« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier

"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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mercredi 18 mai 2011

Bibliophilie et Sciences: et pourtant elle tourne... ou les ouvrages de Galilée

Amis Bibliophiles bonsoir,


Inutile de vous présenter Galileo Galilei (1564-1642), contemporain de Pascal et de Descartes. Je me contenterai de vous présenter deux ouvrages de ce physicien exeptionnel.


Systema Cosmicum.
Lugduni, J.A. Huguetan. 1641. 2ème édition latine.
1 volume in-4 ; frontispice, (4), portrait, (8), 377, (23) pp.
La première édition latine sous le titre Systema cosmicum, par Math. Bernegger, parut à Strasbourg en 1635



Les adversaires de Copernic prétendaient que « la Terre ne peut pas tourner autour du Soleil car la Lune ne pourrait pas suivre la Terre dans sa course ». Or le 7 Janvier 1610, avec une lunette qui grossit 30 fois, Galilée observe que quatre satellites tournent autour de Jupiter. Cette planète est donc  suivie dans son mouvement par ses satellites qui tournent autour d'elle.  Dès le mois de mars 1610, Galilée fait paraître ses observations dans un livre,  Le messager des étoiles . Le succès est immédiat parmi les savants, mais l'Église  n'admet pas que la Terre ne soit pas immobile. En 1611, le cardinal qui a fait brûler Giordano Bruno, ordonne une enquête sur Galilée par l'Inquisition. Les 25 et 26 février 1616, la censure est ratifiée par l'Inquisition et par le pape Paul V et la théorie copernicienne est condamnée. Galilée  est prié de n'enseigner sa thèse qu'en la présentant comme une hypothèse. Cet arrêté s'étend à tous les pays catholiques. Dès 1616, l'inquisition fait confisquer le livre de Galilée dans toutes les librairies d'Europe sauf en France.

En février 1632, Galilée, protégé par le pape Urbain VIII et par le grand-duc de Toscane Ferdinand II de Médicis, fait paraître en italien à Florence Dialogo di Galileo galilei sopra i due massimi sistemi del mondo, Tolemaico e Copernicano où il compare le géocentrisme de Ptolémée avec le système héliocentrique de Copernic.  Le dialogue fait la part belle ouvertement à Copernic. Il se déroule à Venise sur quatre journées entre trois interlocuteurs : Filippo Salviati, un Florentin partisan de Copernic, Giovan Francesco Sagredo, un Vénitien éclairé mais sans a priori, et Simplicio, un piètre défenseur de la physique aristotélicienne. Le pape Urbain VIII est furieux ; il avait demandé à Galilée une présentation des deux théories pas un plaidoyer pour faire triompher Copernic. De plus il croit se reconnaître sous les traits de Simplicio. Galilée est accusé d'hérésie et est jugé le 21 Juin 1633 à 70 ans. Devant le tribunal de l'inquisition à Rome, il essaye de se défendre et de convaincre ses juges, mais par peur de la torture, il renonce à soutenir ses théories le 22 Juin 1633. Il se rétracte et abjure le système cosmologique de Copernic. La légende lui attribue la célèbre exclamation "Et pourtant elle tourne!" Galilée est condamné à passer la fin de ses jours dans sa villa d'Arcettri près de Florence sous la surveillance de l'Inquisition. Amer, aveugle, Galilée meurt 9 ans plus tard en 1642.

Un autre ouvrage de Galilée:


 Les Mechaniques de Galilée.
Paris, Henry Guenon. 1634. EO.
1 volume in-8 ; (20), 88 pp.

Adaptation française, par Marin Mersenne (1588-1648),  des  Meccaniche  de Galileo Galilei  qui ne paraitront  en italien qu’en 1649, à Ravenne. Cette édition doit être considérée comme l’édition originale. A sa traduction, Mersenne a ajouté des observations personnelles ; en particulier Mersenne découvre que la fréquence d’un pendule est inversement proportionnelle à la racine carrée de sa longueur, ce que Galilée ne dira qu’un an plus tard. (DSB VIII, 319).
L’ouvrage est divisé en dix-neuf chapitres : Dans lequel l’utilité des Méchaniques est expliquée – Des définitions nécessaires pour la science de la Méchanique – Des suppositions de cette science – D’un principe général – Advertissement sur les discours précédens – Du Tremeau, ou de la Romaine de la Balance et du Levier – Du tour de la roue, de la grue et du cabestan, etc – De la nature et de la force des poulies – De la viz – De la viz d’Archimède qui sert à élever l’eau – De la force de la Percussion. Et puis plusieurs additions.

