« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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dimanche 4 janvier 2009

Prix des Livres Anciens sur ebay, comment comprendre ?

Amis Bibliophiles Bonsoir,


Comme évoqué il y a quelques jours, je vous propose aujourd’hui une nouvelle tribune libre d’un lecteur du blog, libraire de son état, et qui souhaite conserver l’anonymat. Lorsque je lui ai demandé s’il pouvait signer son article d’un pseudonyme, il m’a proposé « l’irritant », sourire. Sa chronique traite des prix des livres anciens, en particulier sur ebay.

« J’avais lu un jour sur le blog que le bon prix d’un livre ancien était celui que l’acheteur était prêt à mettre pour l’acquérir (NDLR : c’est moi qui avait formulé ainsi ma pensée lors d’un débat sur les prix). Cette assertion présente un avantage, celui d’écarter toute logique dans les prix pratiqués, aussi bien par mes confrères libraires, qu’ils sous-estiment ou surestiment leur marchandise, que par les amateurs qui auront tantôt fait un « chopin », tantôt trop payé un ouvrage. 

Je me suis interrogé sur cette logique sur ebay, pour faire le constat suivant, qui est assez effroyable sur notre marché : les prix n’obéissent à aucune logique. Prenons plusieurs exemples, en commençant par les Œuvres d’Ambroise Paré en édition 17ème, dont les ventes déchainent actuellement les passions. Ainsi, alors que ces ouvrages atteignaient en général 1500 euros il y a quelques mois, ils connaissent aujourd’hui une bien curieuse évolution. Même si tous ces exemplaires sont différents, il reste que les divergences de prix, elles, ne laissent pas indifférent. Ainsi, si vous êtes intéressé par cet ouvrage, il peut vous en coûter entre 965 euros et… 7650 euros…


2. Pour plus de 1700 euros, cette édition de 1628, dont la reliure est moins intéressant et qui est encore en vente, avec 24 enchères alors qu’elle n’a pas trouvé preneur à plus de 1000 euros il y a quelques jours et qu’il s’agît ici d’une remise en vente : http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&rd=1&item=120356658539&ssPageName=STRK:MEWA:IT&ih=002


3. Ou 3555 euros pour cet exemplaire de 1641 :

4. Ou 5650 euros pour cet exemplaire de 1642 :

5. Voire 7650 euros pour un autre exemplaire de 1641.

Certes ces ouvrages sont tous différents, mais leur étude attentive montre que ces différences ne se justifient guère. Le bon prix serait donc celui que l’acheteur est prêt à mettre ? Il se situe donc entre 955 et 7650 euros, ce qui donne libre cours aux prix et illustre bien l’importance que joue le principe des enchères dans ce type de vente : avec elles, le client est roi, et c’est lui qui fixe le prix, en dépit d’une certaine logique. Et tant mieux pour tout le monde d’ailleurs. Je pense que curieusement ce sont des facteurs externes au livre lui-même qui font que le prix atteint sera élevé ou pas : notoriété du vendeur sur ebay, qualité de la description, affluence sur le site au moment de la vente, nombre de photos, chance, etc. Curieux alors de constater que le livre échappe au prix que pourrait fixer le vendeur de son côté. Je vends sur ebay, et c’est d’ailleurs ce qui m’a conduit à penser que sur ce site, c’est le système des enchères qui est le plus adapté, même s’il comporte une dose de risque, que je m’efforce de compenser par le nombre d’objets mis en vente. Pour simplifier, si j’avais eu un Paré à mettre en vente sur ebay à ce moment là, et que j’avais décidé de le mettre en vente à prix fixe, j’aurais sans doute opté pour un prix en achat immédiat autour de 2500 euros, ce qui aurait une erreur pour au moins 3 des 5 ventes citées ci-dessus. 

Un confrère s’est également livré à une expérience intéressante ces dernières semaines, qui illustre parfaitement le fait qu’ebay a transféré le pouvoir de fixer le prix (je n’aime pas le terme « cote ») à l’acheteur : ce libraire, présent sur ebay depuis longtemps pratique une politique de prix très différente de ses confrères, en fixant des prix de départ élevés (pour des ouvrages qui sont souvent de qualité), voire très élevés. La conséquence est que son stock se renouvelle peu mais que ces livres sont présents à ces prix avec une régularité de métronome sur ebay. Or, en cette fin d’année, ce libraire a listé une série de livres en démarrant les enchères à 1 euros. Les livres concernés avaient été proposés depuis quelques mois à des prix de départ fort élevés et c’était donc une réelle opportunité pour des amateurs d’acheter à moindre prix ces beaux ouvrages. J’ai observé attentivement les ventes, qui ne font que confirmer le transfert du pouvoir de fixer les prix à l’acheteur.

