« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier

"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

frise2

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mercredi 22 août 2007

Reliures 19ème : exposition virtuelle II

Voici une deuxième exposition de reliures, consacrée aux reliures 19ème dont vous avez bien voulu me faire parvenir des images.

Comme pour la première exposition, j'ai ajouté l'initiale de son heureux propriétaire devant la description, afin que vous puissiez le questionner via les commentaires si vous le souhaitez.
J'ai peu à ajouter, je suggère que vous interveniez dans les commentaires. Ouvrez vos yeux, commentez, rêvez... identifiez les armes!

A noter, comme pour la première exposition, j'ai créé un album pour cette exposition (Album Expo 2), que vous pouvez retrouver dans la colonne de droite, vous aurez toutes les photos sur un seul écran, mais pas les légendes (la vie est injuste).

Pat. : Imitation de Jésus Christ, plein chagrin noir fleur de lys et initiale centrale en argent. Reliure signée de CURMER 1855

Pat. : Emile Bourgeois, le grand siècle. Plein veau rouge avec décorations sur les plats.

Pat. : Reliure romantique. 1855 – Premiers et nouveaux voyages en zig zag Editions. LECOU In 4 reliure signée de LENEGRE pleine toile editeur.
Pas. : Plat du Juif Errant de Sue illustré par Gavarni edition Paulin 1845

B. : maroquin décoré et mosaïqué 19ème, imitation 16ème.

B. : cartonnage toile éditeur pour le Gil Blas de Lesage, 1838

B. : reliure de Bozerian jeune, vers 1820.

B. : Reliure de CAPE, vers 1860. Reliure à la Du Seuil.

G. : monogramme de Caroline d'Orléans, épouse du Duc d'Aumale

G. : monogramme de Francois d'Orléans
G. : monogramme du duc d'Aumale


Merci encore une fois à tous ceux qui m'ont envoyé des images. Je vous rappelle que je suis toujours preneur, l'objectif étant de proposer ce type d'exposition le plus souvent possible. Vous pouvez envoyer vos images à mon adresse : blog.bibliophile@gmail.com


H

mardi 21 août 2007

Les ex-libris... Deux magnifiques exemplaires.

Je vous soumets deux ex-libris qui ornent un de mes livres et que je trouve particulièrement beaux.
Ils sont élégants, et plein d'esprit.

Alors, se réaliser un ex-libris, nécessaire ou pur snobisme?

H

Solution de l'énigme n°5 : le radeau de la Méduse

Quatre d'entre vous ont trouvé la réponse, félicitations donc à Guillaumus (qui a trouvé la réponse le premier à 20h30), ainsi qu'à Jean (à 20h31!), Lexovien et René. La petite histoire? Le 17 juin 1816, un bateau appareille de l'île d'Aix. Il s'agît de la frégate la Méduse, commandant Duroy de Chaumaray, avec à son bord le futur gouverneur du Sénégal, le colonel Schmaltz, accompagné de sa femme, de leur fille, de scientifiques, de soldats et de colons. Rapidement la tension à bord s'élève, exacerbée par l'inexpérience et les états de services sous l'ancien régime du commandant, qui créent un climat de suspicions et de haine.

Les tensions entre Chaumareys et notamment les lieutenants Espiaux et Reynaud, mais aussi l'équipage, provoquent l'échouage de la Méduse sur le banc d'Arguin, à 160 km de la côte mauritanienne, les opérations de déséchouage se passent mal. Un radeau est chargé lourdement, la Méduse flotte à nouveau mais des avaries surviennent. L'évacuation est délicate : les 233 passagers privilégiés, dont Chaumareys, Schmaltz et sa famille, embarquent sur six canots et chaloupes, dix-sept marins restent à bord de La Méduse, trois survivront; mais 152 marins et soldats doivent s'entasser sur le radeau long de 20 mètres et large de 7 mètres avec peu de vivres. Lorsque l'amarre avec les autres canots se brise ou est volontairement larguée, le commandant laisse les passagers du radeau livrés à leur sort. La situation se dégrade rapidement, dès la première nuit 20 hommes se sont suicidés ou ont été massacrés.

Après treize jours, le radeau est repéré par le brick l'Argus, quinze rescapés restent à bord : pour leur survie ils ont pratiqué très vraisemblablement le cannibalisme, cinq mourront dans les jours qui suivent. Ne survécurent que 10 hommes, parmi lesquels : Coudein (aspirant de marine), Corréard et Savigny (chirurgien de marine). Ces deux derniers relatèrent leurs émouvantes péripéties dans un récit publié un an plus tard.

"Sur cet étroit théâtre, où tant de douleurs se réunissaient, où les plus cruelles extrémités de la faim et de la soif se faisaient sentir, des hommes vigoureux, infatigables, exercés aux professions les plus laborieuses, succombèrent l'un après l'autre sous le poids de la destinée commune[...]"(Corréard-Savigny).
"Parmi les malheureux que la mort avait épargnés, les plus affamés se précipitèrent sur les restes inanimés d'un de leurs malheureux frères d'infortune, mirent le cadavre en pièces et se rassasièrent de ce mets horrible. A l'instant même, beaucoup de nous n'y touchèrent pas. Ce ne fut que quelques temps après, que nous fûmes tous obligés d'en venir à cette extrémité." (Coudein).