Et pour finir  un ouvrage anti-galiléen de 1655 dont le titre en dit long sur l'esprit de système: l'expérience vient après Aristote!


L'interprète de la nature ou la science physique tirée d’Aristote et de Saint Thomas et de l’expérience divisée en huit livres.
Laval, J. Ambroise. 1655.
1 volume in-4 ; (8), 499, (12) pp.

D’après la Bibliographie du Maine, Silatan est le mot Natalis retourné. L’auteur est François Noël de Laval religieux dominicain au couvent de cette ville. Cet ouvrage est la traduction d’un traité latin qui a pour titre Interpres Naturae dont l’auteur a voulu mettre la doctrine à la portée des bons esprits qui n'entendent pas le latin. On retrouve également cette traduction en 1657 sous le titre La physique morale d’Aristote et de saint-Thomas, ou la Science de la Nature des connaissances des plus belles choses du monde.

L’ouvrage est dédié à Hubert de Champagne, marquis de Villaines. C'est en huit livres la physique d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin, témérairement soutenue, même dans ses systèmes les plus solidement réfutés à l’époque.

Livre premier. Du corps naturel en général : De la matière du corps naturel - De la forme.
Livre second. De quelques espèces du corps naturel : Des corps simples, et des esprits matériels – Des mixtes imparfaits – Des mixtes solides, et consistants.
Livre troisième. De l’accident – Si le corps peut estre éternel ? – Si le corps peut estre infini ?
Livre quatrième. Du mouvement en général – Du temps.
Livre cinquième. De la génération et de l’augmentation : De la privation – De la génération en général – De la génération des éléments – De la génération, et corruption du mixte.
Livre sixième. Qu’est-ce que variation ou altération ? – De la vision – De l’audition – Des trois autres sensations extérieures, et de ce qui est commun aux sens extérieurs – De la sensation intérieure, et de l’intellection – De la sensation du convenable et de la passion.
Livre septième. Que c’est que mouvement local – Du mouvement élastique – Du mouvement local des éléments – Du mouvement par machine – Du mouvement local composé qu’on appelle volutation – Que c’est que le mouvement magnétique – De la raréfaction, et condensation – De la raréfaction et condensation d’un tout invisible, autrement de la percolation de l’air.
Livre huitième. Le mouvement céleste astronomie physique. Si le soleil est une flamme – De la nourriture du soleil – Des vapeurs qui montent au ciel de la terre – De la nature du firmament ; de son mouvement et de celui du soleil et des astres – Si le globe terrestre est mobile d’un mouvement local.



Les "Terre-Mouvants" avaient pourtant raison!!

Bernard

lundi 16 mai 2011

Miscellanées de Monsieur H.: la vraie bonne odeur des livres enfin à la portée de tous, une belle exposition de photos sur le salon du Grand Palais

Amis Bibliophiles bonjour,

Ca y est, le jour béni serait presque arrivé. Nous en avions déjà longuement débattu ici: l'odeur des livres, les odeurs des livres, ceux qui les détestent, ceux qui les vénèrent, et toutes les luttes vaines pour en venir à bout. Il fallait un génie pour mettre tout le monde d'accord, et le génie est venu d'outre-Rhin: la maison Steidl s'apprête en effet selon le magazine Focus à lancer un parfum reproduisant l'odeur des livres. Cette fragrance, nommée Paper Passion, a été développée à partir de différents échantillons de papier.  Le flacon reprendra lui la forme d'un ouvrage. Je dis merci, je dis bravo! Dès que la fragrance sera disponible, le Blog du Bibliophile la testera bien sûr pour vous.