Ainsi le vendeur a-t-il proposé cet ouvrage, L’Enéide (1664), pendant de longs mois en achat immédiat à 1250 euros :

Il l’a ensuite proposé en achat immédiat à 600 euros :

Puis avec un démarrage à 1 euro, l’ouvrage a atteint la somme de 272 euros :

Soit un prix final 80% moins cher que le prix auquel le livre avait été proposé aux amateurs pendant de longs mois. Si l’on sent tient alors à notre maxime, le prix de cet ouvrage serait donc de 272 euros. J’en doute, personnellement, je pense qu’il vaut autour de 500 euros sur ebay, mais alors comment expliquer ce delta, qui s’est reproduit quasiment sur toute la série d’ouvrages vendus à 1 euro (ainsi ce maroquin, également proposé à 1250 euros en achat immédiat et qui finît sa carrière aux enchères à 236 euros : http://209.85.229.132/search?q=cache:IkpFRioJ1DAJ:cgi.ebay.it/1890-J-RICHEPIN-LES-DEBUTS-DE-CESAR-BORGIA-MAROQUIN_W0QQitemZ270301516120QQihZ017QQcategoryZ120500QQcmdZViewItem+1890+J.+RICHEPIN+LES+DEBUTS+DE+CESAR+BORGIA+MAROQUIN&hl=fr&ct=clnk&cd=9)

Encore une fois, ebay défie ici les lois de la logique, à moins qu’il ne rétablisse la loi du marché face aux surévaluations que nous sommes parfois amenés à faire en tant que libraires pour assurer une marge. La question se pose également quant à la maturité des acheteurs sur ebay : nous sommes aujourd’hui face à des acheteurs qui maitrisent parfaitement l’outil, qui peuvent suivre un objet pendant de longs mois, attendre la bonne occasion, et comparer les prix. Les utilisateurs ont développé une expérience/expertise du site qui leur permet de « voir » quand un vendeur surévalue manifestement ses livres avec des prix en achat immédiat déraisonnables, ou quant a contrario, il sous-évalue une marchandise et donne toute sa chance à l’acheteur malin ou tenace en le proposant aux enchères avec un démarrage très bas.

Cela pose aussi la question de la coexistence sur ebay de deux modèles : les livres proposés à des prix en achat immédiat très élevés ne jouent-ils pas au fil du temps contre le libraire quand ses petits camarades proposent à côté des livres démarrant à 1 euro ? Mieux, ces opérations de marketing promotionnel qui proposent les livres à 1 euro après les avoir proposés longtemps à des prix très élevés ne sont-elles pas à long terme destructrices d’image ? Que répondre au client fidèle qui vous achète des livres en prix fixe à 1000 euros quand il voit surgir votre offre à 1 euro sur le site ? Si on se met à sa place, gageons qu’il préfèrera attendre les soldes avant de se lancer dans un nouvel achat. Sans compter que cela peut contribuer à l’image encore trop négative et injustifiée qu’ont certains bibliophiles des libraires, qui passent tous pour des escrocs multipliant les prix par 10 ? 

J’avais lu sur Livre-Rare-Books la proposition d’un libraire de créer un syndicat des libraires exerçant sur internet, et plus j’y pense plus je me dis que face à un outil tel qu’ebay, ce syndicat aurait un intérêt, afin d’encadrer un peu la pratique et que la politique des uns ne nuise pas à celle des autres, et au final à toute l’image de la profession. Je fais partie du SLAM, je vends sur ebay, j’y achète aussi, même si le gros de ma marchandise vient de salles des ventes et je pratique une politique de prix différente selon le marché où j’écoule ma machandise, simplement pour ne pas détruire l’un de ces marchés qui sont tous complémentaires. 

Ebay a bouleversé la donne et l’on voit bien que nos efforts pour « contrôler la bête » sont vains et que sur cette place, c’est l’acheteur qui fixe le prix. A nous d’adapter notre stratégie, sous peine de lendemains qui déchantent ou des Enéides proposées trop cher pendant longtemps finissent par partir trop peu cher, ce qui n’est bon ni pour les acheteurs, ni pour lex vendeurs, ni pour le long terme, ni pour l’image du libraire. 

L’irritant."


Si vous avez des livres anciens à vendre, vous pouvez également me contacter: blog.bibliophile@gmail.com


H

43 commentaires:

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Tout ça pour se retrouver à la case départ : c'est l'acheteur qui fixe les prix...en oubliant certaines différences bibliographiques importantes (ici, au sujet des exemplaires de Paré), qui peuvent expliquer certains prix quand deux acheteurs au moins, qui connaissent ces différences, font monter le prix, ou quand un amateur tout seul, qui connait ces différences, obtiendra l'exemplaire au moindre coût...

Anonyme a dit…

Vous avez tout à fait raison Jean-Paul, mais il me semble que nous oublions un peu trop souvent cette donnée qui est plutôt récente dans notre métier, à savoir que c'est le client qui fixe le prix. C'est d'ailleurs ebay qui a permis cela, en ouvrant le monde des enchères au grand public.
En ce qui concerne la science bibliographique, vous avez raison, mais je doute malheureusement que toutes les incohérences que l'on peut trouver sur ebay soient attribuables à des acheteurs qui maîtrisent parfaitement leur quérard ou leur brunet... (et d'ailleurs, Brunet.....).
Et les libraires sont supposés avoir quelques connaissances bibliographiques au passage, ce qui devrait nous amener à ne pas surestimer ou sous-estimer les ouvrages que nous mettons en vente...
L'I

Gonzalo a dit…

Concernant l'achat immédiat, j'y ai souvent recours en tant que vendeur, quasiment jamais en tant qu'acheteur... Et on arrive ici aussi à quelques incohérences:

Lorsqu'un livre est proposé à la fois en enchères et en achat immédiat, il suffit qu'un acheteur fasse une seule enchère pour que l'option d'achat immédiat disparaisse. Ainsi, pour un ouvrage que je proposais à 300 euros en achat immédiat, un acheteur a passé une enchère: exit, donc, l'achat immédiat. Au bout du compte, le premier enchérisseur a remporté l'objet... pour plus de 700 euros (alors que le même ouvrage, dans la même édition, et dans un état comparable était proposé par des libraires pour env. 350 euros sur plusieurs sites marchants!