Le 13 septembre 1816, le Journal des Débats, anti-bourbon, publie le rapport officiel du chirurgien Henry Savigny, rescapé du radeau : les révélations de l'imposture de l'échouage, le récit de la tragédie avec les conditions de vie extrêmes sous le soleil, sans eau, avec des rations de plus en plus réduites, les noyades, le tout dans un climat de violence permanent, les plus forts éliminant les faibles, déclenche un scandale politique. La marine britannique prendra en charge le rapatriement des survivants en France en raison des réticences du ministère français. Finalement, le commandant de Chaumareys sera condamné à trois ans de prison.
La gravure de l'énigme est un plan du radeau qui figurera en frontispice, face à la page de titre de l'émouvant "Naufrage de la frégate La Méduse faisant partie de l'expédition du Sénégal en 1816", par Savigny et Corréard, publié à Paris en 1817.

Une seconde édition entièrement refondue et augmentée des notes de M.Bredif,avec le plan du radeau et le portrait du roi Zaide paraîtra à Paris en 1818.

L'ouvrage est rare, mais pas introuvable. Bon courage!

H

Images : le plan du radeau, la seconde édition, le fameux tableau de Géricault.

L'indice :

Doublement mortelle : une fois dans le naufrage et l'autre fois pour la Gorgone
Punie deux fois par les Dieux : une fois dans le naufrage, l'autre fois pour la Gorgone (qui fût punie par Athéna)
Je répandis deux fois mon sang : le naufrage et ses suites, ainsi que la décapitation de la Gorgone
et perdis deux fois la tête : le navire perdit sa proue, la Gorgone sa tête

lundi 20 août 2007

Enigme n°5

Nous sommes lundi. Amusons nous un peu.

Voici une nouvelle énigme "bibliophilique", visuelle cette fois-ci. Elle me semble plutôt simple.

Saurez-vous identifier cette image?

Un indice :

Doublement mortelle
Punie deux fois par les Dieux
Je répandis deux fois mon sang
et perdis deux fois la tête.


(oui, je sais, l'indice est ...., mais bon, faut bien que je m'amuse aussi moi un peu).


Hugues

P.S. : dès que vous avez la réponse, vous pouvez me l'envoyer à blog.bibliophile@gmail.com, plutôt que de la mettre en commentaire, ce qui permettra à ceux qui le souhaitent de continuer à chercher. Elle n'est pas difficile, je le redis!

samedi 18 août 2007

Attention : retour des énigmes bibliophiliques...

Les énigmes feront leur retour dès lundi soir. Comme toujours, vers 20h15, 20h30. Pour mémoire, je rappelle les scores :
Bertrand : 2
Raphael : 1
Hugues : 36 (vu que je vous ai collé deux fois sans qu'aucun de vous tous ne trouve!).
Allez, commencez à faire chauffer vos neurones (les diesel, ça prend du temps!). Sourire
Hugues
Ci-dessous : votre message du jour, "collectionner, être, ne pas être, posséder, etc... ça fait pas mal de questions!"

Bibliophile... Collectionner... Au fond, pour qui, pourquoi?

Pour qui, pourquoi ? Ce sont en effet, au fond, les questions capitales…

Collectionner, amasser, mais dans quel but, pourquoi ?

Je vous renvoie à l'excellent ouvrage de Werner Muensterberger, "Le Collectionneur : anatomie d'une passion". Ce psychanalyste américain a longuement exploré l'état d'esprit du collectionneur, en illustrant ses thèses de nombreux exemples concrets.
Selon lui, la collection, cette quête perpétuelle d'objets nouveaux, que rien ne peur rassasier, provient « d'un souvenir sensoriel – qui n'est pas immédiatement identifié – de privation, de perte ou de vulnérabilité, et d'un désir consécutif de substitution, étroitement associé à la morosité et à des tendances dépressives ».

En quelque sorte, la collection est à l’adulte, ce que le doudou serait à l’enfant, une façon inconsciente de faire face aux angoisses, à l’appréhension, à la vulnérabilité ou à la solitude. L’objet devient un talisman, une protection magique, un réconfort, qui vient remplacer la consolation ou l’attention qui ne seraient pas prodiguées…
Selon Muensterberger encore, l’acquisition et l’accumulation, caractéristiques du collectionneur, seraient une conséquence d’une phase d’individuation mal vécue. (pour Carl Jung, L'individuation est caractéristique de la seconde moitié de la vie : quand l'homme a établi sa place dans le monde une nouvelle exigence peut se faire valoir à lui : celle d'être vraiment lui-même, être ce qu'il est, tout ce qu'il est, et seulement ce qu'il est. Merci wiki pour cette définition claire). Si l’individuation se fait mal, ou incomplètement, alors l’être humain lui trouve des substituts symboliques, la collection par exemple.

