseudonyme. En effet, son père avait utilisé ce nom, dans un conte, qui a été publié par « la Revue du Siècle », en 1896. Ce conte, signé Théophile Doucet, a pour héros un certain Simon de Pierrelée, fierté des éditions Lemerre.
 
Jérôme Doucet republiera ce conte en 1903, dans «Gil Blas Illustré». Cette fois-ci le héros s’appelle Charles Créol, et le conte est signé Simon de Pierrelée…
 
Reste un dernier cas, qui ne rentre qu’à peine dans ce cadre.
 
Jérôme Doucet a une activité reconnue, dans trois domaines: la critique d’art, les livres de luxe, et les livres pour enfants. Dans ces trois domaines ses publications sont de bonne tenue. Pas de gauloiserie chez lui…
 
Mais il y a tout de même une petite exception.
 
Pour une publication publicitaire, Doucet donnera en 1913 «Quelques estampes gracieuses et précieuses du XVIIIe siècle», qui reste de bon ton. Mais la même année il publie «peintres et graveurs libertins du XVIIIe siècle», qui a un propos moins académique, chez Méricant. Cette fois-ci le livre est signé «Gérôme Doucet»… Erreur de l’éditeur, assez peu probable, Doucet ayant déjà publié deux ouvrages dans cette maison les années précédentes, ou volonté de se cacher un peu?
 
 
Gérôme Doucet (sic), « Peintres et Graveurs libertins du XVIIIe siècle », grand in-4, Méricant, 1913, 30 ex. sur vélin de Hollande, plus un « tirage limité » (re-sic) et numéroté.
 
Calamar

lundi 24 novembre 2014

Miscellanées bibliophiles: le spectre de la déflation (ou de l'inflation?), Aristophil. O tempora, o mores.

Amis Bibliophiles bonjour,
 
Hausse des prix, baisse de prix?
 
Je n'arrive plus à suivre. J'avais l'impression d'assister à une hausse globale des prix, tirée par les exemplaires les plus précieux, mais à écouter certains libraires, et après une discussion avec l'un des plus grands libraires parisiens, que l'on peut penser à l'abri de ce type de questions, il semblerait que le spectre de la déflation hante bien des esprits.
 
Techniquement, la déflation est un mouvement persistant des prix à la baisse, sous une longue période. La difficulté c'est que si en économie on peut suivre le prix de la baguette, du kilo de riz ou du litre de lait, il est plus délicat d'établir un cours des livres précieux.
 
Selon ce libraire très bien établi, une baisse des prix est inévitable et seule une catégorie d'ouvrages (sans surprise) échappera à la chute, les ouvrages d'exception mais surtout les grand textes et les éditions rares, en particulier des 16ème, 19ème et du début du 20ème siècle.
 
J'avais pour ma part l'impression que les prix montaient légèrement, mais d'une part j'entends de nombreux libraires faire part de leurs difficultés, que les ventes sur ebay (ce sont parfois les mêmes personnes) sont neurasthéniques et d'autre part les ventes en salles, sont aléatoires: les prix atteints lors de la dernière vente Sotheby's furent assez décevants, et cet après-midi encore, les prix de la vente Jean-Claude Carrière étaient plutôt faibles (un Rabelais / Duchat en plein maroquin 19ème certes, mais fort beau, pour 1000 euros tout rond. Il aurait fait plus sur ebay). La salle était déserte, et sur le Live, il semblait y avoir peu d'adversaires.
 
La tendance me semblait à la hausse, je l'entends à la baisse? Serait-elle tout simplement sélective? Votre avis?
 
Pendant ce temps, la cote d'Aristophil baisse un peu: selon plusieurs médias, les locaux de la société à Paris, de son Musée des lettres et du Manuscrit et de son Institut, mais aussi chez ses courtiers, à Lyon et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) ont été perquisitionnés par le parquet financier de Paris.
 
