« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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lundi 5 mai 2008

Miscellanées de Monsieur H.

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Je vous propose ce soir images, recherches et même une petite annonce.

1. Quelques images du livre chiné par Olivier :

Il est possible que Martin l'ait identifié : HORTVLVS ANIMAE - 1593. Il ne reste plus qu'à Olivier de nous dire combien il l'a payé (j'insiste).

2. Une énigme posée par Martin, qui espère que Bernard aura la réponse: il cherche à identifier une mystérieuse machine.
Dans une lettre du marquis de Lafayette à sa femme, écrite de Mount Vernon en 1784, on lit:
"... je vous recommande mon cabinet : il faut y placer un baromètre, une Déclarationd'Indépendance, une machine pour la fumée qui me coûte cinquante écus et, à Déplaces* (son valet), cinquante soupirs."
Une machine à fumée, d'accord, mais une machine pour la fumée???

3. Des recherches, celles de Jean-Marc et de Pilou/Philippe.

Jean-Marc recherche le livre suivant qui a été vendu dans le lot 628 de la dernière vente Berès : Dominique Villar : "Flora Delphinalis", S.n.n.n.l, 1785, in-8°, VII-127 pp., reliure de l'époque à dos de toile glacée, exemplaire d'Eugène Chaper.Le catalogue Berès donne 1794, mais il s'agit plutôt de 1785.

Philippe cherche des livres illustrés de photos ou d'images colorées de New York entre les années 1880 et 1939, dans le style de Moses King (exemple : http://cgi.ebay.fr/1900-KINGS-NEW-YORK-VIEWS-140-ORIGINAL-PHOTOS_W0QQitemZ110233919986QQihZ001QQcategoryZ14279QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
C'est surtout pour faire une bibliographie, il recherche donc tous les Moses King, mais aussi les plaquettes concernant l'ouverture des immeubles (le Singer Building, le Woolworth Building par exemple), les livres illustrés concernant les vues d'immeubles de Manhattan, et toutes sortes de livres sur le sujet. De plus, il cherche à acheter le livre "King's Dream of New York", de Moses King, publié en 1908, ou alors le "King's views of New York" de 1911, avec en couverture une magnifique vision futuriste (au sens "Metropolis" du terme) de New York
http://www.bc.edu/bc_org/avp/cas/fnart/fa267/20th/kingdrm3.jpg.

Deux recherches très particulières, mais sait-on jamais, à défaut d'avoir ces livres, peut-être les reconnaîtrez-vous la prochaine fois que vous les croiserez.

4. Et, une fois n'est pas coutume une proposition de vente par l'un des lecteurs du blog. Rémi propose à tout acheteur intéressé un Missale Romanum de Jacob Kerver, année 1578 complet, deux pages vélin avec miniatures enluminées, nombreuses gravures sur bois, coiffes et coins abîmés, plein veau, quelques mouillures. Je vous laisse voir le prix avec lui si vous êtes intéressé (dans ce cas contactez-moi, je vous donnerai le prix et ses coordonnées).

5. Enfin, Jean-Marc cherche à identifier les armes suivantes, de la famille royale de France, mais pourquoi ce lion? H

12 commentaires:

bertrand a dit…

Jean-Marc (question 5), ces armes semblent apposées sur un maroquin XIXè (? - à confirmer),

je viens de chercher dans OHR qui ne connait pas ces armes !!??

A la lecture de l'écu on trouve : une duchesse (couronne - armes dans un ovale), de la famille des Orléans (en 1). On lit en 2. "lion lampassé" (je n'ai pas trouvé à quelle alliance il pouvait se rapporter...

Je cherche...

Tentative de réponse à Martin (question 2) :

Au XVIè siècle, Cardan avait décrit une machine sous le nom de machine à fumée. Elle était formée de feuilles de tôle taillées à peu près comme des ailes de moulin et disposées de la même manière autour d'un axe mobile ; on la plaçait horizontalement dans le tuyau d'une cheminée. On attribuait à la fumée le principe d'action de cette machine, mais Cardan remarque avec raison que la flamme semble plutôt contribuer à ces effets. (Merveilles de la science, p. 24, note de bas de page, Paris, Furne, s.d. 1867).

En fait cette machine semblait servir à démontrer l'action des fumées ou courants d'air chauds... ??

Mais je pense que la machine dont il est question ici est plutôt celle-ci (décrite dans ce fichier numérisé Google Books) :

http://www.superproxy.co.uk/cgi-bin/nph-superproxy_1100.pl/011110A/http/books.google.com/books=3fid=3d2uczAAAAMAAJ&pg=3dPA104&dq=3d=2522machine+=25C3=25A0+fum=25C3=25A9e=2522&hl=3dfr

Il s'agit d'une machine à tester (essayer) les drains (tuyaux ?). Lire l'article pour les détails.

C'est Etienne-Jules Marey (encore un bourguignon !! né à Beaune) qui perfectionna et inventa une nouvelle machine hydrodynamique : il inventa une soufflerie aérodynamique pour visualiser, à l'aide de fumée, les flux d'air qui rencontrent un obstacle.

Livre d'Olivier (question 1) : Un peu court jeune homme, à voir les marges de ton exemplaire, c'est bien ce qu'aurait dit l'ami de Bergerac ! Mais il est sympathique tout de même. J'avance un prix d'achat entre 100 et 200 euros ?? Me trompe-je ?

Pilou (Question 3) : NY ! Pas beau ! Je préfère mes vertes prairies... Bon travail, Ebay devrait t'aider à collecter rapidement les photos recherchées.