Etrange! Mais ce que vous ne dites pas, cher irritant (qui ne l'est pas tant que ça), c'est que les mêmes incohérences se voient en salle des ventes, où l'on peut faire des achats en dessous d la valeur réelle d'un ouvrage, mais où il suffit que deux enchérisseurs s'enthousiasment un peu trop pour qu'un livre se vende dix, quinze ou vingt fois à sa valeur réelle!

C'est le système des enchères, et ça n'est pas une particularité propre à internet!

Le Bibliophile Rhemus a dit…

On ne répétera jamais assez que la valeur réelle d'un objet, Livre ou autre, est celle donnée par une vente aux enchères : le prix sera d'autant plus "juste" qu'il y aura plus d'amateurs pour le convoiter, d'où la richesse de l'enseignement d'ebay...et pardon, cher Libraire "Irritant", mais il y a autant de Libraires que d'amateurs qui sont bien éloignés des finesses de la bibliographie : j'en rencontre tous les jours, ou presque, sur le net comme ailleurs...et je suis parfois, pour ne pas dire souvent, pris moi-même en défaut, alors que j'ai le bonheur d'être classé parmi les bibliographes par d'éminents maîtres bien plus compétents.

Gonzalo a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Gonzalo a dit…

Je souscris à ce que vient d'écrire Jean-Paul. J'ai parlé plus haut d'une "valeur réelle" d'un ouvrage, j'aurais dû dire le "cours" ou la "cote".
La "valeur" n'a aucun sens: un livre de poche sur papier acide peut avoir une grande valeur littéraire... Quant aux prix, on vient de voir qu'ils fluctuent souvent.
Je ne suis pas libraire, mais je crois que la "cote" d'un livre est en général fixée par des libraires qui font un calcul simple avec deux variables: le prix de vente, et le temps qu'ils vont mettre à vendre.Plus le prix est élevé, moins le livre trouvera acquéreur rapidement.
Si le libraire est pressé, parce qu'il travaille en flux tendu ( et qu'il a besoin d'argent pour refaire son stock), il doit vendre rapidement, et aura tendance à baisser ses prix (c'est sans doute le phénomène des vendeurs qui "soldent" sur ebay). S'il peut se payer le luxe d'attendre, il peut mettre un prix (relativement) élevé. Cette situation explique sans doute l'attitude des libraires qui "soldent" comme celle des libraires qui mettent un prix d'achat immédiat élevé. Mais je ne pense pas que cela soit propre à la vente en ligne.

J'ai tiré un trait sur l'idée d'une valeur marchande d'un livre depuis qu'un libraire qui proposait un livre à 20000 € m'a dit: "si je voulais le vendre, il faudrait que je divise mon prix par deux"...

Anonyme a dit…

Pierre, qui venait d'ouvrir votre librairie,


J'espère que vous suivez bien.



Montag

Anonyme a dit…

..qui venez, évidemment.

M

Eric a dit…

Acheter des caisses de livres à Drouot, les revendre aux enchères dans les deux mois en série sur ebay ne me semble pas être une pratique de nature à valoriser l'image des libraires. La plus value semble faible et facilement transférable au premier informaticien qui proposera un outil permettant de faire un lien efficace entre les SVV et ebay.

Je pense que la capacité d'un libraire à définir le prix d'un livre auquel ses clients potentiels seront prêt à l'acheter est une partie intégrante et importante du métier.

La bonnne politique de prix est toujours difficile à définir mais cela restera toujours de la responsabilité individuelle de chaque libraire, et heureusement !

Que penseriez vous, Monsieur, d'un syndicat dirigé par d'autres anonymes "Irritiants" et qui ferait, par exemple, retirer l'ensemble de vos livres actuellement en vente parce que leur prix ne serait pas "convenable" (pas assez cher / trop cher / entrant en concurrence directe avec d'autre livre similaire mis en vente précédement par un éminent membre syndicaliste ...) ?

Concernant les promotions pratiquées par de nombreux libraires, quels que soient les supports (ebay, abebooks, salon, foires...), je les trouve effectivement destabilisantes et à manier avec précaution (sauf lorsque le client c'est moi :) ). Ceci dit à une semaine de l'ouverture nationnale des soldes, le prix variable pour un même produit semble bien n'être qu'une pratique commune à de nombreux commerces.

