« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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samedi 20 novembre 2010

Miscellanées de Monsieur H.: d'accord sur un Tabourot, identification d'armes, les fous littéraires, où vendre ses livres?

Amis Bibliophiles bonjour,

Pourriez-vous aider un lecteur du blog à identifier ces armes?

Et un autre à identifier ce chiffre (probablement 19ème)?
De mon côté, je cherche à identifier l'origine de cette gravure, un joli portrait de Baïf. En fait j'aimerais en savoir un peu plus sur son contexte. Elle a été insérée dans un ouvrage que je possède, elle est légèrement rouge, comme vous pouvez peut-être le constater:



Guillaume Tabourot? Textor? Jean-Paul, Martin et les autres?

Enfin, un autre lecteur m'interroge sur la meilleure façon de vendre des livres entre ebay et une salle des ventes. Son point de vue, qui se tient, est que de nombreux professionnels achètent des livres en salle des ventes pour les revendre sur ebay... ce qui tendrait à démontrer que les prix finaux en salle sont inférieurs à ceux obtenus sur ebay. Il ne me semble pas que cela soit aussi simple. Je dirais plutôt que cela dépend du niveau des livres que l'on souhaite vendre. Plus les livres en question sont rares/recherchés/de qualité, plus il me semble que les ventes en salles restent les plus intéressantes pour un amateur qui souhaite vendre ses ouvrages, surtout quand la vente est bien organisée.

Qu'en pensez-vous? Ca, c'est plutôt une question pour Ugo.

Pour finir, je vous annonce la parution d'un ouvrage sur les fous littéraires, dont je reproduis ici l'annonce:

"Beaucoup d'entre-vous auront sans aucun doute par le passé lu ou entendu évoquer les écrits si singuliers de ceux qu'il est désormais convenu d'appeler les Fous littéraires.
Personnages inclassables, réunissant tant l'autodidacte que le spécialiste, l'artisan que le professeur, le fou que le savant, tous ont pour point commun d'avoir, durant une période plus ou moins longue de leur existence, publié un ou plusieurs ouvrages aux théories les plus invraisemblables, les plus déconcertantes.
Loin d'être des imposteurs ou des plaisantins, ceux-ci consacrèrent souvent leur temps, leur fortune et une partie de leur santé mentale à tenter de démontrer la véracité de leurs propos.
Malheureusement pour eux, seul le silence accueillait leurs publications réalisées le plus souvent à compte d'auteur.
Cette catégorie littéraire, à mi-chemin entre le domaine psychiatrique et les lettres, fut étudiée dès le XIXe siècle par Nodier, Brunet et Delepierre avant que Queneau et André Blavier ne reprennent le flambeau au siècle dernier. La référence en la matière demeure à ce jour l'excellent travail bibliographique d'André Blavier, dont nous proposons aujourd'hui un supplément composé de plus de 200 auteurs et pas moins de 400 titres qui lui avaient échappés. Outre ses illustrations, Graines de folie, puisque ainsi s'intitule notre texte, est agrémenté de larges et truculents extraits des productions de ces Fous littéraires retrouvés.
Pour plus de renseignements (souscription, 27€) contactez lesfouslitteraires@orange.fr
H

18 commentaires:

Textor a dit…

Bizarre, cette affaire de Tabourot. Si Taborotius est bien la forme latine de Tabourot, la famille était plus portée vers la magistrature et les lettres que vers les arts graphiques. La présente gravure est la reproduction d'une peinture et c'est la peinture qui est signée Guillaume Tabourot mais je ne trouve pas de peintre de ce nom-là au 16ème s.... pour l'instant.
Textor

Olivier a dit…

Des chiffres et des armes, damned moi qui avais un chiffre à faire expertiser...
Pour le meilleur moyen de vendre ses livres... Je ne peux qu'être d'accord avec Hugues.
Une belle bibliothèque vaut bien une vente (ou une partie de celle-ci). Par empirisme j'ajouterais que les livres de moindre niveau s'y vendront mieux s'ils viennent au milieu ou à la suite de "beaux et bons livres" (expression de siècles précédents).
Mais rien n'est simple, il y a de bons livres sur ebay. La preuve des libraires les achètent. Le plus souvent vendus par des particuliers.

Se faire conseiller est sans doute la meilleure option. Ne serait-ce que pour faire le tri si la bibliothèque est importante.
Si ce ne sont que quelques livres (comme dirait Don Biblio ;-)), tout dépendra des livres, je pense.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

Même dessin que le frontispice de "Les Mimes" (Paris, Mamert Patisson, 1581)

Benoît a dit…

@Olivier (à ce propos, êtes-vous Olivier P., de Lorraine ?) : bonnes remarques concernant Ebay... J'approuve...

