« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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vendredi 8 juillet 2016

Ebayana: belles reliures, EO, livres à planches, éditions du 16ème au 20ème siècle et curiosités

Amis Bibliophiles bonjour,

Maigre sélection cette semaine, c'est le début du mois de juillet et les livres intéressants semblent avoir déserté ebay. En voici néanmoins quelques uns.

Une bonne raison de découvrir http://encheresbibliophiles.fr/ si vous ne connaissez pas encore le site.

Cliquez sur la vignette verte en haut à gauche "Les plus chers" et vous pourrez découvrir, gratuitement, les livres les plus enchéris sur ebay... Si vous manquez de temps, c'est pratique, vous laissez les autres internautes détecter les beaux livres pour vous... Il ne vous reste plus qu'à porter l'estocade :)















H

13 commentaires:

Anonyme a dit…

L'antiphonaire est spectaculaire, mais on voit bien que c'est les vacances,mais la sélection est pas mal. Raymond G.

Tiephaine G. Szuter a dit…

Vacances mais belle sélection tout de même en effet.
Dommage que le Milton n'avait pas sa reliure d'époque, même si j'en ai déjà un, pour 90€ c'était une belle affaire!

Anonyme a dit…

@ Tiephaine : le vendeur du Milton prétend que le reliure est d'époque... Ne l'ayant pas en mains, je ne peux pas me faire un avis, mais elle pourrait effectivement être contemporaine de la parution non ?

B.

Tiephaine G. Szuter a dit…

Etant détenteur d'un exemplaire de la même édition in-folio mais du tirage de 1863 (et elle est vraiment très intéressante!), j'ai tendance à lorgner sur les autres exemplaires quand je peux en trouver, tant parce que j'aime avoir une idée de la valeur de ce que je possède que parce qu'il y a une chose qui m'intrigue énormément à son propos: je n'ai jamais vu deux exemplaires avec la même reliure.
Dans les catalogues, on trouve par exemple des demi-maroquins rouge, olive, marron, parfois avec des dorures sur les plats, ou autres ornements (j'ai la chance d'avoir une signature sur la mienne qui indique clairement son auteur: "Delage Relieur", ce n'est pas toujours le cas, mais cela signifie aussi qu'elle n'est probablement pas la reliure originale).
Ce qui me fait penser que la couvrure originelle était soit très pauvre, soit carrément inexistante, l'ouvrage n'ayant été hypothétiquement disponible que dans une reliure d'attente comme cela a pu arriver parfois.
Il y a de fortes chances pour que les reliures que l'on peut voir soient au moins contemporaines de l'impression (dans les 10-20 ans qui ont suivi), mais sur cet exemplaire, le style de la reliure me chiffonne vraiment. Les filets dorés sur les plats m'évoquent quelque chose plus "fin de siècle" voire "début de siècle", ayant un ouvrage des années 1900-1910 exactement dans ce style. Elle est ancienne, sans aucun doute, mais je ne pense sincèrement pas qu'elle soit d'époque.
Après effectivement, sans avoir l'exemplaire en main, c'est difficile de juger sur quelques photos qui ne rendent pas justice à la taille de cet ouvrage. Je n'accuse évidemment pas le libraire d'induire volontairement en erreur l'acheteur, je peux tout à fait me tromper, étant incapable de retracer un historique de cette édition du poème de Milton. En outre, au moins une vente aux enchères a recensé un "demi-maroquin rouge à coins" comme reliure de l'éditeur, sans que je ne puisse dire s'il s'agit du même exemplaire ou d'un semblable (ou d'une réelle reliure d'éditeur!).

Quoiqu'il en soit, pour moins de 100 euros frais de port inclus, c'était une très belle affaire, même si le vendeur signale l'absence d'une des gravures.

Anonyme a dit…

Je confirme cette excellente analyse !

B.

Gepobe a dit…

Bonjour les amis
Je viens de déménager de l'Aquitaine à l'Hérault et j'ai l'impression que mes livres ne supportent pas ce changement de climat... dîtes moi si je délire. merci.gepobe TTC

Tiephaine G. Szuter a dit…

Cher Gepobe,
un temps plus sec amène les cuirs à se rétracter légèrement (et à "ouvrir" les livres), ce qui doit vous donner je pense cette impression inquiétante. N'essayez pas de les forcer à rester fermés, ou vous risquez de les déformer voir de provoquer des déchirures aux points faibles (mors, principalement).
Laissez-les s'acclimater en prenant bien soin de les garder à l'ombre et si possible dans une pièce avec fenêtres fermés, au moins tout l'été, pour éviter de les dessécher avec l'air estival (guettez en particulier les vents de sud, particulièrement mauvais).
J'ai eu le même problème quand j'ai quitté Poitiers pour la vallée du Rhône, mais une fois l'été passé, ça devrait aller un peu mieux.