Eric

Anonyme a dit…

Cher Eric,
Vous avez vu juste, et c'est bien parce que je ne vois pas notre métier comme celui d'un intermédiaire entre Drouot et ebay que je suis membre du SLAM et que je défends un marché semi-organisé, dans lequel des confrères travaillent ensemble à son essor, plutôt qu'à une nuée de francs-tireurs. Mais il est vrai que pour libraire que je suis, je ne suis pas ultra-libéral!
L'intérêt d'un syndicat, comme le montre d'ailleurs d'autres syndicats, réside notamment dans la possibilité d'échanger entre confrères. Mais on peut toujours choisir de faire "son truc dans son coin".
Dans tous les cas, je serais très ouvert et à l'écoute des commentaires de mes confrères, comme c'est le cas aujourd'hui (il ne serait d'ailleurs pas inutile d'intégrer ebay d'une autre façon dans les débats du SLAM).
Pour ce qui est de la politique de prix, j'en ai trois, une pour ebay, une en boutique, une sur catalogue, avec des livres différents.
Néanmoins, et vous le soulignez ("un informaticien, etc."), si ebay a des vertus très nombreuses, il présente également le défaut d'être destructeur de valeur à terme. Le rôle d'un professionnel consciencieux est aussi d'anticiper ce que sera son métier demain, de le défendre et de s'adapter.
Par exemple, je ne suis pas tout à fait d'accord avec votre vision ("le prix variable pour un même produit semble bien n'être qu'une pratique commune à de nombreux commerces"), qui voudrait que l'on peut solder un livre comme on solde une machine à laver ou une paire de baskets.
Mais après tout, chacun sa vision, c'est aussi ce qui fait la beauté de la vie et comme vous le soulignez, vous semblez y avoir trouvé votre intérêt en tant qu'amateur.
Un syndicat, un échange renforcé, n'est pas synonyme de prison et chacun, dans le huis clos de sa librairie, reste toujours libre de fixer les prix qu'il souhaite, quitte à faire des remises de 80%.... et à semer la confusion dans des esprits déjà troublés par les incertitudes d'ebay (bien légères il est vrai, il y a des troubles plus importants à notre époque).
Mais dans ce cas là, j'ai bien peur que ceci ne sonne le glas de notre beau métier plus vite que prévu entre confiance des acheteurs perdue à babord et lutte à outrance pour les "livres soldés avant Noël" à tribord.
L'irritant.

pierre a dit…

Montag,

L’acheteur fait le prix du livre quelquefois… mais je crois aussi aux faux pas qu’il faut saisir et qui ne se reproduiront pas... Cela ne donne pas pour autant la valeur reproductible de ce livre.

Exemple : J’achète deux ouvrages de qualité, un sur Hans Holbien, l’autre sur Le Titien dans une succession à des prix très inférieurs à ceux que j’estime (Belle typo, eaux fortes sur papier cossu, format imposant, reliure solide et sans tache). Pour moi, ils ont une valeur marchande réelle qui sera confirmée à posteriori par celle offerte sur site. Me voila donc heureux…
Comme on va forcement se les arracher et que je n’aurai pas le temps d’en profiter, je surfe aussitôt sur Ebay et les retrouve (en état à peu près équivalent) pour une enchère de départ à 10€... que j'emporte à 10€.
Cela ne veut pas dire que l'ouvrage vaut 10€ !! mais que je suis tombé au bon moment sur un ebayeur généraliste (près de chez moi) qui voulait se débarrasser d'un ouvrage encombrant et lourd, c'est tout ! Ce serait manquer de respect pour l'ouvrage que de le proposer à ce prix dans ma librairie.

Si c'est l'acheteur qui fait le prix du livre, il sera sensible au fait que je ne l'accueille pas de dos avec un écran d'ordinateur pour vis à vis, si possible avec discrétion mais avec le sourire. Ma valeur ajoutée sera la confiance qu'il m'accordera avec le temps et la marge de manœuvre que je pourrai lui offrir.

Il m'est souvent arrivé d'acheter des livres que j'ai trouvé moins cher ailleurs. Cela ne m'a jamais enlevé le plaisir que j'ai eu de les acheter si le libraire a été performant.

Ebay est une loterie. On gagne, on ne gagne pas... Un bel ouvrage, bien relié avec de belles illustrations sur un sujet pertinent sera toujours un ouvrage de valeur.

Pierre, l'angéliste.

Olivier a dit…

Cher Libraire,
J'ai beau avoir un énorme respect pour la profession que vous représentez (et je salue Pierre au passage...) j'ai du mal à suivre la logique de votre raisonnement.
Je commencerais par dire que je fus un piètre économiste étudiant mais que j'ai retenu deux (vagues) souvenirs : celui du cycle du porc (produisez du porc lorsqu'il ne vaut rien pour le vendre lorsque vous serez le seul à en avoir en quantité) et la relation établie entre l'apparition de taches solaires et les variations des cours de la bourse...
Bref quant à la rationalité des prix...
J'en reviens à votre démonstration : 1) soit un ouvrage proposé 1200 euros pendant des mois qui ne trouve pas preneur,
2) soit, le même ouvrage, proposé soldé à la moitié de son prix initial ne trouvant toujours pas preneur;
3) soit le même ouvrage offert au plus offrant réalisant finalement 272 euros
Ces données étant entendues, un petit manuel de psychologie adaptée à l'économie vous aiderez à résoudre l'inexplicable.
Je vous invite aussi pour nourrir la démonstration à, par exemple, regarder le nombre de visites respectifs (et je me compte parmi les premières à me demander quel exemplaire admirable "demandait" un prix aussi conséquent) mais aussi à compter le nombre de photos disponibles à, respectivement, :1200, 600 et 1 euro(s).
Soit 30 visiteurs pour la première (dont, mettons, 25 curieux comme moi), 33 pour la seconde (dont 10 amnésiques des 25 premiers) et les 335 finaux dont l'heureux enchérisseur.
Bref il n'y a guère de mystère(s), non plus que besoin de lois économiques : un livre manifestement trop cher au départ, "soldé" à ceux qui l'avaient déjà trouvé trop cher (et qui suspectèrent, du coup, quelque "embrouille") et finalement vendu à l'un des 30 premiers visiteurs ou (hypothèse hautement plus probable : cf. le manuel de psychologie appliquée à l'économie) à un autre qui n'a même pas regardé la première annonce.
Bien cordialement,
Olivier

