« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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lundi 4 octobre 2010

Miscellanées de Monsieur H.: honneur bibliomane retrouvé, l'escalier des sages, les bibliothèques françaises, las....


Amis Bibliophiles bonsoir, 

- Le coup est passé très près: alors que je cherchais un moyen de compenser la médiocre provenance de mon exemplaire des baisers vis à vis de celui de Raphael, par exemple en étirant les marges... (226 x 140 mm, 230 x 150 mm avec la reliure). Alors que Lauverjat, comme pour mon La Fontaine (1773 Cuzin) me proposait déjà un rachat à vil prix. Bref, alors que je déprimais plus ou moins, Nicolas D. et Alain, le premier via le blog, le second via facebook (et oui, le Blog du Bibliophile fait semblant d'être présent sur facebook), ont volé à mon secours pour proposer une identification qui change tout: le chiffre EJ présent sur la reliure est celui de frères Goncourt.
On retrouve d'ailleurs l'exemplaire dans le catalogue "Bibliothèque des Goncourt - Livres du XVIIIe siècle" (29 mars-3 avril 1897) sous le n° 372 (où il est bien décrit comme "grand papier"). Reste à vérifier, comme le souligne Nicolas, si l'exemplaire est cité dans les deux tomes de "La Maison d'un artiste" (1881) d'Edmond Goncourt.

Lauverjat pleure, Raphael sourit en se disant que finalement son exemplaire Quentin-Bauchart (reliure Trautz-Bauzonnet, mouais... :)) mesure quelques précieux millimètres de plus... Mais bon Raphael, comme je le dis souvent, la taille ne compte pas (ou le fameux "size does not matter")... Ou si peu. 
Remettons donc notre haut-de-forme et quittons nous bons amis et forts satisfaits. Sinon, nous entrerions dans des débats interminables: Lortic est-il meilleur que Trautz-Bauzonnet (l'excellent et impartial article sur Lortic dans la NRLA nous apprend que oui), la taille des marges compte-t-elle autant et une taille de 245x155 mm ne gêne-t-elle pas la lecture (à mon avis, c'est gênant, c'est sûr, mais j'ai de petites mains), deux Goncourt valent-ils mieux qu'un Quentin-Bauchart, etc, etc? En même temps, honte à moi de ne pas avoir identifier ce chiffre...

- Tout autre sujet: les bibliophiles avertis auront reçu hier un email de la librairie l'Escalier des Sages présentant une nouvelle sélection de livres. Vous pouvez la retrouver ici: http://www.escalierdessages.com/.

- La NRLA numéro 4 avance, livraison avant Noel, Jean-Paul et moi essayons de lui accorder du temps entre nos occupations respectives. Nous avons profité des derniers jours pour parcourir le fichier des abonnés et pour découvrir avec effroi que l'immense majorité des bibliothèques classées françaises n'étaient pas abonnées, alors que nombre de bibliothèques étrangères le sont. Bizarre, voilà de quoi ranimer la flamme de mon incompréhension vis-à-vis de la gestion de ces bibliothèques publiques et ma conviction que bien de bibliophiles y travaillent réellement.

H.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Depuis, mon exemplaire me sert à caler ma table de nuit bancale sur laquelle j'ai posé mon haut-de-forme...à côté du revolver, bien sûr.

Bravo !

Raphael

Anonyme a dit…

A qui pourrait être cet ex libris sur un somptueux exemplaire de Molière de 1863 relié plein maroquin rouge par Betz Niédrée Devise dans une bannière en haut : "je lui dois tout" , au centre une presse avec un livre dedans, à droite un tonneau marqué encre, à gauche médaillon avec trois visage,(les pères de l'imprimerie) au pied de la presse un livre ouvert avec F sur la page de gauche et G sur celle de droite initiales du propriétaire.Petite dimension 32 x 25 mm . Bibliophiles érudits et documentés merci de votre aide

calamar a dit…

Firmin Gillot, peut-être ?

Benoît a dit…

@calamar : s'il vous plaît, pour une fois je ne vais pas "googler" ce nom, mais préfère avoir quelques mots d'un érudit en préambule méthodologique ( et faire comme avant le net !) : who is Firmin Gillot ? A well known bookman ?

calamar a dit…

google est pourtant bien pratique !
Firmin Gillot (1820-1872) est un imprimeur innovant, qui invente de nouvelles techniques d'impressions. Son fils Charles continue ses travaux ; tout cela donne la photogravure.
Firmin Gillot a une rue à son nom à Paris.
Ceci dit, je ne sais pas du tout s'il était bibliophile, et s'il avait un ex-libris...

Henri a dit…

Cher Hugues:
Les Baisers de Dorat (n°30, 1770), votre édition en plein maroquin rouge de l'époque s'est vendue hier à Drouot pour 5800 euros (estimation 1500/2000).
Henri.

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