Ainsi, la « collectionnite », "propre de l'homme", est présente dans toutes les sociétés et à toutes les époques (Muensterberger donne des exemples remontant à la Rome antique). Chaque enfant notamment passerait par cette phase, de façon plus ou moins prolongée, pour faire face au premier dilemme, celui de la substitution (de la mère), mais idéalement, c’est seulement une étape qui doit être transitoire.
Un autre aspect intéressant, auquel je suis confronté en direct avec ce blog (plusieurs d’entre vous m’ont fait part de leur réserve naturelle quant à échanger sur leur passion) est le suivant : si les collectionneurs aiment parfois rencontrer d’autres amateurs, ils ont beaucoup de mal à se départir d’une attitude qui consiste à considérer ces relations soit comme des « contacts », susceptibles d’être d’éventuels rabatteurs ou nouvelle source d’approvisionnement, soit comme des rivaux, soit comme des personnes devant lesquelles se mettre en valeur… et dans ces deux derniers cas, le besoin de reconnaissance fait surface, comme en témoignent quelques commentaires laissés sur le blog…

Enfin, et comment ne pas s’y reconnaître, le psychanalyste américain détaille l’un des ressorts essentiels de la collection : le «besoin fondamental de refaire le plein, pour se sentir bien, est temporairement suspendu à une trouvaille ou une acquisition nouvelle. L'euphorie provoquée par un achat heureux se dissipe obligatoirement tôt ou tard. Une fois que l'objet a été incorporé à la collection et que la sensation affective initiale, la joie, la fierté, la nouveauté se sont émoussées, le souvenir inconscient de désirs anciens refait surface, selon le processus mental du retour du refoulé. La réalité est sans cesse mise à l'épreuve, et le sujet retrouve son impatience caractéristique jusqu'à ce qu'il découvre un nouvel objet ». Aie!

Comment, ne pas s’y reconnaître parfois…
Bien sûr, la psychanalyse n’est pas une science exacte, mais cette approche de Muensterberger présente malgré tout l’avantage de susciter la réflexion en chacun de nous… en attendant d’y trouver une réponse… Non?

Hugues

Images : une acquisition récente. Les contes et nouvelles en vers de La Fontaine. Edition des Fermiers Généraux, réédition de 1792, 2 volumes in-8, dans une reliure de maroquin bleu foncé signé Vermorel. Un bijou.

vendredi 17 août 2007

Bêêêê....

Transhumance : "migration périodique du bétail, etc".

En bon mouton (à moins que ce ne soit épicier ou simplement adorateur de l'or, comme le suggère un courageux fan de Club Dumas), je serai au milieu du troupeau ce soir, pour rejoindre ma bergerie.

Pas de message donc.

Mais débattez, débattez, il en restera toujours quelque chose!

Des sujets : amor libri / amor auri? Le blog de l'épicier?

H

jeudi 16 août 2007

Un Autre Monde de Grandville : un rêve de bibliophile...

Jean-Jacques Grandville, de son vrai nom Jean-Ignac-Isidore Gérard, est né à Nancy en 1803. Il s’est éteint en 1847, à l’âge de 44 ans, dans un asile d’aliénés de Vanves, en banlieue parisienne.

Durant toute sa vie d’artiste, il aura démontré une capacité unique pour l’époque à métamorphoser le quotidien en un monde fantastique, surréaliste bien avant l’heure.

Après un premier succès en 1829 avec ses illustrations pour Les Métamorphoses du jour, dans lesquelles il commence à coucher sur le papier ses analogies entre hommes et animaux, il s’affirmera comme l’un des plus grands illustrateurs du 19ème siècle (le plus grand à mes yeux).

Son œuvre est connue, des Fables de la Fontaine aux Voyages de Gulliver, puis surtout La vie privée des animaux, les Fleurs Animées ou les Etoiles … mais pour moi son talent atteindra son apogée avec « Un Autre Monde », paru en 1844 chez Fournier. C’est cet ouvrage que je vous propose de découvrir aujourd’hui à travers quelques images.

Fantastique, onirique, visionnaire, surréaliste, je crois que l’audace de Grandville est assez unique, surtout si l’on se réfère à l’époque. Difficile d’ajouter d’autres mots. Je ne sais pas pour vous, mais moi l’émotion me submerge lorsque je me perds dans ces images.

Un Autre Monde est l'ouvrage le plus recherché de Grandville.

Hugues

Images : quelques images, dont "le jongleur de mondes"

mercredi 15 août 2007

Débat n°1 : "A la recherche du livre perdu : Qu'est-ce qu'internet a changé pour vous ?".