Michel a dit…

Bonjour,
Tout à fait d'accord avec Olivier sur son analyse !
Il faut y ajouter que beaucoup d'ebayeur comme moi ne regardons même pas les ventes en achat immédiat qui ne respectent pas l'idée d'un site de ventes aux enchères.
Ensuite, je pense que dans leur grande majorité les acheteurs sur ebay ne pratique pas les salons du livre, la lecture des catalogues de libraires, ni les salles de vente officielle ; et par conséquent, ne sont pas du tout le reflet du marhé réel, mais du marché EBAY seulement ...
En effet je suis libraire et j'achète beaucoup de ma marchandise sur Ebay. Comment expliquer que je vende bien à la clientèle traditionnelle, ce qui ne trouve pas acquéreur sur Ebay ?
Bonne journée, Michel

Anonyme a dit…

On trouve de tout en effet sur Ebay...

http://cgi.ebay.fr/RELIURE-ROYALE-Arnaud-dAndilly-Histoire-des-Juifs-1667_W0QQitemZ110330994263QQcmdZViewItemQQptZFR_GW_Livres_BD_Revues_LivresAnciens?hash=item110330994263&_trksid=p3286.c0.m14&_trkparms=66%3A2|65%3A1|39%3A1|240%3A1309

et

http://cgi.ebay.fr/RELIURE-ROYALE-Arnaud-dAndilly-GUERRE-des-Juifs-1668_W0QQitemZ120355512258QQcmdZViewItemQQptZFR_GW_Livres_BD_Revues_LivresAnciens?hash=item120355512258&_trksid=p3911.c0.m14&_trkparms=72%3A1526|66%3A2|65%3A12|39%3A1|240%3A1309

"vous avez toute latitude pour les réunir"

c'est beau... on dirait du Proust.

Prendre les bibliophiles pour des c... ça va 5 minutes !!

Etienne

Hervé a dit…

Chers amis,
le libraire, comme le marchand de vêtements, à tout simplement besoin de trésorerie pour de nouvelles acquisitions. Il doit bien, à un moment ou à un autre baisser certains prix. (Il a pu taper trop haut certains livres car l'erreur est humaine). Il le fait discrètement sur les salons, ou dans sa boutique; sur ebay, évidemment, cela se voit comme le nez au milieu de la figure.
Mais ce n'est pas si choquant.
hervé (libraire) (Normandie)

Tristan a dit…

Ce n'est pas si simple: si on peut comprendre un -20%, voire un -50%, un -80% qui est la décote de prix moyenne sur une dizaine d'ouvrages dans ce cas précis, jette le discrédit sur la formulation des prix par les professionnels.
Autre souci, cela peut créer un attentisme chez le client qui désormais attendra cette décote de 80%.
Enfin, que vont ressentir les clients habituels et fidèles, qui ont pu payer plein pot ou obtenir -25% quand ils observent ce type de politique: "je suis le dindon qui paie le prix surévalué de 80%?".
Enfin: accepteriez-vous de voir le prix des marchandises que vous achetez: pain, télévision, journal, viande subir des variations de 80% de leurs prix sur 15 jours?
On peut comprendre que cela puisse arriver, ce qui m'a personnellement surpris dans ce cas, également, c'est que c'est systématique sur une dizaine de livres. Ils sont donc surévalués très fortement à la base: le problème n'est pas de faire un prix, le problème est de surévaluer la valeur des livres.
Tristan

Martin a dit…

Si, si, c'est si simple que ça. Rien de choquant.

Anonyme a dit…

Le jour où les bibliophiles seront libraires ils pourront parler à leur place.

Robert (bouquiniste)

Anonyme a dit…

Si ça ne vous choque pas, c'est que vous n'avez rien compris à ce qu'est une relation commerciale.
Robert, au cas où vous auriez des difficultés de compréhension, je suis libraire (ET PAS BIBLIOPHILE), sur internet, sur ebay, en boutique, sur catalogue et membre du SLAM.
Agir ainsi, c'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez
Le plus grave, c'est que vous ne voyez pas le fossé qui se creuse entre libraires et bibliophiles, que vous prenez allégrement pour des veaux. Faire des remises de 80%, c'est complètement et totalement stupide, contre-productif et destructeur d'un marché, songez-y, être passionné ne rime pas forcément avec être complètement inconscient.

Martin: rien de choquant? Posez la question à des bibliophiles.

L'i, Libraire, mais pas marchand de tapis à -80%, no soldeur de livres.

Martin a dit…

Quelle remise de 80%?

Anonyme a dit…

Pour l'Eneide: 1er prix proposé aux clients à 1250€, puis une semaine plus tard 600€ puis finalement 272€, prix de vente.
Environ 80% de décote.....
A votre avis, les clients qui achètent les livrez à 1250€ et qui ont observé ceci, ils pensent quoi?
L'i

Anonyme a dit…

Il faudrait savoir alors. A ce que j'ai pu lire ici ces derniers mois, le libraire serait un commerçant comme les autres. Et puis là on nous dit, mais non, le libraire n'est pas un marchand comme les autres (Cf. marchand de chaussettes et soldes),
alors le libraire serait un marchand comme les autres "quand cela arrange" c'est bien cela ?

En tous les cas, quelle hypocrisie !
Et vendre des livres à 8,75 euros prix de départ quel que soit le livre (cf. livres-anciens sur Ebay), vous croyez que ce n'est pas tirer une balle dans le pied de la profession ça ! C'est pire. C'est faire du métier de libraire un bric-à-brac permanent.