Rémi (Question 4) : J'ai eu ce livre en mains, merci Rémi. J'ai même fait une offre, qui visiblement appelait un appel d'offre général. Pas grave.

Amitiés, Bertrand

xavier a dit…

Question 5, le lion de la Belgique (peut être)
Xavier

Anonyme a dit…

Pour Jean Marc

ème

Une hypothèse si le livre est 19éme

Ce pourrait être les armes de Louis d'Orleans (1812-1850) fille ainée et second enfant de Louis Philippe Elle épousa Leopold 1er de Belgique et fut la 1ere reine de Belgique
Ceci sans certitude mais expliquerait les deux écus

Gérard

Anonyme a dit…

Désolé : Lire Louise d'orléans et non Louis !!
Gérard

Anonyme a dit…

Bonjour à tous !
Ma réponse pour l'identification des armes après des recherches assez laborieuses sur internet: il s'agit bien d'armoiries féminines, avec, selon les conventions, le blason de l'époux à gauche (un Prince de la famille d'Orléans)et de l'épouse à droite (une princesse de Belgique); il ne peut donc s'agir de la reine Louise de Belgique dont les armes seraient inversées; après consultation de la généalogie des Orléans au XIX° siècle, ces armoiries ne semblent pouvoir être attribuées qu'à Henriette, Duchesse de Nemours, nièce du Roi Léopold I de Belgique, qui a épousé en 1896 Emmanuel d'Orléans (Duc de Nemours),petit-fils de Louis-Philippe. La date de publication de l'ouvrage et/ou le style de la reliure sont-ils compatibles avec cette attribution? le grain du cuir évoque a priori une reliure de la fin du XIX° ou du début du XX°siècle. La duchesse de Nemours est décédée en 1948.
Philippe "lexovien"

Jean-Marc a dit…

Merci pour toutes ces recherches. Quel enthousiasme !

L'ouvrage en question est :
"Gespräche in dem Reiche derer Todten Sechs und siebzigste Entrevuë zwischen Dem weltberùhmten Duc de LESDIGUIERES, Connetable von Franckreich, Und Dem letzt verstorbenen Duc de VENDOME...", de David Fassmann, paru à Leipzig en 1724. Il s'agit d'un dialogue imaginaire au royaume des morts entre César, duc de Vendôme et le duc de Lesdiguières (célèbre Haut-Alpin, d'où sa présence dans ma bibliothèque). La reliure janséniste en plein maroquin est de Yseux, successeur de Thierry-Simier. Cela peut donner une indication sur la date de la reliure. Au passage, j'en profite pour demander plus de renseignements sur ce relieur.

L'hypothèse d'Henriette de Belgique me plait. Elle portait le titre de courtoisie de Duchesse de Vendôme, ce qui pourrait expliquer son intérêt pour cet ouvrage somme toute assez anecdotique.

Jean-Marc

Martin a dit…

"Yseux, Louis, ancien ouvrier de Durvand. En 1908 il s'associa avec Thierry, successeur de Petit, lui-même successeur de Simier fils, et reprit entièrement l'affaire en 1915. L'atelier était alors situé 5 quai de Conti. L'immeuble étant menacé de démolition, Yseux transfera l'atelier quelques années plus tard 18 rue Dauphine où il exerça jusqu'en 1951, année de son déces. Barbance lui succéda peu de temps après et transféra à son tour l'atelier près d'Avallon dans l'Yonne.
Yseux eut une clientèle de bibliophiles et nombreux sont les ventes de bibliothèques où figure sa signature."
Merci, Monsieur Fléty (p. 178)

olivier a dit…

Bonsoir à tous,
Je réponds à Bertrand. Effectivement il n'est que... sympathique et fort court. Je n'ai jamais prétendu le contraire. Au-delà du sympathique il m'a paru presque émouvant, il n'est pas tant de livres d'usage populaire qui passent les siècles. Quant au restaurateur maladroit je lui sais gré de l'avoir amené jusqu'à moi.
Quant à l'estimation, je suis juste au dessus de l'estimation plancher.
Merci encore à tout ceux qui ont... planché (rien ne m'énerve plus que de ne pouvoir situer un livre).

Bonnes soirée à tous...!
Olivier

Anonyme a dit…

Merci à Martin pour les précisions biographiques concernant Yseux. Le relieur et la Princesse sont donc bien contemporains. C.Q.F.D.
Comme cela a déjà été dit antérieurement,l'union fait la force de ce blog !
Salutations bibliophiliques, et bonne fin de soirée.
Philippe "lexovien"

Jean-Marc a dit…

Hasard de la bibliophilie. J'ai donc un ouvrage de la bibliothèque personnelle de la princesse Henriette de Belgique, duchesse de Vendôme. Cette princesse a publié quelques livres, dont un magnifique ouvrage sur les Fleurs des Alpes, illustré par elle-même d'aquarelles. J'ai la chance de posséder un exemplaire sur papier Japon, relié en maroquin, complété de deux aquarelles originales. Je l'ai décrit sur mon site à cette adresse :
http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/fleurs_alpes_vendome.html

Je vais pouvoir mettre ces deux ouvrages en regard, ou en correspondance.

Jean-Marc

Anonyme a dit…

bonjour a tous. Juste pour Jean-Marc et sa recherche de l'exemplaire Bérès du Flora Delphinalis : exemplaire localisé !

Jean-Marc a dit…

Est-ce que je pourrais en savoir un peu plus !

Jean-Marc

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