Par ailleurs, je vous invite à découvrir une très belle exposition du photographe Philippe Busser à propos du salon du Grand Palais. Vous pourrez à la découvrir ici: http://wildnis-photography.com/?galleries=salon-du-livre-ancien-et-de-lestampe-grand-palais-paris-2011

Je trouve qu'elle retranscrit très justement l'atmosphère de ce très beau salon, et les habitués y reconnaîtront même des figures connues.

Très belles photos.

H

dimanche 15 mai 2011

Le tome III (N à Z) du Dictionnaire encyclopédique du livre vient de paraître

Amis Bibliophiles bonjour,

Enfin ! Le tome I (A-D) était paru en 2002, le tome II (E-M) en 2005.

In-folio (21,5 x 30 cm) relié toile sous jaquette, 1104 pages, 385 auteurs, 635 illustrations... 5 kg de savoir sur le livre, son histoire et ceux qui l'ont faite ... pour 195 €. Avec un Index indépendant qui reprend les noms et les titres cités dans les trois volumes.


Un travail de titan mené de main de maître par Jean-Dominique Mellot (Conservateur en chef à la BnF), Martine Poulain (Conservateur général des bibliothèques), Alain Nave (Enseignant et éditeur), Pascal Fouché Historien et éditeur) et Philippe Schuwer (Auteur et éditeur).

Un outil de référence qui ne sera pas remplacé avant longtemps, résultat de la collaboration de nombreux et éminents spécialistes, proposant une iconographie abondante, en noir ou en couleur, souvent inédite; avec la traduction anglaise des entrées pour satisfaire les anglophones, nombreux dans les rangs des historiens du livre.

Source inépuisable de connaissances, l'objet est en outre agréable à regarder. Comme les deux tomes précédents, le tome III se présente à la fois comme un dictionnaire, qui définit les entrées, et comme une encyclopédie, qui analyse et explique tout ce qui est lié à la fabrication et au commerce du livre (personnes, institutions, matériaux, machines, savoir-faire, etc.).

Un monument fascinant.

Oserais-je quelques regrets, en ayant bien conscience que la critique est facile: j'aurais préféré le papier qui avait été utilisé pour l' Histoire de l'édition française (plus léger, plus agréable à l'oeil et au toucher,mais peut-être moins compatible avec la couleur) ; autant les arts et industries graphiques, ainsi que la bibliothéconomie, la lecture et l'édition contemporaine semblent sans grand manque, autant l'histoire du livre et de l'édition, domaine certainement plus vaste, pèche par l'absence de nombreuses personnalités, en particulier bibliophiles. 

Le regard du bibliophile a manqué ...

Jean-Paul Fontaine

samedi 14 mai 2011

Entraide bibliophilique: inscriptions manuscrites et instrument ésotérique?

Amis Bibliophiles bonjour,

Deux fidèles lecteurs du blog aimeraient pouvoir bénéficier de vos lumières sur les sujets suivants. Pouvons-nous les aider?

Thérèse s'interroge sur une petite édition Gryphe des Dialogues de Lucien, avec des inscriptions concernant son «athéisme», et par ricochet, potentiellement des soupçons autour d’Erasme et de Mélanchton, qui ont collaboré à cette édition. 


Elle ne parvient pas hélas à déchiffrer ces inscriptions manuscriptes. Les héllénistes qui lisent le blog peuvent-ils l'aider (Textor?)?


De son côté René  cherche à identifier un instrument qui figure sur un bois d'un ouvrage de 1537. 


Dans cet ouvrage de Jérome Brunschwig, on peut en effet voir un personnage, qui pourrait être l'auteur, assis à son pupitre de travail. A sa gauche, sur le lutrin, un livre est maintenu ouvert par une sorte de règle (image2) : cet instrument porte-t-il un nom particulier dans le vocabulaire bibliophilique ésotérique? 


L'un de vous aurait-il la réponse?

H

vendredi 13 mai 2011

Les différentes types de reliure: la reliure en parchemin de réemploi

Amis Bibliophiles bonjour,

Pierre, voici quelque temps, s’inquiétait d’une tendance du blog, croyait-il, à présenter des ouvrages toujours plus rares et coûteux.