Robert

Anonyme a dit…

Robert, il me semble que vous vous emportez inutilement et un peu vite. Vous confondez les choses.
1. Oui, le libraire est un commerçant comme les autres pour ce qui est des prix, ou de la cohérence qu'il doit y mettre. Seul le produit qu'il vend est un produit un peu spécial et ce produit est d'autant plus spécial que des variations de prix de 80% sont aberrantes et dangereuses. Cela milite doublement pour éviter ce genre de d'errances.
2. je n'ai jamais dit que "livres-anciens" sur ebay avait une démarche pertinente, mais au moins il est cohérent et ne vend pas ses livres une semaine 1250 euros, la suivante 600 pour finir à 272 euros.... Mais cela dit, je suis d'accord avec vous. Ce n'est pas ce qui se fait de mieux en ce qui concerne les montants.
Ce qui semble vous dérangez, c'est le transfert du pouvoir à l'acheteur? Ah, c'est vrai que le bon temps où on faisait les prix à la tête du client est passé. Ca vous manque?
L'I

Mitch a dit…

Pour donner mon avis de bibliophile: je n'achèterai aucun livre à prix fixe/élevé à un tel vendeur, j'attendrai les soldes, puisque c'est bien de ça dont il s'agît ici.
Solder, mais de façon si extravagante qu'elle jette le discrédit sur tous les prix pratiqués par le vendeur. Désormais, à chaque fois que je vois un de ses livres à x euros, je me dis que je vais attendre les soldes, et qu'il soit à x-80% euros.
Voilà ce que cela a induit. Je m'en réjouis, mais je pense que c'est une catastrophe pour les libraires. On va tous attendre les soldes maintenant!
Le libraire est-il un commerçant? Oui, évidemment, avec un supplément d'âme, ce qui ne doit pas l'exonérer de traiter le client avec déontologie.
Imaginez que vous ayez été prêt à cliquer sur "achat immédiat à 1250 euros pour l'Eneide" juste avant les soldes........ Je suis prêt à parier que maintenant vous y réfléchirez à 3 fois avant d'acheter.
Au final, ce type de comportement abaisse la valeur des livres, la valeur du stock d'un vendeur, et sa crédibilité.
En tant que bibliophile, je suis partagé, ça permet de faire des affaires si on attend les soldes, mais désormais, on n'a plus envie d'acheter parce que demain ça sera peut-être 80% moins cher (et en plus on rasera gratis).
Jean-Paul a tout dit dans le 1er comentaire: le pouvoir de fixer les prix est passé dans les mains des acheteurs au cours des dernières années, les libraires qui ne l'ont pas compris prennent des voies sans issues: on peut vendre à un prix sur catalogue et à un autre sur ebay, mais pas à trois prix différents sur catalogue, ou à trois prix différents sur ebay.
Nous sommes bibliophiles, Robert, ce qui ne veut pas dire des idiots, ni des vaches à lait.
Mitch
P.S. : et si vous voulez voir comment se font les prix, je vous conseille ceci:

vous achetez ceci à 893 euros:
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=300276890136

et vous le revendez 15 jours plus tard, au même endroit, pour 3000 euros:
http://cgi.ebay.fr/1737-SCARRON-OEUVRES-MAROQUIN-XVIIIe-SUPERBE-EXEMPLAIRE_W0QQitemZ270320844707QQcmdZViewItemQQptZFR_GW_Livres_BD_Revues_LivresAnciens?hash=item270320844707&_trksid=p3286.c0.m14&_trkparms=66:2|65:10|39:1|240:1318

C'est pas être un bon commerçant, ça, Robert?

Anonyme a dit…

Ca ne me manque pas du tout, pour répondre à votre dernière interrogation.

Comment expliquez-vous la cohérence des prix des libraires quand un livre de chez X ou Y depuis des mois sur catalogue se retrouve à moitié prix voire moins dans une vente de livres de provinces ou même parisienne.
Evidemment, les clients Ebay ne voient qu'Ebay, les clients de salle ne voient que la salle.
De mon côté je me l'explique très bien. Il n'y a pas d'un côté des oies blanches et de l'autre les vilains petits canards, il n'y pas d'un côté les gentils qui dans des réunions en grande pompe ou des show devrait-on dire, pourfende les dangers de l'internet et les "vilains du net" et de l'autre côté les "mauvais marchands". Ce qui a changé surtout, ce n'est pas la façon de faire les prix, c'est surtout ceux qui les font, et c'est ça pour quelques uns le plus gênant.

Question cohérence, comment expliquez-vous à un client qu'un livre peut être trouvé à Brassens pour 300 euros, revendu pour 1.000 euros à un autre libraire et finir revendu encore à la librairie S. pour 10.000 qui va le remarquer 25.000 !!! Où est la cohérence ? Où est le vilain ?

Robert

Anonyme a dit…

C'est désespérant... Vous savez lire Robert? On parle du cas où un MEME libraire, sur un MEME lieu de vente, pratique une politique de prix incohérente par moments.
Est-ce clair dit plus simplement?
Aucun problème avec le fait que des vendeurs successifs fassent des culbutes successives sur différents marchés. Je le fais, vous le faites aussi, c'est l'essence même du commerce.
Le problème, c'est qu'on vous parle de tomates, et vous nous répondez que vous nous répondez que Mme Bovary est un roman du 19ème... aucun rapport, vraiment aucun.
Ce qui me plaît c'est votre "Evidemment, les clients Ebay ne voient qu'Ebay, les clients de salle ne voient que la salle", superbe et délicate façon de dire que les bibliophiles sont des neuneus... Là pour le coup, vous êtes complètement à coté de la plaque mon ami.
Aujourd'hui les bibliophiles sont très bien informés, et comparent les prix en salles, sur ebay, sur galaxidion ou LRB, en boutique, etc.
L'I

Martin a dit…

Exactement: Un seul libraire (qui n'est pas membre des Libraires Anonymes). Et pourquoi ici?

