« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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samedi 12 novembre 2011

Une énigme résolue: le décryptage de l'étrange manuscrit dit "Code du Copiale"

Amis Bibliophiles bonjour,

Je vous avais déjà parlé du Code Voynich (http://bibliophilie.blogspot.com/2009/12/le-manuscrit-de-voynich-un-mystere-de.html), l'un de ces étranges ouvrages, à la frontière de la bibliophilie et qui n'a pas encore décrypté. Mais connaissez vous un autre de ces ouvrages étranges, dont le secret vient lui d'être percé... le code du Copiale.


Le code du Copiale est un manuscrit chiffré formé de 75 000 caractères répartis sur 105 feuillets reliés en un volume. Il est généralement daté de 1760/17801, bien qu'il soit resté inconnu du grand public jusqu'en 2011 lorsqu'une équipe internationale a annoncé qu'elle l'avait décodé. Il avait été découvert dans les archives de l'Académie de Berlin à la fin de la Guerre Froide et est aujourd'hui en mains privées.

Le manuscrit du Copiale tire son nom d'une des deux seules inscriptions non codées que l'on croise au fil des 105 feuillets: «Copiales». Il contient également un ex-libris manuscrit  «Philipp 1866» sur la page de garde.

Le manuscrit contient des symboles abstraits ainsi que des lettres grecques et la plupart des lettres de l'alphabet latin. S'il est connu des chercheurs personne ne parvient à comprendre ce dont il s'agît.... jusqu'au mois d'avril dernier, lorsqu'il est décodé informatiquement grâce à une collaboration entre les Universités de Californie du Sud et d'Uppsala en Suède. 

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont réécrit une version du texte pouvant être lue par un ordinateur. Ils ont ensuite essayé de le décrypter grâce à 80 langues, avant de découvrir que le Code du Copiale était en fait un code de chiffrement par substitution complexe: les caractères romains étaient en fait des leurres, destinés à tromper les non initiés, et les messages étaient en fait dans les symboles abstraits.



Les chercheurs ont ensuite essayé d’associer des consonnes et des voyelles allemandes aux différents symboles ou groupes de symboles. Et cela a fonctionné puisqu’en déchiffrant la première phrase du document l'expression "Cérémonies d’initiation" est apparue. Elle était suivie de "Section secrète".

Les 16 premières pages du document décrivent en fait la cérémonie initiatique d'une société secrète non encore identifiée, mais qui était fascinée par par les yeux et l'ophtalmologie. Pendant le rite d'initiation, il est demandé au candidat de lire un morceau de papier blanc puis, une fois qu'il confesse qu'il ne peut pas le faire, il lui est donné des lunettes et demandé de réessayer ; on lui redemande ensuite après lui avoir essuyé les yeux avec un chiffon, puis après une « opération » pendant laquelle un poil de sourcil lui est arraché...


Relié en papier brocard or et vert, a probablement été rédigé entre 1760 et 1780. Son décryptage est une étape importante pour envisager celui d'autres documents, notamment le Code Voynich.

H

P.S.: merci à Olivier et pour aller plus loin, je vous conseille deux lectures:
Et l'excellent ouvrage de Simon Singh sur les codes secrets, une merveille: "Histoire des codes secrets" 

6 commentaires:

Textor a dit…

FDMH@K !!

calamar a dit…

Vqwv c hckv f'ceeqtf cxge Vgzvqt.

Textor a dit…

MnM ?

calamar a dit…

Uk !

syllabe a dit…

Iiglnloirsainbclee

Gonzalo a dit…

Pffff.... Makejoofihzefm...

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