Ugo Paolantonacci a dit…

1) Guillaume Tabourot, né en 1573, fils aîné de l'auteur des Bigarrures "(il)se plus beaucoup en l'architecture et peinture, donna tous les premiers plans et desseins des plus belles maisons de Dijon...". Une oeuvre de jeunesse il semblerait.

2)Assez d'accord avec ce que dit Hugues : "Plus les livres en question sont rares/recherchés/de qualité, plus il me semble que les ventes en salles restent les plus intéressantes...".

Daniel a dit…

Pour la vente des livres, j'ajouterai d'autres facteurs, le délais dans lequel le vendeur souhaite vendre, la connaissance qu'il a des livres, et le temps qu'il a,à passer sur sa vente. Ebay sans une bonne fiche, de belles photos, fera un petit prix, comme en salle des ventes sans un bon catalogue. De plus il ne pourra pas vendre d'incunables ou de manuscrits intéressants sur Ebay France (retiré presque systématiquement bien culturel). Si il n'est pas pressé, une bonne solution reste la mise en dépôt chez un libraire spécialisé, vente au prix du marché, pourcentage modique; ou si il est pressé, la vente à un libraire. En effet, en salle des ventes dans le meilleur des cas pour un livre adjugé 100, l'acheteur, souvent un libraire, paye 117 à 125 et le vendeur une fois déduit frais de vente, de catalogue, d'expertise touche au mieux 80, voir parfois beaucoup moins jusqu’à seulement 50 si il ne met que quelques livres en SDV et si il n'est pas bon négociateur. Il est donc souvent plus intéressant et ce pour les deux parties, il est vrai, de vendre directement à un libraire sérieux. Le vendeur gagne plus et le libraire aussi!
Si les libraires en livres anciens existent, c'est justement pour simplifier la vente des livres !...
Daniel B.

Anonyme a dit…

Un article pertinent sur Tabourot et ses Accords:

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhren_0181-6799_1982_num_15_2_1309?_Prescripts_Search_tabs1=standard&

CORDialement J.

Le Bibliophile Rhemus a dit…

D'accord avec Ugo : il s'agit d'un dessin par Guillaume Tabourot, fils de Etienne et de Gabrielle Chiquot, né en 1573, "architecte-peintre pour son plaisir".

Ugo Paolantonacci a dit…

Pour les armes, "pro virtute bellica" = Devise de l'éphémère Institution du Mérite Militaire crée en 1759. Il s'agit d'un officier de religion protestante, à-priori étranger, ayant servi dans les régiments Suédois, Allemands, Suisses et Gardes-Suisses de l'armée royale. 3 canettes et 3 pointes... Encore faudrait-il savoir dans quel armorial gratter.

Léah a dit…

Bonjour ; la couronne des armes semble être ducale, mais détails trop petits pour bien identifier

Léah a dit…

Ugo, tes yeux sont meilleurs que les miens ! mais... pourquoi la couronne ?

Léah a dit…

Bonjour ; pour le chiffre je dirais deux lettres entrelacées, indiquant un mariage ; un V très clair, et la seconde, un O ? Le message érotique, en tout cas, est évident ! le O féminin accueillant le V renversé masculin

Ugo Paolantonacci a dit…

@ Leah. Ça, c'est un problème. Je me suis posé la question. Oui, une couronne Ducale. Mais qui serait ce duc ? A ce compte, il serait grand-croix ou commandeur et leur liste n'est pas pas si longue dans l'Institution de l'Orde Militaire. Il y a une autre possibilité, un marquis qui timbre ses armes ainsi pour se différencier de ses cadets, ce qui s'est déjà vu. Mais c'est un peu tiré par les cheveux.

Anonyme a dit…

@ Leah et Ugo
Dans la mesure où il s'agit d'un officier étranger, ne pourrait-on concevoir qu'il s'agit d'une couronne comtale (héraldique germanique), car je ne vous aucun duc auquel ces armes pourraient correspondre ?
Gilles

Anonyme a dit…

Pardon, je ne vois aucun duc ...
Gilles

martin a dit…

Pour les armes, Waldner de Freundstein, éventuellement?

martin a dit…

Christian Frédéric Dagobert comte de Waldner de Freundstein, lieutenant général des armées du roi, grand croix de l'ordre de mérite mili­taire, colonel du régiment suisse, seigneur d'Ollwiller, Batheim et autres lieux?

Ugo Paolantonacci a dit…

Martin et Gilles : Bravissimo. Ceinture noire 9° dan !!!

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