Débat n°1 :

Le marché du Livre Ancien a probablement plus changé ces 10 dernières qu'au cours des 250 dernières années. C'est bien évidemment internet qui l'a révolutionné apportant son cortège de bouleversements : internationalisation du marché, lissage des prix, ventes aux enchères à la portée de tous, quantité d'information disponible vertigineuse...

Les débats que je pourrais lancer sur internet et ses rapports avec la bibliophilie sont très nombreux, aussi, je vous propose de progresser par étapes, en débatant sur des éléments ciblés plutôt que d'avoir une discussion "fourre-tout".

Aujourd'hui, je vous propose de débattre de ceci :

"A la recherche du livre perdu : Qu'est-ce qu'internet a changé pour vous ?".

En fait, il s'agît de savoir si internet a modifié vos façons de vous procurer de nouveaux livres, si vous utilisez les bibliographies online, si vous achetez sur des sites marchands, etc.

Dans mon cas, internet à révolutionné la partie "achats" et son corollaire, la partie "information". Ainsi, je ne me lance plus jamais dans un achat conséquent sans avoir recueilli des informations sur le net, aussi bien bibliographiques, que sur les divers prix auxquels est proposé l'ouvrage sur la toile. Et ce, d'autant plus que je dispose d'un téléphone portable qui permet de surfer sur le net, avec un écran assez grand pour que cela soit confortable.
Internet est ainsi devenu à la fois mon outil de comparaison de prix privilégié, et un compagnon indispensable pour vivre ma passion.

Je n'évoquerais pas le fait que j'achète désormais quasiment autant online que offline, ce qui fera l'objet d'un autre débat, mais ce qui est certain c'est que mes "approvisionnements" se sont énormément internationalisés, et que je pense que j'achète moins cher qu'avant, et ceci entièrement grâce à un internet.

Autre aspect, avant internet, j'achetais sur catalogue ou chez les libraires, et j'étais dépendant de leur offre : c'est à dire que je ne pouvais acheter que ce qu'ils proposaient. D'une certaine façon, c'était cette offre qui "construisait" ma bibliothèque. Aujourd'hui, avec internet, je peux m'affranchir de cela et acheter les livres que je recherche, et non pas effectuer un choix parmi ceux qui me sont proposés : je rentre le titre de l'ouvrage convoité et immédiatement, plusieurs exemplaires me sont proposés.
Deux anecdotes?

1. Un jour, sur une brocante parisienne, un libraire m'a assuré qu'un ouvrage qu'il vendait était complet, alors que j'avais un doute. Pour clarifier la situation, j'ai donc consulté internet sur mon téléphone, et j'ai rapidement vérifié, sur addall.com et sur le site de la BNF, que son ouvrage était bien incomplet. Sans internet, je crois que j'aurais pu me laissé tenter par cet achat imprudent.

2. Une autre fois, j'étais dans une salle des ventes et c'est un libraire ami qui m'a demandé de consulter pour lui le prix d'un livre sur addall.com. Il convoitait ce livre dans la vente mais avait oublié de faire quelques recherches avant la vacation. Nous avons immédiatement trouvé une dizaine d'ouvrages mis en vente sur le net, ce qui lui a permis d'ajuster son estimation personnelle et de prendre sa décision quant à l'achat, ou non.
Et vous, internet a changé votre façon de chercher et d'acquérir les livres que vous convoitez? Comment l'utilisez dans vos recherches? Est-ce un passage devenu quasi systématique?

Je vous rappelle les règles des débats : vous êtes libres d'écrire ce que vous voulez, et si nécessaire d'étendre le sujet, je vous demanderai simplement de respecter les autres intervenants, et d'éviter la causticité parfois déplacée (et qui n'apporte rien au débat).



H

Images : les sites qui ont changé ma "recherche du livre perdu"!

Infotraffic : circulation fluide sur le blog, quelques chiffres

Comme régulièrement, voici quelques chiffres sur le blog, en toute transparence.

Depuis la mi-mars, environ 8500 visiteurs différents sont venus sur le blog.

On peut considérer qu'il y a une base de visiteurs fidèles d'environ 2000 personnes (qui sont revenus plus de trois fois sur la période). Mais c'est assez délicat à préciser, je ne peux évaluer les personnes qui se connectent d'ordinateurs différents par exemple, etc.

Le nombre de pages vues atteint 30 000, mais c'est une donnée sans valeur dans la mesure où j'ai manipulé régulièrement la variable permettant de choisir le nombres de pages affichées sur la homepage. Cette variable a évolué entre 1 page (pour le message du jour, ce qui fût très rare), jusqu'à 15 pages ou plus (pour afficher tous les messages d'une quinzaine).

La durée moyenne d'une visite est de 5 minutes et 48 secondes.

H

lundi 13 août 2007

Débats sur le blog : idées?

Plusieurs débats ayant animé le blog au cours des derniers mois, je pense qu'une rubrique consacrée est légitime.