Le type de reliure que je vous présente aujourd’hui n’a rien de précieux, du moins à l’origine. Les reliures en parchemin de réemploi sont d’un usage aussi ancien que le livre. Dans leur logique économique elle rejoignent les palimpsestes, textes écrits sur des parchemins de récupération dont l’écriture première a été effacée. Il s’agit là de protéger un livre d’usage courant le plus souvent (livres liturgiques, manuels de droit) à moindres frais. Ces couvertures de fortune bénéficient parfois d’un parchemin enluminé daté du XIIIe au XVIe siècle, bribe d’un livre liturgique qu’on regarderait aujourd’hui comme précieux, bien que le reste de ses pages ait souvent servi de claies de reliures.

Je vous propose quelques exemples. Le premier sur un minuscule coutumier du Berry de 1629, recouvert, comme il se doit, d’un fragment d’un acte notarié concernant un bien immobilier. La couvrure est faite sur un carton rigide. 


Le second recouvre une Bible des Noëls imprimée à Blois en 1723. Deux pages d’un livre liturgique, rubriquées, ont été utilisées repliées, cousues sur les bord et cousues ensemble pour s’adapter au format. 




La couture au corps de l’ouvrage est des plus sommaires. Il n’y a pas de contre plat. Le manuscrit est musical, il utilise une portée de quatre lignes avec des notes carrées noires à lire en clef d’ut deuxième. La composition du texte est en gothique bâtarde. L’ensemble est assez difficile à dater à cause de la longue survivance de cette notation dans la liturgie. Je penche pour une première moitié du XVIe siècle. Mes derniers exemples regroupent plusieurs livres en vente chez Kapandji Morhange le 25 mai prochain (parchemin souple, parchemin rigide, demi vélin et parchemin de réemploi) et un autre vendu jeudi 12 mai à Lyon (feuillets de parchemin sur cartonnage souple du XIXe siècle).


En effet, au XIXe et au début du XXe cet usage de réemploi des enluminures liturgiques surtout a perduré chez les bibliophiles sans préoccupation de coût mais avec le soucis d’une reliure chatoyante et d’un cachet “rétro”. Cachet “rétro” qui égaille aujourd’hui efficacement une bibliothèque de livres en peau de vélin d’époque!

Lauverjat

lundi 9 mai 2011

Ebayana: éditions anciennes, belles reliures, éditions originales, beaux ouvrages illustrés

Amis Bibliophiles bonsoir,

Ravi de vous retrouver après une très reposante semaine de vacances. Voici une sélection d'ouvrages en vente sur ebay.


























H

vendredi 6 mai 2011

Portrait de Bibliophile: 2ème partie, grands classiques de la littérature en belles reliures

Amis Bibliophiles bonjour,

Si vous étiez venus au dîner du Grand Palais, vous auriez pu connaissance de Wolfi et de ses très beaux ouvrages. Pour que tout le monde en profite, Wolfi vous propose de les découvrir sur le blog. Allez, on ouvre les yeux.... et on part pour un beau voyage.


"Je vous propose aujourd'hui de continuer l'aperçu de ma bibliothèque puisque certains d'entre vous ont apprécié la première sélection...

Commençons par un classique du 18e : Fénelon "Les aventures de Télémaque" 1734, in folio, maroquin rouge d'époque.


Il s'agit du tirage en grand papier avec le texte encadré, et les gravures par Debrie, Dubourg et Picart. Cohen prétend que le tirage in folio n'a été que de 150 exemplaires.


Pour une fois, je pense que c'est possible, car on n'en rencontre pas souvent. En tout cas, beaucoup moins souvent qu'un Longus de 1718 qui a été tiré à 250 exemplaires (dit-on!). Pour moi, il s'agit d'un des plus beaux livres du 18e en termes d'illustration.

Autre classique : Fontenelle "Oeuvres" 1728, 3 volumes in-folio en maroquin rouge d'époque. 



Comme pour le Télémaque, il s'agit du tirage en grand papier, avec le texte encadré. Les illustrations de Picart également sont vraiment très belles.

Là c'est un livre qui me plait vraiment beaucoup, car il est vraiment très rare de trouver à la fois le texte dans une reliure mosaïquée.


La Fontaine "Contes" 1780, 2 vol in-18 en maroquin citron mosaïqué de maroquin rouge. L'édition est illustrée par 24 figures de Desrais.