Anonyme a dit…

Et surtout, quand on passe de plus humide à plus sec : cirage (avec une bonne cire). Pour les plus précieux uniquement bien sûr, sinon c'est un travail sans fin !

Mais de manière générale, des ouvrages correctement reliés et ensuite correctement rangés (à la verticale donc et bien serrés mais pas trop) tiennent le coup une fois le choc hygrométrique passé ! Nos ancêtres ont bien fait les choses (je suis toujours étonné de la tenue des pleins veaux 18e, même "bas de gamme")

B.

Gepobe a dit…

Merci pour vos réponses rassurantes.cest vrai qu'il serait dommage de voir partir en déconfiture ce magnifique BOccace imprimé chez Rouille...
Pour ce qui est du rangement,je pensais qu'un stokage à plat,comme le faisaient nos anciens,etait plus approprié. Verticalement places,et ce sont les coiffes qui souffrent,lors de la saisie..
En tout cas ,un grand merci.gepobe

Anonyme a dit…

Stockage à plat : SURTOUT PAS ! Un livre se tient droit ;-)

Et cela implique de prendre soin des coiffes, certes, mais c'est la règle absolue !

B.

Tiephaine G. Szuter a dit…

Je peux confirmer que le stockage à plat est à éviter... Les reliures se bâtissant sur cahiers cousus et martelés "en corolle", les stocker à plat a tendance à déformer cette corolle et au final à déformer votre ouvrage (plats non alignés). J'ai justement ce problème (léger, heureusement) sur mon Milton in-folio, ne possédant pas à l'époque de bibliothèque suffisamment grande pour l'accueillir, je l'ai stocké à plat sur une table. J'ai presque un demi-centimètre de décalage entre les plats, maintenant., et c'est presque irrattrapable...

Daniel a dit…

Sur le stockage je dirai à plat pour les très grands formats in plano, et pour les in folios en cartonnage XIXe, les plus beaux Dorés que j'ai eu en main étaient stockés à plat au moins le dos ne se déforme pas lié au poids, pour les stocker en vertical il faudrait mettre une cale sous la tranche inférieure entre les plats car le poids des pages en stockage vertical va creuser le dos en haut et le faire gonfler en bas. Pour l'hygrométrie je dirai qu'il ne faut pas se laisser tromper par les valeurs relatives, l'hygrométrie est souvent bien plus haute l'été par temps chaud, il y a de l'évaporation. A 30 degré si l’humidité relative est à 50 % il y a 15 g de vapeur d’eau par M3 mais a 20 ° si il y a 50 % d’hygrométrie il y a seulement 8,5 grammes par m3 et à 20° 70 % 11,9 gramme de vapeur par M3. En clair il y a moins de vapeur d’eau dans de l’air à 20 degré avec 70 % d’humidité relative que dans de l’air à 30 degré avec 50 % d’humidité relative, ce qui explique les valeurs souvent très basses affichées dans le sud car les températures sont hautes, mais toutes relatives, les fruits pourrissent aussi vite au sud et les moisissures se développent me semblent il plus vite avec 30 ° et 50 % qu’avec 20° et 70 %.
Pour info les manuscrits du mont saint Michel sont stockés à 18° avec de l’air à 55 % d’humidité relative.
Depuis que je stocke des livres en région lyonnaise j’essaye de maintenir entre 50 et 65 % d’humidité relative pour des températures entre 16 et 25 degré, je n’ai jamais eu de problèmes. Je stabilise avec un déshumidificateur trotek qui démarre parfois après des gros orages ou des périodes très pluvieuses pour redescendre l’hygrométrie.
Il est maintenant admis par de nombreux conservateurs que les variations raisonnables et lentes au fil des saisons sont plutôt bonnes pour la conservation, en effet en laissant hygro et température constante si par malheur un microorganisme aime ses conditions il se développera dans les réserves, à l’inverse avec des variations raisonnables c’est peu favorable au développement de microorganismes.
Pour les données sur l'humidité http://www.meteofrance.fr/prevoir-le-temps/observer-le-temps/parametres-observes/humidite

Daniel B.

calamar a dit…

bien dit Daniel ! sans compter que mettre des in-folio verticalement il faudrait en avoir suffisamment pour éviter le gauchissement...

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