Je vais donc vous proposer des débats à partir du mois de septembre.
Voici quelques uns des thèmes que j'ai identifiés :

1. Bouquiniste ou Libraire ? Quelle différence faites vous ?

2. La bibliophilie de demain ? Comment l'imaginer ?

3. A la recherche du livre perdu : Qu'est-ce qu'internet a changé pour vous ?

4. Pour ou contre ebay? ou ebay nuit-il à la bibliophilie?

5. Qu'est ce qu'un bon livre?

6. Les libraires? Meilleurs amis, meilleurs ennemis ou partenaires obligés du bibliophile?

Les sujets sont volontairement polémiques, sinon, il n'y aurait pas de débat.

Auriez-vous d'autres idées?

Hugues

Image : un débat, et comme vous le constatez, il y a un arbitre au second plan.

dimanche 12 août 2007

Mes livres.... Mon précieux.... ou comment protéger efficacement sa bibliothèque!

On l'a vu récemment sur le blog, quelques échanges sur la conception de la bibliophilie suffisent parfois à mettre le feu aux poudres (contre ma volonté, vous le savez...).


Pourtant, comme je le rappelle souvent, il ne s'agît que d'un blog, auquel j'essaie de donner un ton léger. Imaginez qu'on en veuille vraiment à votre bibliophilie, au point d'essayer de vous voler vos livres, là, je pourrais comprendre que le ton monte réellement. Car c'est bien de cela dont il s'agît aujourd'hui.


En effet, nous sommes dimanche, jour habituellement consacré aux filous et autres escrocs qui hantent le monde du livre et de la bibliophilie. Néanmoins, aujourd'hui, je vais plutôt vous proposer quelques anecdotes sur des bibliophiles prêts à tout pour se protéger.

Je ne sais si vous avez pris des dispositions particulières de votre côté (coffre-fort, assurances, alarmes ou tapettes à souris), mais avez vous déjà pensé au stratagème mis en place par un collectionneur de La Haye. Celui-ci était amateur d'éditions Elzevir et avait regroupé une magnifique collection. Bien sûr, de nombreuses personnes manifestaient leur désir de contempler les ouvrages si chèrement acquis. Aussi, pour prévenir toute tentation à laquelle auraient pu succomber ces visiteurs, même ses amis les plus intimes, notre amateur les obligeaient à revêtir "une grande robe sans manches et sans ouvertures pour laisser passer les bras"... Les visiteurs ainsi déguisés en manchots, pouvaient alors pénétrer dans le saint des saints.


Passe encore, mais que dire du choix de cet instituteur anglais qui fût chargé de veiller à la conservation d'une collection de livres rares légués à l'école de la ville? Il n'était pas bibliophile et cette tâche devînt rapidement un fardeau parce qu'au cas où l'un des livres disparaissait, il devait le remplacer à ses frais.

Pour prévenir toute menace, il conçût donc le projet de faire enlever une partie du plancher de l'école, de creuser un trou pour y enfouir les livres préalablement empaquetés, avant de refermer le plancher sur les merveilles. C'était sans compter avec les rats et autres rongeurs qui se régalèrent de ce cadeau venu du ciel. Vous imaginez la déconvenue à l'ouverture!

Pour ma part, ces questions de vols ne m'angoissent guère, je crains davantage les catastrophes "naturelles"... et il est vrai que je me suis déjà demandé comment je réagirais si ma bibliothèque partait en fumée...

H

Images : quelques bibliothèques, celle du Vatican, la bibliothèque du Congrès et la Mazarine.

samedi 11 août 2007

Le Fabuleux Wahlen... autres images.

Amis Bibliophiles bonjour,

Je continue ma lecture des 4 volumes des "Moeurs, Usages et Costumes de tous les Peuples du Monde", par Auguste Wahlen (Bruxelles, 1843).
C'est très intéressant, et les 300 et quelques gravures sont tout simplement magnifiques.
En voici d'autres exemples.

Demain, comme un dimanche, je vous présenterai un autre "filou" du monde du Livre Ancien.






H

Bref rappel concernant les commentaires sur le blog

Il ne s'agît que de livres anciens, et d'une passion qui nous rassemble ici.

J'essaie d'ailleurs dans mes messages quotidiens d'employer un ton léger.

Je sais également par habitude que les échanges par claviers interposés nous emportent parfois plus loin que nous voudrions, en tout cas j'espère que ce fût le cas pour les quelques commentaires que j'ai pu lire ces derniers jours.

De même, autant cynisme et ironie peuvent être modulés dans une conversation, autant ils peuvent passer inaperçus et même être pris au premier degré dans un échange écrit. Ce qui est certain, c'est qu'ils sont toujours plus élégants quand ils commencent par s'appliquer à soi même.

Enfin, pour ce qui est de ma vision de la bibliophilie, et qui est de fait en grande partie l'esprit de ce blog.... je rappelle que je ne suis pas de ceux qui distinguent une haute bibliophilie d'un prétendu "menu fretin".