La reliure ne sort pas de l'atelier de Derôme, car on voit qu'elle n'est pas parfaite, mais elle est charmante tout de même! J'étais bien content quand je l'ai trouvé celui-là!!!

La Rochefoucauld "Maximes et Réflexions morales" 1778, in-8 en maroquin bleu nuit d'époque. Il s'agit de l'exemplaire de Brunck, helleniste et traducteur français bien connu pour sa bibliothèque. C'est toujours assez savoureux à lire La Rochefoucauld... Petit clin d'oeil à Yohann qui recherchait cette édition je crois!


On continue avec un classique latin :

Lucrèce "Oeuvres" 1768, 2 vol in-8 en maroquin rouge avec les dos mosaïqués de maroquin vert d'époque. L'illustration est de Gravelot, ici en tirage très vigoureux sur papier immaculé (un des exemplaires sur papier fort de Hollande).


L'exemplaire vient de la librairie Belin (catalogue "livres anciens de provenances célèbres - riches reliures" 1910 n686), qui attribue la reliure à Bradel.


Il est passé ensuite dans la collection personnelle du libraire Gougy (n°504 de sa vente avec reproduction). Puis chez Bérès (j'abrège un peu, car il y a d'autres possesseurs entre les deux).

Un grand classique de la littérature :

Montaigne "Essais" 1781, 3 vol in-8 en maroquin rouge d'époque. On remarquera un petit fer à l'oiseau qui est charmant!


L'exemplaire provient de la bibliothèque Gavinet : Antoine Nicolas GAVINET (Lyon, 1724-1795), bourgeois de Lyon, maître-apothicaire, chimiste, membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, auteur de nombreux mémoires sur la chimie, était, comme son père Jean Marie Gavinet, un bibliophile distingué. À la Révolution, leur bibliothèque contenait plus de 5 000 volumes. Comme quoi, il y a des choses à Lyon (private joke!)

On continue dans le grand classique du 16e  (en édition 18e, on peut pas tout avoir non plus!): Rabelais "Oeuvres" 1741, 3 vol in-4 en maroquin rouge d'époque.


La belle édition Duchat avec les illustrations de Picart et Dubourg (ils ont fait de bonnes choses ces deux là quand même!). Malheureusement, il ne s'agit pas d'un exemplaire en grand papier: à vrai dire, j'en avais un mais j'ai dû m'en séparer il y a quelques années! Mais je ne désespère pas d'en trouver un autre.


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il s'agit vraiment d'une édition magnifique. Ces in-4 du 18e sont pour moi d'un format quasi idéal : moins grands qu'un in-folio (bonjour la tête de ma femme avec un ovide de 1732 en grand papier au lit!), ils permettent des mises en pages plus harmonieuses que des in-12 ou in-8 avec des illustrations plus riches et plus fouillées.

On passe au 17e français avec :

Pascal "Les Provinciales" 1684, in-8 en maroquin rouge du 18e. C'est l'édition en 4 langues:  il en a été relié quelques beaux exemplaires au 18e, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.


J'ai en mémoire notamment l'exemplaire du comte d'Hoym en maroquin de Padeloup, et un exemplaire avec un dos à la grotesque  magnifique dans le catalogue Sourget n°VI n°103.

Pour finir, un deuxième exemple du classicisme français du 17e :

Sévigné "Lettres" 1734, en 4 vol in-12 en maroquin rouge d'époque. Il s'agit d'une importante édition originale : on trouve pour la première fois un nombre significatif de lettres. J'ai retrouvé dans le catalogue Sourget n°VIII n°83 un exemplaire strictement identique à celui-ci (mais ce n'est pas le même, car il y a de subtiles différences). Ca m'intrigue beaucoup : l'éditeur aurait il fait faire relier  plusieurs  exemplaires, ou un libraire? Quelqu'un aurait il une idée?


Bon, je m'arrête là car lorsqu'il y en a trop, ça devient un peu rébarbatif! J'espère tout de même que vous apprécierez ces quelques exemplaires...

Bonjour amical aux amateurs que j'ai croisés au salon du livres et avec qui j'ai passé un moment fort sympathique le moment d'un dîner.

Wolfi".

Euh.... magnifique!!!! Hugues

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