« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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samedi 10 mai 2008

On va pas en faire tout un plat.

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Une petite histoire... Très brêve. J'ai failli acheter un livre cet après-midi chez un bouquiniste de province (Les Mémoires de Duguay-Trouin, l'édition in-12, 18ème). Le livre était proposé à 20 euros et en état correct après une inspection normale. Bien complet de ses planches dépliantes. J'étais assez content de moi.

Le moment de payer arrive. Je pose le livre avec quelques autres sur le comptoir, je rejoins ma petite fille pour lui acheter un Petit Tom et j'entends le bouquiniste dire "alors il est à combien celui-là?" en manipulant mon Duguay...". Le temps de revenir et il avait réussit l'exploit de détacher un plat...

Gasp. Je lui ai laissé le livre, mais j'ai pris le Petit Tom.

H

P.S. : message pour "L", contactez-moi directement à blog.bibliophile@gmail.com

12 commentaires:

z1k a dit…

Dur. Une fois l'ouvrage choisi, pour éviter ce genre d'aventure et par crainte de voir le livre vendu à quelqu'un d'autre suite à un moment d'inadvertance, je ne le lâche plus. J'ai fait une exception aujourd'hui ("Traité de Physique", 1692 du grand Cartésien Rohault et le courant et néanmoins sous estimé à mon sens "L' arithméthique en sa perfection", de Le Gendre) : j'ai du confier à ma femme mes livres le temps d'aller retirer de l'argent. L'affaire c'est bien terminée, j'ai retrouvé les ouvrages dans leur état d'origine et le prix avait même baissé (comme quoi, on négocie mieux quand on n'est pas réellement intéressé par l'objet du troc !).

Eric

bertrand a dit…

en parlant de plat...

j'aimerais avoir l'avis de tous ici sur ceci :

http://cgi.ebay.fr/NOUVELLE-PRATIQUE-CRIMINELLE-et-BENEFICIALE_W0QQitemZ220233933506QQihZ012QQcategoryZ34188QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem

Que pensez-vous d'une telle restauration ? Pour vous, est-ce un bien ? est-ce un mal ?

Merci de vos avis,

Amitiés, Bertrand

Anonyme a dit…

bonsoir à toutes et tous,

L'article du 9 mai m'a permis d'approfondir mes recherches. Je vous conseille ce site : http://www.canalacademie.com/L-An-2440-Reve-s-il-n-en-fut.html

bonne soirée.

Anatole

bertrand a dit…

Merci pour ce lien (je visite assez régulièrement ce site et notamment les interventions toujours intéressantes de Bertrand Gallimard Flavigny), j'écoute avec attention...

Bonne soirée,

Bertrand

Jean-Paul a dit…

Bertrand,
restauration d'amateur calamiteuse !
Un de plus qui rêve d'être bibliophile et qui est persuadé d'avoir oeuvré pour l'Histoire !
En d'autres temps et autres lieu, on lui aurait coupé les mains !

bertrand a dit…

J'aimerais y croire Jean-Paul !

Malheureusement, pour en avoir vu plusieurs du même style dans des ateliers dits "de restauration" de reliures anciennes, je crois bien pouvoir dire que ce travail sort d'une atelier de restauration.

Ma question portait plus en fait sur le fait ou non de conserver un maximum des éléments anciens de la reliure d'origine, au risque, de toucher au ridicule, comme ici.

Vos avis ?

Bertrand

Anonyme a dit…

Bonjour à tous, j'ai vu la réparation du livre. Pour moi la sanction est immédiate ; je cite l'atelier. C'est une honte ! Mais que faire ? Les personnes préfére aller au moins cher. Exemple : un atlas in-folio avec sa reliure d'éditeur, devis chez nous : 450 euros. Chez un autre relieur (enlever la reliure) il est deux fois moins cher ! Le client a choisi le moin cher et la couverture d'éditeur disparu. Michel.

Hugues a dit…

Aloors,
1. Cette restauration est en effet ridicule, ce qui rend l'achat totalement rédhibitoire. Je me demande si "l'amateur" en question était fier de lui au final.
2. Michel, je ne comprends pas bien votre message, vous connaissez l'atelier qui a "restauré" cet ouvrage?
Hugues

Jean-Paul a dit…

Bertrand,
1°- il ne s'agit pas ici de restauration, mais de nouvelle reliure sur laquelle ont été recollés les restes des plats et dos.
2°- Une restauration utilise un cuir de la même famille pour réaliser des réintégrations pouvant supporter ensuite éventuellement des retouches de dorure.
3°- On ne conserve pas n'importe quoi, n'importe comment : quand on doit conserver des éléments de reliure médiévale ou plus récente d'un grand intérêt, technique et/ou historique, on les conserve dans une boite adéquate quand on ne peut pas les réintégrer.

Ici, c'est le type même de tout ce qu'il ne faut pas faire !
Je ne m'énerve pas Bertrand, je n'ai rien contre toi...je sais que tu es d'accord avec moi (sourires)

Anonyme a dit…

Bonjour, QUELLE HORREUR !!! Je suis désolée mais ce livre ne sort pas, à mon sens, d'un atelier de restauration. Un VRAI atelier de restauration ne produit pas ce genre de travail. Ceci est un massacre et démontre bien l'INCOMPETENCE de beaucoup de relieurs en la matière qui se prétendent restaurateurs. Aucune connaissance sur l'histoire du livre, sur le comportement des matériaux et encore moins sur les techniques de restauration. Il est difficile pour moi de ne pas réagir lorsque je vois cela puisque il s'agit de mon métier. Je suis désespérée de ce massacre en masse, effectué à l'heure actuelle. Nathalie.

Hugues a dit…

J'ai relancé le débat dans mon message du jour, vous pouvez vous y exprimer.
H

Anonyme a dit…

Non je ne connais pas l'atelier et je demandais de le citer sur votre blog pour lui faire une publicité "positive"... Fuyez ce genre de pseudo "relieur". Il existe encore des artisans qui aiment leur métier. Cordialement, Michel .

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