A mes yeux, la bibliophilie est une passion, et il y a autant de bibliophilies que de bibliophiles. Je ne fais aucune différence entre un amateur d'incunables et un amateur de guides Michelin : l'objet de leur quête est certes différent, mais je suis persuadé qu'ils ont tous deux la même façon de vivre cette quête. L'un pourra d'ailleurs devenir l'autre au cours de sa vie, et on sait combien les domaines de prédilection d'un bibliophile peuvent évoluer au fil des ans.

Aussi, imaginer qu'il existe une bibliophilie à plusieurs vitesses est très loin de ma conception et de l'objectif du blog.

En guise de conclusion, je rappelle que j'ai toujours mon Paré sous la main, et que je suis près à tous les tripatouillages nécessaires pour vous délivrer un certificat de bon bibliophile! (mais le fait que vous lisiez ces mots en est déjà la preuve).

Hugues

vendredi 10 août 2007

Portrait rétrospectif : Danton bibliophile ?

Bertrand participe régulièrement au blog en postant des commentaires et de temps en temps, en ayant la gentillesse de m'envoyer un message à poster.

Je lui laisse donc la parole ce soir. Il vous propose de le suivre sur les traces de Danton et de sa bibliothèque. Excellent, comme d'habitude.

"Le hasard des lectures, un film, un article pour le blog. C’est après avoir revisionné dernièrement le film franco-polonais d’Andrzej Wajda Danton (1983) avec Gérard Depardieu dans le rôle phare et Wojciech Pszoniak, dans celui du non moins éblouissant et épouvantable de Robespierre, que l’idée de ce petit article pour le blog m’est venue.


Par ailleurs, cela faisait plusieurs fois déjà que je passais allègrement les deux pages, 427 et 428, des Variétés bibliographiques du Bulletin du bouquiniste du libraire Aubry (n° 209, septembre 1865), sans m’y attarder. Le titre de l’article : Danton bibliophile. Il est signé P. Jannet (il s’agit de l’éditeur érudit qui nous a donné tant de beaux volumes dans la très riche bibliothèque elzévirienne, reliée toute en toile rouge gaufrée, que les amateurs de belles éditions sur beau papier connaissent bien).
Désormais j’avais une vision de Danton bien en tête (même si le réalisateur du film s’est peut-être permis quelques libertés avec l’histoire). Cet article m’intriguait. Je l’ai lu cette fois. Je vais essayer de vous le paraphraser.

Cet article d’à peine plus d’une page a été écrit à l’occasion de la sortie en librairie de l’ouvrage suivant : Danton, Mémoire sur sa vie privée, appuyé de pièces justificatives, in-8, 1865, chez P. Jannet. C’est l’éditeur Jannet qui écrit :

« Les écrivains des divers partis ont généralement présenté Danton comme un homme ignorant, grossier, besogneux, vénal. Dans un livre qui vient de paraître (voir ci-dessus), M. le Dr Robinet s’attache à laver de ces reproches la mémoire du « grand conventionnel ». Parmi les documents nombreux qu’il a publiés comme pièces justificatives se trouve l’inventaire dressé chez Danton après la mort de sa première femme, en février et mars 1793, dans lequel figure le catalogue de sa bibliothèque, avec la prisée faite par le libraire P.J. Daglain.

La composition de cette bibliothèque fournit à M. le Dr Robinet d’excellents arguments en faveur de sa thèse. Ainsi, ce n’était pas une riche collection d’amateur, comme celle de Mirabeau, par exemple, et il n’a pas fallu des ressources occultes pour l’acquérir. Ce n’était pas non plus un amas de pauvres bouquins fait par un homme réduit aux expédients pour vivre ; elle comprenait quelques livres dignes d’un bibliophile, tels les Métamorphoses d’Ovide, de Banier, 4 vol. in-4, les Œuvres de Rousseau, en 16 volumes in-4, un Daphnis et Chloé, estimé 18 livres ; les Fables de La Fontaine, avec figures de Fessard, et les Contes du même, édition des fermiers généraux (qui l’eu cru ?).

D’après la prisée de l’inventaire, tous les livres paraissent d’ailleurs avoir été d’une assez belle condition. L’in-12 y est porté à 2, 3 et 4 francs, et l’in-8 à 4, 5 et 6 francs. J’ai compté 685 volumes de divers formats, qui sont estimés 2.266 livres et 10 sols, non compris l’Encyclopédie méthodique, portée à 600 francs.

Danton n’avait donc pas la passion, d’ailleurs fort estimable, des livres qu’on achète à des prix exorbitants et qu’on ne lit pas. Loin de là, tout porte à croire qu’il n’avait que les livres qu’il aimait à lire ou qu’il avait besoin de consulter. Ainsi, après la suppression de sa charge d’avocat au conseil du roi, il avait vendu ses livres de droit, et n’avait conservé que quelques traités généraux.