Eric a dit…

Je souscris tout à fait au message de Robert.
Je ne comprends pas l'I. D'un côté vous revendiquez le fait que c'est au client de faire le prix sur ebay, donc, si je comprends bien vous souhaitez encourager la mise en vente aux enchères sur ce site ?

D'un autre côté, vous critiquez vos collègues lorsqu'ils passent d'un prix fixe (prix qui à ouvrages équivalents me semblent cohérents sur son catalogue avec ceux des libraires du SLAM ...) au système de vente aux enchères que vous semblez préconiser.

A moins que vous ne préconisiez de vendre en achat immédiat sur ebay, à des tarifs moins élevés que sur catalogue, salon ou abebooks ? Je ne suis pas sûr que cela soit de nature à clarifier les choses.

Que préconisez-vous au juste : Que les libraires vendent les livres à prix coûtant (au passage, quel est le bon ratio prix d'achat/prix de vente selon vous) ? Qu'ils vendent à prix fixe sur ebay, moins cher que sur catalogue ? De ne pas vendre les mêmes livres sur ebay que sur les autres supports ? Qu'ils ne vendent pas de livres aux enchères à 1 euro ?

Eric

P.S. : 'I', pouvez vous lever votre anonymat qui est préjudiciable au débat. Cela nous permettrait de confronter la réalité de votre pratique à votre discours (crédibilité). Et cela vous permettra comme vous le souhaitez de commencer à fédérer vos collègues autour de vous et de votre analyse de la vente sur internet.

Anonyme a dit…

Eric,
Je vous propose de relire mon premier message, mais je vais le simplifier et essayer de le résumer:
1. Je n'ai rien contre la culbute, je la pratique moi même, c'est le principe du commerce. Répondre à votre question sur quel est le bon niveau de culbute n'a aucun sens, ni aucun intérêt: si vous achetez un livre 1 euro quand il en vaut 10000, allez vous le revendre 3 euros parce que la règle non écrite chez les libraires est en moyenne (mais ce n'est pas une vérité) autour de x3? Non. Chacun est libre de multiplier autant de fois qu'il le souhaite, s'il a les clients pour acheter, j'applaudis des deux mains.
2. Je ne critique pas le fait de passer d'un prix fixe aux enchères. Là encore, chacun fait ce qu'il veut, j'ai critiqué le principe de "soldes" tel qu'il était d'ailleurs annoncé sur les annonces "3 jours exceptionnels, 20 livres anciens de qualité à 1 euro, etc", qui est à mon sens destructeur de valeur pour l'objet Livre et la Bibliophilie. à terme. Je suis sans doute vieux jeu, mais je ne solde pas encore mes livres comme des chaussettes en affichant -80% sur ma vitrine. Je considère que la librairie est un commerce, mais je me plais aussi à croire que ce n'est pas encore un commerce comme les autres.
3. Ma préconisation? Les prix se manipulent avec délicatesse, et même pour le bibliophile, c'est contrariant de voir les prix évoluer ainsi, jouer aux montagnes russes, dans un sens ou l'autre.
4. Quand je vends sur ebay, je vends selon le principe d'ebay, aux enchères, avec une mise de départ raisonnable (l'exemple en question montre bien l'intérêt de la cohérence sauf si on a envie de voir 80% de valeur s'évanouir en rêve ou en fumée). Quand je vends ailleurs, je vends selon le principe de cet ailleurs. A Rome, fais comme les Romains. Je ne vends pas le même livre sur ebay et ailleurs, mais il arrive qu'un livre quitte ma boutique ou mon catalogue, où il était proposé à mettons 300 euros, pour aller vivre sa vie sur ebay en commençant nettement plus bas. Rien de cela n'est déconcertant, et mes clients le savent.
4bis. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, les catalogues des libraires du SLAM et ebay, c'est assez différent.
5. Mes prix ne font pas le yo-yo. Je ne surcote pas pour éviter de devoir décoter ensuite, etc.
6. Qui suis-je? Membre du SLAM, vendant en boutique, sur ebay, sur catalogue, dans les salons. Vous allez trouver sans peine. Hugues connaît mon identité.
Merci
L'I

Anonyme a dit…

L'irritant écrit :

"Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, les catalogues des libraires du SLAM et ebay, c'est assez différent."

Faux pas !

Je ne sais quel en est le pourcentage exact, mais un pourcentage non négligeable des soit disant "beaux livres" ayant l'insigne honneur d'être labellisés SLAM et présentés sur de rutilants catalogues en couleurs sur papier glacé que les bibliophiles s'arrachent..., sortent tout droit de chez... EBAY !! (inutile de fournir des preuves, je suis certain que 9 lecteurs sur 10 présents sur ce blog ayant déjà vendu sur Ebay pourront le confirmer sans problème). Alors ? La qualité SLAM... Encore une histoire de cohérence sans doute.

Alors faites-nous rire encore un peu, on adore !

