« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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jeudi 2 avril 2015

Les délicats envois et les trèfles à quatre feuilles de Louise de Vilmorin

Amis Bibliophiles bonsoir,
 
L'un des plaisirs de lire un blog ami comme celui de Pierre (http://livresanciens-tarascon.blogspot.fr/) est que sa lecture fait parfois écho à des livres auxquels on ne pense plus, dans sa propre bibliothèque.
 
Nous avons tous de ces livres, acquis au nom de goûts anciens, au hasard d'un lot, d'une passade. Si nous continuons de les aimer, ils s'effacent peu à peu, sont de ces livres que l'on prend moins souvent en main.
 
 
L'article de Pierre consacré à L'alphabet des aveux de Louise de Vilmorin a fait naître cet écho lointain en moi et je me suis souvenu que le hasard avait un jour placé deux de ses livres sur ma route. Ils étaient là, quelque part. Je me souvenais d'ailleurs vaguement qu'ils avaient un petit quelque chose en plus.
 
Il ne fût pas difficile de retrouver ces deux ouvrages, assez loin de ma bibliophilie habituelle, pour constater que oui, ils avaient une petite chose en plus: de nombreuses lettres glissées entre les pages, adressées à Claude Bénédick, ancien Secrétaire Général de la Comédie Française.
 
Les lettres sont amusantes et témoignent d'une probable amitié très profonde entre Louise de Vilmorin et Claude Bénédick, et elles présentent également une petite fantaisie: je ne sais si c'est parce que Louise de Vilmorin était héritière d'une famille de grainetiers mais elle avait l'habitude d'agrémenter ses envois et ses courriers de jolies petites fleurs, ou plutôt de trèfles à quatre feuilles. Des trèfles à quatre feuilles comme celui qui est évoqué dans la deuxième illustration de l'article de Pierre.
 
En voici quelques exemples.
 

 
L'envoi lui même, sur Julietta, est très intéressant: adressé à Claude Bénédick, agrémenté d'un trèfle à quatre feuilles, Louise de Vilmorin y raconte la genèse de son ouvrage le plus connu "Madame de.". C'est en corrigeant Julietta et en partageant ses impressions avec Duff Cooper, son amant, qu'elle eu l'idée de "Madame de".
 
 
Un article conduit à un livre, ils se retrouvent autour d'un trèfle et conduisent à un autre ouvrage. C'est aussi cela la bibliophilie.
 
H

3 commentaires:

Pierre a dit…

Ce qu’il manque à mon petit Alphabet des aveux, ce sont une ou deux petites lettres de l’auteure, comme pour votre exemplaire. L’envoi de lettre est un bon placement ou, en tout cas, est en voie de l’être… Pierre

calamar a dit…

c'est une bonne idée, ça, le placement dans les lettres et manuscrits ! mais il faudrait se mettre à plusieurs, mutualiser, avoir une structure,créer un musée pour présenter les pièces... Vite, que quelqu'un de sérieux s'y mette !

Anonyme a dit…

Très joli post, pour un auteur dont on ne parle que rarement, merci !
Et beaux exemplaires...

B.

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