La composition de cette bibliothèque nous montre donc quels étaient les goûts et les préoccupations de celui qui l’avait formée. A côté des classiques français, on y trouve les meilleurs ouvrages des littératures italienne et anglaise, dans leur langue originale, ce qui prouve ce fait, connu d’ailleurs, que Danton savait l’italien et l’anglais. On y trouve également un bon choix de livres d’histoire, puis des livres de science, tels que l’Encyclopédie méthodique, le Dictionnaire d’Histoire naturelle, Buffon, et une riche suite de philosophes modernes, Montaigne, Rabelais, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, etc.

M. Robinet fait ressortir la prédominance, dans cette bibliothèque, des ouvrages modernes sur ceux de l’antiquité. « Nous croyons y trouver, dit-il, un indice de cet instinct politique supérieur qui le portait à étudier surtout la civilisation moderne, afin de mieux comprendre l’état présent et l’avenir, et qui l’éloignait de toute imitation pédantesque du passé, contrairement à la tendance des Girondins, de la plupart des Robespierristes, et de quelques-uns même de ses meilleurs amis (Desmoulins, en particulier). »

Pour juger un homme, il ne suffit pas de savoir quels sont les livres qui figurent dans sa bibliothèque : il faut voir aussi quels sont ceux qui ne s’y trouvent pas. M. le Dr Robinet a bien soin de faire remarquer que Danton, ce « débauché », n’avait pas un seul volume de certains livres fort communs en ce temps-là, et qui inspiraient si peu de répulsion, que des hommes tels que Voltaire, Mirabeau, Saint-Just, ne rougissaient pas de les composer (il veut évidemment parler ici des ouvrages licencieux, à caractères libertins, érotiques, voire pornographiques).

Encore un trait caractéristique : on ne trouve pas un seul volume de théologie dans la bibliothèque de Danton.

En somme, ce catalogue vaut la peine d’être lu. Il donne à réfléchir. »

Voilà comment s’achève l’article de P. Jannet. Comme l’on sait, Danton périt sur l’échafaud le 5 avril 1794. Robespierre avait (très) provisoirement gagné. La terreur était à son comble. Cela ne pouvait durer que quelques mois ainsi, Danton avant de mourir l’avait bien prédit. La Révolution française ne tiendrait pas ! Robespierre ne lui survit que bien peu de temps, il est en effet décapité le 28 juillet de la même année. Triste année 1794 ! Triste Révolution qui dévorait ses enfants ! On connaît la suite…

Qui n’aimerait pas connaître le contenu de la bibliothèque du tyran Robespierre (qualificatif donné par Michelet…) ? En a-t-on seulement une idée à défaut d’un inventaire précis ? Imagine-t-on Robespierre lisant les Métamorphoses d’Ovide ou Daphnis et Chloé ? Peut-être. L’histoire est parfois si ironique et étrange.

Ah ! Que j’aimerais tenir entre mes mains émues un des livres ayant appartenu à l’un de ces deux hommes ! Je sentirais alors, avec plaisir et angoisse tout ensemble, tout le poids de l’histoire entre mes doigts inutiles.

En espérant vous avoir fait passer un bon moment de lecture,

PS : pour information, je me suis amusé à chercher dans le CD-ROM Argus du livre de collection édité dernièrement par Artprice et qui regroupe plus de 20 ans d’adjudications en salle des ventes, en France et à l’étranger, de livres adjugés plus de 500 francs (anciennement) ou plus de 80 euros (depuis 2002). Résultat : aucun résultat en ce qui concerne une éventuelle provenance de la bibliothèque de Danton… pas même un pauvre exemplaire avec seulement sa signature autographe ou son ex libris (s’il en avait un )… alors si un jour vous en voyez un… ne le ratez pas !

Amicalement, Bertrand pour P. Jannet."

Merci!
Hugues

jeudi 9 août 2007

Magazines autour du Livre Ancien -> Help!

J'ai déjà évoqué le Magazine du Bibliophile et Arts et Métiers du Livre sur le blog, et je suis à la recherche d'autres magazines ayant pour objet le livre ancien et la bibliophilie.

A ma connaissance, il n'y en a pas d'autres en France, mais sauriez-vous s'il en existe dans d'autres pays : Etats-Unis (je parie que oui..), Grande-Bretagne, Italie, etc?

Quels sont-ils?

Merci d'avance.

Hugues

Fontenoy-la-Joûte : un village du Livre en Lorraine

Je reviens donc de Fontenoy-la-Joûte, l'un des villages du Livre en France, situé à proximité de Baccarat.

Voici un court compte-rendu dans le cas où l'un de vous serait tenté par une petite visite.

Le village lui-même date du 12ème siècle. Ce n'est pas un village-rue, comme souvent en Lorraine, il est plutôt disposé en étoile, mais l'habitat reste très emblématique de la région.

En ce qui concerne les Livres, le "village du Livre" a été créé en 1996, il regroupe aujourd'hui une petite vingtaine de bouquinistes, dont quelques uns sont résidents (les autres rejoignant le village le week-end, pour ouvrir leur commerce). Pour les chiffres, on parle de 800 000 ouvrages proposés.