La librairie du libraire Jean-Claude Vrain semble également avoir été perquisitionnée. Lepoint.fr évoque également l'intérêt de la justice pour l'expert Thierry Bodin. L'affaire est complexe et les conséquences multiples, mais pour résumer la pensée des divers médias ayant relayé l'information, un système de Ponzi est évoqué. Espérons que nous verrons rapidement plus clair.


A ma connaissannce, aucune réaction de la part d'Aristophil pour l'instant. Le site d'Aristophil est d'ailleurs suspendu il me semble.

H

dimanche 23 novembre 2014

Ebayana et Bibliophilie, livres anciens en vente sur ebay: belles reliures, EO, livres à planches, éditions du 16ème au 20ème siècle et curiosités

Amis Bibliophiles bonjour,

Voici une sélection de livres intéressants actuellement en vente sur eBay.

Vous pouvez en retrouver beaucoup plus sur http://encheresbibliophiles.fr/




En passant, j'ai ajouté de nouvelles catégories sur http://encheresbibliophiles.fr/, si vous aimez la philatélie, le militaria, la numismatique ou les antiquités en général, vous pourrez retrouver sur le site les objets de ces catégories toujours classés par critères: les plus suivis, les plus chers, les plus enchéris.


GRANDVILLE-UN AUTRE MONDE-1844- éd. H.Fournier-36 gravures couleurs-COMPLET



CURIOSA - RELIURE MAROQUIN - HANCARVILLE - VIE DES 12 CESARS - 1785 - 24 grav.

CHARLES DE GAULLE MEMOIRES DE GUERRE EDITION ORIGINALE ENVOI AUTOGRAPHE SIGNE


Picart. Superstitions de tous les peuples du monde. Sorcellerie. Freemasonry.

BIBLIOPHILIE - RELIURE MAROQUIN LORTIC - THEOPHILE GAUTHIER MLLE de MAUPIN 1883



ANDRE GIDE SHAKESPEARE HAMLET E.O PLEIN MAROQUIN MOSAIQUE SIGNE DEVAUCHELLE

IMPORTANTE MANOSCRITTO SCIENTIFICO FIGURATO DEL 600 AMBITO ACCADEMIA CIMENTO



BIBLIOPHILIE - EX. FIRMIN DIDOT - HORACE - MAROQUIN DEROME - 36 gravures

Nostradamus: Les Prophéties - TOP SELTENE AUSGABE VON 1605 !!!

RELIURE MACABRE /DE DEUIL / FIGURES DE LA PASSION PACOT / LE CLERC 1725


MANUEL DES SORCIERS Magie Prestidigitation Tours Cartes 1815 RARE

curiosité superbe Ancien vrai faux livre cachette Armes de france dauphin 1772



Très vieux livre du père Noël! rubriqué Strasbourg Gruninger 1496 Saint Antonin

JAMES JOYCE / ULYSSE EDITION ORIGINALE SUR VERGE 1919 Ex. n° 20/20 BROCHE

1510-PROBLEMES D'ARISTOTE-NICOLAS DE LA BARRE-RELIURE CHARLES DE SAMBLANX-RARE



ZOLA LA JOIE DE VIVRE 1884 EO RARE ENVOI A PHILIPPE SOLARI, SON AMI D'ENFANCE

SOMPTUEUSE RELIURE ++ Plein MAROQUIN, 1627 ++ PETITS POINTS ++ LE GASCON ++


LA HARPE - HISTOIRE GENERALE DES VOYAGES - 1780 - 21 VOLUMES - 81 PLANCHES

CHATEAUBRIAND MEMOIRES D'OUTRE-TOMBE RARE EDITION ORIGINALE EN PREMIER TIRAGE


EMBLEMATA 1565 ! ADRIANUS JUNIUS EMBLEME SYMBOLISME ALCHIMIE ENIGME MAGIE EMBLEM

IN-FOLIO ++ ROMAN de CHEVALERIE ++ PARIS, 1550 ++ 51 FIGURES ++ D'EXCEPTION


LE BIBLIOPHILE FRANCAIS 1868 gravures blasons revue bibliophilie reliures in4

H

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