Robert

Anonyme a dit…

Robert, vous faites partie d'un cirque? Vous avez mis vos chaussures géantes et un nez rouge? En fait, c'est Bébert, c'est ça? :o)
Encore une fois, votre intervention est à côté du sujet.
Allez, faites nous rire ou taisez vous, donnez nous 5 exemples de livres venant d'ebay que vous retrouvez en ce moment dans les catalogues Clavreuil, Teissèdre, Sourget, Chamonal ou Coulet.
Juste 5, plutôt que de vous rendre ridicule, montrez nous que vous avez raison, nous lirons cela avec attention et quand je le lirai je m'aplatirai devant vous.
Et évitez les "inutile de fournir des preuves", ça ne fait jamais bon effet, ou ça rappelle de mauvais souvenirs.
L'I
P.S.: et puis même d'ailleurs, tant mieux si les libraires s'approvisionnent aussi sur ebay, vous ne trouvez pas?

Eric a dit…

6. Qui suis-je? Membre du SLAM, vendant en boutique, sur ebay, sur catalogue, dans les salons. Vous allez trouver sans peine.

==> J'avoue que j'en ai un petit peu (de la peine). Le nom du libraire qui me viens à l'esprit vends des livres sur ebay, visiblement achetés au kilo à Drouot (plusieurs dizaines par mois), avec des prix de départ de 9,99 € et n'a que très récemment commencer à mettre des prix de réserve au tiers du prix catalogue et encore pour certains ouvrages seulement.

Démarche commerciale très honorable certainement, mais qui est passablement éloignée de votre discours.

Je ne peux que me tromper.

Eric

Anonyme a dit…

Oui, Eric, vous vous trompez.
L'I

Bergamote a dit…

"je suis libraire (ET PAS BIBLIOPHILE)" eh bein moi j'achèterais pas mes éclairs au chocolat chez un pâtissier qui n'aime pas les pâtisseries... :)

Anonyme a dit…

Merci de m'avoir corrigé Bergamote, je voulais dire que je suis un libraire professionnel par opposition au bibliophile qui ne vît pas des livres. J'aurais du écrire amateur. Pardon. Mais je suis bibliophile au plus profond de moi, j'ai arrêté mon travail salarié pour me lancer il y a quelques années. Je vis des livres, mais aussi pour les livres, je suis même probablement bibliomane.
L'I

Eric a dit…

Bon ben, je pense que les discussions lors de la prochaine réunion du SLAM vont être bien animées avec votre collègue qui a une pratique à l'opposé de la votre.

Eric

Anonyme a dit…

Il n'est pas membre du SLAM à ma connaissance. Dommage, il a les livres qui le justifient.
L'I

Anonyme a dit…

Ce n'est pas gentil de me prendre pour un clown ! (Bébert ?? Kesako ???!! passsons). Ce que j'ai écris était sérieux.

Et oui je peux vous en citer 5 et bien plus encore.
Vous allez vous ridiculiser en public en faisant croire que les livres proposés par les libraires SLAMés sortent de la cuisse de Jupiter.

Dans les prochains catalogues Comellas, Dioscures (je ne suis pas certain mais j'ai un doute), Sourget (père ET fille d'ailleurs), etc. Et oui ils achètent tous sur Ebay, et oui tant mieux, pour tous.

Je ne peux pas donner de titres exacts ni de noms exacts et vous savez très bien pourquoi. On voit déjà suffisamment la violence des propos et l'inconsistance des relations qui peuvent exister entre professionnels, inutile d'en rajouter. Ce milieu n'échappe pas aux autres. Amour, gloire et beauté d'un côté, quelques fois les feux de l'amour et souvent "règlement de compte à OK Coral" ou "le Fort de San Sebastian". Ca peut faire rire, ou pas.

Robert

Hugues a dit…

J'interviens quelques instants pour rappeler que je ne modère pas les commentaires mais que si on a le droit de ne pas être d'accord, j'aimerais que l'on reste correct les uns envers les autres.
Je sais d'expérience que les débats sur le blog peuvent être animés, notamment parce qu'il est plus simple d'écrire certaines choses derrière son clavier, l'un depuis Paris, l'autre depuis Dôle que de se le dire gentiment autour d'une table.
Exemple: Bébert le clown = pas acceptable.
Autre exemple: "Vous allez vous ridiculiser en public" = pas super acceptable, etc.
Soyez vigilants, merci.
Hugues
P.S.: je confirme que je connais Monsieur L'irritant, mais qu'il préfère être connu sous ce nom comme d'autres sous d'autres pseudos. A défaut d'être toujours d'accord avec ce qu'il dit et la façon dont-il le dit, je confirme ce qu'il a dit sur lui.

Enfin, bref, restons corrects. Merci.
H

Anonyme a dit…

Bon alors Robert, vous nous les donnez ces exemples? On veut du concret, je suis prêt à me ridiculiser.
Bien sûr que les libraires achètent aussi sur ebay, mais ce n'est pas là qu'il font leurs catalogues, soyons sérieux.
Ebay n'est pas le SLAM ou la LILA, et ebay n'est pas le Salon du Grand Palais.
L'I

Hugues a dit…

Je viens de supprimer un commentaire de très mauvais aloi, nominatif et totalement faux. Merci de respecter ce que j'ai écrit au dessus. Ou alors, d'aller vous quereller sur un autre blog, entre libraires.
Merci
Hugues

Le Bibliophile Rhemus a dit…

J'ai ouvert la discussion le 4 janvier. Oserais-je espérer la fermer ce soir, devant un spectacle un peu tristounet...

Hugues a dit…

Je prie Sainte Wiborade pour ce soit effectivement le cas. Discussion close.
Hugues

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