Vous pouvez vous restaurer sur place dans une auberge qui propose une cuisine variée, avec quelques plats traditionnels.

J'y suis passé en semaine, et le nombre de librairies ouvertes était réduit (8 ou 9 je dirais). Néanmoins, je pense que ce que j'ai pu découvrir comme offre est assez représentatif : très peu de livres anciens, peu de livres 19ème, la part belle étant faite aux livres de la 2nde partie du 20ème siècle : poches, bd, revues, etc. Les prix pratiqués sur les livres que je connais et dont je peux évaluer le prix m'ont semblé assez soutenus. Au final, j'ai passé deux heures sur place et je n'ai rien acheté, n'ayant même pas eu besoin de résister à la tentation...

La promenade est agréable, mais je pense que ce Village du Livre, comme tous ceux que j'ai pu visiter, s'adresse plutôt aux amoureux du livre qu'aux bibliophiles... Subtile nuance mais qui prend ici tout son sens.

Pour une ballade et si vous passez dans le coin, n'hésitez pas (privilégiez tout de même le week-end)...mais ne vous lancez pas dans un long périple pour venir satisfaire vos pulsions bibliophiliques!

Quant aux templiers : j'ai juré, alors chut!

H

P.S. : vous pouvez trouver d'autres informations à cette adresse : http://veronique.adam1.free.fr/fontenoy-la-joute.com/index.php

dimanche 5 août 2007

A ne pas oublier...

J'ai profité du soleil pour lire le Guide du Bibliophile de Clouzot.

Dès les premières pages, je suis tombé sur ces lignes, qui sont pour moi une base de la bibliophilie. J'essaie de les avoir toujours en tête lorsque je me lance dans de nouvelles acquisitions :

"D'une façon générale, nous conseillons vivement à l'amateur (...), de ne pas acquérir d'exemplaires médiocres, même si leur prix lui semble des plus tentateurs. Neuf fois sur dix, un exemplaire taré est payé trop cher. Il s'en apercevra toujours à ses dépens".

Le terme taré signifie un livre ayant un défaut majeur : page de titre absente, gravures partiellement ou totalement manquantes, pages ou cahiers manquants, voire dépareillés ou série incomplète, par exemple. Paradoxalement, l'absence de reliure n'est pas un défaut majeur, si l'ouvrage est complet par ailleurs (on peut toujours le faire relier).

C'est vrai qu'on a toujours tendance à se laisser tenter, mais il est encore plus vrai que l'achat d'un exemplaire taré reste à éviter absolument. Au final, soit on est très attaché à l'ouvrage, et on finira par le racheter dans un meilleur état, sans pouvoir se départir efficacement du volume de qualité inférieure, soit on n'est pas très attaché à l'ouvrage, et finalement, c'est une dépense pour rien...

Je pense que nous avons tous fait cette erreur, elle est parfois difficile à éviter... Et ce n'est pas forcément une question de moyens : deux livres de qualité moindre à 5 euros vaudront toujours plus qu'un livre incomplet à 10 euros (les chiffres sont des exemples, mais le rapport est à dessein), voire à 15 euros.
C'est à mon sens un des défauts d'ebay : si le site permet souvent d'acquérir de beaux ouvrages à des prix inférieurs au marché, il permet aussi d'écouler des livres tarés qui ne seraient même pas mis en vente ailleurs...

Achèterions nous un livre de poche auquel il manquerait une page, ou un tableau avec un trou? A quelques très très rares exceptions près, non.

Soyons exigeants!

H

Un achat en Brocante...

Une fois n'est pas coutume, j'ai enfin déniché un livre digne d'intérêt dans une brocante de village, ce matin.

En fait, je ne trouve jamais rien dans ces manifestations, soit que les livres soient trop réçents (vous savez ma préférence pour les Livres Anciens), soit qu'ils soient dans un mauvais état, ou incomplets, soit que le choix se limite aux missels...

Il est vrai que la région Lorraine est peu propice à ce genre de découverte : l'occupation allemande de 1870 à 1918 et les deux guerres mondiales qui touchèrent durement la région ont provoqué la destruction ou l'exode des bibliothèques intéressantes vers d'autres régions françaises, quand elles n'ont pas été simplement pillées.

Au final, j'ai fait peu de trouvailles ici. Ce matin, mes efforts ont été encouragés, à défaut d'être réellement récompensés : j'ai découvert chez un particulier qui vendait tout et rien, un exemplaire en parfait état, non coupé, du Guide du Bibliophile Français, de Marcel Clouzot, édité par le libraire lui-même en 1953. Un bon ouvrage de base, de toute fraîcheur, payé 50 centimes d'euros.
Je n'ai pas négocié, c'est mon côté grand seigneur! Sourire. Je vous avoue d'ailleurs que j'ai un peu "cuisiné" le vendeur pour savoir s'il avait la bibliothèque qui allait avec ce livre, mais non... rien de rien.

Et vous, vous faites des achats intéressants en brocante?

H

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